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AVERTISSEMENT:




Nous vous proposons différentes photographies qui n'ont qu'un seul but: vous livrer de belles images du Pas-de-Calais, quelques images du monde et quelques clins d'oeil humoristiques. Ces photos ont été copiées sur le web et restent la propriété des gens de talent qui les ont faites.

ITINERAIRE...

1989

- Election au Conseil Municipal de Guines

1992

- Membre de la liste régionale

1994

- Elu Conseiller Général du Canton de Guînes

1995

- Elu Maire de Guînes

1997

- Elu Président de la Communauté de Communes des Trois-Pays (CCTP)

 - Suppléant du député Dominique Dupilet

1998

- Vice-Président du Conseil Général

- Président d'Eden 62

2000

- Nommé élu référent pour l'Opération Grands Sites des Caps

2001 Réélu

- Maire de Guînes

- Conseiller Général

- Président CCTP

2002

- Suppléant du député Jack Lang

2004

- Membre de la liste régionale

- Elu président du Comité de Bassin de l'Agence de l'eau Artois-Picardie (--> 2014)

2004

- Elu président du Pays de Calais (-->2006)

2005

- Elu président de la Conférence Sanitaire du Littoral (-->2009)

2007

- Suppléant du député Jack Lang

- Démission du poste de maire

2008 Réélu

- Conseiller Général

- Adjoint à Guînes

- Président de CCTP

- Président Agence Eau

2011 Réélu

- VP du Conseil Général

- Président du Comité de Bassin de l’Agence de l’eau

- Membre de la liste sénatoriale

2012 :

- Candidat aux législatives

- Elu Président du Parc Naturel

2013

- Sénateur du Pas-de-Calais 

- Démission de la CCTP

- Démission du CM de Guînes

2014 Réélu

- VP du Conseil général

- Président du Parc

2015

- Arrêt du Conseil Général

- Arrêt  Eden

-Arrêt Parc Naturel

 

PHOTOS

 

Poher (19)      

Poher (7)

Poher (18)     

Andre-et-Gilbert     

Contrat-avenir.jpg   

En-assembl-e.jpg

GB     

Inauguration-Petit-Prince.jpg      

Langelin-maire-honoraire.jpg

election 2007    

Ardres     

Conservatoire 2

Poher herve (6)     

2004 fete de la randonnee    

Bouquehault     

Kluisbergen     

Poher (14)     

tour     

99 Inauguration ADSL

MDR             

repas vieux      

jardin

 

 

 

 

 

 

 

 

15 juin 2014 7 15 /06 /juin /2014 09:02

2014.06.15 Sympac Poher

Article paru dans la Voix du nord, le 15/06/2014

Pays du Calaisis : l’instauration d’indemnités pour le président et les vice-présidents fait débat

Le comité syndical du Pays du Calaisis (SYMPAC) s’est réuni vendredi soir à l’hôtel de ville de Calais.

Cinq délibérations étaient à l’ordre du jour, dont le débat d’orientation budgétaire qui n’a engendré aucune remarque de la part des élus. Pas plus que les délibérations concernant le règlement intérieur, les attributions au président et les représentants à la commission d’appel d’offres.

Seule la délibération qui fixait les indemnités au président et à ses vice-présidents a fait débat. Il s’agit d’une nouveauté pour le SYMPAC : depuis sa création, aucun élu n’avait appliqué le décret du code général des collectivités territoriales et des syndicats mixtes. Ainsi, l’indemnité du président a été fixée à 1 347,24 euros brut et celle des vice-présidents à 673,62 euros brut.

Ancien président du SYMPAC, Emmanuel Agius, premier adjoint calaisien, a expliqué : « C’est une bonne chose car toute peine mérite salaire. Ce qui n’était pas le cas dans le précédent mandat. Or, cela prend énormément de temps. C’était peut-être une erreur ou un oubli. Ou les deux… » Devant cette remarque d’Emmanuel Agius, Olivier Majewicz, président, rappelait que la décision de ne pas allouer d’indemnité avait été prise par son prédécesseur Hervé Poher.

