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AVERTISSEMENT:




Nous vous proposons différentes photographies qui n'ont qu'un seul but: vous livrer des images du Pas-de-Calais. Ces photos ont été copiées sur le web et restent la propriété des gens de talent qui les ont faites.

ITINERAIRE...




1989

Election au Conseil Municipal de Guines
1992
Membre de la liste régionale
1994
Elu Conseiller Général
du Canton de Guines
1995
Elu Maire de Guines
1997
Elu Président de la
Communauté de Communes
des Trois-Pays (CCTP)

1997
Suppléant du député
Dominique Dupilet
1998
Vice-Président du
Conseil Général
1998
Président d'Eden 62
2000
Nommé élu référent
Pour l'Opération
Grands Sites des Caps


2001

Réélu
Maire de Guines
Conseiller Général
Président CCTP
2002
Suppléant du député
Jack Lang

2004
Membre de la liste régionale
2004
Elu président du
Comité de Bassin
de l'Agence de l'eau
Artois-Picardie

2004
Elu président du Pays
de Calais (--> 2006)

2005
Elu président de la
Conférence Sanitaire
du Littoral

2007

Suppléant du député
Jack Lang

2007
Démission du poste de maire
2008
Réélu 
Conseiller Général
Adjoint à Guines
Président de CCTP
Président Agence Eau

CERTAINES HUMEURS....




Il y a des jours avec et des jours sans... Personne n'est parfait !













Vous pouvez retrouver le texte de référence grace aux dates signalées
et d'autres réflexions antérieures à  2006 grace à la rubrique "Traits d'humeur"



27/01/2008... Aux voeux d'Eden

Je suis très attaché au cheptel d'Eden... Il me fait tellement penser au monde politique: Quelques poneys nerveux; beaucoup de moutons obéissants; quelques boeufs imposants mais porteurs d'énormes cornes... Et j'ai envie d'acheter des anes !

31/01/2008... Les Trois-Pays

Trois-Pays, trois symboles: un air de musique, le rire d'un enfant et une main tendue.

31/01/2008... Voeux à la CCTP

Je vous souhaite:
un bonheur sans virgule,
un tonus sans points de suspension,
une santé sans point d'exclamation,
de l'amour sans point d'interrogation;
Bref, une année sans ponctuation.

04/02/08... Au sujet de la santé

Nous avons la chance d'avoir, dans la région N/PdC un Président de région obsédé par le cancer, un président de CG du Nord qui ne supporte pas la cigarette et un Président du CG du PdC qui est allergique aux maladies. On ne pouvait pas faire plus pour s'impliquer dans la santé.











04/02/2008... A Monsieur Attali


On prouvera à Monsieur Attali, polytechnicien, énarque (et tenez-vous bien, énarque de la promotion Robespierre... Ici, à Arras, ça ne s'invente pas!), à ce fort en thème que toutes les têtes, en particulier celles des départements ne sont pas prétes à être coupées.

22/02/2008... En parlant d'un adversaire

C'est un Lucky Lucke de bistrot: Il vide son verre plus vite que son ombre.

24/03/2008... Les surprises de la démocratie

Il a été élu, lui ! Il a pourtant le charisme d'une limace en train de copuler avec une saucisse de Strasbourg !

05/04/2008... Le nez bouché

Excusez-moi, mais j'ai le nez bouché; c'est le retour des pollens... Certains diront, avec humour, que Poher n'est toujours pas habitué au " boulot".

14/05/2008... En parlant d'un collégue

C'est vraiment le Paganini de l'obscurantisme rural.










22/05/2008... Analyse post-électorale

Dans le calaisis,beaucoup de nouveaux responsables se prennent pour des champions olympiques... Ils veulent courir le 110 mètres haies avec un fauteuil roulant.

04/07/2008... Au sujet de la gouvernance

N'allez pas instaurer de combat quand il n'y a que liberté de parole, n'allez pas imaginer de complot quand il n'y a que besoin de
compréhension et n'allez pas voir de la polémique quand il n'y a qu'une volonté d'explication.

21/08/2008... A madame le Secrétaire d'Etat

Je vous emménerai en haut d'un terril... Vous serez étonnée... Je sais: comme déclaration d'amour, on fait mieux. Mais, c'est déjà ça !

29/09/2008... Au sujet de certaines remarques

Les méchancetés gratuites n'ont d'intérêt que si elles ne sont pas gratuites !

04/10/2008... Au sujet du Congrès de Reims

Ca va être du grand cirque... Je n'irai pas à Reims; Moi, quand je veux aller au théatre, je vais à Paris et je paye ma place !



17/10/2008... Au sujet du maire de Rinxent

Proverbe du Québec:
Sa femme me l'a dit: Bernard est roudoudou:
En période de rut, il fait le caribou.

27/10/2008... Proposition de la CAC

Calais développement, c'était de la fumisterie et une pompe à fric. Calais Promotion, c'est du grand guignol.

18/11/2008... Pour parler du PS

Rue de Solférino, on marche dans la sciure... Ils sont tellement nombreux à avoir rayé le parquet avec leurs dents !

17/12/2008... Du réalisme

L'énergie cérébrale est renouvelable, mais il ne faut pas en abuser.


17/12/2008... Chacun ses références

J'ai cherché des orientations philosophiques mais mes références philososphiques étant limitées à Pierre Dac, San Antonio et
Gaston Lagaffe, j'étais bien ennuyé.

17/12/2008... Et encore

Merde à Zola ! Il y en a marre de Germinal

14/01/2009... Pour taquiner

Vous avez voté pour Rose-Marie... Chacun sa croix !

16/01/2009... Au sujet de certains

J'ai inventé le mot de BARPAT: Bon  A  Rien, Prêt  A  Tout !

30/01/2009... Le vocabulaire

Se ressourcer, c'est le terme officiel pour dire qu'un élu est en vacances, fait du jardinage ou est parti faire les soldes.

30/01/2009... La commission Balladur

J'espère que Saint Balladur ne va pas venir terrasser Saint Farda !!

30/01/2009... Il faut le dire

C'est pratique de donner des titres pour acheter les silences.









30/01/2009... Du mépris de certains.


Ils ont voulu nous montrer que nous comptons pour du beurre !! Mais le beurre, ça glisse !!... et le beurre,ça devient rance !

30/01/2009... Au sujet des élus

Rêver et bâtir doivent être les 2 hémisphères du cerveau d'un élu. S'il manque un hémisphère, l'élu est hémiplégique.

07/02/2009... En reparlant de ma démission

On m'a demandé ce que je pensais de mon bilan... Quand ça sent le formol, c'est toujours la question que les journalistes vous posent ! 

11/02/2009... Tous les vices !

Quand il y a des fouilles archéologiques, je suspecte Eric Buy d'aller, la nuit, cacher des tessons de bouteilles pour faire croire
qu'il y a une histoire locale...



