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AVERTISSEMENT:




Nous vous proposons différentes photographies qui n'ont qu'un seul but: vous livrer des images du Pas-de-Calais. Ces photos ont été copiées sur le web et restent la propriété des gens de talent qui les ont faites.

ITINERAIRE...




1989

Election au Conseil Municipal de Guines
1992
Membre de la liste régionale
1994
Elu Conseiller Général
du Canton de Guines
1995
Elu Maire de Guines
1997
Elu Président de la
Communauté de Communes
des Trois-Pays (CCTP)

1997
Suppléant du député
Dominique Dupilet
1998
Vice-Président du
Conseil Général
1998
Président d'Eden 62
2000
Nommé élu référent
Pour l'Opération
Grands Sites des Caps


2001

Réélu
Maire de Guines
Conseiller Général
Président CCTP
2002
Suppléant du député
Jack Lang

2004
Membre de la liste régionale
2004
Elu président du
Comité de Bassin
de l'Agence de l'eau
Artois-Picardie

2004
Elu président du Pays
de Calais (--> 2006)

2005
Elu président de la
Conférence Sanitaire
du Littoral

2007

Suppléant du député
Jack Lang

2007
Démission du poste de maire
2008
Réélu 
Conseiller Général
Adjoint à Guines
Président de CCTP
Président Agence Eau

CERTAINES HUMEURS....




Il y a des jours avec et des jours sans... Personne n'est parfait !













Vous pouvez retrouver le texte de référence grace aux dates signalées
et d'autres réflexions antérieures à  2006 grace à la rubrique "Traits d'humeur"



27/01/2008... Aux voeux d'Eden

Je suis très attaché au cheptel d'Eden... Il me fait tellement penser au monde politique: Quelques poneys nerveux; beaucoup de moutons obéissants; quelques boeufs imposants mais porteurs d'énormes cornes... Et j'ai envie d'acheter des anes !

31/01/2008... Les Trois-Pays

Trois-Pays, trois symboles: un air de musique, le rire d'un enfant et une main tendue.

31/01/2008... Voeux à la CCTP

Je vous souhaite:
un bonheur sans virgule,
un tonus sans points de suspension,
une santé sans point d'exclamation,
de l'amour sans point d'interrogation;
Bref, une année sans ponctuation.

04/02/08... Au sujet de la santé

Nous avons la chance d'avoir, dans la région N/PdC un Président de région obsédé par le cancer, un président de CG du Nord qui ne supporte pas la cigarette et un Président du CG du PdC qui est allergique aux maladies. On ne pouvait pas faire plus pour s'impliquer dans la santé.











04/02/2008... A Monsieur Attali


On prouvera à Monsieur Attali, polytechnicien, énarque (et tenez-vous bien, énarque de la promotion Robespierre... Ici, à Arras, ça ne s'invente pas!), à ce fort en thème que toutes les têtes, en particulier celles des départements ne sont pas prétes à être coupées.

22/02/2008... En parlant d'un adversaire

C'est un Lucky Lucke de bistrot: Il vide son verre plus vite que son ombre.

24/03/2008... Les surprises de la démocratie

Il a été élu, lui ! Il a pourtant le charisme d'une limace en train de copuler avec une saucisse de Strasbourg !

05/04/2008... Le nez bouché

Excusez-moi, mais j'ai le nez bouché; c'est le retour des pollens... Certains diront, avec humour, que Poher n'est toujours pas habitué au " boulot".

14/05/2008... En parlant d'un collégue

C'est vraiment le Paganini de l'obscurantisme rural.










22/05/2008... Analyse post-électorale

Dans le calaisis,beaucoup de nouveaux responsables se prennent pour des champions olympiques... Ils veulent courir le 110 mètres haies avec un fauteuil roulant.

04/07/2008... Au sujet de la gouvernance

N'allez pas instaurer de combat quand il n'y a que liberté de parole, n'allez pas imaginer de complot quand il n'y a que besoin de
compréhension et n'allez pas voir de la polémique quand il n'y a qu'une volonté d'explication.

21/08/2008... A madame le Secrétaire d'Etat

Je vous emménerai en haut d'un terril... Vous serez étonnée... Je sais: comme déclaration d'amour, on fait mieux. Mais, c'est déjà ça !

29/09/2008... Au sujet de certaines remarques

Les méchancetés gratuites n'ont d'intérêt que si elles ne sont pas gratuites !

04/10/2008... Au sujet du Congrès de Reims

Ca va être du grand cirque... Je n'irai pas à Reims; Moi, quand je veux aller au théatre, je vais à Paris et je paye ma place !



17/10/2008... Au sujet du maire de Rinxent

Proverbe du Québec:
Sa femme me l'a dit: Bernard est roudoudou:
En période de rut, il fait le caribou.

27/10/2008... Proposition de la CAC

Calais développement, c'était de la fumisterie et une pompe à fric. Calais Promotion, c'est du grand guignol.

18/11/2008... Pour parler du PS

Rue de Solférino, on marche dans la sciure... Ils sont tellement nombreux à avoir rayé le parquet avec leurs dents !

17/12/2008... Du réalisme

L'énergie cérébrale est renouvelable, mais il ne faut pas en abuser.


17/12/2008... Chacun ses références

J'ai cherché des orientations philosophiques mais mes références philososphiques étant limitées à Pierre Dac, San Antonio et
Gaston Lagaffe, j'étais bien ennuyé.

17/12/2008... Et encore

Merde à Zola ! Il y en a marre de Germinal

14/01/2009... Pour taquiner

Vous avez voté pour Rose-Marie... Chacun sa croix !

16/01/2009... Au sujet de certains

J'ai inventé le mot de BARPAT: Bon  A  Rien, Prêt  A  Tout !

30/01/2009... Le vocabulaire

Se ressourcer, c'est le terme officiel pour dire qu'un élu est en vacances, fait du jardinage ou est parti faire les soldes.

30/01/2009... La commission Balladur

J'espère que Saint Balladur ne va pas venir terrasser Saint Farda !!

30/01/2009... Il faut le dire

C'est pratique de donner des titres pour acheter les silences.









30/01/2009... Du mépris de certains.


Ils ont voulu nous montrer que nous comptons pour du beurre !! Mais le beurre, ça glisse !!... et le beurre,ça devient rance !

30/01/2009... Au sujet des élus

Rêver et bâtir doivent être les 2 hémisphères du cerveau d'un élu. S'il manque un hémisphère, l'élu est hémiplégique.

07/02/2009... En reparlant de ma démission

On m'a demandé ce que je pensais de mon bilan... Quand ça sent le formol, c'est toujours la question que les journalistes vous posent ! 

11/02/2009... Tous les vices !

Quand il y a des fouilles archéologiques, je suspecte Eric Buy d'aller, la nuit, cacher des tessons de bouteilles pour faire croire
qu'il y a une histoire locale...



17/02/2009... Et pourquoi pas

Il n'est pas interdit d'avoir bonne conscience tout en étant efficace.

