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AVERTISSEMENT:




Nous vous proposons différentes photographies qui n'ont qu'un seul but: vous livrer de belles images du Pas-de-Calais, quelques images du monde et quelques clins d'oeil humoristiques. Ces photos ont été copiées sur le web et restent la propriété des gens de talent qui les ont faites.

ITINERAIRE...

1989

- Election au Conseil Municipal de Guines

1992

- Membre de la liste régionale

1994

- Elu Conseiller Général du Canton de Guînes

1995

- Elu Maire de Guînes

1997

- Elu Président de la Communauté de Communes des Trois-Pays (CCTP)

 - Suppléant du député Dominique Dupilet

1998

- Vice-Président du Conseil Général

- Président d'Eden 62

2000

- Nommé élu référent pour l'Opération Grands Sites des Caps

2001 Réélu

- Maire de Guînes

- Conseiller Général

- Président CCTP

2002

- Suppléant du député Jack Lang

2004

- Membre de la liste régionale

- Elu président du Comité de Bassin de l'Agence de l'eau Artois-Picardie (--> 2014)

2004

- Elu président du Pays de Calais (-->2006)

2005

- Elu président de la Conférence Sanitaire du Littoral (-->2009)

2007

- Suppléant du député Jack Lang

- Démission du poste de maire

2008 Réélu

- Conseiller Général

- Adjoint à Guînes

- Président de CCTP

- Président Agence Eau

2011 Réélu

- VP du Conseil Général

- Président du Comité de Bassin de l’Agence de l’eau

- Membre de la liste sénatoriale

2012 :

- Candidat aux législatives

- Elu Président du Parc Naturel

2013

- Sénateur du Pas-de-Calais 

- Démission de la CCTP

- Démission du CM de Guînes

2014 Réélu

- VP du Conseil général

- Président du Parc

2015

- Arrêt du Conseil Général

- Arrêt  Eden

-Arrêt Parc Naturel

2017

- Arrêt du Sénat

 

PHOTOS

 

Poher (19)      

Poher (7)

Poher (18)     

Andre-et-Gilbert     

Contrat-avenir.jpg   

En-assembl-e.jpg

GB     

Inauguration-Petit-Prince.jpg      

Langelin-maire-honoraire.jpg

election 2007    

Ardres     

Conservatoire 2

Poher herve (6)     

2004 fete de la randonnee    

Bouquehault     

Kluisbergen     

Poher (14)     

tour     

99 Inauguration ADSL

MDR             

repas vieux      

jardin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

18 décembre 2012 2 18 /12 /décembre /2012 07:58

a3 

Arras Séance plénière

  Validation de la charte du Parc et adhésion au Parc des Caps et Marais d’Opale. 

   Si, membre du Conseil Général, je vous disais que dans ce dossier, notre assemblée se doit de réfléchir, de peser le pour et le contre, d’évaluer, de jauger et, finalement, d’y entrer à petits pas… Vous penseriez, à juste titre, que je suis devenu un grand timide et que je fais pas preuve d’un grand dynamisme.

   Si, Président du Parc Naturel, j’osais vous affirmer que le Parc est un être autonome, qu’il a construit sa vie et qu’il peut se passer des autres institutions, vous pourriez pensez, à juste titre, que les inondations m’ont secoué et que j’y ai grillé quelques neurones…

   Aussi, oubliant toutes les règles élémentaires de cette maison et au risque d’affronter le courroux du président Dupilet, permettez-moi de parler dans cette enceinte, non pas en tant que Conseiller Général, non pas en tant que Président du Parc, même pas en tant qu’élu local… Car c’est bien en tant que représentant d’un intercommunalité que je siège au Parc… même si j’ai plusieurs casquettes que j’assume pleinement.

   Non, je voudrais vous parler en tant que simple citoyen habitant un parc.

   Et pardonnez-moi d’avance si mes propos manquent d’objectivité.

  Mais je ne peux m’empêcher d’être direct en vous disant, Mesdames et Messieurs, que le Conseil général ne peut pas faire autrement que de bénir de façon très laïque et d’accompagner cette Charte… Et que, dans ce dossier, cette assemblée ne peut pas avoir d’état d’âme.

·         Pas d’état d’âme parce que le Conseil Général fait partie des pères fondateurs du Parc. Dès 1982, avec la création de 2 parcs, celui du boulonnais et de l’audomarois ; puis en 2000, avec la création du grand Parc des Caps et Marais d’Opale.