17/02/2009... Et pourquoi pas

Il n'est pas interdit d'avoir bonne conscience tout en étant efficace.

17/02/2009... Au sujet des chiffres

Si vous donnez des chiffres, c'est parlant politiquement; par contre quand vous parlez politique, on vous demande de chiffrer.

17/02/2009... La lâcheté

La tranquillité intellectuelle amène parfois à la lâcheté.

17/02/2009... De l'audace

Quand il n'y aura plus d'audace, on n'aura plus besoins des élus. L'administration suffira !

17/02/2009... De la philosophie

Les mathématiques, ça parle chiffres; la philosophie, ça parle éternité.



20/02/2009... Pour les connaisseurs.

Dans la région de Lillers, on déplore la fin de la culture du cresson... Au profit de la culture du flageolet

20/02/2009... Les politiques comprendront

Il est difficile de faire tenir 2 coqs sur un même tas de fumier.

12/03/2009... Mise au point

Alors Madame Bouchart,qui distribue les postes de président comme on distribue les sucettes, n'a pas de leçons à me donner.

08/04/2009... A monsieur Leroy de Boursin

Depuis tout à l'heure, vous me parlez de vos factures et de vos droits; moi je vous réponds en parlant de service public et de devoir... Nous n'avons vraiment pas les mêmes valeurs ! C'est comme les rillettes !

20/04/2009... Personnalité dédoublée

Le président d'Eden a forcément un dédoublement de la personnalité. La preuve: il y a 10 ans, les écolos écrivaient: "Poher vendu aux chasseurs !". Aujourd'hui, le président de la fédération de chasse écrit: "Poher vendu aux écolos !"

05/05/2009... Savoir s'adapter

Si on passe au scrutin par liste, au PS, on favorisera les courants, les disciplinés et les obéissants... Bref, pour 2014, mes chances sont très aléatoires...  d'autant que j'ai la souplesse d'une barre de fer !



05/06/2009... En réunion

"Un parc, ça doit être un territoire de singularité... C'est dur d'être singulier mais c'est tellement bon d'être différent !"
Et quelques minutes plus tard: "Hervé, dans ton parti, tu dois apprendre la discipline."
Réponse:  "Certainement pas ! C'est tellement bon d'être différent !"

12/06/2009... Colloque à Lille

Devoir venir ici, pour parler de la sobriété et tomber dans un embouteillage... C'est un paradoxe ... et c'est sâoulant !

02/07/2009... En réunion avec Delphine

HP: "En vieillissant, je devient sourd..."
DB:" Ne t'inquiète pas Hervé, moi j'entends bien mais je ne comprends rien !"

04/07/2009... Au sujet de la démarche politique

"Ce qui est pardonnable à un comptable ne l'est pas forçément à un philosophe !"

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04/07/2009... Une évidence

"Un précurseur qui n'est pas en avance n'est plus un précurseur !"

04/07/2009... Rôle du Parc ?

" Et dans toute religion, ne vaut-il pas mieux être l'apôtre reconnu que le curé qui dit la messe tous les jours ?"

08/09/2009... Au sujet de l'administration


"Les atouts, il faut savoir s'en servir; les freins, il faut savoir les dénoncer et les faire sauter."

08/09/2009... Et encore !

" Le mouvement est souvent critiqué parce que dérangeant, mais c'est l'inertie qui est sanctionnée."



08/09/2009... Le rôle d'un élu


"Un pionnier ne reste pionnier que s'il invente et anticipe."

08/09/2009... Le réalisme administratif


" Peut-on demander à un comptable d'être imaginatif ?... Les financiers sont physiologiquement et philosophiquement incapables d'imaginer à plus d'un an."

08/09/2009... L'action politique


"Depuis que le monde est monde, c'est avec des symboles qu'on a entamé des révolutions."

23/09/2009 ... Au sujet de Jack Lang

" Il ose dire que la suppression de la jungle, à Calais, est une mauvaise chose, mais que disparition de Sangatte était une bonne chose... Ce qui est une ineptie.  A force de faire le grand écart, il va souffrir d'une fracture du pubis !"

29/10/2009 ... En inaugurant une déchetterie

" Dans une société de consommation où tout est jetable, on a tendance à penser que les hommes, aussi, sont jetables."

30/11/2009... Au conseil municipal, en réponse à la déclaration d'un élu

"' Je suis content d'être venu ce soir... C'est la première fois que j'assiste à un meeting du Front National !"



















15/01/2010 Au sujet de certains compatriotes

"On va commander à Madame Bachelot des vaccins contre la connerie humaine... Quoique je suis sûr qu'il n'existe pas d'immunité contre la connerie."

15/10/2010 Au sujet de Copenhague...

"A FLOPENHAGUE, certains ont oublié d'être intelligents !

15/01/2010 Des voeux...

" Que votre avenir ne soit pas survolté,
Que vos espoirs ne soient pas surestimés,
Que votre santé ne soit pas surnaturelle,
Mais que vos amours soient, quand même, surréalistes... Pourquoi pas !"

29/01/2010  La peur se transmet...

"A force d'être entouré par des gens qui ont la diarrhée, on finit par croire qu'on a mal au ventre!"

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29/01/2010 Sur la langue de bois


" Les élus ressemblent à des coiffeurs pour chauves... Ils manient les ciseaux mais ne coupent rien."

29/01/2010 Notre société...

" Le comptable dira"Je veux diminuer les dépenses" quand le philosophe s'interrogera "A quoi servent ces dépenses?"
Le comptable dira "Je suis responsable des comptes" quand le philosophe répondra" Je me sens responsable des hommes."

29/01/2010 Sur les grincheuses

"Cela ne sert à rien de vouloir pousser une voiture qui a laissé son frein à main."

29/01/2010 La contractualisation

"La contractualisation avec le Conseil Général, ce n'est pas faire des fiches pour mettre de la mousse sur une bière un peu plate."

29/01/2010  La banalité

" En politique, la banalité peut vite se transformer en médiocrité."

29/01/2010 Au sujet du Parc

"Un Parc, ce n'est pas uniquement un bidule qui gère !"

29/01/2010 Sur les boites de messagerie

"Un blog, c'est la liberté d'expression si vous signez votre papier, sinon, c'est la liberté de vomir !"

29/01/2010  Les pétitions

"Pour un élu, la seule pétition valable, c'est le bulletin de vote !"
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30/01/2010 Les voeux à Bouquehault

" Le maire, ici, est écolo. Il nous offre des jus de fruit... Il faudra que je lui rappelle que la pastis et le whisky sont aussi faits à base de plantes !"

01/02/2010  Les Conseils Généraux face à l'Etat

"Avoir des projets, c'est le meilleur moyen de montrer à ceux qui veulent nous étouffer que nous sommes encore bien vivants."


