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AVERTISSEMENT:




Nous vous proposons différentes photographies qui n'ont qu'un seul but: vous livrer de belles images du Pas-de-Calais, quelques images du monde et quelques clins d'oeil humoristiques. Ces photos ont été copiées sur le web et restent la propriété des gens de talent qui les ont faites.

ITINERAIRE...

1989

- Election au Conseil Municipal de Guines

1992

- Membre de la liste régionale

1994

- Elu Conseiller Général du Canton de Guînes

1995

- Elu Maire de Guînes

1997

- Elu Président de la Communauté de Communes des Trois-Pays (CCTP)

 - Suppléant du député Dominique Dupilet

1998

- Vice-Président du Conseil Général

- Président d'Eden 62

2000

- Nommé élu référent pour l'Opération Grands Sites des Caps

2001 Réélu

- Maire de Guînes

- Conseiller Général

- Président CCTP

2002

- Suppléant du député Jack Lang

2004

- Membre de la liste régionale

- Elu président du Comité de Bassin de l'Agence de l'eau Artois-Picardie (--> 2014)

2004

- Elu président du Pays de Calais (-->2006)

2005

- Elu président de la Conférence Sanitaire du Littoral (-->2009)

2007

- Suppléant du député Jack Lang

- Démission du poste de maire

2008 Réélu

- Conseiller Général

- Adjoint à Guînes

- Président de CCTP

- Président Agence Eau

2011 Réélu

- VP du Conseil Général

- Président du Comité de Bassin de l’Agence de l’eau

- Membre de la liste sénatoriale

2012 :

- Candidat aux législatives

- Elu Président du Parc Naturel

2013

- Sénateur du Pas-de-Calais 

- Démission de la CCTP

- Démission du CM de Guînes

2014 Réélu

- VP du Conseil général

- Président du Parc

2015

- Arrêt du Conseil Général

- Arrêt  Eden

-Arrêt Parc Naturel

2017

- Arrêt du Sénat

 

PHOTOS

 

Poher (19)      

Poher (7)

Poher (18)     

Andre-et-Gilbert     

Contrat-avenir.jpg   

En-assembl-e.jpg

GB     

Inauguration-Petit-Prince.jpg      

Langelin-maire-honoraire.jpg

election 2007    

Ardres     

Conservatoire 2

Poher herve (6)     

2004 fete de la randonnee    

Bouquehault     

Kluisbergen     

Poher (14)     

tour     

99 Inauguration ADSL

MDR             

repas vieux      

jardin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

22 novembre 2014 6 22 /11 /novembre /2014 09:13

2014 collège Guines

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lettre à Madame Najat Vallaud-Belkacem,

Ministre de l’Education Nationale

 

 

 

Objet : Sortie du collège de Guînes (62340) du RRS

 

Guînes, le 22 novembre 2014

 

Madame la Ministre.

 

   Permettez-moi d’attirer votre attention sur un dossier qui met toute une collectivité en ébullition, voire en émoi. Et quand je parle de collectivité, ce sont des parents, des enseignants, l’ensemble des élus et le simple citoyen. Le collège de Guînes « devrait perdre» son classement d’établissement en Réseau de Réussite Scolaire (RRS). Et avec lui, tous les établissements primaires qui y sont attachés.

 

   En tant qu’ancien maire de la commune, en tant que Conseiller Général du canton et en tant que Sénateur du département du Pas-de-Calais, j’ose affirmer qu’une telle décision est et serait inique parce que basée sur des arguments comptables et mathématiques qu’il est facile de dénoncer. Une telle décision ferait fi de la réalité du terrain, ferait fi de l’histoire et de la sociologie locale, ferait fi des efforts consentis depuis plus de 15 ans.

 

   On évoque des chiffres qui ne sont que des chiffres, des moyennes ou des artéfacts mathématiques qui ne sont que moyennes ou artefacts :

 

   On nous parle d’un taux de boursiers un peu bas ! Comment se fait-il que certains établissements « devant être classés en RRS » ont un taux encore plus bas ? Un taux de boursier bas alors que le taux de PCS défavorisés reste élevé ? Le non-retour des dossiers peut facilement s’expliquer.

 

   On nous fait la remarque que « le taux d’élèves en retard est bas » ! Nous pensions naïvement que « cela était normal » : les instructions nationales ne disaient-elles pas « pas de redoublement ». On va donc pénaliser les établissements obéissants et pousser ouvertement à la désobéissance.

 

   On nous signale le taux très faible de résidents en Zone Urbaine Sensible !!! Guînes et son canton font partie d’un pays rural ou semi-rural. Et jusqu’à preuve du contraire, les problèmes de l’enfance et de l’éducation ne sont pas uniquement réservés à la ville !

 

   On a même évoqué le revenu moyen par habitant. Un milliardaire au milieu de trente personnes à la limite du seuil de pauvreté, ça donne mathématiquement, un revenu moyen « acceptable »… pour l’administration certes, mais pas pour les 30 personnes.   

 

 

   Bref, dans une commune qui a 22% de chômage, dans une commune qui a créé le premier Centre Intercommunal d’Action Sociale au nord de Paris, dans une commune où il est prouvé médicalement, « trop de retards de langage »,  « trop de handicaps sensoriels tardivement traités », « une absence flagrante  de limites éducatives » et une « marginalisation trop facile des adolescents »… Bref, dans une commune qui traine quelques handicaps issus d’une sociologie complexe et fruit d’une histoire tout aussi complexe, vous ne pouvez pas arrêter un effort de redressement. Effort de redressement donné, depuis des années par la collectivité dans son entier, avec un corps enseignant motivé et des parents d’élèves volontaires.

 

   On reproche au collège un taux de réussite au brevet… Et alors, cela prouve simplement que l’effort est payant, que la dynamique est bonne et que ce qui a été porté à bout de bras, depuis des années, donne enfin, quand même, quelques résultats. Tant mieux pour nous tous… mais est-ce une raison pour arrêter ? Au contraire !

 

   A l’heure ou l’éducation et l’échec scolaire sont devenus des priorités gouvernementales, vous ne pouvez pas donner à une collectivité en train de « sortir la tête de l’eau », un message aussi négatif.

 

   Madame la Ministre. Je demande instamment que la décision soit revue à l’aulne non pas de calculs mathématiques mais en regardant et en écoutant les gens du terrain.  

 

   Il n’y a pas de quoi être fier : être dans un réseau, c’est pour une société reconnaitre un problème. Le principal, c’est de l’assumer et d’essayer de le résoudre. Le collectif guînois l’a toujours fait et veut continuer à le faire.

 

   Nous sommes l’exemple type d’une collectivité qui veut et qui peut s’en sortir par l’éducation. Mais il ne faut pas qu’on nous laisse au bord de la route.

 

   Recevez, Madame la Ministre, l’expression de mes sentiments les plus respectueux.

 

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Lettre à Monsieur Guy Charlot

Inspecteur d’académie

du Pas-de Calais  

                                                 

Guînes, le 22 novembre 2014

Monsieur l’Inspecteur d’Académie

   Permettez-moi  d’attirer votre attention sur le cas de Guînes, de son ensemble éducatif et de son collège.

   Il semble maintenant certain que le collège va sortir du Réseau Réussite Scolaire, collège et écoles primaires s’y rattachant.

   Ceci serait une erreur  manifeste alors que les prémices d’une amélioration se font sentir. Grâce à la mobilisation de tous, je dis bien de tous, une dynamique positive a été créée. Et, vous le savez, nous partons de loin : c’est l’ancien maire qui vous le dit et l’ancien médecin généraliste qui vous le confirme.

   Bien sûr, je sais qu’on pourrait me répondre que « sortir d’un réseau, cela prouve que ça va mieux ». Aller mieux, ce n’est pas être guéri, Monsieur l’Inspecteur ou alors, nous n’avons pas la même définition de ce qu’est la bonne santé !

   Cette décision, prise, comme bien d’autres d’ailleurs, en fonction de chiffres auxquels on fait dire ce que l’on veut, est une décision « hors sol », inadéquate dans la forme et dans le temps.

   Je me permets de vous transmettre copie du courrier que j’adresse, ce jour, à Madame la Ministre de l’Education Nationale.

   J’espère que ce dossier est encore révisable et que l’intérêt humain et éducatif saura prévaloir sur les arguments comptables et budgétaires.

   Recevez, Monsieur l’Inspecteur, l’expression de mes salutations.

 

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Lettre à Monsieur Jean-Jacques Pollet,

Recteur de l’Académie de Lille

 

 

 

Guînes, le 22 novembre 2014

 

Monsieur le Recteur.

 

 La rumeur courait, les journaux l’ont confirmé. Le collège de Guînes et son réseau vont perdre le statut de RRS.

 

   Permettez, Monsieur le Recteur, que je m’élève contre une telle décision :

 

  • parce que c’est une décision basée sur  des chiffres, sur  des moyennes et sur des interprétations ;

  • parce que c’est une décision qui ne tient en aucun compte de la réalité du terrain avec sa vérité  sociale et sa vérité économique ;

  • parce que l’effort entamé, il y a plus de 17 ans, par les enseignants, les parents, les élus et par d’autres… Cet effort est bien mal pris en compte ;

  • Parce que nous sommes fiers, localement, des quelques résultats qui commencent à apparaitre mais, bizarrement, nous sommes récompensés par « moins de moyens, moins de dynamique, moins de considération ».

  • Parce que nous ne sommes pas des urbains… Et alors ! 

 

   Les quelques résultats qui peuvent enfin redonner espoir à toute une collectivité auraient dû amener le ministère à dire : « C’est bon ; enfin on est sur la bonne voie ; on continue… Voire, on amplifie. » Hélas, c’est tout le contraire qui nous est expliqué, qui nous est appliqué.

 

   Monsieur le Recteur, je connais bien cette ville, ce canton, ces populations. Ce n’est que par l’école, par l’éducation et par une dynamique collective que nous trouverons les solutions à certains maux.

 

   Je vous transmets copie du courrier que j’adresse à Madame la Ministre de l’éducation en espérant que nos décideurs nationaux et régionaux puissent encore prendre des décisions politiques et  encourager ainsi  les volontés locales.

 

   Recevez, Monsieur le Recteur, l’expression de mes salutations respectueuses.

 

Hervé Poher

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by popo - dans Guines (divers)
25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 23:06

guines.gif 

Guînes, le 25 mars 2013

 

                  Mesdames et Messieurs les membres  du Conseil  Municipal.

   Respectant la loi et les traditions, je ne serai pas parmi vous ce soir. C’est la première fois, depuis 24 ans que je ne reçois pas de convocation pour un Conseil Municipal mais c’est moi qui, d’après les événements, en ai décidé ainsi. Aussi, ne voulant pas donner l’impression de partir en catimini, j’ai demandé à Monsieur le Maire l’autorisation de vous transmettre ces quelques mots.

   Comme vous le savez tous maintenant, étant touché par le cumul des mandats, la loi m’oblige à abandonner une de mes fonctions : je n’ai pas le droit de faire partie de plus de 2 assemblées élues. Or au 1er mars, j’étais membre du Conseil Municipal, membre du Conseil Général et membre de l’Assemblée Sénatoriale. Je me devais donc d’abandonner une de ces participations dans le mois suivant l’apparition de ce cumul, c’est-à-dire pour le 31 mars au soir.

   Certains petits esprits avaient, à grands coups de blogs et de fautes d’orthographe, réclamé ma démission. Ils auraient mieux fait de se renseigner avant. Cela leur aurait permis d’apprendre que la loi m’amenait à délaisser un mandat et, en priorité, le plus ancien. Mais, hélas,  n’est pas intelligent qui veut et le populisme est bien souvent l’arme des médiocres.

   J’ai donc choisi de démissionner de mon poste de conseiller municipal, en date du 18 mars 2013 et de rester ainsi  Conseiller Général et Sénateur. Ceci n’a pas été une décision facile à prendre : on ne quitte pas sa seconde maison aussi facilement… Surtout après 24 ans.

   Durant ces 24 ans, j’ai été 6 ans conseiller, 12 ans maire et 6 ans adjoint. Durant ces 24 ans, j’ai éprouvé, avec l’équipe, quelques moments de colère, un certain nombre de déceptions,  mais surtout beaucoup de moments de joie et de satisfaction. Durant ces 24 ans, j’ai été fier de travailler avec d’autres pour notre commune, pour l’avenir de notre commune et pour le bien des enfants de notre commune.

   Si dans mes fonctions actuelles j’ai quelques spécialités, c’est bien à Guînes que je les ai apprises. Si dans mes responsabilités actuelles j’ai quelques autorités, c’est bien à Guînes que je me suis formé. Si dans les méandres de la gestion publique, je suis parfois volontariste ou à contrario humble, c’est bien à Guînes que j’ai appris à bien doser. La commune a été et restera une de mes  vraies racines, avec des certitudes, avec des doutes, avec des émotions, avec des amis et des camarades qui, aujourd’hui, de là où ils sont, peuvent être contents.  Et pour être franc avec vous, dans les couloirs à Arras et déjà même au Palais du Luxembourg, on a tendance à m’appeler  « Poher le Guînois. »

   Je vous quitte en laissant une très grosse partie de mon cœur avec la belle Marianne qui surveille la salle du Conseil Municipal. Mais, vous le savez, je ne vous quitte pas vraiment : vous avez perdu un conseiller municipal mais vous gardez un conseiller général et vous avez gagné un sénateur… Et ceux-là seront toujours à vos côtés… Les vikings sont toujours fidèles.

   Bonne chance à vous tous et bonne chance à la commune. Vous avez encore de nombreux défis à relever et vous avez encore de nombreuses utopies à concrétiser. L’équipe en place sait ce qu’elle a à faire et le fait bien.

   Continuez à être les défenseurs d’une certaine image de Guînes. Les habitants de notre commune le méritent et en ont besoin.

   Bien à vous.

Hervé Poher 

Maire honoraire de la commune de Guînes

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Published by popo - dans Guines (divers)
3 juillet 2012 2 03 /07 /juillet /2012 19:31

Vick.jpg     Un petit mot, pour commencer, sur ce qui a été évoqué par Marc… Sur certains événements récents qui nous ont un peu contrariés. A ses propos, j’ai bien senti qu’il était en train de subir une transmutation : je crois qu’il devient de plus en plus viking et qu’il est en train de prendre mes mauvaises manières : il fout des coups de hache quand il croit que c’est justifié et, en plus, ça le soulage…

  Alors, je lui dis, à lui et à tous mes amis Guînois : Restez calmes, restez sereins et ne retenez que 3 choses essentielles

1)    Qu’il y a, dans la vie, des choses bien plus graves que les vicissitudes électorales.

2)    Que la duplicité a toujours fait partie du fonctionnement politique… Regardez Henry VIII, François I et Charles Quint… Et ceux qui oublient  ce principe sont des naïfs… Moi, sans doute, le premier !

3)      Que les maximes et les dictons populaires finissent toujours par se réaliser… La semaine dernière, je suis parti pour faire un câlin avec ma fille et mon petit-fils et en arrivant à Montpellier, sous une canicule de 40° et sur le quai de la gare, j’ai vu une publicité qui disait : « La vengeance est un plat qui se mange glacé ! ». Je ne sais plus si c’était une publicité pour un ice-cream ou pour un réfrigérateur… 

  Mais puisque ça se mange glacé, nous avons le temps et nous avons le temps de nous occuper de ce qui est  vraiment important… Les malfaisants faisant partie de l’accessoire… L’important, aujourd’hui, c’est la Tour.     

   Très rapidement, juste quelques mots… Quelques mots  parce que

-         l’émotif a déjà été exprimé

-         le savoir a déjà été expliqué

-         et le dévouement désintéressé a déjà été exposé

   Et puisque les choses essentielles ont été dites par les autres, permettez-moi simplement d’avoir quelques propos d’ancien combattant… car cette belle aventure de la Tour, cette belle histoire du Camp du Drap d’or et de cette belle imagerie qui se superpose à la ville de Guînes depuis quelques années… Bref, tout cela m’a accompagné depuis mes premiers pas en politique.

   La première manifestation à laquelle j’ai eu l’honneur d’assister en tant que conseiller général, c’était bien le baptême d’Henry VIII le Guînois, notre géant.