   Et tout cela, en association avec la Région et Espace Naturel Régional.

   Même si les parcs sont, officiellement, de la compétence régionale, le département du Pas-de-Calais a toujours été avec, aux cotés et dans le Parc. Même s’il y a pu avoir des moments d’incompréhension ou d’explications entre le Parc et le Département, il n’y a jamais eu de rupture. Chez nous, on peut se disputer, se chipoter, s’expliquer mais chez nous, on ne se sépare jamais d’un de ses enfants… Sinon, on finit toujours par le regretter… sans trop savoir qui est le vrai coupable !

 

·           Pas d’état d’âme parce qu’un grand département comme le nôtre se doit d’avoir des zones d’expérimentation, des zones d’exception et des zones d’innovation.

 

è C’est bien dans le Parc que nous avons testé les premières actions pour lutter contre les inondations ;

è C’est bien dans le Parc que nous avons créé la première ZAP (Zone agricole Protégée) et c’est dans le Parc que nous sommes en train de tester la mise en place des PPAENP ( Périmètres de Protection Agricole et des Espaces Naturels Périurbains), compétence du Conseil Général et compétence qui deviendra un outil majeur d’aménagement du territoire.

è  C’est bien dans le parc qu’on expérimente, actuellement, de nouvelles façons d’installer des corridors biologiques, de maintenir et de pérenniser une trame verte, et qu’on essaye d’être le maillon incitatif, facilitateur et explicatif pour tout ce qui touche le développement durable… Tout cela, en lien permanent avec les collectivités et le monde agricole.

è C’est bien dans le Parc qu’a été signé le Premier SAGE du département, le SAGE du boulonnais.

è C’est bien le Parc qui, depuis des années, accompagne les acteurs locaux, collabore à une stratégie et aide à la promotion, du marais audomarois,  symbole du pays de l’eau ;   

è Et c’est bien, pendant un bureau du Parc, fin 99, que le Président du Parc de l’époque, le Président Dupilet, nous a demandé de travailler sur un dossier apparemment très difficile : une Opération Grand Site pour les Deux Caps.

   Réflexion, expérimentation, innovation… Triangle magique pour un Parc, triangle magique parce qu’avec ces trois principes, vous faites toujours bouger les frontières.

·         Pas d’état d’âme pour le département parce qu’on ne refuse pas un label, une image de marque, une distinction… Distinction qui n’est pas qu’un honneur : Etre un Parc, c’est un art de vivre, une marque de fabrique, un esprit des lieux…

   Marque de fabrique et esprit des lieux qui peuvent aussi être mis en valeur par d’autres labels, ceux de l’UNESCO, en particulier. Et pour notre département,

 

è c’est un plus d’avoir sur son territoire des beffrois et un bassin minier classé au patrimoine mondial de l’UNESCO ;

è c’est un plus d’avoir un site classé Grand Site de France (il n’y en a que 11 sur toute la France) ;

è c’est un plus d’avoir un Parc Naturel Régional (il n’y en a que 49 sur toute la France, outre-mer compris).

Et vous le savez, avec tous ces labels, avec toutes ces distinctions, notre image de marque a, en quelques décennies, nettement changé.

Bien sûr, avoir de telles reconnaissances, cela entraine des règles, des règlements, des obligations…

   Mais permettez-moi d’être franc avec vous, la beauté et la gloire, ça se mérite.

   Il en est des pays comme il en est des hommes : tout le monde n’est pas beau et intelligent dès le jour de sa naissance. Il y a l’inné et il y a l’acquis. Et l’acquis, c’est le résultat d’un travail, de règles, d’obligations, parfois de frustrations… Mais le principal, c’est que le résultat soit bon et bien. Et c’est une philosophie qui s’applique sur tous les territoires d’exception.  Alors, quand par chance, l’inné et l’acquis, la nature et l’histoire vous ont offert certains atouts, il faut savoir les garder, les mettre en valeur, voire  les amplifier.