Images ....

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Guines (1er mai)



M,M,M

 

   Permettez-moi, tout simplement de vous souhaiter la bienvenue, pour cette cérémonie classique, rituelle et très symbolique que l’on appelle : « Les médaillés du travail. ».

 

   Il est de bon ton, chaque année, de parler, dans un premier temps, de l’emploi, de la conjoncture économique  et des grands sujets qui préoccupent la  population, les décideurs et les politiques. Dans un second temps, il est de coutume de vous donner des nouvelles de Guînes et du marché local de l’emploi. Et bien cette année, je respecterai ces règles, mais vous le verrez, je serai beaucoup plus bref… Je me dois d’être plus bref.

 

   Bref, parce qu’il fait beau dehors et qu’il serait idiot de rester enfermé ; bref, parce que je me suis souvent exprimé sur ces sujets et qu’en ce moment, tout le monde en parle…Et en particulier, 2 candidats à la présidence de la république. Vous comme moi, nous entendons beaucoup parler de délocalisation, de libéralisme, de parachute doré…..

 

   Mais tout le monde est d’accord pour dire que délocaliser, ce n’est pas bien (mais certains vous disent qu’on ne peut pas faire autrement…) …Pourtant, on ferme, en France, des usines qui gagnent beaucoup d’argent et elles sont reconstruites en Asie, là où on peut en gagner encore plus. Et le pire, c’est que quelquefois, ces entreprises ont reçu des subventions publiques pour pouvoir conforter leur activité en France… 

 

   Mais tout le monde peut avoir un sentiment d’incompréhension  en constatant l’évolution de cette société, de grand libéralisme et de grand individualisme, basée uniquement sur le profit, sur la spéculation et sur la bourse (mais certains vous affirment qu’on ne peut pas faire autrement…) Quand vous dites le mot Dividende, certains vous répondent: « Il n’y en a pas assez ! ». Si vous dites le mot Solidarité, beaucoup vous répondent : « On en fait de trop. »

 

  Mais chacun d’entre nous peut être stupéfait quand il apprend qu’un Monsieur, dénommé  Noël Forgeard a touché 8,5 millions d’euros pour le remercier d’avoir mal travaillé, et d’autres choses encore, et que les employés d’Airbus, la même entreprise, vont recevoir 2, 80 euros de participation pour les remercier d’avoir bien travaillé… Où est la logique ? Mais certains vous affirment que c’est comme cela que ça ce fait dans les grands pays capitalistes et libéraux…

 

   Alors, sincèrement, je finis par croire que beaucoup d’entre nous sont devenus obsolètes, démodés et ringards.

 

Obsolètes, parce que nous ne sommes pas des adorateurs du grand capital ; démodés, parce que nous pratiquons encore à la solidarité ; ringards, parce nous croyons plus aux revenus du travail qu’aux revenus de la bourse… on pouvait penser, naïvement, que la société française avait trouvé un juste équilibre entre l’initiative privée qui était là pour créer la dynamique et la puissance publique qui était là pour réguler, pour répartir, pour créer de la solidarité.

 

    Nous le pensions et c’est d’ailleurs sur ces principes que nous avons construit, les uns et les autres, à tous les niveaux, des tas de structures et des tas de processus qui font l’image et la spécificité de la société française.

 

   Même à notre petit niveau, c’est comme cela que nous procédons… Prenez un seul exemple : La CCTP. La CCTP ne prélève pas l’impôt… Vous, habitants de Guînes, vous ne payez pas d’impôts à l’intercommunalité ; la CC ne vit que grâce à la Taxe Professionnelle des entreprises qui sont sur le territoire. L’activité économique privée amène donc de l’argent ; si l’économie marche bien, c’est un plus pour tout le monde. Si cela ne va pas trop bien, comme aujourd’hui avec Desseilles, tout le monde se serre la ceinture….

 

    Et cet argent sert au territoire, à faire des politiques publiques… Et en particulier, à faire de la solidarité. Et cette notion de solidarité, elle est partout. C’est de la solidarité quand on fait des haltes garderies, dans des maisons de l’enfant, sur tout un territoire, pour garder vos enfants ou vos petits enfants ; c’est de la solidarité quand on met en place le taxi vert, pour aider les gens qui n’ont pas de moyen de locomotion; c’est de la solidarité quand on crée un Centre Intercommunal d’Action Sociale, avec ses épiceries sociales, pour aider les gens qui ont des difficultés ou qui sont dans une mauvaise passe; c’est de la solidarité quand on fait des travaux de lutte contre les inondations, certaines communes se sacrifiant pour aider les autres.

 

    Et ça, c’est la puissance publique qui fait de la régulation et de la répartition. Et, vous le savez, toutes ces actions coûtent de l’argent à la collectivité, c'est-à-dire à nous tous, mais c’est une des missions du service public, c’est un des devoirs de l’état et des collectivités. Du moins, c’est toujours ce que j’ai cru… Et que je crois encore, malgré tout ce qu’on entend. Pour moi, le dynamisme économique et la solidarité publique sont étroitement liés. On peut rêver d’un paradis où la solidarité ne serait plus nécessaire, c'est-à-dire que tout le monde serait en bonne santé, aurait un emploi, un salaire décent et n’aurait besoin de rien… Mais vous le savez, ce n’est qu’un rêve… Et ce n’est vraiment qu’un rêve car vous avez beau être riche et puissant, cela ne vous empêchera pas de vieillir et de tomber malade, comme tout le monde, pour finir dépendant en ayant besoin de la solidarité nationale.

 

   Je vais m’arrêter là…  Non pas que j’ai épuisé le sujet, mais simplement parce que vous devez, du moins je le pense, être saturé, comme nous tous, de discussions, considérations et confrontations à la télé, à la radio, dans les journaux…. Bref, partout, on nous rappelle que nous sommes en campagne électorale et l’économie est un des grands sujets de polémique. Puisque la mode est au déterminisme génétique, je dirais que le consensus, ce n’est pas dans les gènes du français… Par contre, la discussion et le désaccord, sont typiquement héréditaires depuis que la gaule a été créée.

 

  Un dernier mot sur les problèmes locaux. Le rachat et la réorganisation qui ont frappé l’usine Desseilles ont traumatisé notre collectivité. Mais ce traumatisme n’est rien par rapport à l’incertitude, voire la désespérance qui touche, maintenant, certains de ses anciens salariés qui sont au chômage. Permettez-moi de leur rappeler  toute notre solidarité.

 

  Notre zone d’activité se remplit, petit à petit… C’est un bon signe, et le processus va continuer, mais ne nous faisons pas d’illusion : le Calaisis a un taux de chômage de prés de 16%, le plus haut du NPDC, et nous sommes comme les autres communes… Malgré notre bonne volonté, nous devons subir. J’espère, très sincèrement, avec encore un zeste d’espoir et un soupçon d’utopie, que les mois, voire les années qui viennent pourront nous redonner l’espoir d’une dynamique loco-régionale créatrice d’emplois.