17/02/2009... Au sujet des chiffres

Si vous donnez des chiffres, c'est parlant politiquement; par contre quand vous parlez politique, on vous demande de chiffrer.

17/02/2009... La lâcheté

La tranquillité intellectuelle amène parfois à la lâcheté.

17/02/2009... De l'audace

Quand il n'y aura plus d'audace, on n'aura plus besoins des élus. L'administration suffira !

17/02/2009... De la philosophie

Les mathématiques, ça parle chiffres; la philosophie, ça parle éternité.



20/02/2009... Pour les connaisseurs.

Dans la région de Lillers, on déplore la fin de la culture du cresson... Au profit de la culture du flageolet

20/02/2009... Les politiques comprendront

Il est difficile de faire tenir 2 coqs sur un même tas de fumier.

12/03/2009... Mise au point

Alors Madame Bouchart,qui distribue les postes de président comme on distribue les sucettes, n'a pas de leçons à me donner.

08/04/2009... A monsieur Leroy de Boursin

Depuis tout à l'heure, vous me parlez de vos factures et de vos droits; moi je vous réponds en parlant de service public et de devoir... Nous n'avons vraiment pas les mêmes valeurs ! C'est comme les rillettes !

20/04/2009... Personnalité dédoublée

Le président d'Eden a forcément un dédoublement de la personnalité. La preuve: il y a 10 ans, les écolos écrivaient: "Poher vendu aux chasseurs !". Aujourd'hui, le président de la fédération de chasse écrit: "Poher vendu aux écolos !"

05/05/2009... Savoir s'adapter

Si on passe au scrutin par liste, au PS, on favorisera les courants, les disciplinés et les obéissants... Bref, pour 2014, mes chances sont très aléatoires...  d'autant que j'ai la souplesse d'une barre de fer !



05/06/2009... En réunion

"Un parc, ça doit être un territoire de singularité... C'est dur d'être singulier mais c'est tellement bon d'être différent !"
Et quelques minutes plus tard: "Hervé, dans ton parti, tu dois apprendre la discipline."
Réponse:  "Certainement pas ! C'est tellement bon d'être différent !"

12/06/2009... Colloque à Lille

Devoir venir ici, pour parler de la sobriété et tomber dans un embouteillage... C'est un paradoxe ... et c'est sâoulant !

02/07/2009... En réunion avec Delphine

HP: "En vieillissant, je devient sourd..."
DB:" Ne t'inquiète pas Hervé, moi j'entends bien mais je ne comprends rien !"

04/07/2009... Au sujet de la démarche politique

"Ce qui est pardonnable à un comptable ne l'est pas forçément à un philosophe !"

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04/07/2009... Une évidence

"Un précurseur qui n'est pas en avance n'est plus un précurseur !"

04/07/2009... Rôle du Parc ?

" Et dans toute religion, ne vaut-il pas mieux être l'apôtre reconnu que le curé qui dit la messe tous les jours ?"

08/09/2009... Au sujet de l'administration


"Les atouts, il faut savoir s'en servir; les freins, il faut savoir les dénoncer et les faire sauter."

08/09/2009... Et encore !

" Le mouvement est souvent critiqué parce que dérangeant, mais c'est l'inertie qui est sanctionnée."



08/09/2009... Le rôle d'un élu


"Un pionnier ne reste pionnier que s'il invente et anticipe."

08/09/2009... Le réalisme administratif


" Peut-on demander à un comptable d'être imaginatif ?... Les financiers sont physiologiquement et philosophiquement incapables d'imaginer à plus d'un an."

08/09/2009... L'action politique


"Depuis que le monde est monde, c'est avec des symboles qu'on a entamé des révolutions."

23/09/2009 ... Au sujet de Jack Lang

" Il ose dire que la suppression de la jungle, à Calais, est une mauvaise chose, mais que disparition de Sangatte était une bonne chose... Ce qui est une ineptie.  A force de faire le grand écart, il va souffrir d'une fracture du pubis !"

29/10/2009 ... En inaugurant une déchetterie

" Dans une société de consommation où tout est jetable, on a tendance à penser que les hommes, aussi, sont jetables."

30/11/2009... Au conseil municipal, en réponse à la déclaration d'un élu

"' Je suis content d'être venu ce soir... C'est la première fois que j'assiste à un meeting du Front National !"



















15/01/2010 Au sujet de certains compatriotes

"On va commander à Madame Bachelot des vaccins contre la connerie humaine... Quoique je suis sûr qu'il n'existe pas d'immunité contre la connerie."

15/10/2010 Au sujet de Copenhague...

"A FLOPENHAGUE, certains ont oublié d'être intelligents !

15/01/2010 Des voeux...

" Que votre avenir ne soit pas survolté,
Que vos espoirs ne soient pas surestimés,
Que votre santé ne soit pas surnaturelle,
Mais que vos amours soient, quand même, surréalistes... Pourquoi pas !"

29/01/2010  La peur se transmet...

"A force d'être entouré par des gens qui ont la diarrhée, on finit par croire qu'on a mal au ventre!"

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29/01/2010 Sur la langue de bois


" Les élus ressemblent à des coiffeurs pour chauves... Ils manient les ciseaux mais ne coupent rien."

29/01/2010 Notre société...

" Le comptable dira"Je veux diminuer les dépenses" quand le philosophe s'interrogera "A quoi servent ces dépenses?"
Le comptable dira "Je suis responsable des comptes" quand le philosophe répondra" Je me sens responsable des hommes."

29/01/2010 Sur les grincheuses

"Cela ne sert à rien de vouloir pousser une voiture qui a laissé son frein à main."

29/01/2010 La contractualisation

"La contractualisation avec le Conseil Général, ce n'est pas faire des fiches pour mettre de la mousse sur une bière un peu plate."

29/01/2010  La banalité

" En politique, la banalité peut vite se transformer en médiocrité."

29/01/2010 Au sujet du Parc

"Un Parc, ce n'est pas uniquement un bidule qui gère !"

29/01/2010 Sur les boites de messagerie

"Un blog, c'est la liberté d'expression si vous signez votre papier, sinon, c'est la liberté de vomir !"

29/01/2010  Les pétitions

"Pour un élu, la seule pétition valable, c'est le bulletin de vote !"
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30/01/2010 Les voeux à Bouquehault

" Le maire, ici, est écolo. Il nous offre des jus de fruit... Il faudra que je lui rappelle que la pastis et le whisky sont aussi faits à base de plantes !"

01/02/2010  Les Conseils Généraux face à l'Etat

"Avoir des projets, c'est le meilleur moyen de montrer à ceux qui veulent nous étouffer que nous sommes encore bien vivants."


Images ....