Le maire de Brêmes-les-Ardres Thierry Poussière, estimait que cette délibération n’était pas « la bienvenue. C’était une tradition au SYMPAC de ne pas percevoir d’indemnités. Et puis, vu les postes qu’ont déjà les élus… Alors passer de rien à 100 % de l’indemnité, non. 50 % serait bienvenue. Sinon, ce serait vu d’un mauvais d’œil par la population. » Antoine Peraldi, élu de Bouquehault, allait dans le même sens : « Il n’est pas question de taper sur l’un ou l’autre mais nous sommes dans une période budgétaire tendue. Aux Trois-Pays, nous avons décidé une baisse des indemnités et je pense que, quel que soit l’organe, il y a un devoir d’exemplarité et de respect du citoyen. »

Richard Gosse, lui aussi ancien président du SYMPAC rappelait l’ampleur de la tâche : « Pour le schéma de cohérence territoriale, j’ai présidé 163 réunions en quatre ans et demi. Je ne me suis jamais plaint. Et il n’est pas normal qu’un employé lâche son employeur pour le SYMPAC sans indemnisation. Le défraiement est mérité ». Philippe Mignonet, adjoint calaisien et président du syndicat intercommunal des transports, évoquait « les élus qui ont quitté leurs activités pour se consacrer uniquement à l’action publique ». Enfin, Olivier Majewicz notait : « Je n’ai pas pris la présidence pour percevoir d’indemnités ». Finalement, la délibération a été adoptée malgré quatre voix contre (des élus des Trois-Pays) et une abstention (Marc Médine, maire de Guînes).

 

Réponse de Hervé Poher communiquée à la Voix du Nord :

 Madame, Monsieur.

   Permettez-moi de réagir à un article paru dans votre journal du 15 juin 2014 et intitulé : « Pays du Calaisis : L’instauration d’indemnités pour le président et les vice-présidents fait débat ».

 

   En effet, Monsieur Agius aurait déclaré que le fait de ne pas avoir donné une indemnité aux élus responsables  du Sympac, depuis 2004 année de sa création,  était «  une erreur ou un oubli. Ou les deux… »

 

   Ayant été le premier président, donc celui qui a mis la machine en route, je me permets de rectifier cette affirmation qui dénote une méconnaissance de l’histoire… qui ne m’étonne pas d’ailleurs.

 

   Lors de l’installation du Sympac, en 2004, j’ai proposé, en tant que président, volontairement plusieurs règles (Alternance urbain-rural, pas d’indemnités pour les élus…) et toutes ces règles ont été adoptées à l’unanimité.

   Pourquoi «  pas d’indemnités aux élus » ?

 

Simplement pour démontrer que des élus peuvent travailler sur les dossiers, pour un territoire ou sur des projets d’avenir, sans automatiquement en profiter financièrement.

Simplement pour rappeler que le Sympac n’est pas une collectivité locale ou territoriale mais un syndicat, que les membres de ce syndicat ne sont que les représentants des intercommunalités qui les ont désignés et qu’à ce titre, ils reçoivent déjà, la plupart du temps, une indemnité (président, maire ou adjoint). Un poste au Sympac n’est que le prolongement d’un mandat électoral.

Simplement pour réaffirmer  que le « tous pourris (sous-entendu par le pouvoir et l’argent) » n’est pas vrai et qu’on peut être un bon serviteur du service public sans avoir automatiquement une récompense financière.

   Certains diront que de ne pas mettre d’indemnités, « c’est démago et symbolique… »

 

   Mais si on veut redonner du crédit aux élus et redorer l’image des politiques, c’est d’abord avec des symboles qu’on doit montrer l’exemple. Et ce principe, je l’ai personnellement  appliqué dans toutes les présidences associatives ou syndicales que j’ai exercées ou que j’exerce depuis 25 ans. Ne pas donner d’indemnité aux membres du bureau du Sympac et cela depuis 2004, n’était donc pas une erreur ou un oubli mais un acte volontaire et assumé !