 

   Mais, aujourd’hui, nous sommes réunis pour  fêter le travail et honorer les travailleurs. En fait, le 1er mai n’a pas été institué, pour fêter le travail mais pour commémorer la lutte des travailleurs afin d’obtenir des droits et des avantages au sein de l’entreprise.  Mais, au fil des ans, la commémoration des luttes est devenue la fête du travail. Et bien entendu, pour fêter le travail, on ne travaille pas… Alors que cette journée de soleil soit

 

-  pour tous ceux qui vont être décorés une journée de joie et de fierté,

-  pour toutes les familles  des récipiendaires une journée de fête

-  et pour tous les autres une journée de brocante. Pour information, je vous signale que tout ce que vous dépensez à la brocante n’est pas remboursé par la sécurité sociale….

 

           Merci à vous tous.

 

                                             Mesdames et Messieurs.

 

   1er Mai oblige, je dois vous parler de l’emploi. Mais 1er Mai 2006 oblige, je ne peux pas faire autrement que d’évoquer, pour commencer, les événements qui ont secoué notre pays, durant les dernières semaines : je veux parler, bien entendu, de cette mobilisation, de ces manifestations et du retrait de la loi sur les CPE, Contrat Première Embauche.

 

   A distance des événements, il est bon d’analyser ce phénomène anti-CPE, en le retirant du contexte passionnel et passionné, du contexte médiatique et même du contexte politique. Car quand quelqu’un évoque ce dossier, en me parlant des syndicats ou des partis politiques, je réponds : « Vous vous trompez : ce n’est pas un problème politique ; ce n’est pas un problème syndical… C’est un problème psychologique et un problème de société. » Ce qui est important dans la période que l’on vient de vivre, ce n’est pas la médiatisation de nos grands élus politiques, ce n’est pas les coups de gueule de nos grands leaders syndicaux ; ce qui est le plus parlant, c’est la mobilisation de tous ces jeunes, de tous ces étudiants qui ont réclamé la suppression du CPE, en se basant, en particulier sur une des clauses de ce projet de loi qui était le licenciement sans motif.

 

   Et quand je dis que cela a été le révélateur d’un problème de société, laissez-moi vous le démontrer.

 

   La majorité  des gens assis dans cette salle, la majorité des gens qui vont être décorés, la plupart des élus que nous sommes, font partie d’une génération qu’on appelait la génération du plein emploi. Dans les années 70, quand on avait 20 ans, on était à peu prêt sûrs d’avoir un boulot. Qu’on soit titulaire d’un CAP, d’un BEP, qu’on soit BAC +2, 3 voire Bac+5,6 ou 7, on était sûr de trouver un travail. Et même, souvent les non diplômes n’avaient pas trop d’inquiétude.

 

   Avec le premier choc pétrolier de 1974, est apparue la gangrène du chômage et cette gangrène n’a fait que progresser depuis 30 ans. Et plus personne, quelque soit le diplôme n’était sûr de l’avenir. Puis, dans les années 95, on nous a imposé de nouveaux concepts : la mondialisation, le libéralisme économique, les délocalisations et ces nouveaux concepts n’ont fait qu’accroître ce sentiment général qui peut être résumé en une phrase : « On n’est plus sûr de rien ! »

 

   Et depuis 30 ans, nous formons des générations de jeunes qui savent que rien n’est sûr, que même avec des diplômes on peut être au chômage, que rien n’est acquis et que sa place, dans la société, il faudra la gagner. Les jeunes le savent et les jeunes en sont parfaitement conscients. Les jeunes savent pertinemment que la précarité peut être sur leur chemin. Mais entre le fait de savoir qu’on risque la précarité et accepter une loi qui rend officielle la précarité, il y a une différence énorme. Et dans ce domaine, il vaut parfois mieux vivre dans l’idée du risque que dans la certitude du danger.

 

   Permettez-moi une comparaison qui n’a de valeur que l’illustration de mes propos. Si vous allez discuter avec un gendarme, il peut vous dire : « En prenant votre voiture, vous risquez un accident mortel. ». Vous le savez, vous prenez le risque et vous ferez tout pour éviter l’accident. Mais si ce même gendarme vous dit : « En prenant votre voiture, vous aurez un accident mortel. »… Vous vous dites : qu’est ce qu’il en sait, de quel droit dispose-t-il de mon avenir et il ne me donne pas beaucoup le choix. Car il est évident que si le CPE avait été validé, les employeurs en auraient usé et abusé.

 

   Dans la société actuelle, les jeunes savent pertinemment que la précarité existe et qu’ils peuvent en être victimes, mais ils refusent que cela soit inscrit dans une loi, qui, par définition s’applique à tous. La jeunesse a cette capacité de révolte qui peut parfois faire réfléchir les adultes blasés que nous sommes devenus. Tant mieux pour nous, cela nous pousse à réfléchir et à nous remettre en question.

 

   Alors, dans l’histoire du CPE, n’y voyez pas de chamailleries politiques, ni un coup de force syndical…. N’y voyez que le réflexe très naturel d’une jeunesse qui dit que tout n’est pas inéluctable, que tout n’est pas inscrit et qu’elle peut encore changer la société, à condition qu’on lui en laisse la possibilité.

 

   Qu’il faille des réformes, tout le monde en est conscient… Mais instituer la précarité comme statut à part entière pour des jeunes travailleurs, c’était et c’est psychologiquement difficile à accepter. Les jeunes ne l’ont pas accepté.

 

   Ce que je viens de vous dire n’engage que moi, mais je suis intimement persuadé de la justesse de mes propos, parce je reçois beaucoup de jeunes dans mes permanences, que je rencontre beaucoup de jeunes et que l’angoisse, devant l’avenir est toujours présente. On peut le comprendre.

   

   Parlons un peu, maintenant de notre collectivité, de notre commune et des dernières évolutions que nous avons pu observer.

 

  Une commune, c’est comme une famille : il y a des moments de joie, des moments d’angoisse et des moments de peine.

 

   Moment de joie quand nous passons devant la zone d’activité du moulin à huile. Vous pouvez le voir aussi et je l’avais annoncé, il y a un an : il y a des grues partout, les bâtiments s’élèvent et cela est un bon signe pour nous tous. Une zone qui se remplit, c’est un signe d’activité, de richesse locale et de dynamique créatrice d’emplois. Vous le savez, ce dossier était difficile, coûteux et parsemé d’embûches, mais nous sommes, enfin, arrivés au bout.