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Parc








Document de travail élaboré par les commissions  de la CCTP

 «  Un parc,
                    Une ambition,
                                             Un rêve. »

Première partie : CADRE DE REFLEXION

   Les notes qui suivent doivent servir à amorcer la réflexion sur la réécriture de la nouvelle charte du Parc Naturel des Caps et Marais d’Opale, réflexion propre des membres de la CCTP. Elles sont, évidemment, le résultat du croisement de nos 10 ans passés au sein du parc (avec ses moments positifs et avec ses pics d’adrénaline), de notre démarche de contractualisation avec le CG et de notre volonté de réorienter les politiques de la CC. En gestion publique, comme dans la vie, quand on ne rêve plus et qu’on invente plus, c’est qu’on existe plus.

     Il n’est pas dans notre rôle, dans nos ambitions et dans nos compétences de « formater » la nouvelle charte, mais notre contribution doit témoigner de notre volonté d’avancer avec le parc, en essayant d’anticiper les problèmes relationnels et en montrant que la dynamique d’un parc est parfaitement complémentaire de celle d’un EPCI… Et que celle d’un EPCI peut être complémentaire de celle d’un parc. Et pour que le parc soit efficace et efficient, il faut l’empêcher de se dévoyer dans des effets de mode, de s’installer dans la gestion « tranquille », de faire que la charte soit un listing d’actions que le parc ne fait et ne fera pas ou d’affirmer que le parc s’occupe de domaines… qui ne sont pas les siens : Attention, on ne met pas 2 coqs sur un même tas de fumier !

QUELQUES POINTS A SOULIGNER

   Quelques points  à rappeler, points «  philosophiques » qui nous semblent importants :

C’est un atout, pour une collectivité, d’être dans un parc. Un parc est porteur d’images et de symboles qui sont devenus, désormais, essentiels et incontournables. Et c’est parce que nous croyons à la force de ces symboles que nous osons être parfois très critiques : mais qui aime bien, châtie bien.

 

C’est un atout, pour une structure, comme le parc, de devoir se remettre en cause tous les 10 ans. Cette refondation décennale oblige les acteurs à procéder à une introspection vivifiante. Dans une structure comme le parc, il n’y aurait rien de pire que la banalisation.

 

Au fil du temps, les EPCI ont pris de l’ampleur, de la responsabilité et des compétences. Le paysage institutionnel de 2009 a totalement changé par rapport à 2000. Or dans toute cohabitation sur un même territoire, priorité doit être faite à celui qui a le droit de faire, qui veut faire, qui essaye de bien faire et qui s’investit pour le faire : Entre autre, les payeurs doivent être les décideurs. Le Parc doit s’adapter à ces évolutions et aux ambitions des EPCI. Et quand une collectivité ne sait pas bien faire, c’est un devoir du Parc de le lui apprendre.

 

    Un parc, de par sa nature et de par son expérience doit, avant tout intervenir dans des domaines que les EPCI ne maitrisent pas, peu ou mal et qui semblent pourtant essentiels. De même, il est important de rappeler que les EPCI peuvent confier, déléguer, missionner d’autres structures pour l’exercice de compétences inscrites dans ses statuts mais non assumées directement. Là aussi, le parc doit respecter les orientations et les volontés communautaires (exemple : le tourisme)

 

   Une charte de parc ne doit pas être, uniquement, un document qui confirme ce que le parc sait faire ou qui affirme ce que le parc a envie de faire. Le parc doit être un territoire d’originalité et de singularité. Du jour ou une structure (EPCI ou autre) adopte des « initiatives parc » et devient ainsi, elle-même, singulière, la singularité devient « régime commun ». Le parc ayant fait passer son message (et c’est quand même son rôle, son but et sa victoire), il doit alors s’investir dans d’autres domaines et réinventer… Un parc doit être et rester avant tout un laboratoire d’idées et un facilitateur d’innovation. En complément, le parc peut être « initiateur » quand on aborde certains domaines faisant partie de l’essence même du parc ou « accompagnateur » quand le réseau ou la technicité font défaut au sein de l’EPCI. Il n’est pas déshonorant d’abandonner une politique quand d’autres ont enfin compris le sens de cette politique et ont appris à l’appliquer. Le développement durable est une religion : Et dans toute religion, ne vaut-il pas mieux être l’apôtre reconnu que le curé qui dit la messe tous les jours ?... Même si les deux sont utiles à la religion…

 

   La rédaction de la charte est un exercice qui, bien que passionnant pour ceux qui vont tenir la plume, peut présenter une certaine dangerosité. Elle peut, en effet, enfermer les partenaires dans un carcan de formalisme : Ecrit quand la charte peut servir de document de référence, voire être opposable ; Pensé, quand voulant faire « plaisir » au ministère ou à certains, on y inscrit des mots ou des notions qui se rapprochent de l’extrémisme (notion de khmers verts !) ; d’où des malentendus avec les membres du parc.

 

   Le parc doit être celui qui fait « la piqure de rappel », régulièrement, pour que les EPCI n’oublient pas, sous le rasoir de la gestion comptable, certaines notions et en particulier celle de développement durable. Pour le Parc, trois chapitres spécifiques sont essentiels, fondateurs et incontournables :

- Les paysages

- La biodiversité

- La lutte contre le changement climatique

   Ces 3 chapitres sont complémentaires, transversaux et peuvent être intégrés dans un Agenda 21 du Parc.

   L’action du Parc, dans ces trois domaines est d’autant plus importante :

-          Qu’elle nous ramène, évidemment, aux fondamentaux des Parcs

-          Que ces fondamentaux véhiculaient, il y a quelques années, des idées qui pouvaient paraître utopistes, irréalisables, voire farfelues. Mais ce qui était utopiste avant est devenu progressiste aujourd’hui. Il est honnête de le reconnaître…

-          Que les collectivités et les EPCI sont en démarche de contractualisation avec le CG et que le CG ayant validé son Agenda 21, ayant adhéré à la Trame verte  et bleue, ayant signé le Plan climat Régional… Tous ces thèmes se retrouveront dans les contrats et le Parc devra aider à mettre en forme, à mettre en application, à mettre en musique. C’est en cela que les EPCI « en parc » devraient avoir un avantage sur les EPCI « hors parc ».

 

   Nous voulons bien reconnaître qu’il doit être frustrant de revenir à des fondamentaux et de s’entendre dire : « Refaites ce pour quoi vous avez été créés ou inventez maintenant ce que nous ferons demain ! » Mais c’est le lot de tout précurseur et un précurseur qui n’est pas en avance n’est plus un précurseur Et dans le domaine du développement durable, les parcs ont été des précurseurs.

 

   Dernier point enfin, le parc n’est pas là pour faire de la gestion : quand on tombe dans une démarche gestionnaire, on oublie d’être inventif. Il vaut mieux laisser ce « sale boulot » aux EPCI ou aux structures ad-hoc. Seul problème : la créativité, l’invention et l’expérimentation peuvent amener à  des fonctionnements qui coûtent cher… Et, malheureusement, le parc, avec le temps, a une fâcheuse tendance à oublier sa vocation philosophique au profit d’un quotidien comptable… C’est hélas le lot de presque toutes les collectivités. Mais ce qui est pardonnable à un comptable ne l’est pas forcément à un philosophe.