 

   Dernière chose. Monsieur Mignonet signale le cas d’élus qui ont arrêté leur activité professionnelle pour se consacrer au service public… D’où impact financier. Je connais quelques élus qui ont osé faire ce choix… Ce n’est pas pour cela qu’ils se sont attribué des indemnités de toutes sortes et de tous côtés…

 

   Apparemment les avertissements électoraux n’ont pas été entendus… Une publicité dit : « Nous n’avons vraiment pas les mêmes valeurs ! ».

   Comme quoi, c’est un peu vrai… Ou que les temps changent… Mais pas dans le bon sens.

Hervé Poher

Sénateur du Pas-de-Calais

Ancien Président du Sympac

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Published by popo - dans Pays (sympac)
20 mai 2010 4 20 /05 /mai /2010 10:42

prod terroir

 

Produits du terroir, trésors des terroirs.

  Quand on parle de produits du terroir, immanquablement votre cerveau visualise de la « ripaille » et vous vous mettez à saliver. C’est normal car pour la majorité d’entre nous, produits du terroir rime avec gastronomie, rituel de la table  et gourmandise… Même si pour certains, cela rime aussi avec kilos superflus, cholestérol et digestion difficile. Mais, quoi qu’il en soit, le produit du terroir fait partie de l’image du plaisir de vivre, du plaisir de manger et du plaisir de faire la fête. Et chaque pays a ses produits issus de son histoire et de ses traditions. Et notre pays du calaisis n’a rien à envier à d’autres.

   Poissons, volailles, chicorée, bières locales et toutes ces productions agricoles locales… Tout est fait pour nous ravir le palais et faire travailler notre vésicule biliaire. Et dans l’attractivité d’un territoire, les « arts de la bouche » ont pris, avec le temps, de plus en plus d’importance.  Regardez dans les médias la place qui a été prise par les critiques gastronomiques. Un territoire se définit, désormais, par son histoire, par son activité économique et par ce qu’on y mange… Et manger est toujours un acte joyeux !

   Alors, soyez les ambassadeurs de votre pays ! Le calaisis n’est peut-être pas le « temple du foie gras » mais il a bien d’autres richesses. N’ayez pas peur de les montrer, de les valoriser et d’en être fiers… Dites bien que nos coutumes gastronomiques locales sont évidemment le résultat d’un subtil mélange entre les traditions anglaises, flamandes, cht’i et celles du pays d’Artois. Et c’est ce métissage des saveurs qui fait que nous avons une véritable identité gourmande…

   Mais quand vous parlerez des trésors du votre terroir, n’oubliez pas de rappeler, avant tout, qu’il y en a 2 autres trésors qui nous sont propres et qui ne sont pas délocalisables : nos paysages et les hommes et les femmes du calaisis. Ca, c’est indissociable du reste et  ça, au point de vue richesse, ce n’est pas mesurable. C’est peut-être évident, mais il est bon de le rappeler.

 Hervé Poher

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Published by popo - dans Pays (sympac)
16 mai 2008 5 16 /05 /mai /2008 00:00


Mairie de Calais

M,M,M

   Avoir été le premier président d’une structure nous oblige à certains devoirs et procure certains privilèges, en particulier celui de réaffirmer et de rappeler les grandes lignes philosophiques initiales, lignes qui nous ont permis de définir, ici, dans cette même salle, sereinement et équitablement,  les relations entre les partenaires.

   Aussi, permettez que je souligne 3 points :

1er Point :  Le SYMPAC n’est pas un syndicat comme les autres.

-         C’est un lieu de concertation unique entre l’urbain et le rural

-         C’est un lieu où on ne parle pas de limite territoriale mais de bassin de vie… Et la nuance est importante.

-         C’est le seul lieu où les EPCI peuvent prendre connaissance des politiques, des problèmes et des ambitions de leurs voisins. Et dans une société où pragmatisme et efficacité sont deux piliers essentiels de la gestion publique, pouvoir créer avec le voisin une dynamique collective n’est pas totalement idiot. A condition, bien entendu, de savoir regarder son voisin.

   Pour toutes ces raisons, ce syndicat ne peut pas et ne doit pas être un enjeu de pouvoir. C’est ce que j’ai affirmé dès mon élection à la présidence du SYMPAC et c’est pour cela que la première décision que j’ai fait prendre a été de faire modifier les statuts de ce syndicat.