 

 

   Moment d’inquiétude quand on voit la folie médiatique qui a saisi la France avec l’arrivée de la grippe aviaire. Si je vous parle de cela, c’est que notre collectivité a été directement touchée par ce phénomène. Nous faisons partie de la CCTP, qui a, en son sein, un pôle économique important, essentiel, vital : la volaille de Licques… Et quand, l’élevage de la volaille prend un coup de froid, c’est la CCTP qui fait de la température et la commune de Guînes peut se mettre à tousser.

 

   Ce qui s’est passé, ces derniers mois, est irrationnel et n’avait aucun sens. Qu’on ait une attitude de précaution vis-à-vis du virus H5N1, c’est normal et ce n’est pas l’ancien médecin que je suis qui vous dira le contraire, mais que les gens aient peur de consommer de la volaille est complètement imbécile. Je le dis et je l’assume. Il y a quelques années, on ne mangeait plus de bœuf à cause de la vache folle… Ensuite, on se méfiait du lait à cause de la dioxine….. Certains on refusé de manger de la volaille suite à l’apparition du virus H5N1…. Alors qu’il est prouvé qu’il n’y a aucun danger…. Parce que la volaille, on ne la mange jamais crue.

 

  Dans ce dossier, permettez-moi de dire que nous sommes tous solidaires des éleveurs de volailles du pays de Licques, parce qu’ils ont besoin de nous et que nous avons besoin d’eux.

 

 

   Autre dossier qui a traumatisé notre communauté : C’est la liquidation de la société Deseilles et son impact sur l’usine qui est connue à Guînes, sous le nom de  CIDER.

 

   Tout le monde s’y attendait, depuis le temps qu’on en parlait. Mais tout le monde espérait qu’on passerait à coté. La mondialisation, l’ouverture des marchés et les délocalisations ont, malheureusement produit leurs effets et la coupe sombre a été sévère, touchant des familles de Guînes et des alentours. On a beau nous dire que c’est inéluctable, qu’on ne peut pas lutter contre la concurrence, que pendant des années nous subiront encore les contrecoups de cette nouvelle organisation de l’ordre mondial, avouez quand même que c’est injuste. Et lorsque les anciens dirigeants de la CIDER sont venus m’expliquer que la dentelle n’allait pas bien et que les événements allaient se précipiter, ma seule réaction a été de dire : « Je sais qu’on y peut rien, mais franchement, votre mondialisation, c’est une belle connerie ! ». Et ce qui est encore plus frustrant, c’est que devant cette logique financière, devant cette loi du marché, les décideurs, les élus, les citoyens… personne n’a de solution miracle… Nous devons subir.

 

   J’ai rencontré les ouvriers de la CIDER et j’ai défilé avec eux. Je voulais simplement montrer que toute la collectivité guinoise et tous les habitants des Trois-Pays étaient solidaires avec eux et partageaient leur désarroi, sans chercher à stigmatiser tel ou tel individu… Ils rentrent dans une période d’incertitude et d’angoisse… Nous sommes à leur coté.

 

   Je sais que dans cette salle, il y a certains ouvriers de chez Desseilles. Sachez que votre épreuve est la notre, sachez que votre révolte est la notre. Et nous ferons tout, dans la mesure de nos moyens pour vous aider et pour vous redonner de quoi espérer.

 

   Voilà, c’est ce que je voulais vous dire aujourd’hui, en ce 1er Mai, jour de la fête du travail…. On devrait plutôt dire, jour de la fête des travailleurs. Vous voyez, cette année, l’ambiance est mitigée, partagée entre l’espoir d’une dynamique locale et la désespérance ressentie par certains de nos concitoyens.

 

   Mais sachez que dans notre société, rien n’est inéluctable, rien n’est forcément gagné mais rien n’est systématiquement perdu…. Sinon, à quoi servirait-il de se battre.

 

   Nous allons honorer maintenant, des hommes et des femmes qui ont eu le courage, la chance et le bonheur de travailler pendant plusieurs décennies. Qu’ils soient remerciés et félicités pour cela et que la médaille qui sera remise, aujourd’hui puisse servir de message d’espoir à toute la jeunesse qui croit encore qu’on doit et qu’on peut se faire une place dans la société ; Message d’espoir aussi à tous ceux qui veulent retrouver cette place parce qu’ils n’ont pas démérité.

 

 Merci à vous tous.



 
Mesdames et Messieurs

 

    En tant que 1er magistrat de la commune, je me dois, cette année, comme à l’habitude de vous parler de l’emploi. Cela peut vous paraître rengaine, d’autant que lorsque vous ouvrez le journal, on vous parle emploi, chômage, délocalisation. Quand vous regardez la télé, on vous parle emploi, chômage, délocalisation et quand je rencontre des gens, dans la rue ou dans mes permanences, à la mairie, on me parle emploi, chômage, délocalisation.

 

   C’est le sujet qui préoccupe les gens ; c’est un des problèmes majeurs de notre époque… Et c’est normal. De l’obtention d’un emploi, de la pérennité d’un emploi dépendent des choses essentielles, qui sont la base même de notre société : le statut social, le confort matériel et surtout la sécurité morale avec la sécurité de pouvoir vivre descement, la sécurité de pouvoir élever ses enfants et la sécurité de pouvoir vivre comme tout à chacun. Qui n’a pas d’emploi se sent exclu, délaissé voire écarté.

 

Alors, on nous abreuve de chiffres, de statistiques, de pseudo-explications qui ne changent rien : l’emploi va mal, la vie devient de plus en plus chère, il faut l’avouer ; nous assistons de plus en plus à une paupérisation, à un appauvrissement de nos concitoyens et nous devons reconnaître que le nombre d’exclus augmente de plus en plus.

 

Alors, on essaye de trouver des coupables : Les décideurs économiques, le gouvernement, notre mode de vie …. Franchement, tout le monde est coupable et personne ne l’est vraiment.

 

Déjà, l’an passé, je vous avais parlé de ce phénomène très inquiétant des délocalisations, conséquences inévitables de cette philosophie qui nous a été imposée : le libre marché et la mondialisation. L’ouverture des frontières et la suppression des quotas sur les textiles chinois en est la plus parfaite illustration. Ils ont beaucoup de main d’œuvre, peu d’obligations sociales ; ils produisent donc moins cher… et comme notre pouvoir d’achat n’a fait que baisser, nous avons tendance à acheter ce qui coûte moins cher. C’est ce qui explique que dans beaucoup de magasins, on trouve des produits MADE IN TAIWAN, MADE IN KOREA ou MADE IN CHINA et que tous ces produits se vendent bien au détriment, bien souvent des produits MADE IN France.

 

Et ce débat  survient au moment ou nous devons nous positionner sur le projet de constitution européenne. Mesdames et Messieurs, permettez moi de vous dire qu’il ne faut pas se tromper d’adversaire. Le responsable des délocalisations, ce n’est pas l’Europe, c’est la mondialisation.