 

·         Et enfin, le département ne peut pas avoir d’état d’âme parce que dans ce Parc, vous avez un condensé d’une grande partie de notre département :

ü  l’activité humaine et le labeur des hommes avec Arques, Lumbres, les carrières du pays de Marquise ;

ü   vous avez les polders et les wateringues allant de Guînes jusqu’au marais audomarois ;

ü  vous avez les collines et les coteaux calcaires de l’arrière-pays boulonnais, du pays de Licques, du pays de Desvres ou de Lumbres ;

ü  vous avez les taquineries humides de la Slack et les mouvements d’humeur de la Hem ;

ü  vous avez l’histoire, le terroir et l’omniprésence du monde agricole qui a façonné ce territoire ;

ü  et vous avez 2 merveilles parmi d’autres dans ce département : le marais audomarois et le  Grand Site des Caps.

   Voilà, mesdames et Messieurs, nous vous demandons de délibérer sur un dossier très structuré, très réglementaire… Sur une charte qui fait plus de 380 pages… Sur des statuts composés de 20 articles et 16 sous-articles… Sur un périmètre de Parc incluant 156 communes et 13 structures intercommunales… Voilà ce sur quoi, officiellement, vous devez voter, validant la Charte et participant à sa gouvernance.

   Mais permettez-moi de tricher très légèrement… Tricher comme il m’est arrivé souvent de le faire avec le Grand Site des Caps. Quand je dois parler de ces paysages qui ont fait ma jeunesse, je commence toujours par dire : « Je ne vais pas vous parler du site des Caps… Je vais vous parler d’amour… »  Car tous ces endroits-là, on ne peut pas faire autrement que de les aimer parce qu’ils font appel, sans doute, à notre intellect et à notre mémoire, mais ils font surtout appel à notre sensibilité en mobilisant nos 5 sens.

   Et un Parc, c’est aussi et c’est surtout cela : Le sable mouillé, l’odeur du foin coupé, le casse-croute dans un estaminet, les rires des enfants dans un bacove et un coucher de soleil sur la baie de Wissant…

   C’est tout cela l’âme d’un Parc, l’esprit d’un Parc, la vie d’un Parc.

   Et c’est tout cela l’honneur d’avoir un Parc chez nous.

   C’est le citoyen qui vous le dit et c’est le président qui vous demande simplement de nous accompagner… Et pour terminer, Mesdames et Messieurs, permettez-moi de vous rappeler qu’on ne repousse jamais une déclaration d’amour même si elle peut sembler grandiloquente ! et pour cela, je m’en excuse mais on ne se refait pas.

   Merci de m’avoir écouté.

Hervé POHER 

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Published by popo - dans CG: Inondations
20 septembre 2006 3 20 /09 /septembre /2006 00:00




Séance plénière du CG. Arras 

Monsieur le Président, chers collègues.

 

    Permettez-moi de profiter de la question de Mr Majewicz et de Monsieur Carpentier pour rappeler quelques principes, qui sont pour beaucoup d’entre nous des évidences mais qui, hélas, ne le sont pas pour tout le monde. En effet, on s’aperçoit qu’après des catastrophes naturelles, certaines personnes ou certaines catégories de personnes ont une forte propension à chercher des têtes de turc, à dénigrer les efforts collectifs, à changer l’histoire, comme nous venons de l’entendre et, régulièrement, on assiste, comme aujourd’hui, à des demandes d’aides financières, de professionnels et de particuliers : ce qui est logique.

 

  Dans le domaine des catastrophes et des inondations, en particulier, je pense qu’il est nécessaire de rappeler que nous sommes tous responsables et tous coupables ! Bien sûr, nous ne sommes pas directement responsables de la quantité d’eau qui tombe du ciel… Quoiqu’une modification du climat, induite par l’activité humaine, devienne de plus en plus évidente. Mais nous sommes tous responsables et tous coupables des conséquences de ce nouveau phénomène :

 

-         Les élus sont responsables parce que pendant des décennies, ils n’ont imaginé l’aménagement du territoire qu’en fonction, souvent, de contingences locales, parfois de contingences électorales mais en ayant toujours l’obsession du goudron. Heureusement, cette façon de faire est en train de changer.

 

-         Les agriculteurs sont responsables parce que sous prétextes de remembrements ou d’une meilleure productivité, ils ont arraché des haies ou bouché des fossés. Et pendant des années, les collectivités territoriales, comme la notre, on subventionné l’arrachage de haies… et maintenant nous finançons la plantation des haies.

 

-         Le particulier est responsable parce que bien souvent, il pense que la nature est à son service, à sa disposition et qu’il ne fait pas le minimum d’entretien, obligatoire de par la loi, des rives des cours d’eau, des fossés ou des watergangs.