-         En y inscrivant de nouvelles règles quand cela était possible

-         Ou en faisant approuver par l’assemblée des modifications quand la règle ne pouvait pas légalement être inscrite dans les statuts.

   Nous avions donc un accord règlementaire et un accord moral.

   Quels étaient les grands points de ces accords ?  

Pour qu’il n’y ait pas d’enjeu de pouvoir

-         La présidence sera tournante, une fois un urbain, une fois un rural

-         Le 1er vice-président sera toujours un rural si le président est un urbain ou  sera un urbain si le président est un rural

-         Tous les présidents d’EPCI seront, au minimum, vice-présidents sans ordre prédéfini, sauf pour le 1er vice-président

-         Il n’y aura aucune indemnité de fonction pour les élus du SYMPAC.

    Je le répète : certaines choses pouvaient être légalement inscrites dans des statuts ; d’autres ne le pouvaient pas, mais tous les points que je viens d’évoquer ont été approuvés à l’unanimité par l’assemblée  et plus de la moitié de l’ancienne assemblée est encore présente ce soir.

2ème point :

   Nous avons appris par la presse que la CAC avait décidé, de façon unilatérale, du moins, c’est comme cela que nous l’avons interprété, qu’un de ses membres serait président du SYMPAC, ce qui est contraire aux principes fondateurs que je viens d’énoncer.

  Ou c’est une maladresse, ou c’est de la provocation ! La maladresse est éventuellement pardonnable ; par contre, la provocation sonnerait le glas de notre concertation et de la notion de pays. Depuis nous avons compris que ce n’était qu’une maladresse. En disant cela, je ne mets pas en cause l’honorabilité, le sérieux et la compétence de la personne qui pourrait être le président, issu de la CAC et je réaffirme toute l’amitié que j’ai pour monsieur Michel Hamy ; en disant cela,  je tiens simplement à rappeler qu’en gestion publique, il y a un dogme incontournable qui dit que

« Quelle que soit l’évolution politique, il y a une continuité des lois, des règles et des règlements. » 

  Certains diront que ce qui a été annoncé par voie de presse n’était qu’une simple proposition, mais dans un syndicat où il y a 5 pères fondateurs et où les ruraux ont, très symboliquement, la majorité, cette proposition n’aurait même pas dû exister sans un minimum de  concertation préalable.

  Bien entendu, nous avons réagi  et, malheureusement, personne n’a eu la politesse de nous répondre officiellement. Je suggère qu’avant de partir, ce soir, les 4 présidents de CC puissent laisser leurs adresses au secrétariat de la mairie de Calais.

3ème point : Utile à préciser. La philosophie de mes propos est formatée par la confiance, la réciprocité et un fonctionnement démocratique basé sur des principes… Je sais que le mot principe est démodé pour certains, mais il ne l’est pas pour moi.

   Je veux préciser par là qu’il n’y a aucune connotation politique dans notre attitude. Personne ne conteste la légitimité du Président et des élus de la CAC. Les urnes ont rendu leur verdict ; ça ne se discute pas ! De même, personne ne conteste le poids économique, démographique et même politique de la CAC et de la ville de Calais au sein de cette agglomération. Mais dans la vie,

-         Que ce soit la vie personnelle ou la vie publique,

-         Que l’on soit David ou que l’on soit Goliath,

-         Qu’on ait des arguments légitimes ou des raisons tortueuses

Il ne faut jamais oublier qu’il y a la forme et qu’il y a le fond.

   Sur le fond, entre gens de bonne volonté, nous pourrons toujours trouver un accord  parce que c’est notre intérêt à tous. Sur la forme, nous avons eu l’impression que certaines personnes manquaient un peu de pratique et n’avaient peut-être pas réalisé, jusque ces derniers temps,  que les ruraux pouvaient, aussi,  être un peu susceptibles.