   Et tout cela, tout ce que nous fêtons aujourd’hui, ce n’est que le résultat du hasard, d’une rencontre entre une dynamique locale, la volonté de gens passionnés  et un besoin politique.

Je m’explique.

   En 1994, lorsque j’ai été élu au Cg, puis en 1995 à la mairie, une évidence c’est imposée à nous, les élus de la commune : nous avions un déficit d’image ou même, la seule image qui marquait les gens, c’était le guînois bagarreur dans la rue, dans les bals et surtout sur les terrains de football.

  Indéniablement, nous étions en manque d’une reconnaissance et il semblait indispensable d’imaginer une représentation symbolique, de forger un aperçu de l’histoire guînoise et d’offrir à tout le monde ce qu’il y a de plus accessible : une image, une image mémorisable, une image simple de notre commune.

   Et c’est là que le hasard et les circonstances se sont mêlés pour notre plus grand bien.

   En effet, à partir des années 90, quelques passionnés d’histoire et d’histoire locale avaient  commencé à formater une image historique. Le premier d’entre eux, c’est évidemment Eric Buy qui a pu travailler sous l’œil bienveillant de Monsieur Warnault, aussi passionné que lui et qui était maire à l’époque. Cérémonie pour une bombarde, création de l’association du Camp du Drap d’Or, 1er prix du concours Eurotunnel et le baptême du géant… Bref, pas besoin d’être alchimiste pour transformer cette dynamique locale en un outil de communication. Et cette dynamique locale ira même jusque la construction d’un bâtiment…

   Mais connaissant bien nos compatriotes et sachant qu’on n’attire pas des mouches avec du vinaigre, nous avons, je dois l’avouer, construit ce concept en trichant un peu : notre image est un peu un melting-pot historique avec :

-         Un peu de la Tour de l’Horloge,

-         Encore un peu de Blanchard et Jeffries (histoire de s’envoyer en l’air)

-         Un « peu beaucoup » de vikings pour que ce soit bien sanguinolent,

-         Et « beaucoup beaucoup » de Henry VIII pour qu’il y ait du sexe et de la bouffe…

   Et ça a marché. Au grand désespoir des puristes et des vrais historiens, nous nous sommes, en une décennie, identifiés à tout cela… Et l’élu que je suis, encore plus que les autres : l’image de viking, me colle à la peau ; l’image de la bouffe, commence à me coller au ventre… Pour le sexe, permettez que je reste discret… En tout cas, je n’ai pas encore coupé de tête !!!

  Et c’est parce que nous avons appréhendé cette démarche par le côté imagerie populaire, par le côté trivial, voire même par le côté carabin qu’aujourd’hui, on peut se permettre, on doit se permettre d’inaugurer et de montrer autre chose : avec ce qui est exposé, nous franchissons un cap. Et c’est un cap important.

   Bien sûr, on ne renie pas la rage des vikings ou les plaisirs d’Henry VIII, mais on vous rappelle que le 16ème siècle était aussi l’époque de la beauté, du raffinement, de la renaissance, du génie avec Léonard de Vinci et de l’humanisme avec Erasme… Et tout cela fait partie, aussi, de notre histoire. C’est peut-être moins « rigolo » que le sang, le sexe et la bouffe, mais c’est tout à fait complémentaire dans l’identification locale et dans l’identification de nos concitoyens.

   Alors merci à tous. Merci à la Région, au Conseil Général, à la Mairie, à la CCTP, à tous ceux qui nous ont aidé, au fil du temps, à inventer notre belle histoire ; merci aux membres du  Camp du Drap d’or, à Vincent, au personnel de la tour et à tous ceux qui ont fait, font et feront partie de cette aventure collective.

   Comme l’a dit Marc, il y a de quoi être fier du résultat. Quand on parle de Guînes, maintenant, les gens savent où c’est et pas uniquement où se trouve le terrain de foot.

   Aujourd’hui, par cette nouvelle étape de la Tour de l’Horloge, nous avons voulu rappeler qu’à Guînes il y a peut-être des vikings mais que contrairement à la croyance populaire, les vikings savaient être humanistes avec des principes, une morale et un sens de l’honneur… Ce qui n’est pas donné à tout le monde… vous êtes bien obligés de le reconnaitre.

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Published by popo - dans Guines (divers)
11 octobre 2010 1 11 /10 /octobre /2010 19:36

 

Herve Poher 552 

 Carte envoyée à tous les participants. 

Au cours du mois de juin, vous avez essayé,

Dans un complot infâme, de me « placardiser » !

Sachez que c’est loupé… Que je suis toujours là

Et que, un jour ou l’autre, ma vengeance tombera !!!!

Merci quand même à vous et nous n’oublierons pas

Ce samedi de fête et mon honorariat.

 

Hervé Poher

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Published by popo - dans Guines (divers)
26 juin 2010 6 26 /06 /juin /2010 12:07

 

 

 

Maire honoraire 

Guînes, Hervé Poher, cérémonie d'honorariat

Mesdames et Messieurs.

Vous vous en doutez. Ecrire un discours pour une telle cérémonie, ce n’est pas forcément ce qu’il y a de plus facile. Certains grincheux diront, par derrière, que je dis cela à chaque fois. Mais en tout cas, cette fois-ci, cela  n’a pas été évident… Et ce pour plusieurs raisons.

   La première, c’est que

-          quand on aime bien le verbe,

-          quand on vit au sein du monde politique

-          et quand on doit parler de soi-même, on ne peut pas faire autrement que de tomber dans la caricature d’un égo surdimensionné. Et de l’égo surdimensionné, vous en avez eu un peu trop à la télé depuis quelques jours.

   Comme disait William Von Domenech dans le tome 1 de ses mémoires de guerre : « Les footeux, ça jouent aux pieds ; Henry, il a joué à la main ; Ribéry, il a joué à la poupée et nous, on a joué au con. » 

   Mais, en dehors du domaine du sport où plus rien n’est raisonnable, parler en bien de soi, ça fait toujours très mauvais effet… D’autant plus, en maniant quelque peu l’autodérision, que je peux rajouter : «  Dire que je suis bourré de qualités, ce n’est pas un compliment exagéré, ni un scoop, c’est une simple constatation ».

   Mais, sérieusement, avoir un égo surdimensionné est d’autant plus  inapproprié que, vous le savez bien, dans notre société, tout est devenu fugace, volatile et éphémère : l’information, la gloire, les honneurs, le nom, le surnom et le renom… Tout cela n’a plus que la valeur du moment, voire d’un instant.

   Rappelez-vous, j’avais inventé, après le tsunami, cette locution : « Vite avalé ; vite digéré ; vite oublié ». J’étais tristement réaliste et cette locution  s’applique aussi et encore plus aux politiques. Et c’est pourquoi il faut savoir ou il faut se forcer à relativiser les choses.

Une anecdote à ce sujet.

   Samedi dernier, j’étais au Conseil Général pour le « Api-Day », c'est-à-dire la fête de l’abeille. Beaucoup de gens sont passés pour voir nos ruches et, en fin de matinée, j’ai remarqué deux personnes qui étaient dans le hall du Conseil Général et qui examinaient la grande photo aérienne qui est sur le sol. C’est une photo aérienne du département et je voyais bien qu’ils cherchaient quelque chose autour de la ville de Calais.

   Je m’approche d’eux et je leur demande : « Vous essayez de trouver un endroit précis ? ». Et un monsieur, âgé d’une cinquantaine me dit : « Oui. On cherche un village que vous ne connaissez pas. On cherche Guemps. » Je lui réponds : « Mais je connais Guemps. Vous savez qui je suis ? ». «  Ben oui, me dit-il. Vous êtes monsieur Poher ».

   Je rajoute alors : « Je suis conseiller général dans le calaisis depuis 1994 et j’ai été maire de Guînes pendant 12 ans. » Et le monsieur me regarde étonné et s’exclame : « Je croyais que le maire de Guînes, c’était depuis toujours Monsieur Médine. »…  Cela m’a foutu un rude coup de pied dans l’égo. « Vite avalé, vite digéré, vite oublié. »

   La seconde raison qui fait que la rédaction de ce discours a été difficile, et mes proches la connaissent, c’est que j’ai toujours eu horreur des cadeaux, des distinctions, des mises en valeur ou des décorations. Les spécialistes disent que je souffre de « métallophobie », c'est-à-dire une allergie à la médaille.

   Je crois que cette allergie aux honneurs vient de mon enfance. Figurez-vous que, quand j’étais adolescent, beaucoup de mes camarades m’appelaient « Popovitch », ce qui fait indéniablement penser à un vieux maréchal russe, avec un énorme couvre-chef et 30 kilos de médailles sur la poitrine.

  Comme au bout d’un moment, j’ai dit que je ne voulais plus être appelé « Popovitch », ils m’ont appelé « Camarade Popov »… Ce qui n’est pas beaucoup mieux et laisse planer une certaine ombre de bolchevisme « pohérien » et une certaine conception de la démocratie… conception pas trop éloignée de la mienne d’ailleurs ! Tout le monde sait que je ne crois qu’à la démocratie dirigée…

   Et comme le disait Georges W Bush dans le tome 1 de ses mémoires de guerre : «  Remonter les bretelles en serrant la ceinture, c’est la spécialité de toute dictature. Et il ajoutait : J’ai toujours admiré la démocratie à la Guînoise qui se résume en un slogan : Si c’est le chef qui a dit, c’est que c’est comme ça ! »

   Anecdote au sujet des honneurs.

  Un jour, en 2007, Monsieur Lespagnol, sous-préfet de calais s’est étonné que je n’ai jamais reçu aucune décoration, ni distinction. Avec mon air aimable habituel, je lui ai répondu : « Je n’ai pas besoin d’être décoré car je ne suis pas un arbre de noël ». Et il m’a rétorqué, en souriant : « Si on rentre dans les détails, on va parler de guirlandes et de boules et ça peut devenir grivois ? »

   Autre anecdote complémentaire. Beaucoup de mes amis continuent à m’appeler « Popovitch »… pour me provoquer. Car, figurez-vous que je n’ai pas de chance et que beaucoup de mes amis sont de gens de droite… Que voulez-vous, personne n’est parfait !

   La troisième raison qui rend ce discours difficile, c’est que le titre de maire honoraire, c’est valable pour les autres, mais pas pour moi ! 

   Lorsque j’ai appris, par hasard, par une « indiscrétion agricole », que Marc avait demandé l’honorariat pour moi, en cachette, comme un voleur, je me suis mis en colère et j’ai dit : « Je ne veux pas de votre truc ; Maire honoraire, c’est un truc de vieux. »… Je m’en excuse auprès des maires honoraires présents dans la salle. Mais c’est vrai : cela a été ma première réaction…

   Toujours très en colère, je suis rentré chez moi et, à ce moment là, j’ai eu une illumination. «  Est-ce que, par hasard, Médine n’essaierait pas de me foutre au placard ? »… Et bien, il ne va pas être déçu du déplacement, le vendeur de flotte ! 

   Et puisque la « crapulocracie municipale » ou cette « autocratie crapuleuse » cherchait à m’enfermer et à se donner bonne conscience en voulant faire une cérémonie pour moi, il fallait que je trouve moyen de les rouler. Et j’ai trouvé.

   Figurez-vous qu’il y a beaucoup de gens ou d’amis que je devais, depuis longtemps,  réinviter chez moi. Mais vous le savez,  en vieillissant, on devient plus ou moins radin et j’ai toujours remis ces invitations. Les gens disent qu’ils oublient, que c’est la faute à Monsieur Alzheimer. Non, moi qui suis médecin, je le confirme : c’est l’arthrogrypose, la maladie des doigts crochus ! Comme disait le Baron de Rothschild dans le tome 1 de ses mémoires de guerre: « L’avarice est encore un privilège honteux : les avares sont très rares devant l’ANPE. »    

   Et bien aujourd’hui, je fais d’une pierre, trois coups :

-          En 1, la mairie réinvite des gens que je veux bien ou que je dois inviter ;

-          en 2, c’est la mairie qui paye ;

-          en 3, pour foutre le bordel, j’envoie une lettre anonyme aux journaux pour dénoncer la dilapidation de l’argent public au profit d’un élu. Et la lettre anonyme, je la signe DD D’arras… Avec le nom d’un autre ! Elle ne sera plus anonyme, mais je m’en fous !

   Avouez que c’est bien joué ! Et le distributeur d’eau nitratée n’est pas sorti de l’auberge… Je le roule. J’ai vraiment tous les vices. Comme dit Alexandra Rosenfeld, miss France 2006, dans le  tome 1 de ses mémoires de guerre : « Le vice est à l’humain comme Jésus est à Dieu ; Ils ne font qu’une personne et pourtant, ils sont deux. »

   Et puis, en plus, j’en profite, au cours de cette petite fête pour dire merci. Pour rendre des mercis à des tas de gens sans qui l’aventure municipale et mon aventure personnelle n’auraient pas été possibles. Et je crois qu’il faut le faire car le mot « merci » est bien un mot qui s’oublie trop facilement… Surtout dans notre milieu politique.

   Merci d’abord à tous ces gens qui sont des « anonymes de la politique » et qu’on a l’habitude d’appeler les militants ou les sympathisants. Il y en a beaucoup dans cette salle.

   Quelques-uns d’entre eux sont venus me chercher un jour de janvier 89 pour savoir si j’acceptais de faire un bout de chemin avec eux. J’ai accepté et depuis un moment, c’est même moi qui leur montre le chemin. D’autres personnes, sans être engagées politiquement, ont toujours été à mes cotés et m’ont aidé. Mais il faut bien avouer que je n’ai jamais trop su si elles partageaient des idées, si elles soutenaient le beau-fils à Fauquenois, si elles poussaient le mari de Martine ou si elles étaient solidaires du médecin de famille. Bref, même si je n’ai pas le palais noir comme tout bon guînois de race, elles me soutenaient. Merci à elles.

   Merci ensuite à tous ces gens que j’appellerais « les compagnons de campagne ». Et il y en a plusieurs dans cette salle. Tous ces gens qui ont accepté, un jour, de mettre leur nom dans une liste, sachant pertinemment que ce nom n’existerait que le temps électrique d’une campagne électorale et qu’après il retomberait dans un déroulement quotidien plus serein. Ils ont apporté leur nom, leur image et parfois leur influence pour des ambitions, des rêves de combats et des joies de victoire. Merci à eux.

   Merci à certaines personnes avec lesquelles je me suis frotté parfois violemment. Cela vous étonne peut-être, mais il y en a aussi dans cette salle.

  Toute masse en mouvement est porteuse d’énergie et tout mouvement de masse provoque un frottement. C’est ce qu’on appelle de l’énergie cinétique mélangée à d’autres choses et, dans le microcosme politique, il y a :

-           pas mal d’énergie,

-          pas mal de frottements

-          et beaucoup d’autres choses.

   J’ai voulu que certaines de ces personnes soient ici, aujourd’hui, simplement pour réaffirmer que tout est relatif et reconnaitre que « la langue dépasse parfois la raison et que la raison oublie parfois le cœur. »… Alors, si à un moment de mes engagements, j’ai blessé des personnes, je m’en excuse. Ce n’était pas la finalité de mon action.

   Mais vous le savez le viking a un gros défaut : il frappe d’abord et réfléchi ensuite…

  Ce qui ne m’empêche pas de dire et de confirmer, Mesdames et Messieurs, que dans notre environnement, il y a quand même des crapules, des mauvaises femmes et des gens à qui il faut botter les fesses de façon régulière.

   Merci à ceux qui ont travaillé et travaillent avec moi, employés et collaborateurs. Je le sais : ce n’est pas facile.

   Je suis parfois lunatique, un peu râleur, souvent absent, complètement hermétique à certaines choses, toujours pressé, régulièrement mal agréable et je ne fais même pas l’effort d’un semblant d’amabilité.

  Mais mon air renfrogné et peu aimable fait maintenant partie de mon personnage. Sachez que dans votre cv, vous avez un atout supplémentaire. Dans le Pas-de-Calais, on dit « Qui peut supporter un Poher, peut tout supporter. »

   Merci aux élus que j’ai côtoyés ou que je côtoie dans mes responsabilités. Sachez, contrairement à ce que certains disent, que j’accepte toutes les critiques mais à deux conditions :

-          Premièrement, qu’elles soient faites en face et bien en face ;

-          secundo, qu’on ne mette jamais en doute mon honnêteté et mon intégrité intellectuelle ou personnelle. J’ai sans doute quelques défauts, mais j’ai aussi une ou deux qualités qu’on ne peut pas me retirer.