-         Quand DESEILLES construit une usine en THAILANDE…. La THAILANDE, ce n’est pas en Europe…C’est une conséquence de la mondialisation.

-         Quand NOYON construit une usine au SRI LANKA…..Le SRI LANKA, ce n’est pas en Europe….C’est une conséquence de la mondialisation.

-         Quand LA CRISTALLERIE D’ARQUES décide de s’implanter en CHINE…..La CHINE, ce n’est pas tout prés et ce n’est pas en Europe….C’est ça, la mondialisation.

-         Quand vous êtes ennuyé, au téléphone pas une enquête ou une proposition commerciale, savez-vous que l’appel vient, bien souvent du MAROC, de la TUNISIE ou de MADAGASCAR….. C’est aussi un effet de la mondialisation.

Et en citant toutes ces entreprises, je ne porte pas de jugement ; je ne fais que constater.

 

L’Europe n’est pour rien dans cette émigration des entreprises et, au contraire, si nous voulons lutter contre ce phénomène, c’est en étant unis, solidaires et encore plus forts que nous aurons quelques chances de relever la tête. Il nous faut plus d’Europe pour mieux gérer la mondialisation. Car il faut dire la vérité : la France n’est pas la seule à souffrir de ces délocalisations ; même des pays qui sont entrés, il y a un an, dans l’Europe, comme la TCHEQUIE, la POLOGNE, la HONGRIE, souffrent de cette fuite des entreprises. Et c’est en étant encore plus uni avec eux, que nous pourrons lutter, soyez en surs.

 

Le taux de chômage, en France, ne fait que monter, 2,5 millions annoncés, cette semaine . Le taux, dans le calaisis monte encore plus vite ; le taux, à Guînes, n’est pas bon. Mais, hélas, nous ne sommes pas des magiciens et le seul marabout malien que je connais, m'a dit qu'il ne pouvait rien faire.

 

Alors, au sein du Conseil Municipal, nous sommes comme vous : Un jour pessimistes ; un jour optimistes.

 

-         Pessimistes quand nous recevons les chiffres officiels du chômage.

 

-         Pessimistes quand nous recevons des concitoyens, dans nos permanences, parce que 70% des gens qui veulent nous voir, c’est pour demander de l’emploi..et nous n’en avons pas

 

-         Pessimistes quand nous apprenons, par les médias, que telle ou telle entreprise va s’installer en Asie, en Afrique ou ailleurs.

 

Et puis, certains jours, nous sommes un peu moins pessimistes, voire un peu plus confiants.

 

-         Un peu plus confiant quand je reçois, comme chaque mois, la liste des entreprises et commerces créés dans le canton. Depuis quelques mois, il y a plus de créations que de radiations. C’est toujours un bon signe.

 

-         Un peu plus confiant quand nous inaugurons le premier bâtiment sur notre zone d’activité. Cette zone dont je vous parle depuis plus de 10 ans. L’an passé, je vous avais annoncé qu’elle était en bonne voie de finalisation. Maintenant, elle est terminée : c’est une belle zone de 26 parcelles ; 16 parcelles sont déjà vendues et je ne doute pas que, d’ici 2 ans, elle sera entièrement occupée. Nous avons même, déjà,  prévu un agrandissement.

 

-         Un peu plus confiant, enfin, quand nous voyons la volonté et l’imagination de certains qui veulent s’en sortir….et les idées et initiatives ne manquent pas.

 

Mais ces quelques raisons d’optimisme sont, vous le savez, bien fragiles. Nous essayons, jour après jour, de trouver ou de garder un équilibre social, basé sur l’emploi. Cela demande de l’imagination de la persévérance et parfois des coups de sang.

 

Il y a un mois, j’assistais à une Commission Départementale  des Equipements Commerciaux. C’est cette commission qui donne les autorisations d’implantation pour les supermarchés. Nous devions examiner le transfert et l’agrandissement du magasin CHAMPION sur notre zone d’activité. Figurez vous qu’un membre de la commission, monsieur dont je tairai le nom et la fonction, a osé dire qu’il était contre ce projet parce que « les guinois n’avaient qu’à prendre leur voiture et aller à Ardres ou à la Cité de l’Europe, pour faire leur courses ». Evidemment, j’ai fait un coup de tension et je lui ai répondu :

 

-         Que tous les guinois n’avaient pas forcément une voiture

-         Que je ne voyais pas pourquoi ils iraient, obligatoirement , faire des courses à Ardres ou à la Cité de l’Europe

-         Que les emplois créés par l’agrandissement de ce magasin étaient les bienvenus et que, même pour un seul emploi, moi, le Maire de GUINES, je devais me battre et je me battrai.

Je vous rassure, ce dossier a reçu un avis très favorable, 5 voix contre 1. Mais je dois vous l’avouer, sur chaque dossier, pour chaque emploi, il faut se battre et c’est ce que nous essayons, tous, de faire.

 

Autre information que je dois vous confirmer, c’est le passage de la Communauté de Communes des Trois-Pays en Taxe Professionnelle Unique. C’est à dire, que d’ici quelques années, toutes les communes de notre intercommunalité auront la même taxe professionnelle. Donc plus de lutte ou de concurrence entre les communes ; plus de bataille entre nos communes pour attraper les entreprises et, de plus, la taxe professionnelle de Guînes va diminuer progressivement. Cela ne peut être qu’un avantage supplémentaire pour nos commerçants, artisans et futurs investisseurs.

 

Un dernier mot sur les emplois aidés : les Emplois Jeunes, les CES et les CEC. Au niveau de la municipalité, nous sommes en train de terminer la pérennisation de nos derniers emplois jeunes. Nous avions promis de créer des activités et de trouver un emploi pour tous ces jeunes à qui nous avons donné une première chance. Nous avons respecté notre parole. Quant aux CES et CEC, vous le savez, ils disparaissent cette année. Nous attendons de connaître les règles de fonctionnement et de financement pour ce qui va les remplacer, mais nous savons déjà que la charge pour les employeurs sera beaucoup plus importante et les collectivités, comme la notre, seront, de fait, moins demandeuses.

 

Voilà, j’en ai terminé. Je voulais vous faire part de nos inquiétudes, qui sont, je n’en doute pas, les mêmes que les votres mais aussi vous offrir quelques raisons d’espérer pour notre petit monde guinois. Quand on ne croit pas aux miracles, l’espoir et la volonté sont nos seuls armes de combat. Mais au moins, on a le mérite d’espérer et le courage de se battre.

 

Nous allons, maintenant, récompenser celles et ceux qui, depuis des années, ont eu la chance d’avoir une activité et un emploi. Cette médaille, qui vous sera remise au nom de votre entreprise,  n’est, simplement qu’un témoignage de remerciement et de reconnaissance vis à vis de celles et de ceux qui ont aidé, par leur travail au bon fonctionnement  de notre société.