 

Bref, mes chers collègues, en ayant un minimum d’objectivité, quelles que soient nos positions sociales ou nos responsabilités, il faut reconnaître que nous avons tous une petite partie de responsabilité.

 

   Et si ce principe là est accepté, il en découle un corollaire qui est de dire : « Nous sommes tous responsables et tous coupables, donc en cas de catastrophe, nous sommes tous solidaires et nous faisons tous le gros dos. »

 

   Si je me permets de vous rappeler cela, c’est qu’à l’occasion des dernières inondations, dans le sud du Calaisis, j’ai malheureusement vu et entendu certaines personnes ayant oublié ce principe fondamental.

 

   Le 12 et 13 Août, c’est sur le canton de Guînes, qu’est tombé le maximum d’eau : 200 mm en 28 heures. D’habitude, il tombe entre 600 et 800 mm par an. Toute cette eau a dévalé la vallée de la Hem, en une vague, détruisant le pont de Clercques au passage et a fini sa course, dans le canton d’Audruicq et en particulier à Polincove et à Recques-sur-Hem.

 

 Les 3 bassins versants du canton ont été touchés : 

 

-         Le bassin  sud-est, c’est à dire la Vallée de la Hem, avec des dégâts considérables, dans toutes les communes, tout le long de la vallée et dans le canton d’Audruicq ;

 

-          Le versant nord avec les communes de Hames-Boucres, Guines et Andres.

 

-         Et même le versant sud, avec la commune de Fiennes, qui est dans le bassin de la Slack.

 

    Un tel phénomène météorologique est exceptionnel, même si je pense personnellement qu’il se reproduira de plus en plus souvent. Et j’en profite pour remercier, Monsieur le Président :

 

-         les services du SDIS, qui ont été présents dés le départ,

-         les services de la voierie départementale qui n’ont pas compté leurs heures et qui ont été d’une efficacité remarquable. Ils ont même été chercher des retraités du département qui ont travaillé pendant 36 heures !

 

    De plus, ayant une certaine habitude des inondations, permettez-moi de dire que, contrairement aux catastrophes précédentes, la chaîne décisionnelle a parfaitement fonctionné : L’institution Interdépartementale des wateringues a su intervenir très tôt et les voies navigables ont su gérer, intelligemment, les canaux qui sont nos exutoires obligatoires.

 

  Tout le monde a fait son travail et, je n’ai pas peur de le dire : nous avons limité les dégâts. Aussi, Monsieur le Président, mes chers collègues, vous pouvez comprendre ma colère légitime lorsque j’ai vu, le 14 Août au soir, sur FR3, un membre de la profession agricole qui mettait en cause les élus, en particulier ceux de la vallée de la Hem, en disant : « Ils ne font rien ! Y’a qu’à faire ça ; y faut faire ça ! »

   2 jours après, un article dans les journaux mettait en cause les collectivités territoriales qui, soi-disant, ne donneraient plus de financements dans la lutte contre les inondations.

 

  Aussi, je tiens à rappeler 3 vérités:

 

-         1ère vérité : Que le CG, dans le cadre de ses politiques et dans le cadre de l’avenant  intempéries du contrat de plan, a toujours aidé les collectivités qui veulent trouver des solutions et faire des aménagements.

 

-         2ème vérité : Que des solutions sont possibles, et lors de la pluie tropicale de mi-août, nous l’avons prouvé sur certaines communes mais ces solutions ne sont possibles qu’avec une forte volonté publique et, surtout, une bonne volonté du monde agricole. Et heureusement, certains agriculteurs l’ont compris et ceux-là, il faut les en remercier.

 

-         3ème vérité : Que la solidarité peut se comprendre, mais qu’elle ne doit pas être à sens unique. Si certains veulent une solidarité financière, qu’ils montrent d’abord une solidarité avec le reste de la population et qu’ils arrêtent de chercher des têtes à couper.

 

   En tant que Vice-Président chargé de l’environnement et en tant que Président du Comité de Bassin, je peux vous affirmer que beaucoup d’élus, que beaucoup de collectivités dans ce département veulent trouver des solutions. Et ils se démènent comme des beaux diables. Et ils le font avec un seul but : l’intérêt général. Et devant cette évidence qui veut que ce phénomène se reproduira de plus en plus souvent, il serait sain, il serait intelligent et il est plus que temps que tout le monde, je dis bien, tout le monde, ait comme seule préoccupation l’intérêt général.