   Un clin d’œil pour tous ces élus qui sont devenus des amis et qui m’ont accompagné depuis le début.

   En haut de l’affiche, on ne voit que le maire ; le système est ainsi fait mais il faut rappeler que c’est le travail quotidien d’une équipe qui permet de trouver l’harmonie dans une commune. Je ne l’oublie pas… Et permettez-moi d’adresser aussi  ce clin d’œil à des compagnons de route qui ne sont plus là : Paul, Jean, Zorro, Jean-Marius et d’autres.  

   Un petit mot pour l’état. J’ai souvent été dur avec l’état, voire pire, j’ai été parfois ironique. Mais permettez-moi de reconnaitre que j’ai toujours eu, en face de moi, des sous-préfets voire des préfets qui savaient écouter et qui essayaient de comprendre la logique guinoise… Qui est parfois, je l’avoue, une logique à part. Mais comme disait Siegfried le Danois, dans le tome un de ses mémoires de guerre : « Un cochon qui fait à sa mode, c’est la moitié de sa nourriture. »   

   Merci à certains d’entre vous, qui ont des fonctions administratives ou qui ont des responsabilités dans ce qu’on appelle la société civile. Pendant mes douze années de mandat de maire, j’ai eu l’occasion de travailler avec vous. Certains d’entre vous me rappelaient « le règlement », d’autres m’invitaient dans leur délire. Et le Front de Libération des Fleurs Coupées est quelque chose que je ne souhaite à aucun élu.

   Merci à mes pères en politique. Et surtout à deux institutions, deux références, deux monuments : Dominique Dupilet et Daniel Percheron. Merci pour beaucoup de choses qu’il serait trop long d’énumérer ici mais merci pour une chose en particulier… et je crois qu’on ne vous l’a jamais faite, celle-là.

   Depuis que je suis tout petit, j’ai toujours été fasciné par le fonctionnement des machines, par la mécanique, par la logique des actions et l’enchainement des réactions. Je crois avoir démonté plus de 100 réveils ou montres dans ma jeunesse… De quoi donner un infarctus à Julien Dray…

   Et c’est cette fascination de la mécanique et d’une certaine logique des choses qui a fait que le seul jeu que je connaisse bien, ce sont les échecs, que j’ai horreur des jeux de hasard et surtout que dans mon métier de médecin comme dans ma vie politique, j’ai eu et j’ai une jouissance quotidienne à regarder le fonctionnement cérébral des gens.

   Et avec Dominique et Daniel, il faut avouer que je suis gâté. Vous ne pouvez pas savoir le plaisir que j’ai à voir fonctionner vos neurones, vos synapses et votre cortex cérébral. Et quand on est dans le milieu, quand on est un peu au fait des us et coutumes et quand, en plus, on a assimilé tout l’historique attaché aux gens, contempler le fonctionnement d’une  mécanique cérébrale, c’est le pied. Et avec vous, on est gâté !

   Et en plus du merci, vous savez bien l’attachement que je vous porte.

   Merci enfin à mes proches.

   A ma mère qui m’a toujours élevé avec la certitude que je finirais président de la république et qui un jour de dispute, m’a dit : « Tu as vraiment mauvais caractère ! ». Ce à quoi j’ai répondu : « C’est normal ! Je suis ton fils et je te ressemble ! » Comme disait le général Mac Mahon dans le tome 1 de ses mémoires de guerre : «  J’ai pensé un moment éduquer mes parents : je les ai eu trop tard, je n’avais plus le temps. »

   Merci à mon épouse et à mes enfants qui m’ont fait confiance. Ce n’était pas évident de passer du confort assuré du métier de médecin à l’inconfort permanent d’une fonction politique. Et je l’avoue : sans un cocon familial rassurant, sans une niche où je pouvais ronger un os et ce n’est pas une niche fiscale, sans l’accord de mes proches et sans un havre de paix, rempli de communion et d’affection, havre noyé dans les arbres de l’avenue Auguste Boulanger, j’aurais eu du mal à faire le pas.

   En plus, le métier de médecin est quand même un beau métier… Mais, en confidence, je l’exerce encore, régulièrement, à Arras et ca me donne encore l’occasion d’empoisonner Dupil, avec des médicaments dangereux et en espérant qu’il fasse un choc allergique. (aspirine frelaté, pénicilline éventé, viagra trafiqué…)    

   Normalement, dans un tel discours, je devrais jouer les anciens combattants et il serait logique que je vous casse les pieds avec des histoires qui n’intéresseront que peu de gens ou éventuellement, les initiés.

   J’aurais du aussi vous parler longuement du mode d’emploi du Poher. Mais je vais tenter simplement de vous le résumer tout en essayant d’être modeste (ce sera dur), d’être mesuré (ce sera dur),  mais  en étant réaliste (ce sera dur)  et en restant honnête (ce sera encore plus dur).

    La semaine dernière, à Lille, suite à un discours un peu musclé, un vice-président du Conseil Régional m’a dit : « Tu sais Hervé, tu es vraiment un peu spécial. » Je lui ai répondu : « Non, je ne suis pas spécial ; je suis un OGM : Original Génétiquement Mordant. » Et cette mutation génétique résulte simplement de mon parcours personnel.

   Et le résultat de cette mutation, c’est, dans l’ordre et c’est très important :

-          30% de Cyrano de Bergerac (indispensable)

-          20% de Sar Rabindranath Duval, c'est-à-dire Pierre Dac et Francis Blanche (essentiel)…descendant de l’inde… Chateauroux

-          20% de «  La guerre des étoiles » (incontournable)… La force et le coté obscur

-          10% de Monty Python (pour les connaisseurs)

-          Et, pour terminer, 20% de Kirk Douglas dans le film « Les vikings » (pour le fun et parce qu’on est à Guînes)

   Vous voyez que mes références ne viennent pas des philosophes grecs ou des auteurs de la Pléiade. Mais tout ceci peut vous expliquer :

-          Pourquoi je suis une grande gueule,

-          Pourquoi je suis un tantinet soupe au lait, voire un peu susceptible,

-          Pourquoi j’ai  la souplesse psychologique d’une barre de fer,

-          Pourquoi j’adore être provocateur,

-          Pourquoi je me permets d’inventer des dictons, commandements ou divagations pseudo-moralistes,

-          Pourquoi j’ose mettre des alexandrins dans mes discours,

-          Et pourquoi j’adore manier l’humour absurde, décalé ou au second degré, mais je l’avoue ça m’a déjà joué pas mal de tour. Quand les gens prennent mes dires au premier degré, je me retrouve parfois dans des situations rocambolesques et inextricables…

   Bref, comme vous le voyez je n’ai que des qualités…

   Mais avec parfois un dilemme que je dois vous avouer : Il arrive que le viking fasse des choses que Cyrano ne comprend pas et Cyrano prenne parfois des postures que le viking trouve totalement inutiles. Mais comme disait l’autre : « C’est bien plus beau lorsque c’est inutile».

   Mais, une fois que vous avez regardé ma carte génétique, vous avez tout compris… Il y a le personnage et ce qu’il essaye de  cacher… Et,  alors, vous êtes obligés de me pardonner.

   Mais je vais m’arrêter là car je me devais de faire court. Court parce que les bulles trop froides ne tiennent pas longtemps ; court parce que Dupil va encore me dire que c’est trop long et surtout court parce qu’il faut que je garde quelques anecdotes et quelques souvenirs pour les cérémonies en prévision. En particulier,

·         Quand je vais recevoir le mérite agricole qui aura été demandé par le Président de la Chambre d’Agriculture

·         Quand je vais être élevé dans l’Ordre National du lapin de garennes, distinction qui aura été demandée par la Fédération des chasseurs du Pas-de-Calais

·         Quand je vais recevoir la médaille du mérite maritime qui aura été exigée par l’union des  wateringues

·         Quand, enfin, je vais recevoir la médaille du travail pour avoir brassé, durant ma vie politique, beaucoup de vent, médaille décernée évidemment par les lobbies de l’industrie éolienne.

    Toutes ces références ne peuvent être comprises, bien entendu, que par des initiés.

    Voilà, Mesdames et Messieurs. J’en ai presque terminé.

   Sachez que de  ma période de 1er magistrat de la commune, je ne garde que de bons souvenirs et que j’y laisse une partie de moi-même puisque si les plafonds de la mairie sont jaunes, c’est bien parce que j’y ai déposé des tonnes de nicotine.

   Et la seule image que je souhaiterais laisser, modestement, c’est celle d’un élu qui faisait des choses sérieuses sans toujours se prendre au sérieux et l’unique chose que je voudrais léguer, c’est uniquement un bon mot. Mais ce n’est pas forcément le plus facile à faire. Vous me direz : « Dans la vie, rien n’est facile… » Comme disait Jany Longo, dans le tome 1 de ses mémoires de guerre : « Passer sous une échelle ne m’effraye jamais, sauf quand elle est à plat et que je suis bourrée. » 

   Mais, en tout cas, je sais que je laisserai à la mairie des habitudes,  de langage, voire des réflexes de vocabulaire : Carogne, mauvaise femme, barpat (bon à rien, prêt à tout et c’est toujours au pluriel)… Et une devise qui sera inscrite, en lettre d’or, sur le fronton de la mairie : « Si l’homme descend du singe, je ne peux contester que certains ont tendance, parfois, à remonter. »

   Et tout à l’heure, j’ai oublié un merci. Un merci au maire de Guînes. Merci à Marc. Merci de m’avoir suivi, il y a quelques années, uniquement parce que tu me faisais confiance ; Merci d’avoir accepté le passage de relais sans trop ronchonner… Du moins, je ne l’ai pas vu ; Merci de m’avoir permis de respecter mes engagements, et pour moi, tu le sais, c’est  toujours important. Et merci d’avoir voulu que je sois encore actif au sein du groupe municipal.

   Je sais, ce n’est pas toujours facile car je suis légèrement envahissant mais j’essaie, au maximum, de me faire petit, voire absent. Et je peux encore m’améliorer. Merci à Marc d’être simplement mon ami.

   Je te regarde fonctionner et je dois reconnaitre que tu as beaucoup de qualités… Moins que moi, c’est sûr, mais quand même quelques unes. Mais, par contre, tu as deux gros défauts… En 1, tu travailles pour le grand capital, pour les exploiteurs du peuple et en 2, comme Daniel Percheron,  tu ne peux pas t’empêcher de parler de football !

   Une dernière anecdote, pour résumer tout ce que je viens de vous dire et pour vous rappeler, que dans mon intervention, il faut tout prendre au second degré… Sauf les remerciements et tout le bien que je pense de moi ! Le second degré permettant de relativiser les choses et, sans doute, de cacher certaines émotions.

   Il y a quelques semaines, un matin, je discutais avec ma femme de la politique, de l’évolution d’untel, du travail d’un autre et même de mon propre parcours. Bref, on disait du mal des gens… Et mon dieu que ça fait du bien de dire du mal des gens !

  Et à ce moment là, est arrivée la fameuse question… la question fatidique. Elle m’a dit : « A quoi penses-tu, quand tu te rases ? ».  Vous voyez ce que je veux dire ! L’espace de 15 secondes, elle s’est prise pour Carla… Et très naturellement, j’ai répondu : « Moi, quand je me rase, je pense à ne pas me couper ! C’est quand même ça le plus important ! ».

Voilà, Mesdames et Messieurs, je viens de résumer une grande partie de ma vie.

   Chers amis. Merci d’être venus me soutenir dans cette dure épreuve. Mais soyez rassurés, je me console tous les soirs, en lisant un passage du livre sacré qui confirme :

1)      Que vous n’êtes pas là de trouver le cadenas du placard

2)      Que l’OGM va continuer à traquer les BARPAT

3)      Et que, de toute façon, pour le titre de maire honoraire, un jour ou l’autre, je me vengerai !

   Comme disait un Napoléon V dans le tome 1 de ses mémoires de guerre : « Y’a rien qui passe sans qui rapasse »

   De toute façon, même avec le titre de maire honoraire, je vous interdis de m’appeler monsieur le maire ; appelez-moi tout simplement Monseigneur… Ca sied mieux à ma grandeur et à ma modestie !

 

Hervé Poher

 

honorariat (255)

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Published by popo - dans Guines (divers)
30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 20:28

Conseil Guines                                                                                  
Motion déposée par Cédric Fasquelle, élu du Front National, à la fin du Conseil Municipal
 

« Considérant que le drapeau tricolore, bleu, blanc, rouge est le symbole de notre pays, la France, considérant que celui-ci ne flotte pas sur notre hôtel de ville, Cédric Fasquelle, conseiller du Front National demande le rétablissement du drapeau national sur le fronton de la mairie. »

Réponse de H. Poher

« Monsieur Fasquelle. Permettez-moi d’apporter quelques précisions sur votre motion. Il semble avant tout utile de rappeler que le drapeau tricolore était d’abord le drapeau de la république avant d’être celui d’un peuple et d’un pays.

Mais il est aussi important de revenir à l’origine des règlements et à l’esprit des lois, comme dirait Montesquieu ; et de réaffirmer que ceux qui font les règlements et les lois ne sont pas des imbéciles et que, de plus, la France est le pays des philosophes… Donc, si l’obligation de mettre un drapeau sur le fronton de la mairie n’est pas inscrite dans la loi, c’est qu’il y a une raison. Je vais essayer de vous l’expliquer.

Quand met-on un drapeau sur la mairie ?

Tout d’abord, quand nous votons, quand les français votent pour les français, quand les citoyens choisissent leurs représentants… Bref, quand les français s’adressent aux français, même si l’intégration à l’Europe a permis aux étrangers européens présents sur notre territoire de voter aux municipales et aux européennes.

Ensuite, nous affichons notre drapeau quand nous commémorons nos morts, quand des français rendent hommage à d’autres français qui se sont sacrifiés pour leur patrie… Nous ne commémorons pas les morts allemands ou anglais !

Et enfin, notre drapeau est sorti, mais mis en berne, quand le France est en deuil, quand les français ont perdu un grand français… Même s’il y a déjà eu des événements, comme le 11 septembre 2001, où le monde entier était en deuil.

Bref, à tous ces moments là, les français s’adressent aux français et la mairie est la maison des français… C’est normal.

Mais en dehors de ces moments là, la mairie, c’est avant tout la maison commune, la maison du service public… Pour les français, mais aussi pour les non français. C’est la maison de tous et les termes « Liberté, Egalité, Fraternité » s’appliquent aux français comme aux autres. Les marocains, les maliens qui vivent à Montreuil, et les autres qui vivent en France, qui travaillent en France ou naissent en France, ont aussi une maison commune qui s’appelle la mairie… Et pourtant, ils ne sont pas français. Alors, dans le pays de la tolérance, nous n’avons pas à leur imposer de passer sous notre drapeau.

Ne pas mettre systématiquement notre drapeau sur la maison commune, c’est aussi une façon indirecte de dire « Welcome »

Voilà pourquoi les philosophes et les législateurs n’ont pas mis cette obligation dans la loi… La maison commune.  

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Published by Hervé POHER - dans Guines (divers)
8 septembre 2009 2 08 /09 /septembre /2009 16:24

guines.gif 

Une nouvelle ambition pour la ville de Guines :

                         Son Agenda 21

 

Préambule :

 

   Ce document n’est qu’un document de travail. Il répond à une demande de l’équipe municipale de la Ville de Guines, respectant ainsi un engagement électoral et répondant de fait à une préoccupation locale, nationale, voire mondiale.

 

   Comme tout document de travail, il ne sert qu’à amorcer « la pompe à idées » et devra être modifié, amendé, complété et reformaté. Mais sachez qu’il n’est pas uniquement le fruit d’une quelconque divagation intellectuelle… Il est aussi la résultante et le bilan d’autres expériences stimulantes, parfois décevantes mais toujours instructives. Les craintes et appréhensions ne résultent que d’un vécu.