 

Mesdames et Messieurs, bravo et merci aux récipiendaires ; merci aux familles venues les féliciter et bon 1er Mai à tous.




Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, Chers Amis,

 

Pour moi, aujourd'hui, c'est un peu un anniversaire. En effet, je préside, cette année, pour la 10ème fois, cette cérémonie du 1er mai. Et vous vous doutez bien, que chaque année, à partir du 29 avril, je me pose, régulièrement la même question :

 

"qu'est-ce que je vais pouvoir raconter le 1er mai ?"

 

-          parler de l'emploi, chaque année !

-          évoquer le taux de chômage, chaque année !

-          espérer une reprise économique, chaque année !

 

A force, je risque de passer pour un radoteur ou de manquer, singulièrement d'imagination. Et pourtant, tous les ans, je me dois de vous parler de l'emploi et figurez-vous que, tous les ans, j'ai des choses nouvelles à dire.

 

La fête étant surtout à l'extérieur, j'essayerai d'être bref. Permettez-moi d'évoquer devant vous deux points d'information concernant notre collectivité guînoise.

   

1er point : le nombre de chômeurs dans notre ville est actuellement de 427. C'est plus qu'il y a un an, puisque nous étions descendus à 385, mais c'est moins qu'il y a 4 ans, où nous comptions 525 chômeurs dans la commune.

 

Comment expliquer cette légère remontée ? On peut, objectivement, incriminer plusieurs facteurs.

 

Tout d'abord, le contexte national

 

Vous le savez, depuis 2 ans, le nombre de chômeurs a fortement progressé dans notre pays, et malheureusement, le Pas-de-Calais à été, depuis quelques mois fortement touché (hier Ø + 0.1% France / + 0.5% Pas-de-Calais → 5 fois +).

Il n'y a pas une semaine sans qu'on m'annonce des fermetures d'entreprises pour cause de désindustrialisation ou de délocalisation. Fermer une entreprise pour la réimplanter en Thaïlande ou même en Slovaquie, c'est tellement facile… et ça peut rapporter gros.

Pour nous tous, c'est une évidence : les délocalisateurs ne s'occupent pas de l'impact social, font peu de cas de désarroi des gens et n'ont aucun remord quand ils provoquent la destruction partielle du tissu social d'une commune.

Bien sur, ils habillent cela avec des plans sociaux, des plans de reclassement et des aides financières.

Bien sur, nos décideurs vous parlent de la concurrence et de la compétitivité.

Mais personne n'est dupe : 70 % des délocalisations ou des désindustrialisations se font pour raisons financières, pour gagner plus d'argent et surtout pour donner plus de dividendes aux actionnaires, fonds de pension américains ou grands groupes financiers.

On nous explique, régulièrement, que la mondialisation est inéluctable. Mais, il y a bien un domaine où la mondialisation est effective et efficace : c'est le domaine de la finance et le royaume de la bourse.

Il est actuellement plus facile d'acheter par Internet des actions à Hong-Kong, à Tokyo ou à New York, que d'aller chercher un paquet de café à l'épicerie du coin.

C'est anormal ; c'est injuste, mais c'est ainsi.

 

2ème facteur qui n'a fait qu'accentuer les mauvais résultats.

 

La disparition progressive et programmée du traitement social du chômage c'est-à-dire les CES, les CEC et emplois jeunes. Le gouvernement a décidé de modifier entièrement cette politique, en supprimant les emplois jeunes et en diminuant de façon drastique le nombre de CES et de CEC.

Permettez-moi de dire que c'est une erreur ! Si je dis cela, ce n'est pas en tant que militant politique. Non, je parle en tant que maire, en tant que président de la Communauté de Communes des Trois-Pays, en tant que président d'Eden 62 et même en tant que président du Conseil d'Administration de la Maison de Retraite de Guînes.

 

Parlons d'abord des CES et CEC. Il y a quelques temps, l'Etat nous a averti que leur nombre serait divisé par deux, puis au fil des mois, ce nombre diminue de plus en plus, parce que l'Etat ne nous donne plus d'autorisation.

Imaginez : la Ville de Guînes avait, il y a 4 ans plus de 35 CES et CEC. Personne ne peut dire qu'ils servaient à rien. Actuellement, nous n'en avons plus que 16.

La maison de retraite avait, il y a 5 ans, 25 CES. Personne ne peut dire qu'ils servaient à rien. Maintenant, il y en a … zéro.

Et pourtant cette mesure était utile, voire indispensable : quand on veut aider les gens à retrouver un statut social, quand on veut aider des familles dans le besoin, quand on veut pouvoir donner à certains une seconde chance, l'emploi aidé est une bonne méthode.

   

Regardez combien de chômeurs ont commencé à la ville comme CES, puis CEC et finalement ont été embauchés parce qu'ils étaient sérieux et que la Collectivité avait besoin d'eux.

Regardez combien de RMIste, travaillent en CES ont pu montrer leurs capacités dans tel ou tel domaine et ont pu être recommandés, ensuite pour intégrer une entreprise.

Regardez combien de gens ont été employés par la commune, en CES, pendant 12 ou 18 mois, simplement parce qu'il leur manquait 12 ou 18 mois de cotisation pour atteindre l'âge de la retraite.

 

La politique des emplois aidés avait deux avantages :

 

§  donner une chance à des gens qui, bien souvent, le méritent,

§  et aider la collectivité à remplir son devoir de service public.

 

Je le répète : la réduction drastique des CES et des CEC est une erreur.

De plus, permettez-moi de rappeler une évidence : ne vaut-il pas mieux payer les gens à travailler plutôt que de les subventionner à rester chez eux.

   

Autre erreur capitale : la suppression des emplois jeunes

Quand un jeune, diplômé ou non, cherche un emploi et dépose un CV, la seule chose qu'il lui est, systématiquement, reprochée c'est "son manque d'expérience". C'est en partie à cela que servaient les emplois jeunes : les mettre dans le monde du travail, leur donner cette expérience nécessaire et imaginer, avec eux, de nouveaux emplois, quitte à les obliger à suivre  une formation.

La Ville de Guînes et la Communauté de Communes des Trois-Pays se sont impliquées fortement dans cette démarche, avec un discours clair, que j'assume pleinement ; je leur ai dit : "à la fin des 5 ans, nous vous trouverons un emploi !".

Certains ont passé des concours et nous ont quittés. D'autres sont restés avec nous, à la Tour, à la Mairie, à la Communauté de Communes des Trois-Pays.

Nous avons tenu, nous tenons et nous tiendrons nos engagements.

Ce qui fait la grandeur d'un élu ou d'un responsable, c'est avant tout de respecter sa parole.