  Dans la démarche de la CCTP, deux spécificités doivent être signalées :

 Premier point spécifique à noter, un atout : La CCTP doit, de façon simultanée, « rêver » d’un autre parc tout en imaginant une nouvelle contractualisation avec le CG. Cette démarche est en soi passionnante car nous pouvons « emboiter » les 2 réflexions, les rendre cohérentes et les forcer à être complémentaires. Comment faire de l’Agenda 21 local sans instiller de l’Agenda 21 départemental dans la contractualisation et sans utiliser l’image, la technicité et l’expérience du Parc ?

   Second point spécifique à noter, un léger handicap : La CCTP souffre, pour des raisons conjoncturelles, d’un manque temporaire de techniciens.

   La conjonction de ces 2 spécificités fait que la réponse et les propositions que nous ferons dans ce travail d’élaboration seront des réponses avant tout politiques et non techniques.

   … Chacun parle de ce qu’il connaît…







EN PASSANT…

QUELQUES REMARQUES CONCERNANT L’OSSATURE DE LA CHARTE

    Le 10 avril 2009, un projet d’ossature de la charte a été présenté au bureau du Parc des Caps et Marais d’Opale. Certaines choses sont positives et rappellent les fondamentaux des parcs… D’autres nous annoncent des volontés, initiatives ou actions, que le parc n’a jamais réalisées, ne réalise pas et ne réalisera pas !

  Plusieurs documents de travail ont circulé, documents provisoires, qui, hélas, mettent en évidence qu’ un diagnostic territorial n’a pas été réellement fait et qu’un « bilan honnête » du passé  a été oublié… Or on ne peut pas rédiger une ordonnance sans connaître les antécédents et sans avoir procédé à une démarche diagnostique !

    Pourquoi travailler sur un catalogue qui reprend des problèmes, des obligations, des compétences qui  « intellectuellement » peuvent intéresser un parc, mais qui administrativement, légalement et financièrement dépendent d’autres structures (Etat, Région, Département, Agence de l’Eau, EPCI, Syndicats divers et variés…). Citons pêle-mêle, la gestion des déchets, la protection des champs captants, les transports collectifs, le maintien des commerces de proximité, l’insertion et la mixité sociale, la politique culturelle et associative, les eaux de baignade, les projets économiques….

   Pourquoi énoncer des contre-vérités ? Pourquoi évoquer certains domaines qui sont entièrement assumés (plus ou moins bien) par d’autres ? Pourquoi vouloir, par effet de mode, toucher à tout en sachant qu’il sera impossible de faire…  Et ce premier travail de construction d’ossature amène, inévitablement, à quelques questions, quelques dissonances, d’où quelques agressions  … qu’il vaut mieux ne pas formuler. Restons-en à la démarche première… La mise au point est parfois antinomique de la démarche philosophique.






Seconde partie :

LA GRILLE DES COMPETENCES EPCI / PARC

     En croisant la grille fournie par le parc, le document établi suite à la réunion de bureau de la CCTP et le document discuté par le bureau du parc, on peut résumer la position de la CCTP en quelques grands points. Bien entendu, ces positions sont directement issues des compétences voulues et adoptées par la CCTP et ne sont pas forcément transposables aux autres territoires.

1)      Les paysages : premier axe majeur

1a) Etablissements de Plans Paysage : Enjeu pour le territoire = ++++

   Entièrement d’accord car essentiel. En plus de paysages emblématiques (Site des Caps, coteaux, marais…), chaque EPCI a un certain nombre de paysages devant et pouvant être préservés ou réhabilités.  Ces plans Paysage peuvent parfaitement s’emboiter et être complémentaire des notions de « corridors biologiques et de « Trame verte et trame bleue »…

= EPCI(compétence/volonté) + Parc (incitateur/accompagnateur)

Exemple : La commune de Guînes doit absolument instaurer un plan paysage pour fortifier une ceinture verte autour de la commune et masquer certains lotissements récents. Idem pour les zones d’activité.

Nb : les simulations informatiques ne reflètent jamais la vérité…

   Mention spéciale pour 2 sites emblématiques : le site des Caps et le marais du Romelaere. Sans dépendre directement de la gestion parc, ils font partie de l’image, de la vision globale et même du nom du parc.

1b) La forêt : Enjeu = +++

Pour la gestion : forêt domaniale ou privée… dialogue difficile mais pourquoi pas !

Pour l’extension des surfaces forestières : il faut une volonté affirmée de l’EPCI (contractualisée avec le CG + ambition de la Région) et une technicité du parc pour discuter avec le monde agricole.

= EPCI(compétence/volonté) + Parc (incitateur/ accompagnateur)

 

Exemple : La CCTP a la chance d’avoir plusieurs massifs forestiers qui sont « reliables » entre eux et qui peuvent être reliés aux massifs forestiers voisins. (cf aussi à la Trame verte et bleue)

NB : Ne pas se « polariser » ou se bloquer sur la notion de taille de parcelle… Si on veut créer des corridors, changer les paysages et augmenter la surface forestière, tout est bon à prendre… Et certains coins de notre parc sont en « déficit arboricole… »

1c) L’habitat, l’urbanisme et l’étalement urbain : Enjeu = ++

        Attention, terrain glissant. L’établissement des documents d’urbanisme fait partie des compétences obligatoires des EPCI, mais elles l’appliquent plus ou moins et dans tous les cas, la commune reste le lieu de discussion et de prise de décisions. De plus, l’habitat est encore un domaine où les maires ont « l’impression » d’avoir encore quelque chose à décider !!!

    Une évidence : il devient indispensable d’avoir un document d’urbanisme ; autre évidence : toutes les communes ne sont pas prêtes à franchir le pas… (Vieilles peurs, méconnaissance, intérêts personnels !!!)

    Le Parc doit avoir, dans ce dossier, un rôle d’explication, d’assistance et d’accompagnement. Attention à ce qui sera noté dans la charte… En rural profond, le sentiment anti-PLU est encore bien vivace.

   Question qui vient en corollaire : Quid du rôle du CAUE 62 ? qui, par définition et par essence est un partenaire des collectivités dans le chapitre de l’urbanisme…

= Communes (volonté)+ EPCI(compétence) + Parc(accompagnateur)

1d) Les infrastructures : Enjeu = ++

  La plupart des infrastructures sont imaginées, décidées et financées par les collectivités locales (EPCI, communes), CG, CR, Etat… Que le parc donne son avis sur l’aspect environnemental, paysager, le volet développement durable d’un projet… est concevable, mais pas plus !

Là aussi, même interrogation : Pour les communes, le CAUE a déjà un rôle de conseil pour toutes les questions d’urbanisme, d’aménagement urbain et est porteur, maintenant, du message « développement durable ».