 

   De par mes fonctions au Conseil général, j’ai assumé l’élaboration d’un Agenda 21 départemental et je l’ai fait adopter par l’assemblée. En tant que président de la CCTP,  je participe aux travaux du bureau du Parc Naturel ; de plus, nous faisons partie du Pays du Calaisis et nous renégocions avec le Conseil Général (CG)… Et dans toutes ces instances, le développement durable est une tête de chapitre… incontournable !

 

   Certaines réflexions sur la mise en place d’un Agenda 21 me sont personnelles mais soyez assurés qu’elles ne sont pas uniquement la résultante de mon pseudo-mauvais caractère, mais bien le bilan des nombreuses expériences : les atouts, il faut savoir s’en servir mais les freins, il faut savoir les dénoncer et les faire sauter… Et cela, le plus tôt possible !

 

   Et ce qui est important, dans la gestion de la ville, comme dans sa vie personnelle, c’est d’avancer. Nos concitoyens ne nous ont pas élus pour faire du sur-place et se complaire dans l’inertie. Si depuis quelques années, nous avons fait bouger les choses, c’est par un élan, un mouvement et une dynamique que nous avons voulue collective. Le mouvement est souvent critiqué parce que dérangeant, mais c’est l’inertie qui est sanctionnée.

 

   J’espère et je souhaite que l’agenda 21 amène dans nos têtes, un souffle d’imagination… Pour certains, il existe toujours ; pour d’autres, il a tendance à s’estomper… Pourtant, l’utopie est une belle maladie et c’est tout le mal que je nous souhaite.

 

1) Introduction : L’occasion fait le larron !

 

   Depuis plus de 20 ans, certaines notions nouvelles se sont imposées aux politiques, aux décideurs et aux entrepreneurs : les notions de développement durable, de lutte contre le réchauffement climatique et d’éco-responsabilisation. Cette prise de conscience est sociale, sociétale et semble devenir universelle. La ou les solutions seront donc sociales, sociétales et universelles. Et la ou les solutions seront collectives… ou ne seront pas !

 

   Mais pour qu’une démarche soit collective, il faut

Soit que chaque élément de l’ensemble adhère au projet

Soit qu’un leader soit le pionnier et entraîne les autres dans la démarche

Soit qu’il y ait conjonction d’événements, de dates et mutualisation de volontés.

 

   Ce troisième scénario semble être celui qui est proposé à la ville de Guînes. En effet, l’histoire politique et administrative nous permet de faire coïncider plusieurs démarches :

 

à Le Conseil Général a voté, en juin 2008, un Agenda 21 et il veut, par l’intermédiaire de sa contractualisation avec les EPCI, instiller ses nouvelles orientations (validées dans le Plan Stratégique Départemental) dans ses relations avec les collectivités. La CCTP (dont Guînes est un membre important) est en train de renégocier son contrat et celui-ci devra être signé pour la fin 2009. L’occasion fait le larron….

 

àLe Conseil Régional veut, dans le cadre de ses compétences, passer la vitesse supérieure… Et, il faut le reconnaître, cette collectivité a été, pendant longtemps, la seule porteuse des notions de « Trame verte et bleue » ; de plus, elle vient d’exposer un plan forestier ambitieux et intéressant… pour la ville de Guines et la Communauté de communes. Pour atteindre ses objectifs, le Conseil Régional est prêt à se mobiliser techniquement et financièrement. L’occasion fait le larron…

 

à Le Parc Naturel des Caps et Marais d’Opale mène, depuis un an, un travail de refondation concernant sa charte ; c’est aussi un moment privilégié pour analyser, critiquer et recadrer les relations entre le Parc et les EPCI. Mais le Parc est, de par son histoire et dans la mémoire collective des gens, porteur d’une image « environnementale » très forte et d’une technicité et d’une compétence « écologique » indéniable. L’occasion fait le larron...

 

à La CCTP a besoin, pour diverses raisons, de redéfinir de nouvelles ambitions. Les Trois-Pays ont été des pionniers dans bien des domaines : OPAH complexe, lutte contre les inondations, création d’un CIAS, Taxi vert…. Et si je parle de pionniers, c’est que nous, membres de la CCTP, nous avons été, pour certaines initiatives, les premiers du département, voire de la région, et que nous avons été copiés !!! Mais un pionnier ne reste pionnier que s’il invente et anticipe. Et pour inventer, le développement durable semble être, bien entendu, une terre fertile. L’occasion fait le larron…

 

àLa commune de Guînes, enfin, a besoin, elle aussi, d’objectifs forts et de nouveaux projets. L’histoire locale et la répartition des compétences Commune/EPCI a fait que de grands dossiers « mobilisateurs » sont en cours, sont terminés ou sont transférés. D’autres dossiers, tout aussi importants, sont en gestation et ils concernent, principalement,  l’aménagement urbain, l’habitat et la mobilité… Bref, des sujets où les notions de développement durable et d’attitude éco-citoyenne peuvent et doivent avoir une place de choix.

 

   Cinq collectivités territoriales ou locales ont ou vont affirmer leur volonté d’inclure la notion de développement durable dans leurs orientations politiques. Ce moment est privilégié ; ce moment doit être fondateur ; ce moment peut être unique. Il nous faut en profiter.

   

2) Quelques notions sur L’Agenda 21.

 

   Depuis plus de 20 ans, toutes les instances mondiales, les scientifiques et les économistes s’accordent sur une chose : notre modèle de développement n’est pas soutenable, ni viable pour les générations futures. Il met en danger la diversité du vivant, amène à l’épuisement des ressources naturelles et entraine notre planète dans le processus infernal du réchauffement climatique. De plus, ce type de développement est profondément inégalitaire.

 

   D’où la notion de développement durable apparue en 1980 ; d’où l’idée que le développement peut reposer sur une participation citoyenne et sur la prise en compte de facteurs environnementaux et sociaux qui s’ajoutent aux facteurs économiques ; d’où la dynamique de l’ « Agenda du XXIème siècle » qui réaffirme que les citoyens peuvent avoir une attitude respectueuse de l’environnement et que les collectivités locales doivent être les fers de lance de l’exemplarité.

 

3) Quelques points incontournables : Une vision politique globale.

 

   Du protocole de Rio (1992) et de la lecture des différents documents se rapportant au développement durable, on peut extraire certaines évidences ; en particulier

 

Qu’un Agenda 21 doit être un document « progressiste », avec des idées novatrices, avec l’ambition d’une révolution culturelle et avec l’audace d’une « bonne claque aux mauvaises habitudes »…

 

Qu’un agenda 21, même s’il est étiqueté « politique environnementale », peut et doit comporter, sans être obligatoires, des projets à visée sociale (personnes en réinsertion, personnes âgées, enfance, handicap…) montrant ainsi une forte volonté des élus et des responsables, car ces domaines sont trop souvent considérés comme des « compétences pesantes et onéreuses. »

 

Qu’un Agenda 21 exprime une philosophie politique globale qu’il serait absurde de vouloir mettre en place en une fois... L’efficacité doit être le résultat d’un pragmatisme étalé dans le temps… Sans toutefois nous emmener aux portes de l’irrémédiable… Car le temps commence à presser….

 

Qu’un Agenda 21 doit être, comme toute philosophie digne de ce nom,  une démarche transversale mêlant économique, social, aménagement du territoire et environnement….

 

  D’où l’énoncé des 4 points cardinaux de l’Agenda 21 :

Progressiste

Volontariste

Efficace

Transversal

 

4) Les handicaps de nos collectivités :
 Coincées entre le doute philosophique et la frilosité financière

 

   A l’énoncé de ces 4 points cardinaux, on peut facilement imaginer les freins et les handicaps d’une telle démarche :

 

a) Handicap car la transversalité n’est pas une habitude de nos administrations. Quand on fait du social, on s’occupe peu de l’environnement… Quand on fait de l’animation,  on ne croit exempt d’avoir des idées sur l’aménagement du territoire…et on peut trouver des exemples à foison…

 Cette façon de fonctionner est un frein à l’efficacité !

 

b) Handicap car nos collectivités ne savent pas faire de la philosophie… Elles font, avant tout, de la gestion. Les collectivités locales, de par le contexte économique et de par la force de l’habitude, sont devenues des gestionnaires de budget et non plus des promoteurs d’idées. Les collectivités et les technostructures qui les font tourner savent manier les chiffres et ont oublié comment manier les mots… Or la politique (gestion de la ville, en grec), est bien une démarche découlant de la philosophie et non des mathématiques. Et le développement durable est bien une attitude philosophique qui suppose de l’ambition et de l’imagination. Peut-on demander à un comptable d’être imaginatif ? Non, car il se dit pragmatique…Et c’est son droit !... Mais il ne fait pas de la politique.

   De plus, on le sait, l’application d’un Agenda 21 nécessitera un minimum d’investissement initial afin de récupérer, plus tard, des avancées politiques, des retombées médiatiques et des retours financiers… Mais les financiers sont, physiologiquement et philosophiquement, incapables d’imaginer à plus d’un an !

Cette façon de fonctionner est un frein à l’audace.

 

c) Handicap car toute administration, toute collectivité, toute structure se plait (voire se complait) dans le conformisme et l’habitude : Quand on a géré, pendant 10 ans, d’une certaine façon, on n’a pas envie de  changer. C’est humain ! Quand on a mis du temps à comprendre certaines choses et à acquérir certains réflexes, on a peur de tout modifier. C’est humain ! Le conservatisme et l’habitude sont les plus grandes plaies de nos administrations territoriales. De plus, on découvre, de temps en temps, certains réflexes de repli sur soi, de délimitation des compétences et de refus de coopération. Tout cela résulte d’un archaïsme administratif coupable… et il faudra essayer d’expliquer à certains que les intérêts de toutes nos collectivités sont les mêmes et que ces intérêts ne se soustraient pas mais, au contraire, qu’ils s’ajoutent ! La plus mauvaise frontière pour un territoire, c’est bien le blocage intellectuel de ceux qui s’en occupent.  

Et cette façon d’être est un frein à la dynamique.

 

d) Handicap enfin, car l’Agenda 21 et le développement durable peuvent être perçus comme des gadgets et des « amuse-gueules » territoriaux… Amuse-gueules qui boucheraient des dents creuses… C’est vrai que certaines mesures peuvent sembler accessoires, « gentillettes » ou symboliques… mais depuis que le monde est monde, c’est avec des symboles qu’on a entamé des révolutions. Mais dans une société qui a perdu ses repères, le scepticisme idéologique touche la plupart d’entre nous, élus, décideurs et responsables… Et à l’idéal écologique, on oppose souvent le réalisme économique… Et quand on ne croit pas soi-même, comment faire partager ses convictions aux autres ?

Cette façon d’être est un frein à l’imagination.

 

   En résumé de ce chapitre, il est essentiel que les élus se rendent compte que les handicaps seront… internes. La population est, désormais, sensibilisée aux notions de développement durable, de problèmes climatiques, de maintien de la biodiversité… Les élus restent, hélas, septiques et peu volontaristes… L’administration, quant à elle, est totalement hermétique à ce type de démarche ; ce n’est pas une critique, c’est un constat.

 

5) Les atouts de la ville de Guînes.

 

   Pour ne pas rester sur un sentiment trop pessimiste, il est honnête de relever quelques atouts non négligeables pour la commune de Guînes :

 

Le fait que la CCTP soit impliquée dans une nouvelle contractualisation avec le Conseil Général. Or, il a été acté que la contractualisation devrait, à partir de 2009, être teintée d’Agenda 21 et de développement durable. Guînes étant la première commune de la CCTP, Guînes se doit d’être le leader, l’image de proue de la démarche locale. Il en a déjà été ainsi dans d’autres domaines (Maison de l’enfant, CIAS…) et cela a été profitable à tous.

 

 L’image très « rurale et environnementale » de Guînes, avec son marais et sa forêt. Il est bon de rappeler que la forêt de Guînes est la seconde du département en nombre de visiteurs et que le marais de Guînes est la plus grande propriété du Conseil Général. Cette image très environnementale est plus ressentie à l’extérieur qu’à l’intérieur de la commune, mais elle peut être rappelée, imposée et  « peaufinée ».

 

La volonté de l’équipe municipale qui veut affirmer sa détermination et la volonté propre de la commune. Cette détermination pourra se conjuguer et se potentialiser avec la démarche de la CCTP, à condition, bien entendu, que les « collaborations s’instaurent ».

 

Qu’on le veuille ou non, Guînes est  estampillée « Ville d’eau », parce qu’elle est située sur un champ captant irremplaçable (l’un des plus importants du département) et parce que l’eau est omniprésente dans la cartographie et la structure même de la commune. Or l’eau est porteuse, dans le mental et l’affectif des gens, de la symbolique de pureté, de la symbolique d’environnement… donc, de la pureté de l’environnement. Et c’est un atout non négligeable pour la commune… Même si la protection de ce champ captant nous a obligés à beaucoup d’efforts !  

 

Guînes a assumé, depuis 15 ans, tous les grands dossiers « obligatoires de par la loi » (PLU, assainissement, mises aux normes, défense incendie…). La ville peut, si elle le veut, se consacrer désormais aux dossiers « obligatoires de par la raison » : l’environnement, le développement durable, les paysages, le cadre de vie… Qui sont pour beaucoup d’élus, on peut l’avouer, les fondements même, de leur vocation et qui donnent une « image » à l’action d’une collectivité.    

 

6) Quelques précisions et précautions :

 

a) Ce dossier vous propose des actions… pas des financements !!! En politique, on commence par avoir des idées ; ensuite on essaye de trouver les sous… Si vous faites le contraire, vous ne ferez plus rien !... C’est bien cela qui fait la différence entre un philosophe et un comptable.

 

Les actions qui vous sont proposées représentent un éventail qui peut paraitre très hétéroclite avec des mesures administratives, des formalisations, des innovations, des révolutions, des adaptations, des « mesurettes » ou des traumatismes… mais le changement comportemental qui est en filigrane dans un Agenda 21 est, justement, composé de grands traumatismes et de petites mesures… Et bien souvent, les petites mesures ont plus d’effet que les grands traumatismes.

 

Quand nous évoquons les bâtiments communaux, il s’agit, bien entendu, de la mairie, des ateliers municipaux, des écoles et de toutes les propriétés et maisons de la commune. Si des élus ou des collectivités veulent donner des leçons, ils doivent, d’abord, appliquer certaines règles… à eux-mêmes.

 

Parmi les actions proposées dans le cadre de cet Agenda 21, certaines sont déjà en cours, habituelles, logiques ; d’autres sont à imaginer, à formaliser et à mettre en place. Un Agenda 21 est une « bible de la bonne conduite » et cette bible n’est pas forcément une liste d’actions à inventer, mais doit et peut être aussi le recueil de comportements déjà éco-responsables. On n’a pas toujours fait mal… Mais à contrario, on n’a pas toujours fait bien… Sinon, nous n’en serions pas là !

 

Le Conseil Général a voté son Agenda 21 ; la CCTP va, probablement, adopter le sien fin 2009/ début 2010. Cela sous-entend que si certains domaines, certaines actions ou certains besoins ne sont pas évoqués dans ce présent document, c’est  qu’ils le seront dans celui de la CCTP.

 

   De même, il semble évident que la CCTP ne pourra pas s’exonérer d’aller dans des « territoires » déjà occupés par la commune. Un accord simple devra être trouvé pour préciser  « qui fait quoi ». Mais, les gens de bonne volonté reconnaissent que la mutualisation des énergies est un plus pour ce genre de politique. Reste à faire comprendre, à certains, que coopérer avec une autre collectivité, ce n’est pas perdre son âme…

 

Quels sont les partenaires techniques et financiers possibles ?

L’Etat

Le Conseil Régional

Le Conseil Général

Eden 62

La Communauté de Communes des Trois-Pays

Le Parc Naturel des Caps et Marais d’Opale

Le Sympac (Pays de Calais)

L’Agence de l’Eau

L’ADEME

Les entreprises privées selon le domaine d’intervention….

 

   Cette liste est non exhaustive  et associe des organismes ou structures qui ont, parfois, des compétences croisées. Mais ce qui est essentiel, c’est de créer la dynamique collective… et pas que certains se retranchent derrière « leurs insuffisances » en disant : « Moi, ce n’est pas de ma compétence… ».