   Une remarque pour terminer : Je suis fils d’enseignante et ma mère m’a toujours répété une chose essentielle. Elle me disait : « Mon gamin. Quand tu va passer un oral d’examen, que tu sois au point ou que tu ne le sois pas, prends toujours les formes ; ça te donne des points en plus : Alors, mets une cravate, remonte tes chaussettes et dis bonjour en arrivant. »

   Dans le cadre du SYMPAC, je pense et je le déplore sincèrement, que certains ont, peut être, oublié de remonter leurs chaussettes et de dire bonjour.

   Et c’est parce que nous tenons à garder certaines règles que les 4 CC représentant le monde rural ont décidé de présenter une candidature à la présidence du SYMPAC. Nous vous proposons la candidature de Monsieur Richard Gosse, président de la CCSOC qui, s’il est élu, respectera les règles et laissera sa place, dans un délai de 18 mois, à un représentant de la CAC.

   Quant aux soubresauts qui ont occupé les dernières semaines, je vous propose d’acter que l’incident est clos et que maintenant, très sincèrement, il est temps de se mettre au travail.

   Je vous remercie de votre attention.   

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Published by Hervé POHER - dans Pays (sympac)
17 avril 2008 4 17 /04 /avril /2008 00:00

 

 




                                                                     Guines, le 17 avril 2008


Madame le Maire.

   Permettez-moi de vous faire part d’un étonnement très légitime quand je découvre dans la presse que les élus de la Communauté d’Agglomération de Calais ont procédé à un «  Yalta du Calaisis ». En effet, on apprend que les 5 maires des communes de la CAC et le « président probable » de cette structure se sont réunis et ont décidé la répartition des postes, responsabilités et présidences…

   Cela est classique, de bonne pratique politique et peut sembler normal. Mais il y a, me semble-t-il, une limite diplomatique à ne pas franchir. En effet, que les membres de la CAC décident par anticipation de la présidence d’organismes dépendants entièrement de la CAC, cela est logique ; mais qu’ils décident de la présidence de structures où siègent des EPCI ou syndicats extérieurs à la CAC, sans même avoir consulté ces «  partenaires fondateurs», cela est, avouez-le, très maladroit, voire incorrect.

   C’est le cas pour le SEVADEC qui ne  comprend pas que des membres de la CAC ! C’est surtout le cas pour le SYMPAC, ou pays du calaisis, qui se doit d’être, d’après la loi, un lieu d’échange entre l’urbain et le rural. Je tiens d’ailleurs à vous signaler qu’un principe avait été adopté, dés la création du SYMPAC et cela à l’unanimité, principe instituant une alternance urbain/rural quant à la présidence. J’ai été le premier président du SYMPAC ; un membre de la CAC, en l’occurrence Gilles Cocquempot, m’a succédé. Il avait été acté que le suivant devait être issu d’une communauté extérieure à la CAC (Ardres, Audruicq ou le Sud-ouest du Calaisis). Il est regrettable de voir que des élus responsables ne puissent tenir leurs engagements.

   Voilà ce que je tenais à vous rappeler. Un journal titre : « Les responsabilités seront partagées » ; on aurait pu ajouter « …entre nous ». Cette façon de faire augure bien mal du futur dialogue entre la CAC et l’arrière-pays du calaisis. Croyez bien que j’en suis le premier désolé.

   Recevez, Madame le Maire l’expression de mes salutations.

                                                                                            Hervé POHER

                                                                                                Président de la CCTP

   Copie : Monsieur Beugnet, président de la CC de la région d’Audruicq

               Monsieur Gosse, Président de la CC du Sud-ouest du Calaisis

               Monsieur Marquotte  , Président de la CC d’Ardres et de la vallée de la Hem

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Published by Hervé POHER - dans Pays (sympac)
2 décembre 2005 5 02 /12 /décembre /2005 00:00




REUNION SYMPAC. Calais, le 02/12/05

 

                                                         Mesdames et Messieurs.

 

   Comme je vous l’ai expliqué, dans un courrier adressé à chacun d’entre vous, j’ai décidé de remettre ma démission de président du SYMPAC, donc de Président du Pays.

 

   Permettez-moi de rappeler les raisons de cette décision.