= EPCI(compétence/volonté)

2)      Biodiversité et gestion durable : deuxième axe majeur

2a) Le patrimoine naturel exceptionnel : Enjeu = +++

Dans ce chapitre, plusieurs cas de figure peuvent se présenter :

L’EPCI n’a pas pris la compétence environnement, le Parc doit être initiateur et, éventuellement, maitre d’ouvrage.

L’EPCI a la compétence environnement mais n’intervient que sur des terrains publics, type ENS en particulier : le Parc  peut accompagner l’EPCI ou les gestionnaires, mais pas plus…

Compétence ou pas, dans les 2 cas, si l’opération se fait sur des terrains privés, le parc a toute légitimité à être l’initiateur, voire l’opérateur… Et ainsi, il sera complémentaire de l’action publique. Une remarque toutefois : dans un souci de cohérence, de dynamique collective et de clarté, le parc doit veiller à informer l’EPCI de ses interventions… L’expérience du passé montre qu’une communication réduite au minimum (voire à rien) peut créer des malentendus et faire sombrer les uns… dans le mépris et les autres dans la paranoïa…

Terrains publics : EPCI ou gestionnaire

Terrains privés : Parc

2b) Patrimoine naturel ordinaire : Enjeu = +/-

                    Même remarque que pour le patrimoine exceptionnel.

2c) Les acteurs de gestion durable : Enjeu = +/-

    Si on veut que les collectivités s’approprient la culture du développement durable, la démarche de lutte contre le réchauffement climatique et la notion de gestion éco-responsable, il faut que le Parc soit celui qui fait se rencontrer les gens… Il n’est pas sain que le Parc reste l’unique interlocuteur de certains « spécialistes » de la gestion durable. Pour une prise de conscience et une responsabilisation des décideurs, donc une action positive des acteurs de terrain, il faut éviter au maximum la multiplication des intermédiaires. C’est comme en géologie : plus il y a de couches, plus il y a risque de friction et de tremblements de terre ! Le Parc doit donc aider les décideurs à créer leur réseau « développement durable ».

2d) La Trame verte et bleue : Enjeu = ++++

  Idée régionale, orientation départementale et volonté locale, cette politique est l’exemple même d’une synergie possible EPCI-Parc. Les EPCI, volontairement ou non, par le biais de la contractualisation ou non, seront amenés à s’impliquer dans cette démarche. Un exemple dans la CCTP : ARARAT I (programme de lutte contre les inondations) la volonté est venue de l’EPCI et la « mise en musique » a été effectuée par le parc. Faisons la même chose avec la Trame verte.

= EPCI(compétence/volonté) + Parc (accompagnateur)

2e) L’eau

   Même si le Parc a été un élément moteur des politiques sur l’eau (Sage du boulonnais, de l’audomarois, mise en place des CLE… ), il faut reconnaître que les choses ont changé et que la pression sur les décideurs et les maitres d’ouvrages a fait évoluer vers une nouvelle gouvernance de l’eau. Or le parc n’est pas un décideur et il n’a pas vocation à faire de la figuration…

   Même si l’eau est un élément indissociable de notre territoire d’EPCI     (le champ captant de Guînes est considéré comme le plus important du département…) ou de notre territoire de parc ; même si la présence de l’eau doit être notée dans tous les documents, l’intervention du Parc doit être nuancée selon les problèmes évoqués :

2f) Les ressources en eau et la qualité de l’eau : Enjeu = +++

   Ce chapitre se résume (dans la droite ligne de la Directive Cadre Européenne), principalement, à la protection des champs captants et à la mise en place de l’assainissement collectif ou non. Or ces enjeux essentiels pour l’avenir sont déjà appréhendés, depuis quelques années, par les collectivités locales, directement ou indirectement, par de nombreux syndicats ou par différentes structures (SPANC), ce qui rend le paysage relativement compliqué, voire incompréhensible. De plus, l’Agence de l’Eau est omniprésente et le CG se veut un partenaire de la gestion des ressources… Le parc n’a pas à intervenir dans ce domaine.

= EPCI ou structure(compétence/ obligation)

2g) Les risques naturels : Enjeu +/-

   Le parc n’a pas vocation à gérer ce type de problèmes (inondations,  submersion marine, risques miniers…) qui sont du ressort politique, philosophique, voire légal des collectivités locales, territoriales  ou de l’Etat.

   Mais le passé a montré que le Parc pouvait servir de « relais » à certaines initiatives. Exemple : suite aux inondations de 2000, la démarche « Vallée de la Hem » a été une décision politique des différents EPCI situés sur la Hem. Le parc n’a été sollicité que parce qu’il est le plus petit dénominateur commun à ces 4 EPCI et qu’un EPCI leader n’avait pas forcément la légitimité pour intervenir sur un territoire voisin… Ce en quoi, le Parc a fait le travail technique de mise en forme du contrat de rivière. Une fois la nouvelle structure créée, le Parc n’a plus de légitimité à intervenir.

= EPCI ou structures (compétence/ volonté/obligation)

2h) Identité des territoires

2h1) Les activités de nature : Enjeu = -

Compétences collectivités ou CG… Et le parc a montré, depuis des années que ceci ne l’intéressait pas !!! Ce qui n’est pas sans créer certaines ambigüités… En effet, dans plusieurs documents, le parc semble vouloir se « réapproprier » le tourisme et les loisirs de pleine nature. Or depuis des années, on a assisté au désengagement du parc  et à un investissement des EPCI.

   La randonnée en est un parfait exemple. Si le parc confirme sa résolution d’être, à nouveau, partenaire de cette activité, il a une aire d’intervention simple et complémentaire des EPCI : la numérisation des itinéraires, leur gestion et promotion dématérialisées… Attention, là aussi, dans ce domaine, les EPCI ont parfois été obligés de s’impliquer techniquement et financièrement… Et un retour imprévu du parc pourrait sembler « comique » !

   A signaler que dans les Trois-Pays, nous sommes toujours en attente de la création de parcours pédagogiques, en forêt de Guînes, parcours qui avaient été annoncés, il y a quelques années…

  Dans la cadre d’un tourisme durable, la parc, même s’il est détenteur d’expériences probantes, n’a plus l’exclusivité et doit, là aussi, cantonner son rôle à celui de conseiller technique : le virage vers l’eco-responsabilisation a été pris, ou est en train d’être pris par tous les décideurs.

= EPCI ou structures (compétence/ volonté)

2h2) Nouvelles pratiques et impact : Enjeu = –

   Rôle éventuel de conseil aux collectivités qui doivent assumer la législation et les problèmes. L’utilisation des chemins par des engins motorisés a montré les limites du système : le parc « dit que… » mais ce sont les maires qui assument et qui encaissent....

= EPCI ou structures (compétence/ volonté/obligation)

2h3) Tourisme durable : Enjeu = +++

Compétence et volonté des EPCI et CG

= EPCI ou structures (compétence/ volonté)

2h4) Identité culturelle : Enjeu = ++

Pour le patrimoine bâti : Action du Parc peut être essentielle par sa technicité et par son expérience. Le savoir-faire prime… Mais là aussi, l’information et la communication avec l’EPCI sont essentielles !!!