 

   Le développement durable est de la compétence et de la responsabilité de tous !

 

                                                                  Abeille-33.jpg


DOCUMENT   DE   TRAVAIL N°  1

 

L’ Agenda 21  de  la  ville  de Guines

 

10 champs d’intervention

40 actions

Un tableau de bord

Une orientation pour 10 ans

 

 

 

LES EMPLOIS

 

Action 1 : Impliquer la commune dans les actions d’insertion des publics en difficulté.

 

Conforter OPUR dans ses actions d’insertion et en faire le partenaire privilégié de la commune dans le cadre des actions environnementales.

Officialiser le jardin biologique en tant que jardin bio municipal et en confier la gestion à OPUR.

 Transformer le local d’OPUR pour en faire un bâtiment exemplaire de la construction Agenda 21.

 

Action 2 : Créer, au sein de l’équipe des ateliers municipaux, une brigade de l’environnement.

 

Créer, au sein de l’équipe « espaces verts », 1 ou 2 emplois spécialisés qui suivraient des formations spécifiques.

 Equiper les services municipaux en matériel adéquat pour l’adaptation aux principes « développement durable ».

 

Action 3: Formation du personnel aux notions de développement durable.

 

Sensibilisation et formation du personnel, technique et de bureau, sur les notions de tri sélectif, dématérialisation…

 

Action 4 : Etre volontariste dans la création d’une trame bleue en organisant la gestion des fossés et watergangs communaux.

 

Mettre en place, au sein des services municipaux, des fonctions de cantonniers de rivière, chargés de l’entretien et du fonctionnement des fossés, ainsi que de l’utilisation des pompes.

Mettre en place des procédures de gestion et d’alerte du système hydraulique du Marais de Guînes.

 

Action 5 : Former et faire agréer les cantonniers de rivière et les emplois environnementaux au piégeage des rats musqués.

 

Spécialiser les emplois environnementaux dans la capture des rats musqués par le piégeage.

Adhésion de la commune au GEDON.

 

LA   DEMARCHE  VERTE

 

Action 6 : Appliquer une politique Oxygène 62 sur tous les terrains communaux disponibles intra-muros.

 

Faire un recensement des terrains municipaux et entamer une politique de plantations arbustives

 

Action 7 : Etre volontariste en s’impliquant dans la trame verte régionale et départementale (maillage forestier).

 

Discuter et officialiser un accord avec l’ONF pour l’usage et l’utilisation de la forêt de Guînes (randonnée, bois de chauffage…)

Entamer une politique foncière afin de recréer un maillage de haies et d’arbres permettant de relier nos atouts naturels (notions de corridors biologiques et de coulées vertes).

Compléter localement les démarches Ararat 1 et Ararat 2 menées par la CCTP.

 

Action 8 : Elaborer un plan paysage communal (respect du PLU) en harmonie avec le plan paysage intercommunal et celui du Parc Naturel.

 

Définir et officialiser certains paysages emblématiques de la commune.

Modifier le PLU afin de « sanctuariser » certains espaces.

Procéder à des plantations afin de masquer certaines atteintes paysagères.

Réaliser la ceinture verte préconisée dans le PADD du PLU.

 

LA  DEMARCHE  BLEUE

 

Action 9 : Mettre en place les moyens techniques et humains pour maintenir un état écologiquement satisfaisant du canal de Guînes.

 

Officialiser et conforter la coopération avec les Pécheurs du Calaisis pour l’entretien du canal.

Etudier et mettre en place les moyens techniques pour un meilleur état du canal (problème des lentilles).

 

Action 10 : Favoriser la récupération des eaux de pluie sur tous les bâtiments communaux et savoir réutiliser cette eau.

 

Equiper tous les bâtiments communaux de systèmes de récupération d’eau de pluie.

Utiliser cette eau pour les ateliers, voitures, commodités, arrosages…

Ne plus procéder aux arrosages avec de l’eau potable.

   

Action 11 : Installer des systèmes d’économie de l’eau potable.

 

Systèmes à installer sur tous les robinets dépendant de la commune.

Equiper les WC d’une chasse d’eau double, fonctionnant avec l’eau de pluie.

 

Action 12 : Continuer les travaux d’assainissement et communiquer sur l’importance du champ captant de Guînes

L’effort de la commune, depuis 20 ans est important. Il faut savoir communiquer sur ce sujet.

Recréer, au travers de la commune, un « circuit de l’eau » (bassin, vincelot….)

 

LES ENERGIES

 

Action 13 : Installer des énergies renouvelables sur les bâtiments communaux

 

Chauffe-eau solaire ; panneaux photovoltaïques….

 

Action 14 : Faire un audit énergétique de tous les bâtiments communaux, installer des systèmes d’économie ou procéder à des travaux d’amélioration thermique.

 

Audit de tous les bâtiments communaux.

Travaux d’isolation et d’amélioration thermique si nécessaires.

 

Action 15 : Imposer dans toutes les nouvelles constructions à maitrise d’ouvrage municipale les énergies renouvelables et les modes de chauffage éco-raisonnables.

 

Constructions selon les normes reconnues (HQE ou autres).

Mise en place de chaudières au bois….

 

Action 16 : Faire un audit énergétique de tous les éclairages communaux, installer des systèmes d’économie et gérer différemment.

 

Remplacer, sur 5 ans, l’ensemble des ampoules d’éclairage public.

Mettre en place une gestion différenciée, par quartier, rue et places (diminution de l’éclairage, fermeture…)

 

Action 17 : Officialiser un partenariat avec la FDE (Fédération Départementale de l’Energie)

 

Coopérer avec la FDE pour un bilan général de la commune et pour des adaptations «  vers plus d’économies d’énergie ».

 

LES   DEPLACEMENTS

 

Action 18 : Favoriser le covoiturage (aires de covoiturage, incitation au niveau du personnel, Balad’in, Taxi Vert…)

 

Création d’une aire de covoiturage derrière la mairie et une autre sur le marais.

Mise en place de la Balad’in (Marais/ Guines/zone/ et retour).

Participation financière à l’utilisation du Taxi Vert pour certains publics. (consultations PMI…)

 

Action 19 : Faciliter l’utilisation du vélo dans la commune.

 

Création de couloirs à vélo sur les axes principaux de la commune.

Mise en place de parkings à vélo (mairie, collège, zone, marais, cité des remparts…) 

 

Action 20 : Remplacement dans les 10 ans de tous les véhicules municipaux par des véhicules hybrides ou non polluants.

 

Adapter l’achat des nouveaux véhicules à l’évolution technologique mais en ayant pour fil conducteur : moins de gaz à effet de serre !

 

Action 21 : Favoriser les sports de pleine nature

 

Accentuer le maillage des chemins de randonnée à partir de Guînes.

Officialiser et flécher, à partir de la forêt et du marais, des chemins réservés aux promenades équestres ou cyclotouristes.

Aménager certains accès pour les rendre inaccessibles aux engins à moteur.

 

Action 22 : Mettre en place un schéma piétonnier et réaliser un réseau intra-muros.

 

Créer des axes piétons nord/sud et est/ouest ainsi que des boucles intra-muros.

Matérialiser, au sol, les chemins intra-muros.

 Réserver certains chemins intra ou extra-muros à l’utilisation piétonne ou cycliste.

 

LE  FONCTIONNEMENT  COMMUNAL

 

Action 23 : Vers la sobriété en matière de consommation de papier ; aller vers une dématérialisation complète (clefs USB, Web…)

 

Généralisation des clefs USB pour tous les élus et employés.

Transmission, pour les élus, des dossiers par Web et suppression complète des dossiers papier.

Réduction maximale de l’utilisation du papier pour tous les actes administratifs (télé procédure)

Généralisation obligatoire des photocopies recto-verso

Réutilisation des documents/ faces non-utilisées pour les brouillons et les documents internes non officiels.

Possibilité, pour le public, d’obtention de formulaire administratif en accédant au portail internet de la Mairie.

 

Action 24 : Utilisation de papier recyclé

 

Utilisation pour le fonctionnement courant de la mairie de papier recyclé ou du papier respectant l’environnement (norme PEFC).

 

Action 25 : Vers la suppression complète de tous les produits phytosanitaires et pesticides dans l’entretien de l’espace public.

 

Suppression de tous les « produits chimiques » dans la gestion des espaces verts ou des espaces publics communaux.

 Systématisation du « brulage » des ordures végétales sur la voie publique.

 

Action 26 : Utilisation de produits de nettoyage reconnus écologiquement non polluants.

 

Utilisation, pour le nettoyage mairie, école, salles des fêtes de produits éco-responsables

 

Action 27 : Inscription du critère « développement durable » dans les appels d’offre pour des travaux d’aménagements urbains.

 

Obliger les entreprises à inclure dans leurs offres pour des travaux à maitrise d’ouvrage municipale des critères de développement durable et d’insertion.

 

Action 28 : Exigence du respect de la saisonnalité.

 

Inclure dans les appels d’offre, vis-à-vis des entreprises de restauration, l’exigence du respect de la saisonnalité des fruits et légumes pour tous les repas livrés sur la commune.

 

LES  DECHETS  COMMUNAUX

 

Action 29 : Tri sélectif complet dans le fonctionnement de la mairie, des ateliers et des écoles (Poubelles, recyclage, déchets de marché…)

 

Mise en place de poubelles spécifiques dans tous les bâtiments communaux et dans chaque service.

Mise en place d’un tri spécifique des déchets de marché avec recyclage des matériaux, mise en compostage et livraison au SMIRTOM.

 

Action 30 : Augmenter le nombre de poubelles municipales extérieures.

 

Augmenter le nombre de poubelles municipales non dégradables.

Officialiser un ramassage journalier.

 

Action 32 : Création d’un centre de compostage municipal.

 

Centre de compostage réservé aux ateliers municipaux, dont la gestion serait confiée à OPUR.

Offre de compost aux jardins Opur, aux jardins ouvriers….

 

LES  SYMBOLES  DE  L’ENGAGEMENT

 

Action 32 : Créer des symboles visuels forts : Une ville plus verte et moins minérale.

 

Création d’un mur végétal en centre ville

Transformation de la terrasse de la tour de l’horloge en terrasse végétalisée.

Arborer la place de Guînes (mise en place de structures amovibles)

Recenser les délaissés routiers départementaux et y implanter des îlots de verdure.

Modifier l’environnement du Jardin Municipal du 1er banc afin de permettre une  accessibilité journalière.

Imaginer un verger conservatoire.

 

 Action 33 : Maintenir intra-muros une faune domestique ou sauvage (Bassin, canal, nichoirs…)

 

Officialisation d’une activité élevage au sein de la commune et nomination d’un « responsable animalier ».

Installation de 200 nichoirs dans les arbres de la commune.

Création de « murs à hirondelles » (mairie, salle des fêtes…)

Installation d’aires de repos et d’abris pour l’avifaune sauvage au niveau du canal.

Officialisation de la filière « alimentation animale » au sein des services municipaux. (bassin, canal…)

 

Action 34 : Engagement dans un plan local pour l’Abeille (mise en place de ruches avec information du public…)

 

Signature d’un accord avec des apiculteurs locaux pour l’installation de ruches sur des terrains ou sur des ouvrages municipaux (Miel du Marais ?) et participer ainsi à l’opération « Abeille, sentinelle de l’environnement. » (Démarche lancée aussi par Eden 62 sur la zone de préemption).

Mise en place de panneaux d’explication et de sensibilisation.

 

Action 35 : Fauchage différencié des espaces publics et des bords de route.

 

Fauchage raisonnée et différencié des terrains communaux et intercommunaux, pour le respect de la biodiversité et favoriser la pollinisation.

Pose de panneaux explicatifs.

 

L’  ECO-CITOYENNETE

 

Action 36: Mise en place d’un Agenda 21 dans les écoles (Opération « Jardins d’école » et culture biologique.)

 

Aménager dans chaque école un jardin d’école (jardin floral + jardin dit « de curé » (plantes aromatiques)) ; en confier la création et la gestion à l’école..

Réserver une partie pour un jardin potager biologique.

Créer des clubs environnement dans chaque école.

 

Action 37 : Installation dans les écoles et la mairie de « récupérateurs » de piles et d’ampoules.

 

Installation de containers afin de récolter des piles et les ampoules usagées.

Organiser un concours annuel « Je récupère pour mon école… » avec une prime à la quantité de piles ramassées.

 

Action 38 : Signature d’une convention avec l’association des jardins ouvriers pour aller vers « plus de culture biologique ».

 

Faire une enquête sur la nécessité d’augmenter le nombre de jardins ouvriers.

Recenser, favoriser et inciter à aller vers la culture biologique

Officialiser le partenariat avec la commune.

 

LA  COMMUNICATION

 

Action 39 : Installer des panneaux de sensibilisation aux entrées de ville, dans les équipements sportifs et aux entrées des chemins.

 

Mise en place, dans différents lieux stratégiques de la commune, de panneaux de sensibilisation, rappelant le temps de dégradation de certains objets ou de certaines matières et inciter ainsi les gens à utiliser les poubelles.

 

Action 40 : Elaborer un plan de communication et de sensibilisation en coordination avec le CG et la CCTP

 

N’utiliser que du papier recyclé pour tous les supports de communication. Exigence vis-à-vis des imprimeurs.

Informer la population, par un journal spécial, des nouvelles politiques environnementales décidées par la commune.

Sensibiliser, dans les locaux municipaux et les écoles, par des programmes en boucle, sur écran, à la notion de développement durable (utilisation des anciens PC)

Instituer, systématiquement, une rubrique développement durable dans la revue municipale.

Proposer un site spécifique sur le portail web de la commune.

Imaginer et mettre en place un tableau de bord pour le suivi de cet Agenda 21, tableau de bord consultable par internet et sur tous les écrans dépendants de la mairie.

 

 

Le nombre d’actions est de 40 mais peut évoluer, en plus ou en moins, selon le travail de la commission ad hoc.

Plusieurs de ces actions ne sont qu’une formalisation officielle d’engagements déjà tenus par la commune.

Bien entendu, la mise en place de ce type de politiques doit être programmée sur plusieurs années, pour des raisons de sensibilisation, pour des raisons de réorganisation et pour des contingences budgétaires.

Il semble pratique, opportun et judicieux de faire « se compléter » les Agendas 21 de la commune, de la CCTP et du Conseil Général.

 

Crocus.jpg 

LE  TABLEAU  DE  BORD

 

   Afin de pouvoir suivre la réactivité des services et les effets des décisions politiques prises par le Conseil Municipal de la commune, il semble indispensable de mettre en place un tableau de bord reprenant quelques chiffres indiscutables et connus. Arbitrairement, ces chiffres seront ceux déterminés pour l’année N : Si la mise en route de l’Agenda 21 est décidée pour 2010, les chiffres retenus seront ceux au 1er janvier 2010, c'est-à-dire la consommation de 2009 et l’état des lieux en début de 2010.

 

   Quelques chiffres pourraient servir de base à ce tableau de bord (calcul au temps T ou bilan des commandes)

 

Quantité d’essence et de gasoil utilisée (litres/an)

Quantité de produits phytosanitaire ou désherbants (litres/an)

Quantité de papier commandé et utilisé(en tonnes/an)

Consommation électrique de tous les bâtiments communaux (kw/an)

Consommation d’eau de tous les bâtiments communaux (m3/an)

Quantité de panneaux solaires communaux (installés/an)

Quantité d’arbres plantés (pieds/an)

Quantités de ruches sur le territoire communal

Tonnage de déchets dans les poubelles extérieures

Quantité de piles et ampoules ramassées (kg/an ou nombre/an)

Tonnage de compost produit (tonnes/an)

Heures de formation du personnel (/an)

Investissement financier dans l’assainissement

………

 

En  conclusion

  

   La ville de Guînes a la possibilité d’affirmer des choix : choix de gestion, choix d’évolution et choix de cadre de vie… Tout en affirmant certains messages et en imposant certains symboles. Cette révolution culturelle (car s’en est une !) est indispensable pour garder une crédibilité et une  cohérence politiques et pour participer à une évolution inexorable des buts, des moyens et des méthodes.