 

C’est pourquoi, Monsieur le Président, avant de parler de solidarité, je demande qu’au sein de la 5ème commission, sous l’autorité du vice-président chargé des affaires agricoles, et avant la discussion sur la convention qui nous lie à la chambre d’agriculture, soit organisée une réunion de concertation entre

-         Les collectivités, maîtres d’ouvrage de certains projets,

-         Le CG, qui est un des financeurs

-         La chambre d’agriculture

-         Et les syndicats agricoles

 

Il faut, malheureusement, profiter de ce type de catastrophe pour remettre les points sur les I et les barres sur les T.

 

Pour répondre à Monsieur Carpentier, je tiens à préciser que si je suis allé à Clerques, c’est que les dégâts étant les plus nombreux dans le canton de Guînes, les techniciens sont venus à Guînes et que nous en avons profité pour faire un saut à Clerques, d’autant que le maire m’avait téléphoné.

 

  Monsieur le Président. Pardonnez-moi si j’ai été un peu direct, mais quand on utilise trop souvent la langue de bois, on finit par attraper des aphtes.



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Published by Hervé POHER - dans CG: Inondations
10 décembre 2000 7 10 /12 /décembre /2000 00:00






Séance plénière CG / INONDATIONS   2000

 

 

                                                     Monsieur le Préfet.

 

  Ayant chaussé des bottes, trop petites d’ailleurs, pendant plus de 3 semaines, vous comprendrez que je me doive d’intervenir au sujet des inondations.

 

   Non pas que la commune de Guînes ait été la plus touchée, loin s’en faut et nous avons limité les dégâts. Mais ce qui nous est arrivé est une toute petite illustration de ce qui se passe de façon de plus en plus répétée et de façon de plus en plus importante dans la vallée de la Lys, la vallée de la Hem, la vallée de la Liane et dans l’audomarois… et j’en oublie sans doute.

 

   Si je me permets d’intervenir, c’est qu’une fois de plus, la commune dont je suis maire va détenir, pour cette année le record départemental de pluviométrie. Il est tombé en 6 semaines ce qui tombe, normalement en 6 mois.

 

   Monsieur le Préfet, vous le savez, il n’y a rien de plus angoissant, pour les gens , de voir, jour après jour, l’eau qui monte, quand ce n’est pas heure après heure ou minute après minute.

 

   Et quand quelqu’un est angoissé, il devient agressif et cherche des coupables.

 

   Les uns disent que les autorités sont imprévoyantes ; d’autres affirment que les élus sont inefficaces ; d’autres, enfin, vouent à l’enfer les agriculteurs ou les responsables des wateringues.

 

   Aussi, permettez-moi de réaffirmer une évidence : dans les phénomènes d’inondations qui nous touchent de plus en plus souvent, nous sommes tous responsables.

 

·        Nous, les élus, nous sommes responsables parce que nous aimons trop le goudron et que la tendance, bien naturelle, d’un élu local, c’est d’aménager, de construire et de bâtir ou de laisser bâtir dans des endroits inappropriés.

·        Le monde agricole est responsable parce que, dans un souci de productivisme, normal est compréhensible, on draine les champs dans des régions humides et on supprime les haies dans les plaines ou sur les collines.

·        Le particulier est responsable quand il n’entretient pas ses fossés prés de chez lui ou, pire, quand il les bouche pour agrandir son jardin ou faire un parking.

·        Le citoyen, enfin, est responsable parce qu’on ne peut pas nier qu’il y ait une importante modification du climat.

Un exemple : Dans le calaisis, la pluviométrie annuelle a grimpé de 200 mm/ m² en 30 ans, c'est-à-dire que nous avons gagné 200 litres par m².

Avec une pluviométrie supérieure à 1000 litres par m² et par an, sur un bassin versant de 18000 hectares, faites le calcul… C’est impressionnant !!!!

 

   Si je vous dis cela, Monsieur le Préfet, c’est pour qu’on arrête d’accuser les autres.

 

   Nous sommes tous responsables ; nous devons l’assumer et nous devons trouver des solutions.

 

   Nous venons de vivre une période difficile de notre vie collective et ces périodes de crise permettent, bien souvent de tester les rouages de notre société.

 

   Et même, s’il est plus facile de critiquer, je voudrais, aujourd’hui remercier des gens :

 

·        Remercier les services de l’Etat (Sous-préfecture, Gendarmerie ou autres) qui sont toujours à l’écoute des élus et qui savent nous épauler quand nous sommes désemparés. Ca arrive !