Pour le patrimoine culturel : oui mais à condition de ne pas entrer en concurrence avec les autres acteurs (EPCI, CG) qui ont des politiques culturelles : Bien faire la différence entre le patrimoine culturel et l’animation culturelle !

2h5) Cohésion sociale et accueil nouveaux habitants : Enjeu ???

Du devoir, de la responsabilité et de l’intérêt des collectivités ! Si les élus ne le savent pas, ils le comprendront…

3)   Lutte contre le changement climatique :

troisième axe majeur

3a) Initiatives à encourager et à développer : Enjeu = ++++

   Domaine essentiel auquel les EPCI ne peuvent plus échapper. Les compétences, les politiques et les actions doivent désormais être imaginées et réalisées sous le « joug » de la lutte contre le changement climatique. Et ce n’est pas un effet de mode !

   Cela sous-entend qu’il faut imaginer de nouvelle énergies ou filières énergétiques ; mais cela oblige, aussi, à imaginer une autre façon de consommer, une nouvelle façon d’économiser et une nouvelle citoyenneté des habitants. (Problèmes de l’énergie, de l’eau, des déplacements, des nouvelles constructions….). Bref, dossier très transversal qui peut donner aux élus et aux techniciens du parc un espace de réflexion, d’innovation et de dynamique… Mais, attention, cet espace est revendiqué, investi, voire occupé par beaucoup de monde : CAUE, ADEME, Agence de l’Eau, Conseil Régional et Général… La prise de conscience est collective ; il ne faut pas que la mobilisation soit anarchique.

   Dans cette démarche, nouvelle pour beaucoup des responsables, le rôle du parc peut être et doit être central, moteur, facilitateur… Beaucoup de collectivités veulent faire mais ne savent pas comment faire…

= EPCI (compétence/volonté) + Parc (initiateur/accompagnateur/assistant)

3b) Une agriculture durable : Enjeu = +

   Rôle, mission et vocation exclusive du Parc ; aucune collectivité n’a mis ce chapitre dans ses compétences. Agriculture bio, agriculture raisonnée, agriculture adaptée, circuit court de commercialisation, jardins ouvriers…. Autant de sujets d’avenir et qui correspondent à des « missions de parc ». Objectifs très mobilisateurs mais qui ne sont pas, forcément, défendus par le monde agricole… D’où le rôle du parc qui doit être l’interface entre les décideurs politiques et les représentants agricoles. Par le passé, on a souvent eu l’impression (fausse sans doute) que le parc jouait un « jeu trouble » dans le dialogue « élus-agriculteurs ».

                                = Parc (initiateur/accompagnateur/ promoteur)

3c) Education et citoyenneté : Enjeu = ++

    Rôle, mission, vocation et expérience du Parc ; L’EPCI peut, éventuellement collaborer. Le développement durable, les Agenda 21, le tri sélectif, l’importance de l’eau, le réchauffement de la terre…. Tous ces thèmes répondent à des missions d’alerte qu’un parc est, de par son image et de par ses antécédents, apte à porter auprès des enfants et des scolaires.

   Là aussi, il ne faut pas mettre de coté la belle initiative du Conseil Général qui, en créant, dans les collèges, les clubs EDEN 62, a mis en place un bon outil de sensibilisation et de communication…

                        = Parc (initiateur/accompagnateur/ promoteur)



CONCLUSION

   Analyser le rôle, la symbolique et la dynamique d’un parc, à partir d’une grille, est sans doute très réducteur mais a, au moins, le mérite de nous obliger à regarder le fonctionnement administratif du parc, le fonctionnement  politique de la CC… Et de rappeler qu’il existe aussi «  de l’administratif » dans les CC et une politique dans les parcs. Mais c’est justement parce que ces 2 structures sont des outils formidables d’aménagement du territoire et de « philosophie appliquée » qu’il faut imaginer la complémentarité, la synergie et la dynamique collective qui nous permettront de faire « autrement que les autres ».

   Etre dans un territoire de singularité, ce n’est pas toujours facile, mais c’est tellement excitant, c’est tellement vivifiant, c’est tellement « parc » !
Etre différent, c’est tellement bon !

 



Lumbres, réunion du Parc Naturel des Caps et Marais d'Opale

Monsieur le Président.

   Juste une remarque et une précision.


  
En revendant le Marais du Romelaere au Conseil Général, vous avez fait une bonne action.

   Il aurait été humainement, moralement et affectivement insupportable que le marais tombe ailleurs que dans l’escarcelle du département, dés lors, bien entendu, que le Parc se retire.


 
Il faut, quand même, rappeler que le CG et Eden 62, qui en est le bras armé, gèrent, dans le département, prés de 50 sites ; que nous gérons les 2 réserves naturelles, Oye-Plage et la Baie de Canche ; que le CG est maitre d’ouvrage de l’Opération Grand Site et que nous sommes en train de reprendre des terrils dans le bassin minier, ces terrils faisant partie de notre image. Le Romelaere qui est aussi un symbole très fort se devait d’être géré par le CG.


  
Et pour information, Monsieur le Président : même si certains prétendent que nous ne savons pas faire de la politique environnementale, je tiens à vous signaler que le département a fait faire un sondage, il y a quelques mois. Et à la question : « Quelles sont les meilleures politiques du CG du Pas-de-Calais ? », en 1 arrive l’environnement et en 2 le réaménagement du littoral… La politique sociale n’arrive qu’en 14 et les routes et les collèges sont loin derrière l’environnement. C’est sans doute injuste, mais c’est comme cela.


  
Une précision maintenant : Ce processus de vente sera présenté en commission permanente, le 6 avril prochain. Je ne doute pas qu’il soit accepté à l’unanimité. De plus, ce matin s’est déroulé un comité syndical d’Eden 62 et ce comité m’a donné l’autorisation de créer 3 postes de garde, 1 poste de gestionnaire et un poste d’apprenti. Ce qui fait bien 5 postes, confirmant ainsi les engagements et la demande du Président Dupilet. De plus, je vous signale que nous allons, officiellement, déposer en préfecture notre proposition pour être gestionnaire du site.


  
En résumé : Monsieur le Président, le processus est en route et pour le 1er mai prochain, la valise sera bouclée.

 

 

                                        La Waast, Journée sur les mares.         

  
M/M/M

 

    C’est à moi que revient ce privilège rare, mais dont je suis pleinement conscient, de lancer cette journée de travail sur les mares.

 

   Si on m’a demandé de dire le mot d’accueil,

 

-         Ce n’est pas parce que je suis vice-président du Conseil Général chargé de l’environnement : cela ne me confère pas de légitimité indiscutable.

 

-         Ce n’est pas parce que je suis le président d’Eden 62 : cela ne me transforme pas, automatiquement, en spécialiste.

 

-         Ce n’est pas parce que je suis membre du parc ; cela ne me donne pas, pour l’instant, une expérience remarquable dans ce domaine, expérience qui pourrait vous être utile.