 

   Un Agenda 21, ce n’est pas uniquement une liste d’actions et d’engagements :

 

                                                        C’est, avant tout, un état d’esprit. 

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Published by Hervé POHER - dans Guines (divers)
18 octobre 2008 6 18 /10 /octobre /2008 00:00


                                                                                                                                                                                                   Guines

M,M,M

   Vous voyez tout de suite la différence : un maire doit écrire son discours parce que chaque mot doit être pesé et réfléchi… Quand on n’est plus maire, on peut se permettre d’improviser, voire même de divaguer… Alors, je vais divaguer.

   Vous savez, je vais vous avouer quelque chose : il est facile pour un élu de faire un discours pour parler de philosophie, de grands thèmes et même de grandes utopies. Par contre, c’est beaucoup plus difficile de parler de ce qui vous entoure, de ce qui fait partie de vos paysages, de ce qui fait partie de votre environnement. Et Maryse fait partie de mon environnement. J’ai été 12 ans maire ; elle a été à mes cotés pendant 10 ans.

   Et c’est comme tout couple… Car nous avons été pacsés… on finit par avoir notre langage propre, qui fait qu’on se comprend. Par exemple, j’ai beaucoup de mal à tutoyer les gens et Maryse, je n’arrive pas à la tutoyer ; j’hésite toujours entre le tu et le vous. Ensuite, j’ai des mots qu’il faut connaître : Quand je dis « Connard », « Abruti » « Carogne »… Ce n’est pas forcément méchant… Par contre, quand je dis « Mauvaise femme », c’est terrible !! J’ai même inventé un nouveau mot : BARPAT… Cela veut dire « Bon à rien ; prêt à tout. »

  Certaines fois, il faut savoir déchiffrer : quand j’écris sur un papier « RAB », Maryse comprenait, mais pas tout le monde !!

   Et puis, de temps en temps, je me défoulais… sur la technostructure, sur les fonctionnaires !!! C’est tellement facile de dire du mal des fonctionnaires et avec Maryse, j’ai inventé des proverbes … En voici un : « Maryse ne peut pas faire plus d’une chose à la fois : mais quand elle mâche un chewing-gum, elle travaille déjà. »

   Et puis, nous avons eu beaucoup de source de conflit…. Savez-vous que pendant 10 ans, j’ai réclamé une agrafeuse… On ne voulait pas m’en donner ! Ou alors, on m’en donnait une qui ne marchait jamais et qui disparaissait au bout d’une journée… Et le pire, c’est qu’on m’a donné une vraie agrafeuse, une fois que j’ai cédé ma place… Elles étaient tellement contentes de me voir partir !

   Autre sujet de conflit : mes poubelles. Moi, j’ai l’habitude d’entasser sur mon bureau et, de temps en temps, je fais le nettoyage par le vide. Et bien, savez-vous qu’elle allait fouiller dans mes poubelles pour récupérer des documents…. Elle avait peut-être raison ; certains papiers étaient importants mais quand vous les lui demandez, maintenant, elle ne sait plus où ils sont !

   Bref, comme l’a dit Marc, depuis qu’on sait qu’elle part à la retraite, on compte les jours… Et moi je comptais les heures.

   Alors, si je dois garder quelques images de Maryse, c’est tout d’abord :

-          L’image de Mickey Mouse… Vous savez, quand on a un emploi du temps surchargé, qu’on est un peu « speedé », qu’on passe son temps à courir, on a besoin de quelques minutes de détente pour pouvoir souffler. Je suis comme cela et Marc aussi, je le suppose. Alors, il m’arrivait souvent de grimper à la mairie, discrètement, sans prévenir personne, pour pouvoir profiter de quelques minutes dans mon bureau… Eh bien, Maryse avait son KGB et figurez-vous, qu’à peine arrivé, j’entendais des crissements sur ma porte, comme une souris…. Elle savait que j’étais arrivé et elle voulait me voir…. Alors, je disais « Oui »… Ensuite, je disais « tu » si j’étais de bonne humeur ou « Vous » si j’étais de mauvais poil.

-          Autre image : La locomotive ! Ce n’est pas possible de fumer autant que cela…. Dans son bureau, on ne voyait plus clair… à cause de la fumée… Elle ne comprenait pas que c’est mauvais pour la santé…. Et pour l’aider à fumer moins, je devais lui piquer des cigarettes… C’est comme les chocolats qu’elle cache dans son armoire… J’étais obligé d’aller les manger.

-          Autre image : l’arc en ciel. Quand je me mettais en colère ou que voulais être vexant et méchant, comme je sais le faire, je la voyais passer par toutes les couleurs… Rose, rouge, violette, et blanche… Et je sais que quelque fois, je l’ai fait pleurer… Et je lui en demande pardon.

-          Dernière image : le canari… Parce que parfois, je me mettais en colère, pour tel ou tel dossier ; je disais des choses et je voyais dans ses yeux : « Siffle canari, tu as une belle cage… Dans 6 mois, tu auras oublié ! »… Le pire, c’est qu’elle avait raison et ça, ça me fout en rage !!

   Voilà ce que je peux dire sur Maryse… Alors, Maryse, Vous savez que je ne suis pas un adepte du compliment, que je sais être odieux, et encore une fois, je m’en excuse ; vous savez que la vie veut qu’on joue chacun notre rôle, les élus sont les élus, les techniciens sont des techniciens… Vous savez, je l’ai dit que je ne sais pas tutoyer…. Mais, Maryse, je peux vous dire ce soir : « Je crois bien que tu vas me manquer. »

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Published by Hervé POHER - dans Guines (divers)
25 septembre 2007 2 25 /09 /septembre /2007 08:46





Madame, Monsieur

    Vous avez sans doute appris ma démission du poste de maire de la ville de Guînes. Cette démission, adressée le 27 août 2007, prendra effet le 1er octobre.  

   Si j’ai fait cette démarche, c’est pour plusieurs raisons que je tiens à vous exposer :

1)       J’ai toujours dit à mon entourage que je ferais 2 mandats. J’ai terminé mes 12 années de maire, le 18 juin dernier. On reproche trop souvent aux politiques de ne pas tenir leur parole… Moi, je tiens à respecter mes engagements.  

 

2)       J’ai  emmené  une liste, en 1995 et en 2001, avec un programme bien précis : création de l’intercommunalité, protection du champ captant et assainissement,  zone d’activités, services à la population…. Les promesses ont été tenues ; il faut laisser la place à d’autres objectifs, d’autres idées, d’autres énergies, d’autres responsables. Mais, bien entendu, je resterai au sein du conseil municipal pour aider la nouvelle équipe, en tant que responsable de l’intercommunalité ou en tant que vice-président du Conseil Général.

 

3)       Au cours de ces 12 années, j’ai pris des responsabilités dans différents domaines directement liés à mes compétences, mes pôles d’intérêt  ou à mon expérience (santé et environnement). Le cumul des responsabilités fait qu’il faut savoir, parfois, se retirer de certaines fonctions.

 

4)       On dit souvent que les élus ne savent pas laisser la place et ne préparent pas leur succession….. J’ai eu la chance et le privilège de travailler, depuis 1995, avec une équipe solide et motivée, pleine de talents. Il faut offrir la possibilité, à tous ces talents de s’exprimer.

   La  démission d’un élu en place est un  événement relativement rare, c’est pourquoi je tenais à vous en informer personnellement, mais sachez que cela ne change rien à ma motivation, mon engagement et l’idée du service public que j’ai toujours défendue.

   Soyez assuré, Madame, Monsieur de mon dévouement et de ma considération.

                                                                                                                         Hervé Poher

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5 mai 2007 6 05 /05 /mai /2007 19:44



Les histoires d’une ville ou une ville d’histoire ?

 

 

 

 Tout voyageur qui séjourne quelques temps à Guînes doit, très naturellement, se poser des questions. En effet, il y a entendu parler de vikings, d’un comté de Guînes, de l’occupation anglaise, des protestants, de Henry VIII, du Camp du Drap d’Or…. Et j’en passe !      Bref, une histoire fourmillante de personnages hors du commun, une histoire à rebondissements et à épisodes, une saga qu’un écrivain aurait aimée inventer. Et pourtant, quand vous parcourez les rues de la commune, vous ne découvrez pas de vestiges historiques, de ruines grandioses ou de stigmates d’un passé guerrier. Seule une motte féodale, en plein centre ville, nous suggère l’age de la commune ! Seule, une ambiance particulière, enveloppant les petites ruelles, nous pousse à penser que la ville est ancienne ! Seul un musée municipal signe la fierté légitime qu’a toute une population de cette histoire locale très agitée, parfois inventée, souvent embellie mais qui nous amène toujours à sourire et se rappeler.

 

  Oui Guînes, c’est une ambiance, des images suggérées et surtout des rêves enfantins comme quand l’instituteur nous parlait des incursions des barbares venus du grand nord ou nous racontait les fastes de la rencontre entre François 1er et Henry VIII… Guînes, c’est une ambiance et c’est une population, fruit de cette longue histoire. Tout le monde vous dira que Guînes est unique en son genre… Qu’on y a un esprit de clocher exacerbé… Que le coup de poing avait le don, il y a quelques années encore,  de clore les discussions trop longues ou les manifestations sportives… Que même, en politique, les guinois préfèrent manier la hache plutôt que le gant de velours… Bref, que le guinois est le résultat de 1100 ans d’histoire et, qu’inconsciemment, il en est l’image parfaite.

 

  Ce livre retraçant l’histoire de Guînes saura, j’en suis sûr, mettre en valeur le passé glorieux d’une ville de caractère pour des gens de caractère… Les anciens vous diront, avec un œil malicieux : « Y’a qu’un Guînes ! »… C’est, sans doute faux mais ça nous fait plaisir et une histoire comme la notre nous donne le droit d’exagérer.


 

 

 

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Published by Hervé POHER - dans Guines (divers)
25 septembre 2006 1 25 /09 /septembre /2006 00:00


Bilan des inondations 2006

Conseil municipal du 25 Septembre 2006

M,M

 

   Avant d’entamer cette séance du CM, je me dois, vous vous en douter, de dire quelques mots concernant la pluie tropicale du 12 et 13 Août et des effets sur notre commune.

 

   Rappelons qu’il est tombé, durant ce week-end de la mi-Août, 190 ml d’eau en 28 heures. Je tiens à rappeler qu’il tombe, sur Guînes, en temps habituel, entre 600 et 800 ml par an. Et cette pluie tropicale a été centrée, uniquement sur le canton de Guînes, avec des répercutions sur les 3 bassins versants :

 

-         Le bassin nord, touchant les communes de Guînes, Hames-Boucres et Andres et plus loin, Balinghen et Rodelinghen.

-         Le bassin sud-est, c’est à dire la vallée de la Hem, avec une pluviométrie de 200 ml sur Licques. Une vague s’est donc formée et a dévalé la vallée de la Hem, emportant au passage le pont de Clerques, causant beaucoup de dégâts dans la vallée et terminant sa course à Polincove et à Recques sur HEM.

-         Le versant sud, avec la commune de Fiennes qui fait partie du bassin de la Slack.

 

   Vous avez pu le voir ou l’entendre sur les médias locaux et nationaux : les dégâts ont été importants.

 

   Pourtant, pour la ville de Guînes, je peux affirmer une chose : nous nous en sommes bien tirés.  Alors que nous sommes la commune qui, depuis des décennies, est la plus touchée par les phénomènes d’inondations. Pourquoi de si bons résultats. J’y vois trois raisons :

 

-         Les travaux que nous avons effectués depuis la dernière inondation de 2000

-         Une mobilisation de tous, élus, services municipaux et citoyens.

-         Un meilleur fonctionnement et une meilleure réactivité de la chaîne décisionnelle, l’Institution Interdépartementale et VNF ayant, parfaitement, fait leur travail et pris les bonnes décisions.

 

Pour ce qui est des travaux, je tiens à rappeler, que suite aux dernières catastrophes, nous avons :

-         fait installer une pompe de 1M3/seconde au marais, sur la rivière à Bouzats. Et vous savez combien j’ai dû me battre contre les services de l’état pour pouvoir installer cette pompe qui était interdite parce « qu’on allait tuer des anguilles ! »

-         Nous avons fait rehausser de 20 cms, par le CG, le bout du 1er banc, afin de servir de digue pour éviter que la rivière neuve n’envahisse le marais. Cette digue a parfaitement fait son effet.

-         Nous avons fait installer à Guînes, sur la route du bois, une grille pour capter l’eau et nous avons généralisé les caniveaux de montagne : le Bl Blanchard et le parcage ne sont, désormais, plus envahis par la boue.

-         Nous avons demandé à VNF d’installer sur le canal des capteurs pour mesurer le niveau de l’eau, les chiffres étant directement transmis au centre de commande des pompes qui rejettent l’eau à la mer.

-         Et je tiens à rappeler que la CCTP a mené l’opération ARARAT, avec plantations de haies, de bandes enherbées et réfection des fossés.

 

   L’ensemble de ces aménagements a fait que, paradoxalement, alors que nous avons eu la même pluviométrie qu’ailleurs, alors que naturellement de par notre position géographique nous sommes plus exposés que les autres, nous avons eu moins de dégâts que les autres communes.

 

Dire que tout a été parfait, c’est bien entendu faux et avec une telle pluviométrie, il était obligatoire qu’il y ait quelques dysfonctionnements.

 

Nous en avons relevé principalement 3 :

 

-         Tout d’abord au marais. A l’entrée du 1er banc, le niveau des fossés étant un peu haut, la quantité d’eau tombant du ciel a fait que le système de collecte des eaux pluviales a été saturé et que l’eau est ressortie par les grilles et a inondé les maisons en contrebas de la route. Alors, vous pourriez me dire : « Pourquoi le niveau du fossé du 1er banc a-t-il été laissé si haut ? ». Tout simplement parce qu’au moment de la canicule, de nombreux habitants du marais ont réclamé qu’on mette de l’eau. Et j’ai encore une pétition, de ces mêmes habitants, il y a quelques années, qui réclamaient de l’eau dans les fossés, à cause des odeurs et que nous étions des inconscients en laissant les fossés à sec…  Cela dit, il faudra, dorénavant, trouver un juste milieu.

 

-         2ème problème : La cité des remparts, où l’on a vu 2 phénomènes inhabituels :

·        un fossé se mettre en charge, au niveau de la route d’accès à l’impasse de la liberté.

·        Et surtout, une arrivée énorme d’eau et de boue, venant de la route de Pihen et envahissant le cité.

 

-         3ème problème : le Batelage. Problème très difficile car le Batelage reçoit 2 arrivées importantes d’eau : Celle de la cité des remparts et de toute la partie ouest de la commune ; et celle des eaux de la haute ville qui passent par le bassin, traversent la ville et arrivent à l’immeuble Picasso. Malgré 2 tuyaux de diamètre 1000 qui rejoignent le canal, lors de fortes pluies, le Batelage se met souvent en charge. Les seuls moyens d’éviter ce phénomène, c’est de faire quelques améliorations souterraines afin de faciliter l’évacuation de l’eau et surtout de détourner, si possible, l’eau avant qu’elle n’arrive au Batelage. C’est ce à quoi nous travaillons actuellement.

 

   En résumé. Les précipitations du 12 et 13 Août ont servi de test grandeur nature afin de tester les aménagements faits depuis 2000. Le résultat est plus que positif : Le bourg a été très peu touché et le marais a été sauvé par la pompe. Si nous n’étions pas intervenu, nous aurions eu 40 à 60 centimètres d’eau sur le 2ème et le 3ème banc et cela aurait duré 3 semaines.

 

       Au sujet de la pompe, je tiens à préciser que la procédure validée par la commune, la section de wateringues et VNF était celle-ci : la pompe se met automatiquement en route quand la rivière à Bouzats est haute et quand le canal est bas. Cette procédure avait été demandée par VNF qui craignait que nous fassions déborder le canal. Le 13 Août, nous n’avons pas respecté cette procédure : La rivière à Bouzats était haute mais le canal était, lui aussi, très haut. Nous avons donc shunté le contrôle automatique et nous avons mis en marche de façon manuelle. Et, vous l’avez vu : le canal n’a pas débordé.