·        Remercier les services de la voirie départementale, toujours prêts à intervenir quelque soit l’heure ou le lieu.

·        Remercier l’Institution Interdépartementale des Wateringues, organisme cher au Président Huguet, qui a travaillé 24 heures sur 24, pendant des semaines.

·        Remercier le service des voies navigables qui a su s’adapter et créer un maillage de communication garant d’une meilleure efficacité.

 

   Bien sûr, Monsieur le Préfet, vous vous doutez bien que tout ne s’est pas fait dans le calme, la sérénité et le consensus général… Et s’il coulait de l’eau, à l’extérieur, dans certaines réunions, il coulait de l’adrénaline. Certains soirs, les éclairs étaient dans le ciel, mais les coups de tonnerre étaient dans les portables !!!

 

   Mais une fois la période critique passée, je me dois d’être honnête : tous les acteurs ont œuvré pour que ça se passe le moins mal possible… Et je suis sûr que c’est la même chose dans tout le département.

 

   Je voudrais aussi remercier des gens, toujours contestés, souvent vilipendés et qui ne méritent pas ces critiques. Je veux parler des administrateurs des sections de wateringues.

 

  Ces hommes font-     Ce qu’ils peuvent

-         Comme ils peuvent

-         Avec ce qu’ils peuvent.

 

   Toutes ces personnes dirigent, avec la meilleure volonté du monde, des structures qui sont complètement archaïques, dépassées, voire obsolètes.

 

   Les sections de wateringues ont été créées par un décret de Louis Philippe… Si l’on veut plus d’efficacité, il est essentiel de revoir les statuts,le fonctionnement et le financement de ces structures, car vous le savez, Monsieur le Préfet, elles n’ont pas les moyens de leurs ambitions.

 

   Mr le Préfet, nous savons que pour vous, la lutte contre les inondations est une priorité. Vous l’avez affirmé dès votre arrivée et l’avenant au Contrat de Plan montre que l’Etat est décidé à s’investir fortement. Le Conseil Général est prêt à accompagner cette démarche. Il faut maintenant que tous les acteurs se mobilisent.

 

   Mr le Préfet. Vous comme nous connaissons les procédures :

-         faire des études

-         Obtenir des autorisations administratives

-         Trouver des maîtres d’ouvrage

-         Finaliser les financements.

 

   Mais quand les gens ont les pieds dans l’eau, et à certains endroits, plusieurs fois par an, ils ne peuvent pas comprendre que le cheminement décisionnel puisse prendre plusieurs mois, voire des années.

 

   Dans ce dossier, Monsieur le Préfet, il faut faire les choses bien, mais il faut faire les choses vite.

 

   Quand l’Etat a la volonté, quand les collectivités ont la volonté, des maîtres d’ouvrage, ça se trouve, des financements, ça se trouve.

 

   L’ensemble des acteurs de ce département est prêt à travailler, à s’investir et à trouver des solutions.

 

   Nous comptons sur vous, Mr le Préfet, pour fédérer les volontés, pour utiliser les motivations et pour amener des réponses à des gens angoissés.

 

   Cette démarche nous devons la faire, le plus rapidement possible, car c’est pour la sécurité de nos concitoyens, pour la pérennisation de notre environnement et, permettez-moi d’ajouter, pour la quiétude de beaucoup d’acteurs locaux, qui dans certains coins du département, deviennent franchement allergiques à l’eau !!!

 

  Mr le Préfet. Si vous voulez trouver un dossier consensuel pouvant réunir

-         La volonté de l’Etat

-         La volonté de la Région

-         La volonté du Département

-         La volonté des élus locaux

-         La volonté des habitants

 

   Ce dossier, c’est celui des inondations et soyez sûr, Mr le Préfet, que nous sommes tous prêts à nous mouiller.

 

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Published by Hervé POHER - dans CG: Inondations

THEMES ABORDES

Hervé Poher             

1003
Les textes édités correspondent à des lettres, des interventions, des discours écrits ou à des retranscriptions d'enregistrements. Bien entendu, les opinions et options, éditées dans ce blog, n'engagent que l'auteur.   

ATTENTION
 

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 Hervé Poher  

 

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 poher mai 2010

 

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petit prince

1er mai

Guines divers (3)