 

   Non, si j’ai accepté de lancer cette journée, c’est parce qu’avant tout, j’ai l’honneur de présider le Comité de Bassin de l’agence de l’Eau Artois-Picardie.

 

   Pour être franc avec vous, le Président d’un Comité de Bassin, n’a pas un pouvoir énorme : il est là pour fixer, au sein du Comité et en concordance avec l’Agence de l’Eau, les grandes orientations philosophiques qui se retrouvent transcrites dans les programmes de l’Agence. Mais le rôle d’un président de Comité de Bassin est essentiel dans un domaine : Il doit être un apôtre de l’eau ; il doit porter la bonne parole ; il doit essayer de faire passer les idées.

 

   C’est pourquoi j’ai accepté de venir lancer cette journée. Et ce n’est pas l’élu local ou départemental qui vous parle, c’est l’apôtre de l’eau. Et ma présence, toute symbolique se veut porteuse d’un message simple : les mares et les zones humides en général, doivent faire partie de nos préoccupations, de nos raisonnements et de nos objectifs d’aménagement du territoire.

 

   Et si je dis cela, ce n’est pas par effet de mode ; ce n’est pas parce que parce que les termes « zones humides » font partie d’une certaine pensée unique, intégrée dans le concept de développement durable ; Non, si je dis cela c’est que les zones humides doivent faire l’objet d’une attention particulière.

 

-         Parce que les aménageurs du territoire que nous essayons d’être ne peuvent pas être efficaces si nous n’intégrons pas l’eau, d’où vient l’eau, où va l’eau, comment circule l’eau.

-         Parce que les dépositaires de la nature que nous sommes, ne peuvent pas ignorer que l’eau et les zones humides sont sources incontournables de création et de maintien de la biodiversité.

 

- Parce que les responsables que nous sommes ne peuvent oublier le rôle                           que peuvent jouer les zones humides au niveau agricole, touristique, culturels et socio-économique.

 

-         Parce qu’il serait illusoire de vouloir réparer notre environnement sans intégrer l’urgence d’avoir une politique volontariste dans le domaine des zones humides.

 

   Oui, j’ai bien dit : réparer. Car c’est là qu’est le vrai problème : dans la disparition des zones humides, notre société a beaucoup fauté. Les raisons en sont multiples, souvent explicables, parfois excusables. Mais le but de la sensibilisation, l’objectif de la prise de conscience, c’est ne pas refaire les mêmes bêtises ; c’est de faire prendre conscience aux décideurs et aux citoyens qu’il n’est jamais trop tard pour réparer. Et s’il était trop tard, nous ne serions pas réunis, ici, pour cette journée.

 

   Et cette journée, le 2 Février de chaque année, c’est la Journée Mondiale des Zones Humides. Certains pourraient trouver bizarre qu’on fasse une journée mondiale sur un tel thème : Mais c’est la preuve même que cette cause doit être considérée comme une priorité mondiale. Quand on créé une journée mondiale ou nationale, c’est toujours pour sauver quelque chose ou pour lutter contre un fléau. Par exemple, vous avez la journée sans tabac…. Sans commentaires ! Par contre, je me pose la question : on a créé la journée de la femme ! Est-ce pour sauvegarder une race en voie de disparition ou est-ce pour dénoncer un fléau ?

 

   Vous le savez, sans doute, le 2 Février est l’anniversaire de la convention de RAMSAR, traité international qui engage les signataires dans une démarche de conservation et d’utilisation rationnelle des zones humides et de leurs ressources. La France s’est engagé dans ce processus en 1986, 20 ans déjà. La France a désigné 23 sites sur son territoire métropolitain et 3 en outre-mer. Le plus proche de nous est la baie de Somme ; les plus illustres sont la Camargue et la baie du Mont St Michel.

 

   Ici, vous êtes dans la Parc des Caps et Marais d’Opale. Et ce nom dit bien ce qu’il veut dire : On y cite les Caps, parce que le site des 2 Caps est une de nos fierté et on y cite les marais, parce que les marais sont une de nos richesses, même si, il faut l’avouer, ce trésor a diminué au fil des siècles.

 

  Dans ce parc, vous avez quelques zones humides remarquables : Le marais de l’Audomarois, Le marais de Guînes, et ceux de la Slack et de Tardinghen. Sur les 2 plus grands, en particulier, les collectivités ont été très volontaristes en créant des zones de préemption ou en étant propriétaire et gestionnaire. Avec une seule philosophie : le maintien et la préservation de ces zones. Mais outre ces marais remarquables, nous avons, sur le territoire une multitude de mares, bien souvent créées par l’homme et qui n’existent que grâce à l’homme. C’est aussi un atout et nous devons tout faire pour continuer dans cette voie. Malgré les difficultés.

 

   Et permettez-moi, pour terminer, de vous illustrer les difficultés que nous avons parfois, dans ce domaine.

 

   La CCTP, dont je suis le président, a subi, fin 2000, des gros problèmes d’inondation avec coulées de boue, ravinement des sols et montée des eaux dans des zones de marais…..  Où habitent des gens. Voulant attaquer le problème à la source, la CC a inventé l’Opération ARARAT : 12 kms de haies, 10 kms de bandes enherbées, des diguettes, la réfection des fossés…. Tout cela s’est fait, en accord avec le monde agricole, parce que la CC mettait de l’argent sur la table. Mais, notre belle et ambitieuse opération ARARAT comprenait aussi plus de 20 mares. Et ces mares avaient un statut spécial. C’était des sortes de bassins de rétention. Mais les bassins de rétention ne sont pas subventionnés ; par contre, les mares le sont. Et comme, à certains endroits, vous étiez incapables de dire si c’était un bassin de rétention ou une mare, nous avons inventé le concept de mare de rétention.

 

   Le bilan de l’Opération ARARAT est celui-ci : nous avons fait nos bandes enherbées, nos haies, nos diguettes…. Nombre de mares : zéro. Les discussions avec certains agriculteurs qui nous mettaient des conditions insupportables pour une collectivité, ont fait que nous avons dû renoncer à ces réalisations indispensables. Et en tant qu’élu responsable, je le regrette. C’était un élément essentiel de notre intervention ; c’était un plus pour l’aménagement du territoire ; c’était un plus pour la biodiversité ; et c’était un plus pour le confort et la sécurité nos concitoyens. Comme quoi le civisme et la bonne volonté de certains se heurtent parfois à certains intérêts particuliers qui bloquent la machine.

 

  Voilà ce que je voulais vous dire en introduction.

 

   Les parcs sont, intrinsèquement, des territoires d’expériences et d’exemplarité. Permettez-moi de dire que je souhaite que dans le domaine des zones humides, chaque région, chaque département, chaque commune puissent être un lieu d’exemplarité. C’est le minimum que nous puissions faire pour la nature, pour notre environnement et pour les enfants…. Qui depuis la nuit des temps sont toujours attirés par les mares, les tritons, les grenouilles et j’en passe.