 

   Tout d’abord des raisons de disponibilités :

 

-         J’ai été réélu, dernièrement Président du Comité de Bassin de l’Agence de l’Eau Artois-Picardie. Et mon devoir, en tant que président de cette instance, c’est de sillonner 4 départements pour y porter la bonne parole. Bernard Carpentier, qui siège aussi au Comité de Bassin, pourrait en témoigner : le challenge est important. Nous devons tous, élus, citoyens, industriels et agriculteurs, respecter une directive européenne qui fixe à 2015, le bon état écologique des masses d’eau. L’objectif sera difficile à atteindre mais nous devons tout faire pour réussir. Je crois à cette mission d’apôtre et je dois m’y consacrer.

 

-         Vous le savez peut-être, j’ai été aussi élu, il y a 15 jours, Président de la Conférence Sanitaire du Bassin littoral. Cette structure réunissant des élus, des établissements et des socioprofessionnels, doit être l’interlocuteur de L’ARH, c'est-à-dire de l’Etat, pour tous les problèmes sanitaires, fonctionnement et investissements médicaux sur un territoire allant de Dunkerque à Berck en passant par Saint-Omer. Depuis 1998, je me suis fortement investi dans ce combat pour un rattrapage sanitaire au profit de la Région Nord/ Pas-de-Calais et de notre littoral, en particulier. C’est pourquoi, tous les membres de la Conférence m’ont demandé d’être le fer de lance de ce nouveau challenge. Cela aussi me prendra du temps.

 

   Mais la seconde raison est probablement plus importante que ces besoins de disponibilité : Je tiens, avant tout à respecter une parole donnée. Lors de la modification des statuts, certains avaient souhaité que le mandat de président soit limité à un an. L’inscrire dans des statuts était impossible, mais je m’étais engagé à respecter cette règle. Parce que l’honneur d’un élu, c’est de respecter sa parole, je démissionne donc aujourd’hui.

 

   Vous le savez, les élus et ceux que l’on qualifie de politiques ont mauvaise presse. Le dernier sondage publié montre que 80% de la population n’a plus confiance dans l’action politique. Déviance de notre société médiatique où les gens assimilent le travail de terrain des élus locaux à ce choc des ambitions que nos responsables politiques montrent régulièrement à la télévision. C’est à nous, parce que nous sommes les plus proches des gens,

-         de démontrer que l’action sur le terrain est une tache noble,

-          que l’engagement pour le bien public est éminemment respectable

-         et que l’ambition est souhaitable quand elle est au service des autres.

 

 Et pour se faire, la première des choses à s’imposer, c’est de montrer à nos concitoyens que nous savons respecter nos engagements et que l’action est plus importante que les titres.

 

   J’ai accepté d’être le premier président du Pays de Calais. Non pas parce que je crois aux vertus du mille-feuille administratif, non pas parce que je sois avide d’une carte de visite surchargée, mais simplement parce que je suis persuadé que la concertation, l’échange et la dynamique collective entre nos EPCI ne peut-être qu’un plus pour chacun de nous.

 

    Bien sûr nous sommes tous attachés à nos collectivités et c’est légitime ;

    Bien sûr, nous sommes tous fiers de nos innovations et c’est naturel ;

    Bien sûr, nous sommes tous persuadés pouvoir être porteurs d’idées géniales et c’est humain.

  

Mais la résolution de nos problèmes sera collective ou ne sera pas. Et je l’ai souvent répété, notre seul intérêt doit être le bien-être de nos populations et surtout pas l’enjeu du pouvoir avec ses mesquineries et sa mauvaise image.

 

   J’ai accepté d’essuyer les plâtres et de faire ce qui est bien souvent le plus ingrat, c'est-à-dire de mettre la machine en route. J’attendais un signe fort de la Région qui se doit d’être notre partenaire privilégié. Je m’en suis très souvent ouvert au Président Percheron. Ce signe arrive enfin, puisque une réunion des Présidents de Pays est organisée, à Lille, le 9 Décembre prochain. J’attendais un signe, c’est mon successeur qui l’aura.