Mais je ne peux que regretter, amèrement la décision dogmatique de ce gouvernement, qui ne veut, en aucun cas, conforter la notion de service public, parce qu'il croit uniquement à l'initiative privée.

Et pourtant, l'un n'est pas incompatible avec l'autre. On peut très bien avoir un réseau d'entreprises privées fort, dynamique et volontariste et qui côtoie un service public fort, dynamique et volontariste.

Ce n'est pas incompatible parce qu'ils n'ont pas les mêmes missions : l'entreprise est là pour gagner de l'argent ; le service public est là pour rendre service.

C'est ce qui faisait l'originalité de la société française : un juste milieu entre l'initiative privée et la puissance publique ; et c'est ce que, sous prétexte de libéralisme et de mondialisation, nous sommes en train de détruire.

Erreur, erreur, trois fois erreur.

 

Pour en revenir à notre commune, si vous faites le compte de tous les emplois aidés qui nous ont été supprimés, cela explique la montée du chômage…. et cela veut dire implicitement, que le public a perdu des emplois et que le privé n'en a pas créé.

Et pourtant les 36 000 communes de France, les Communautés de Communes, les Conseils Régionaux et Généraux, les associations… tout cela fait un nombre énorme d'employeurs potentiels.

 

2ème sujet que je me dois d'évoquer parce qu'il a un rapport direct avec l'emploi : notre zone d'activité.

Vous l'avez, sans doute, vu dans la presse et aujourd'hui, j'ai le plaisir de vous le confirmer : les travaux de la zone commenceront avant l'été et seront probablement terminés, courant 1er trimestre 2005.

C'est la fin d'une histoire à épisodes qui nous a fortement énervé, nous et nos prédécesseurs, puisque, je vous rappelle, ce dossier a été ouvert en 1990.

Dernier épisode en date : l'après duty-free, cet argent que l'Etat avait promis à ceux qui en avaient besoin et surtout, à ceux qui en faisaient la demande.

 

Certains journalistes ont écrit qu'ils ne comprennent pas pourquoi Guînes bénéficiait, comme Calais, de l'après duty-free, parce que… les car-ferry ne venaient pas jusque Guînes. Je leur ai répondu, qu'il fallait apprendre à lire et que le CIADT qui a créé l'A.D.F. notifiait bien que cet argent n'était pas réservé à Calais, mais était destiné au Calaisis… et jusqu'à preuve du contraire, nous sommes dans le Calaisis.

 

D'autres élus locaux ont trouvé anormal que Guînes ait des subventions et que eux n'en aient pas. Je leur ai répondu qu'être maire, ce n'est pas uniquement présider des réunions, inaugurer des bâtiments ou assister au repas des personnes âgées.

Etre maire, c'est aussi écouter, se renseigner, aller aux réunions auxquelles nous sommes invités et tout simplement, passer ¼ d'heure, tous les matins à lire les journaux. S'ils avaient fait comme cela, ils auraient fait comme moi : ils auraient découvert l'après duty-free ; ils auraient monté un dossier et ils auraient touché des subventions. C'est pas plus compliqué que cela !

 

Pour l'aménagement de la zone, l'appel d'offre a été effectué. Il est positif et sera validé par le prochain conseil municipal.

L'état s'est engagé à nous verser une coquette somme, dans le cadre de l'A.D.F. Bien sûr, ce n'est pas autant que ce que nous avions demandé, mais c'est déjà pas mal.

Nous allons, enfin, pouvoir recontacter toutes les entreprises qui veulent s'installer à Guînes.

 

C'est la fin d'un dossier de 14 ans, avec ses combats, ses incompréhensions et ses déceptions. Sincèrement, je dois vous avouer que nous sommes tous heureux qu'il se termine.

Voilà, ce que je voulais vous dire : l'expression d'un regret quand on parle des emplois aidés et une note de satisfaction quand on évoque la zone d'activité.

 

Mais aujourd'hui, nous sommes réunis pour fêter les travailleurs, ceux qui ont eu la chance d'avoir une activité pendant 20, 30 ou  40 ans. Le travail vous a donné un statut social, vous a permis de faire vivre votre famille et d'élever vos enfants.

C'est bien pour vous, c'est bien pour eux, c'est bien pour toute la société.

Et, puisque aujourd'hui vous allez être décorés, sachez que cette petite médaille et l'argent que vous offre la municipalité ne sont que des témoignages de reconnaissance.

Dans une société où on ne parle que de profit, de plus-value ou de valeur ajoutée, il est bon de rappeler une fois par an, que tout cela n'existe que parce qu'il y a des travailleurs.

Depuis que le monde est monde, la vraie richesse d'une société, c'est avant tout le courage et la sueur des hommes et des femmes qui la compose.

Cela semble une évidence, mais, hélas, certaines évidences ont besoin d'être rappelées.

Soyez donc félicités et soyez donc remerciés.

 

 

Merci à tous.

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" Le summum du raisonnable, c'est de faire des choses sérieuses, sans se prendre au sérieux! Voilà pourquoi, nous vous offrons quelques 
documents véridiques... totalement  inventés  pour la cause !!!"

Les dix commandements des Trois-Pays
(Voeux CCTP 2010)

(102)

Loi 1:

"Tu ne parleras pas pour dire n'importe quoi.
Toute langue de bois a l'haleine d'un putois."

(269)


Loi 2:

" Tu devras adhérer à toute discipline
Mais sans renier ta foi et sans courber l'échine."

Colere_rouge.jpg

Loi 3:

" Tu devra dénoncer certaines inepties
Imposées par des grands qui n'ont pas tout compris."

(39)


Loi 4:

" Tu auras des audaces pour montrer tes colères
Rappelant aux voisins les gestes solidaires."


protocol_international.jpg


Loi 5:

" Tu devras ferailler, avec force et passion
Pour rester philosophe au pays du pognon."

(290)

Loi 6:

" Tu devras t'éloigner de tous les faux-semblants
Car souvent le salut arrive avec le temps."

(124)

Loi 7:

" Tu sauras innover car c'est là ton devoir
En voulant partager les trésors du terroir."

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Loi 8:

" Tu devras éviter la noirceur du corbeau;
Le manque de courage ne fait pas un zorro."

(379)

loi 9:

" Tu n'oublieras jamais de soigner ton clocher
Car au fond de ton coeur, il est toujours premier."

(11)

Loi 10:

" Tu sauras qu'être élu est toujours un honneur
Même si tu souléves grognements et rancoeur."

(1)


Et un 11ème commandement...

" Regarde avec espoir le matin qui se lève;
Ecoute avec douceur la journée qui s'achève;
Et surtout, n'oublie pas que pour faire un futur,
Tu devras inventer des milliers d'aventures."


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ALCHIMIE D'IMAGES

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