Pour la simple raison que l’Institution Interdépartementale des Wateringues vient de terminer l’installation d’une nouvelle pompe, sur le quai de la Batelerie, à Calais, pompe de 4 M3/seconde et qu’à l’occasion de ce fameux week-end, elles ont été mises en route pour la première fois. Ce qui, désormais, nous donne une sécurité sur le niveau du canal et sur l’utilisation de notre propre pompe. Nous rejetons 1m3/seconde ; à Calais, grâce à la station du port et celle de la Batelerie, ils peuvent en rejeter, désormais, jusqu’à 12 m3/seconde.

 

   Je l’ai dit, étant donné le contexte météorologique, la ville de Guînes s’en est bien tirée. Mais le système est améliorable :

 

-         Quelques adaptations dans la cité des remparts.

-         Quelques travaux, avec la 5ème section de wateringues,  pour pouvoir évacuer plus rapidement le fossé du 1er banc, même quand le courant Scy est trop élevé.

-         Trouver avec le Cg, lorsqu’il va refaire le 1er banc, les moyens techniques pour empêcher le phénomène de refoulement du système collecteur des eaux pluviales.

-         Généraliser, à toutes nos entrées de ville, l’installation des grilles qui captent l’eau ;

-         Etre très vigilants sur la création de bassins de rétention, sur la route de Pihen, lors de la construction de la pénétrante sud-ouest.

-         Et demander à la CCTP de compléter l’opération ARARAT par des aménagements complémentaires qui permettraient de ralentir, encore plus, l’arrivée d’eau.

 

   M et M. Nous ne sommes pas responsables, directement, de la quantité d’eau qui tombe du ciel, mais nous sommes responsables des conséquences sur le terrain. Ce que la commune et la CCTP ont déjà fait a montré son efficacité. Le système est encore améliorable mais il faut savoir rester modeste : devant une telle pluviométrie, et malheureusement, je pense que cela se reproduira de plus en plus souvent, vous pouvez faire tous les travaux du monde, il y aura toujours quelques dégâts. Et je voudrais que la population et les élus en soient conscients, tout en remerciant, sincèrement,  les services du SDIS, les services de la voierie départementale, les élus présents sur le terrain et les citoyens qui ont été, dans l’ensemble solidaires. A part 1 ou 2 râleurs professionnels.

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17 février 2006 5 17 /02 /février /2006 00:00

alphabet

 

ACCEUIL DES ARRIVANTS :  Guines, le 17/02/06

 

                                                        M,M,M

 

   Vous êtes ce que nous appelons « des nouveaux arrivants ». Il n’y a dans cette dénomination aucune connotation péjorative, ni aucun regret passéiste de notre part. Mais c’est un fait : vous venez d’arriver et vous êtes, désormais de nouveaux guinois : vous êtes donc des nouveaux arrivants.

 

   Vous êtes venus vous installer dans une commune qui a son histoire, son fonctionnement, ses us et coutumes, qui a des devoirs et des obligations. Et comme vous êtes destinés à vous intégrer dans la population locale, du moins, nous l’espérons très fort,  il m’a semblé utile de vous apprendre quelques mots de notre langue. Rassurez-vous, nous n’avons pas un patois spécifique, ni une langue guinoise à part….  Non, je vais simplement vous citer les mots clefs de notre collectivité : des mots que vous verrez, régulièrement dans la presse locale ou municipale, des mots que vous entendrez régulièrement dans les discours prononcés par les élus, des mots que le guinois a parfaitement intégré dans son vocabulaire parce qu’ils font partie de sa vie quotidienne.

 

  Alors, plutôt que de faire un discours convenu, je vais vous livrer un lexique de 26 mots, parce qu’il y a 26 lettres dans l’alphabet et vous verrez qu’en 26 mots, on peut appréhender le fonctionnement et les problèmes d’une collectivité. Et je veux le faire de façon très explicative sans être professoral. Vous le verrez, cette façon de faire va me permettre de vous expliquer les lignes forces de notre vie locale, tout en vous donnant quelques précisions sur des points d’actualité. Ne voyez pas, ce soir, le discours d’un maire, imaginez plutôt une causerie au coin d’un feu de bois.

 

A comme accueil

 

       1ère réunion/ beaucoup de nouvelles constructions / POS bloqué

       Beaucoup de gens du calaisisà réputation (caractère, forêt, le marais)

       Gens d’ailleurs

 

B comme bourg centre

 

       Guînes = bourg centre = centre d’animation d’un espace rural

       Mais un BC 
      Atouts( poste, perception, commerces, transports, écoles, collèges…..
      Obligations (naturelle= public défavorisé (assoc insertion)/

      Obligatoires de par la loi (loi SRU / gens du voyage)

 

 

C comme Champ captant

 

 Depuis 1994 à contrat pluriannuel……Travaux…… Prix= 3.89 Eur (25.60FR)

 

D comme descendance

Sifrid le Danois/ Henry VIII àimage Manger/boire/femme.

                                                      à Manier la hache.

 

E comme environnement

 Environnement est un facteur essentiel de notre fonctionnement

 Env agricole fruit de notre histoire

 Env naturel avec une forêt domaniale

 Avec un marais en Z biotope, natura 2000, z de préemption

 

 Toutes études : préserver caractère rural et environnement de verdure

 Obligation de plantations….

 

F comme fouilles

 

Cité historique  à fouilles  à tessons de bouteilles….. 

 

G comme grippe aviaire

 

Guînes, cause du maire, très branchée sur les animaux

Canards dans le bassin/ Cygnes dans le marais/ Problème de la grippe aviaire

 

H comme highlands = nouveaux arrivants comme vous

 

Nombreux bovins Highlands= meilleures tondeuses à gazon/ toute l’année dehors/ perdent 20 kgs dans l’hiver.

magnifiques, gentils mais ne pas approcher et ne pas nourrir.
 Nombreuses naissances  à nouvelle race.

 

 Poneys et moutons shetlands

 

I comme intercommunalité

 

CCTP/ 15 communes/ beaucoup de compétences/

 OM, petite enfance, environnement, tourisme, CIAS, dév économique…..

 En TPU…..   Pas d’impôts payé à la CCTP


J comme journal

 

Guînes : rarement la une des journaux…. Pas de combats politiciens sauf élections/ pas de sensationnel….  Guînes= travaux et festif.

 

 Mise en place d’un bulletin municipal plus détaillé, plus régulier et essayant d’être didactique.

 

K comme kermesse = ville de fêtes.

 

Nombreuses fêtes ou manifestations/ Ducasse/ fête du bois…..

 

Fêtes du camp du Drap d’Or/ début en 94/ repas tous les ans/ fête extérieure tous les 2 ans.

 

L comme LOI SRU

 

La une des journaux à obligation d’avoir 20% de logements locatifs sociaux

                                       Sinon Amendes

 

Sentiment personnel : pas répondre à la loi, mais besoin de nos habitants.

 

M comme marais

 

Quartier de la commune comptant environ 1300 habitants.

Pays conquis sur la mer et au bas d’un bassin versant.

Vase d’expansion indispensable à l’écoulement des eaux.

 

Zone biotope/zone de préemption/ zone natura 2000

 

Sera une des priorité des années futures après l’installation du TAE (réseaux, routes trottoirs…..)

 

N comme navigable= les voies navigables

 

Tête de turc du maire quand le canal déborde… Canal et berges= propriété de VNF.

 

Canal n’a aucune relation avec le marais : 2 à 3 mètres au dessus

 

Toute l’eau du marais se jette dans la rivière neuve àbassin des chassesà pompes

Le canal se jette dans le canal d’Ardres et de Saint-Omeràport de calais

 

Et c’est parce que ce sont 2 systèmes différents  à pompe.

 

O comme Ordures ménagères

 

Guînes a donné sa compétence à la CCTP à SMIRTOM à SEVADEC

 

Actuellement les redevances ne payent pas tout ce que la collectivité paye par habitant. Une partie est payée par la redevance/ une autre partie est payée par les impôts.  à avenir : pas baisser.

 

P comme pompe

 

Fameuse pompe installée le long du canal……. Historique/ 5 ans de combats…

 

Q comme quartier

 

4 quartiers reconnus officiellement : le Parcage/ la haute ville/ le batelage/ le marais  à associations : une seule persiste.

 

R comme recensement

 

Procédure obligatoire/ arrive en fin.

 

Résultats étonnants.

 

S comme sécurité

 

Beaucoup parlé…. Dédramatiser : petites incivilités/ bandes de jeunes désoeuvrés/ rien de bien dramatique…….  mais sentiment d’insécurité.

 

Secteur gendarmerie  à satisfaction.

 

 T comme transport

 

Exception guinoise =  au départ, pas dans le PTU/ membre du SITAC

 

Modification des trajets

 

Problème de la circulation  à pas de solutions satisfaisantes.

 

 

U comme Usine

 

Une seule usine à Guînes : la CIDER à rachat par un groupe/ licenciements

60 familles touchées/ solidarité.

 

V comme voyage = aire des gens du voyage

 

Ville > 5000 hbts, obligé de faire une aire d’accueil des gens du voyage/

Pas besoin…… C’est la loi. Derrière le Tourne puits.

 

W comme watergangs ou wateringues.

 

Canaux qui permettent l’écoulement des eaux

 

Précision : d’après la loi

                 5ème section est responsable du 1er banc, du wateringue du Pt à vaches    et de la rivière à bouzats

                La commune est responsable des watergangs le long du 2ème et 3ème banc, et la commandance

                Les particuliers sont responsables des watergangs entre les parcelles de particuliers et à ce titre doivent les entretenir.

               Appel au civisme.

 

X comme xénophobie

 

Réputation de refuser tout ce qui vient de l’extérieur….. C’est faux

 

Y comme Y-a-qu’à

 

Expression qu’on entend partout dans toutes les collectivités.

 

Mais moyens limités/ taux de chômage important/ pression fiscale modérée

 

On fait ce qu’on peut et quand on peut.

 

Z comme zone d’activité

 

Décidée en 90/ ennuis judiciaires/ 20 parcelles vendues sur 26/ travaux en route.

 

 

   Voilà, M et M, un petit tour d’horizon de notre collectivité. Vous ne pouvez pas avoir tout assimilé, tout compris ou tout digéré. Mais, ce qui a été montré ou entendu, ne sera, désormais pour vous, plus tout à fait inconnu.

 

   Cette réunion est, pour nous la première du genre. Dans beaucoup de communes, aux alentours, l’accueil des nouveaux arrivants est une manifestation annuelle qui se fait depuis longtemps. Nous essayerons de tenir ce même rythme. Nous avons voulu que la majorité des employés de la mairie et une grande partie des élus soient présentes, ce soir, uniquement pour que vous puissiez mettre un visage sur certain nom.

 

   Cette collectivité est la notre, mais c’est aussi la votre. Une intégration réussie ne peut se faire que si chacun fait un pas vers l’autre. Considérez que cette réunion est le pas que fait, non pas le conseil municipal, mais bien la collectivité de Guînes vers ses nouveaux membres.

 

  Et puisque je vous ai dit que Guînes était une ville de fêtes, je vous propose de terminer la soirée autour du verre de bienvenue et si, vous voulez discuter avec telle ou telle personne, vous pourrez le faire, le verre à la main. C’est bien plus agréable pour vous… Comme pour nous.

 

                                               Merci à vous tous.

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Published by Hervé POHER - dans Guines (divers)
4 juin 2005 6 04 /06 /juin /2005 00:00


Calais, siège de SOS Village d'Enfants
 

                                                         M,M,M

 

Rassurez vous. Même si je suis bicéphale, aujourd’hui, je serai plus court que les orateurs qui m’ont précédé.

 

En tant que Vice-président, je représente, aujourd’hui, le CG. Mais, vous le savez, l’enfance ne fait pas partie de mes compétences. Je m’occupe de la santé et de l’environnement. Aussi, tout naturellement, j’ai téléphoné au CG pour demander qu’elles étaient nos relations avec l’association SOS Village. Et d’habitude, les techniciens évoquent notre coopération et les petits problèmes relationnels qui peuvent exister entre les structures. Là, dans le cas présent, à mon grand étonnement, la réponse a été claire : Pas de problèmes, bonne coopération et bonne efficacité. Rien à signaler. C’est nickel.. Je reprend texto ce que m’a dit le technicien.

 

C’est vrai que l’enfance fait partie de nos compétences. Ce n’est pas la plus simple, mais c’est sans doute la plus noble. Et si cette compétence est la plus noble, c’est qu’elle est basée sur 3 grands principes :

-          Le principe d’AVENIR, puisqu’on s’occupe d’enfants. S’occuper d’enfants, c’est par essence même s’occuper de l’avenir. Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas s’occuper des personnes âgées, mais s’occuper des enfants est, par définition, pour un élu, un investissement pour l’avenir.

-          Le principe de la SOLIDARITE, vous savez, ce terme un peu démodé qui veut que l’on regarde l’autre, qu’on écoute l’autre et qu’on aide l’autre. Et dans ce cadre, Monsieur le Président, vous auriez été un bon avocat des départements. C’est le bon niveau de décisions. Certains iconoclastes avaient imaginé de supprimer les départements ; heureusement, la loi de décentralisation a confirmé le bon niveau de subsidiarité des départements. Nous sommes les bons partenaires. Et puis, la solidarité a, chez nous, les gens du Nord, un sens spécial. Vous avez dit, Monsieur le Président, que nous avions été envahis 2 fois…. Nous avons été envahis beaucoup plus que cela et nous avons subi beaucoup de crises : le charbon, la métallurgie et maintenant le textile. C’est pourquoi, solidarité c’est un mot important chez nous.

-          Et le troisième principe, qui n’existe pas dans l’administration et qui n’est pas habituel dans la politique, le principe de TENDRESSE et même d’AMOUR.

 

Et pourtant, avec la tendresse et l’amour, on peut faire de grandes choses, voire abattre des montagnes….

 

Permettez, pourtant que je sois, moi aussi, iconoclaste. Je rêve du jour où nous ferons la fête car nous aurions déclaré la dissolution de SOS Village…Pas parce que je veux du mal à SOS Villages, mais simplement parce que cela voudrait dire que nous aurions résolu nos problèmes, parce que nous aurions résolu nos contradictions, parce tout le monde aurait compris qu’il faut investir dans l’avenir, parce que nous aurions enfin trouvé le vrai chemin du bonheur….Mais ce n’est qu’un rêve.

 

J’ai l’habitude de dire «  l’homme n’est pas ce qu’il dit, mais ce qu’il fait ». Si on se base sur ce principe, on pourrait, objectivement dire que  moi, le politique, j’agis avec mes fonctions, mes titres, ses engagements. Vous, le monde associatif, vous agissez avec la main tendue, la tendresse et le dévouement. Dans l’échelle de l’efficacité, je ne suis pas sûr que je serais le mieux placé. Je dois le reconnaître.

 

Alors, très simplement, bon anniversaire à SOS Villages, bon anniversaire aux mamans, bon anniversaire aux enfants, bon anniversaire à la main tendue.

 

Maintenant, je vais prendre ma casquette de Maire de Guînes.

 

Le 26 Décembre 2004, j’ai été, comme vous traumatisé par les images du tsunami. Mais, il s’est passé un drôle de phénomène ; j’étais surtout honteux d’appartenir à cette société qui avale l’information comme cela. J’ai comparé cela à un fast food : «  Vite fabriqué, vite avalé, vite digéré et vite oublié ». Car je savais ce qui allait se passer. Au bout de quelques semaines, voire quelques mois, et c’est ce qui se passe, nous ne parlerions plus des 200 ou 300.000 morts du tsunami. C’est ce qui se passe et, aujourd’hui, on ne voit dans l’information que nos petits jeux politiques, que les changements de gouvernements et les états d’âme du Président.

 

J’ai voulu, avec l’aide de mes amis élus, faire quelque chose. On aurait pu, tout simplement, voter et donner une somme, pour se donner bonne conscience. Non, nous avons voulu que ce geste dure toute l’année et vienne de toutes les forces vives de la commune, élus, associations, employés et bénévoles…Alors aujourd’hui, nous allons, Monsieur le Président, vous remettre un premier chèque de 10.000 Euros. Et dans ces 10.000 Euros, vous n’avez pas encore l’argent de la commune ; celui-ci fera partie du deuxième chèque. Tout en précisant que nous voulons, je l’ai dit à monsieur le directeur, pouvoir identifier les actions au SRI LANKA ou en Inde. Les gens qui ont donné ont besoin de savoir à quoi a servi leur geste.