 

   M et M, bon courage pour cette journée de labeur et soyez, chacun de vous, porteur de la bonne parole. C’est le président du Comité de Bassin qui vous le demande. Et si la prochaine fois que je vous rencontre, vous me dites « Y’en a marre », je ne prendrai pas cela comme une injure mais bien comme un signe positif.

 

   

 

                                                              M,M,M

 

   Permettez-moi, tout simplement de vous souhaiter la bienvenue dans la commune de Guînes, qui, comme vous le savez, est la seule et véritable capitale du Pas-de-Calais.

 

   Je suis sûr que certains d’entre vous ne connaissent pas la ville de Guînes, mais je suis tout aussi sûr que tout le monde connaît les guinois, leur caractère trempé et leur sang bouillonnant. Cette image, un peu caricaturale, nous l’assumons pleinement, car elle n’est que le fruit de l’histoire.

 

   Notre emblème et notre guide est un géant qui s’appelle Henry VIII, le roi d’Angleterre, qui a logé, en 1520, dans notre cité. Certains d’entre vous pourraient s’étonner que voir que la commune a pris un « bâtard d’anglais » comme image symbolique. En fait, lorsqu’il a fallu choisir le personnage qui serait le premier des guinois, nous avons oublié sa nationalité, personne n’est parfait, et nous n’avons retenu que ses traits de caractère :

 

-         Il aimait bien manger

-         Il aimait bien boire

-         Et il aimait tellement les femmes qu’il en a usé 6, dont une paire furent raccourcies…

 

   Tout cela ne pouvait que nous plaire. Et comme en plus, la commune d’Ardres avait choisi d’appeler son géant François 1er, nous, par opposition systématique, nous avons opté pour Henry VIII.

 

Mais, je dois vous avouer que ce roi bien connu n’est pas notre vrai chef spirituel. Celui qui correspond le plus au caractère guinois s’appelle Sigfrid le Danois. C’est un viking qui a fondé la ville, au 10ème siècle. Et ceci explique cela. Si vous intégrez que nous descendons des vikings, que nous avons été occupés 200 ans par les anglais, que nous avons connu les espagnols et les flamands, vous pouvez comprendre que nous sommes un melting pot de races et que nous avons le sang un peu bouillonnant. Cela explique aussi, pourquoi nous avons une forte propension à sortir la hache et à taper sur tout ce qui bouge, en criant « Par Thor et par Odin ! ». Mais, nous le faisons toujours à bon escient. Qu’on se le dise !

 

   Vous êtes venus en pèlerinage. Oui, je dis bien en pèlerinage car c’est dans cette salle, le 12 février 1999, qu’a été officialisé la naissance du grand parc. Je sais que certains d’entre vous doivent penser : « C’est pas ce qu’on a fait de mieux ! »… mais c’est fait et on ne revient pas sur l’histoire…

 

   Permettez –moi de vous expliquer pourquoi la commune de Guînes, dans un premier temps, puis la CCTP, ensuite, ont demandé à intégrer le parc.

 

-         Est-ce pour avoir des moyens supplémentaires ? Non, nous nous débrouillons très bien.

-         Est-ce pour avoir de la technicité supplémentaire ? Non, nous nous en sortons très bien.

-         Est-ce pour avoir de nouvelles idées ? Rassurez-vous, nous n’en manquons pas.

 

Non, ce qui nous a motivé, c’est que nous voulions coller à l’image Parc, que nous voulions participer à la démarche Parc et que nous voulions adhérer à ce que j’appelle « l’Esprit Parc » .

 

   Et avoir l’esprit Parc, ce n’est pas uniquement une démarche politique, c’est avant tout, une démarche philosophique. Philosophie qui veut qu’on intègre, systématiquement, l’environnement dans nos préoccupations, qui veut que la protection du patrimoine naturel et du patrimoine humain soient des priorités, qui veut que les richesses du terroir soient reconnues comme des atouts inestimables, qui veut qu’un Parc soit un territoire d’expérience et d’originalité.

 

   Mais puisque faire partie d’un Parc résulte d’une démarche philosophique, cela implique, obligatoirement, une certaine façon de penser, une éthique collective et un devoir d’exemplarité. Voilà pourquoi nous avons voulu adhérer au Parc des Caps et Marais d’Opale. Voilà pourquoi, nous sommes fiers d’être dans un parc. Voilà pourquoi nous tenons à une certaine éthique philosophique.

 

   Mesdames et Messieurs, j’ai déjà, sans doute trop parlé. Comme vous le voyez, le Viking n’a pas sorti la hache. C’est normal. En période de vœux, on ne coupe pas les têtes et, en plus, je dois vous avouer, qu’aujourd’hui, je n’ai pas de hache, car en janvier, à Guînes, en prévision de l’année future, c’est la période de l’affûtage des armes.

 

   Que cela ne vous empêche pas de revenir nous voir et permettez-moi de terminer en vous souhaitant, au nom de la CCTP, au nom de la commune de Guînes et en mon nom propre, une année pleine de ce qui est essentiel, parce qu’on en a besoin, et débordante de superflu, parce que ça fait plaisir.

 

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un peu de culture !!!!

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" Le summum du raisonnable, c'est de faire des choses sérieuses, sans se prendre au sérieux! Voilà pourquoi, nous vous offrons quelques 
documents véridiques... totalement  inventés  pour la cause !!!"

Les dix commandements des Trois-Pays
(Voeux CCTP 2010)

(102)

Loi 1:

"Tu ne parleras pas pour dire n'importe quoi.
Toute langue de bois a l'haleine d'un putois."

(269)


Loi 2:

" Tu devras adhérer à toute discipline
Mais sans renier ta foi et sans courber l'échine."

Colere_rouge.jpg

Loi 3:

" Tu devra dénoncer certaines inepties
Imposées par des grands qui n'ont pas tout compris."

(39)


Loi 4:

" Tu auras des audaces pour montrer tes colères
Rappelant aux voisins les gestes solidaires."


protocol_international.jpg


Loi 5:

" Tu devras ferailler, avec force et passion
Pour rester philosophe au pays du pognon."

(290)

Loi 6:

" Tu devras t'éloigner de tous les faux-semblants
Car souvent le salut arrive avec le temps."

(124)

Loi 7:

" Tu sauras innover car c'est là ton devoir
En voulant partager les trésors du terroir."

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Loi 8:

" Tu devras éviter la noirceur du corbeau;
Le manque de courage ne fait pas un zorro."

(379)

loi 9:

" Tu n'oublieras jamais de soigner ton clocher
Car au fond de ton coeur, il est toujours premier."

(11)

Loi 10:

" Tu sauras qu'être élu est toujours un honneur
Même si tu souléves grognements et rancoeur."

(1)


Et un 11ème commandement...

" Regarde avec espoir le matin qui se lève;
Ecoute avec douceur la journée qui s'achève;
Et surtout, n'oublie pas que pour faire un futur,
Tu devras inventer des milliers d'aventures."


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