 

Permettez que je termine en vous citant une phrase que j’ai inventée pour cette opération :

   «  Si tu as dans le corps, force et volonté de vaincre

       Si tu as dans le cœur, le désir de bien faire

       Si tu as dans ton âme, la vision de l’espoir

       Alors, tel un esclave devenu magicien

       Tu auras entre tes mains

       Le pouvoir de rebâtir le monde. »

                                                              Merci à vous tous.

 

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Published by Hervé POHER - dans Guines (divers)
28 janvier 1999 4 28 /01 /janvier /1999 00:00

 

            Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,

 

            Permettez-moi de vous souhaiter la bienvenue dans notre Mairie de Guînes pour cet acte très symbolique que représente la signature du Contrat Ressources.

 

            Très symbolique à plusieurs niveaux :

           

·      Niveau de la Ville de Guînes

·      Niveau du Grand Calaisis

·      Niveau du Département et même de la région

 

            et j'ose ajouter, à un niveau très personnel.

 

            Symbolique à un niveau personnel, parce que ce dossier m'accompagne depuis bientôt 4 ans.

 

            J'ai été élu Maire le 18 Juin 1995.

 

            La première réunion que j'ai présidé trois jours après mon élection se passant en Mairie au sous-sol et concernait le danger sur le champ captant.

 

            Y assistait, la DDE, Eau et Force, Mr Mayot Hydrologue, le Conseil Général (Mr CHAVATTE...), Agence de l'Eau

 

            Et tous ces braves gens étaient venus m'expliquer comment protéger le champ captant et l'eau qui alimentait près de 100 000 personnes.

 

·      nous devions réparer le réseau d'assainissement défectueux

·      nous devions le compléter ici ou là

·      nous devions envisager un assainissement au Marais...

 

            Tout jeune élu, manquant indéniablement d'expérience et sans doute encore grisé par les vapeurs de la victoire, je répondais invariablement : "pas de problème ; on fera !!"

 

            Le seul point de désaccord fut lorsque le professeur MAYOT m'annonça qu'en toute logique nous devions déplacer le cimetière !!. Je refusais catégoriquement, pas parce qu'en tant que médecin j'alimentais régulièrement le cimetière, mais simplement parce que ce déplacement était psychologiquement indéfendable au niveau de la population.

 

            Bref, jeune élu, plein de bonne volonté, j'étais prêt à foncer.

 

            Un mois plus tard, les mêmes personnes se réunissaient pour aller plus loin dans la démarche. Et là, croyez-moi, je fus vite dégrisé car on m'amenait les estimations financières... et elles étaient salées 30 millions de francs H.T. et plus du 1/3 à charge de la commune, et ce jour là, dans le dossier de l'eau, je vous l'avoue, la douche fut froide !!.   Et c'est de cette réunion, qu'est partie notre réflexion basée sur une question simple.

 

            "Est-il normal qu'une commune de 5000 habitants assume entièrement la protection d'un champ captant qui sert à plus de 100 000 habitants ?" et c'est cette question-là que nous avons répété depuis quatre ans,

 

·      parfois de façon indicative, comme un guînois sait le faire

·      parfois de façon plus diplomatique comme un Maire ou un Conseiller Général doit le faire.

 

            Ce dossier est le premier dossier qui m'a donné des insomnies ; alors comprenez que ce soir, je suis heureux d'y trouver une solution juste et honnête.

 

            Je l'ai dit tout à l'heure, c'est aussi un acte symbolique pour la Ville de Guînes. Quand vous demandez à quelqu'un de l'extérieur, ce que représente le pays de Guînes, il vous répond invariablement :

 

·      C'est l'histoire et le Camp du Drap d'Or

·      Et c'est la nature avec la forêt, le Marais, et l'Eau.

 

       Nous avons sous nos pieds un élément indispensable à toute vie. Or, dans un monde où la productivité est un axe de développement et où la consommation est une règle de vie, vous le savez, on peut vite détruire notre environnement et on a vite sacrifié l'avenir, en polluant nos atouts essentiels.

 

       Je l'ai souvent dit : j'aurais honte de léguer à nos enfants un monde pollué et une nature défigurée. C'est pourquoi, en tant que parents et en tant qu'élus, nous devons agir. Et c'est parce que la Municipalité de Guînes a cette volonté farouche de protéger l'eau, que cet acte est symbolique, pour notre commune.

 

 

       Acte symbolique pour le Calaisis.

 

       Symbole que les temps changent ; symbole que le "grand Calaisis" a compris que nos intérêts, communes rurales et grand centre urbain, étaient les mêmes que nos atouts étaient communs.

 

       Bien sûr, il n'y a pas de grande structure intercommunale, mais :

 

·      quand il faut développer le tourisme, on se rencontre et nous faisons,

·      quand il faut régler les problèmes de transports interurbains, on se rencontre et nous faisons,

·      quand il faut définir les axes du contrat de plan, on se rencontre et nous faisons,

·      Quand il faut protéger le champ captant, on se rencontre et nous faisons,

·      Quand il faudra régler le problème des ordures ménagères, nous nous rencontrons et nous ferons.

 

       C'est vrai que formaliser une coopération intercommunale c'est important, la faire sur le terrain par des actes concrets, c'est encore mieux.

 

 

       Symbolique enfin au niveau départemental et régional, car l'acte que nous allons signer, tout à l'heure est innovant.

 

       C'est la première fois que dans le Nord-Pas-de-Calais, quatre communes décident volontairement, de s'unir afin de protéger une ressource en eau. C'est la première fois que quatre collectivités disent "nous avons besoin de cette eau. Tous ensemble nous allons aider à garder ce patrimoine naturel".

 

       Cet acte est un acte fort prouvant que nous savons oublier notre esprit de clocher et que nous assumons notre devoir qui est de préparer l'avenir.

 

 

       Voilà, je vais expliquer pourquoi cette signature est chargée de symboles qui vont plus loin que le simple aspect financier.

 

       Mais avant d'en terminer, permettez-moi de remercier plusieurs personnes :

 

       Tout d'abord : Monsieur Jean-Jacques BARTHE, Conseil Régional, Maire de Calais. C'est la première personne à qui j'ai été confier mes états d'âme. Il aurait pu me dire "très bien gentil, POHER, mais retourne dans ton Marais". Et bien non ! il m'a écouté, une oreille attentive et a très vite compris que notre démarche pouvait avoir une valeur symbolique exemplaire.

 

       Merci aussi : à Madame CRESPEL, Maire de Coquelles

                              à Monsieur BEHARELLE, Maire de Coulogne.

 

       Vous avez accepté de jouer le jeu de la coopération, alors que vous n'y étiez pas obligés. Cet acte fondateur d'une nouvelle façon de travailler, en appellera d'autres. Et croyez bien que si, dans d'autres dossiers, vous avez besoin d'un coup de main, la Ville de Guînes et le Vice-Président du Conseil Général seront toujours prêts à vous aider.

 

 

       Merci aussi à Eau et Force et à Monsieur WETREL. Vous avez assumé un travail technique. Pas toujours évident ; vous avez  tenu les comptes et parfois, servi d'ambassadeurs.

 

       Je vous remercie de ce beau travail et de la justesse de vos réflexions. Et soyez sûrs que ces remerciements n'ont que plus de valeur quand on connaît la propension que j'ai à égratigner. Tout ce qui est techniciens et technostructures.

 

 

       Merci enfin à l'Agence de l'Eau, qui a participé de façon "très intelligente" à toutes les discussions et qui a su mettre son poids dans la balance et prendre les décisions qu'il fallait au moment où il le fallait, ce qui a indéniablement permis de finaliser nos accords.

 

       Merci à tous. Et si vous devez ne retenir qu'une chose de cette journée ; c'est que "Dans le Calaisis, on n'est peut être pas les meilleurs partout ; mais dans le cas de la protection de l'eau, nous avons été les premiers à agir, et que l'important n'est pas ce que l'on dit, mais ce que l'on fait "et nous nous faisons".

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Published by Hervé POHER - dans Guines (divers)
29 août 1997 5 29 /08 /août /1997 00:00

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Madame la Ministre,

 

            Je dis volontairement "la" Ministre parce que si l'on veut changer les mentalités, il serait bon de changer certaines règles grammaticales et certaines syntaxes démodées.

 

Madame la Ministre,

           

   C'est un plaisir et surtout un honneur de vous recevoir dans notre petite ville de GUINES et en même temps de vous accueillir sur le territoire des Trois Pays.

 

   Votre visite est pour nous très symbolique : symbolique d'une volonté locale de développement touristique :

   - Développement réfléchi parce que nous sommes des élus responsables.

   - Développement mesuré parce que nous sommes parfaitement conscients de nos limites.

 

      Mais développement que nous voulons dynamique, probablement parce que nous sommes continuellement excités par l'air iodé qui nous vient de la mer.

 

  Pourquoi avons nous choisi l'option du tourisme ? simplement parce qu'après avoir fait un diagnostic de notre territoire, il s'avérait que le tourisme était le seul traitement applicable rapidement.

 

  Notre région est confrontée, comme beaucoup d'autres à plusieurs problèmes : chômage, désertification de nos campagnes, disparition de nos communes.

 

  Il nous fallait trouver le moyen de relancer la machine, de donner un objectif, de redonner confiance aux gens et de créer un premier élément de la dynamique locale.

 

  Objectivement, nous avons quelques atouts et quelques handicaps :

 

  Nos handicaps étaient de trois ordres :

 

 - Nous sommes en dehors des axes principaux de circulation.

 

 - Nous avions l'image d'une "campagne profonde".


 - Nous avions un retard dans la prise de conscience des problèmes locaux, simplement parce que notre région a longtemps dépendu exclusivement des deux grandes villes voisines : CALAIS et BOULOGNE.

 

   Mais nos atouts n'étaient pas négligeables :

- Nous sommes en dehors des axes principaux de circulation, et maintenant c'est devenu un atout.

 

- Nous avons un climat agréable, contrairement à ce que prétendent certains. La plupart des magnifiques bronzages que vous voyez, dans cette salle, ont été obtenus sur la Côte d'Opale.

 

   Et surtout nous avons un environnement exceptionnel entre la fin de la plaine des Flandres et le début des monts d'Artois ; nous avons des traditions fortes et une histoire très riche. Tellement riche que je peux affirmer que le canton de GUINES est le 1er pays touristique du Pas de Calais. En effet, nous faisons du tourisme depuis plus de 10 siècles. Fondée au 10ème siècle par les vikings, nous avons accueilli des anglais, pendant 200 ans, des espagnols, des flamands et j'en passe !!. Peu de régions ont accueilli autant d'étrangers et depuis si longtemps !.

 

   Sachant que nos problèmes locaux ne pouvaient être résolus par la grosse industrie ou un développement économique aléatoire, nous avons décidé, les 16 communes ensemble, de jouer la carte touristique : tourisme pas comme un gadget, tourisme pas comme une mode, mais tourisme facteur de développement local, créateur d'emplois et de richesses économiques.

 

Dès la fin 1994, nous avons entamé deux actions :


   La première, c'était l'élaboration d'un projet de développement touristique basé sur nos atouts : l'histoire, les traditions et l'environnement. Le porteur du projet a été le Syndicat d'Initiative Intercommunal, crée fin 1994.

 

    Le projet fut présenté à l'état et à la région et en juillet 96, nous avons signé, officiellement le CPER qui fait que nos partenaires participent aux actions touristiques à + de 50%.

 

    La seconde action était plus pédagogique et psychologique.

 

   Il nous fallait démontrer que le canton de GUINES n'est pas seulement un arrière pays : c'est un pays à part entière.

 

   Il nous fallait expliquer que la ruralité profonde n'était plus un handicap, mais était devenue avec l'évolution des habitudes et des mentalités, un atout remarquable. Les gens recherchent, maintenant, le vrai, le vert, la vie.

 

   Il nous fallait utiliser ce fameux esprit de clocher parfois ridicule parce qu'un peu trop exacerbé, qui peut être un formidable moteur de dynamique locale.

 

  Mais tout en affirmant que nous étions un pays, il fallait rappeler que nous faisons partie d'un ensemble. Les Calaisis avec son histoire et les millions de passagers qui transitent.

 

    Et il était important de rappeler que ce Calaisis fait partie intégrante de la Côte d'Opale.

 

   Ceci, nous a amené à tisser des liens forts avec les autres structures touristiques locales et à demander notre adhésion au Syndicat mixte de la Côte d'Opale.

 

   Monter un dossier et le défendre, ce n'est pas évident; changer les habitudes et les mentalités, c'est encore plus difficile.

 

   Le résultat de ces démarches et notre partenariat c'est :

 

 - Sur 3 millions de francs d'investissement, une participation de l'état et de la région à  50%.

 

 - Dès la première année : la création d'un office du tourisme 2 étoiles.


 - 25 boucles de randonnée sur plus de 300 kilomètres.

 

 - Un topo-guide.

 

 - Création de nombreux gîtes.

 

 - Mise en place de structure d'insertion pour entretenir les zones sensibles et les chemins de randonnée.


 - Bientôt l'illumination de nos monuments et la mise en place d'un mobilier forestier sur tout le territoire des Trois Pays.

 

 C'est près de 30 personnes remises au travail.

 

   Mais cette démarche touristique a amené 3 conséquences qui n'étaient pas automatiquement prévisibles au départ :

 

La première : C'est que la Ville de GUINES a été obligée de s'engager dans des travaux titanesques. Nous refaisons nos rues, nos trottoirs, notre éclairage... Simplement parce que l'afflux de touristes à GUINES nous a montré que la ville devait correspondre à ce que les visiteurs s'attendent à trouver. Nous devons même anticiper l'aménagement de la Tour de l'Horloge, qui est notre monument emblématique.

 La deuxième conséquence :  Est que le tourisme a été la base et le moteur de notre Intercommunalité. Par le tourisme nous avons démontré, à tous, qu'il est possible de travailler ensemble pour l'essor local et la mise en valeur de nos richesses.

 

La troisième conséquence est très heureuse : En effet, nous voyons arriver depuis un an des tas de projets privés, complémentaires de l'action de la collectivité :

 

 Saint Joseph, lieux de restauration, espace de détente (pêche, centre équestre, etc...) et on en arrive à se demander si, en plus d'être le poumon vert du Calaisis, le canton de GUINES ne pourrait pas être un énorme espace détente : un parc d'attraction à l'échelle d'un canton !

 

Idée un peu saugrenue, mais pourquoi pas !


Notre action dans l'avenir ?. La même direction :

 

 - Aides aux initiatives privées.

 - Valorisation de notre patrimoine : marais, forêt, canal, collines, histoire.

 - Et une professionnalisation de notre démarche, car quand on veut  viser haut, il faut savoir s'en donner les moyens.

 

  Je sais que votre temps est très minuté, aussi j'en terminerai là, mais vous n'empêcherez pas mon esprit taquin de vous faire deux remarques :

 

La première : C'est que votre visite est un formidable pied de nez à l'histoire. En effet, le premier personnage illustre que nous ayons reçu était Henri VIII, digne représentant de la royauté anglaise, et qui avait une conception très personnelle et très spécifique du rôle des femmes.

Cinq siècles après, GUINES reçoit un ministre de la république française et qui est en plus une charmante dame,... je suis sûr qu' Henri VIII doit se retourner dans sa tombe.

 

La deuxième remarque est un conseil : Madame la Ministre, lorsque vous serez fatiguée de votre vie trépidante ministérielle, lorsque vous serez saturée des miasmes et de la pollution parisienne, téléphonez moi !. Nous vous arrangerons une petite remise en forme sur le territoire des Trois Pays avec alimentation locale spécifique, VTT, randonnée, jogging et croyez-moi, vous repartirez en forme.

 

    Ce qui nous permettra  de dire que les gens du Nord-Pas de Calais prennent soin de leurs élus nationaux et à moi d'ajouter que les Guînois, qui ont un peu la réputation d'être des têtes de lard, ont vraiment tout fait : "ils ont même fait courir un ministre !".


 

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Hervé Poher             

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