 

   J’ai toujours défendu l’idée d’un Pays du Calaisis, me mettant, vous le savez, en porte-à-faux avec certaines instances dont je suis membre. Mais l’important, ici comme ailleurs n’est-il pas d’être en phase avec ses convictions plutôt de céder à la pensée unique. D’autant quand on est persuadé qu’à terme, on aura raison. A titre personnel, je serai toujours au service du Pays, d’autant que mes différentes fonctions me mettent, directement, en prise avec certains domaines inscrits dans notre charte. Donc, si vous ne me subissez plus en tant que président, je serai, pourtant, votre interlocuteur incontournable dans bien des dossiers.

 

   Voilà ce que je tenais à vous rappeler. Concertation, dynamique collective et service au public doivent être les 3 mots d’ordre de ce Pays.

 

   Permettez-moi de terminer en citant une phrase qui m’est très chère : L’homme n’est pas ce qu’il dit, l’homme est ce qu’il fait. Ici comme ailleurs, parlons peu et faisons beaucoup.

 

                                                                                                    Merci à vous tous.

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Published by Hervé POHER - dans Pays (sympac)
15 octobre 2004 5 15 /10 /octobre /2004 00:00



Calais, mise en place du Pays 

Mesdames, Messieurs,

 

Permettez-moi, tout simplement, de vous remercier pour cette preuve de confiance. J'essayerai d'en être digne et croyez bien que je ferai tout, dans la mesure de mes possibilités, pour aider ce nouveau-né à faire ses premiers pas.

 

Le Sympac, c'est le pays.

Le pays, c'est le Sympac.

 

Mais je voudrais, avant tout repréciser certaines choses et tordre le cou à certaines affirmations voire à certaines divagations… car vous, comme moi, vous entendez d'aucuns qui disent :"encore une structure supplémentaire ! y en a de trop" ; et d'autres qui affirment : "ça ne sert à rien ; que vont devenir les autres structures".

 

Que les choses soient bien claires !

  le pays n'est pas une collectivité supplémentaire. C'est un lieu de discussion, de concertation, de coordination entre des collectivités qui vivent dans le même bassin d'emploi, le même espace social et le même bassin de vie et cela, tout simplement parce qu'elles ont une histoire commune.
Le législateur a même prévu, pour ne pas créer une structure supplémentaire, de laisser le libre choix entre le syndicat, la Fédération ou le conventionnement entre les EPCI.

  les intercommunalités continueront à être maîtres chez elles. Elles décideront de leur politique, de leurs orientations et de leurs compétences. Elles seront maîtres de leurs projets, mais ces projets seront élaborés en collaboration et en concertation avec les autres avec pour seules priorités :

  -          un aménagement intelligent du territoire,
  -          des services renforcés sur tous les territoires,
  -          une solidarité effective pour tous les territoires.

 

Bref, nous éviterons ainsi de faire en double, en triple ou en quadruple des réalisations, avec de l'argent public, simplement pour satisfaire notre ego.

   le pays n'est pas un lieu de pouvoir. C'est l'enceinte où chacun doit pouvoir s'exprimer : élu et citoyen ; urbain et rural, sur un même pied d'égalité, sachant que nous avons tous reconnu, validé et acté :

   -          la centralité et l'importance de l'agglomération calaisienne,
   -          la complémentarité évidente et nécessaire du monde rural.

  le pays ne fera pas "à la place de" :

   -          pas question de se substituer aux EPCI,
   -          pas question d'empiéter sur les compétences des grandes collectivités territoriales,
   -          pas question de remplacer l'Etat.

  le pays ne s'intéressera directement qu'aux dossiers touchant le bassin de vie, en utilisant les outils déjà mis en place ou qui le seront d'ici peu : le SCOT, l'Office de Pôle, Calais Développement , l'Agence d'Urbanisme,…. et j'en passe et le pays sera le nœud de coordination de ces différents acteurs, qui ont et qui auront leur vie propre.

  Voilà, je tenais à préciser cela pour qu'il n'y ait pas de malentendus.

  Permettez, qu'à titre personnel, je vous explique pourquoi j'ai adhéré à cette démarche.

 

Lorsqu'on est décideur, responsable et à fortiori élu, on a obligatoirement envie d'imaginer, de construire, de créer. Et l'histoire de chacun d'entre nous en est le témoignage :

  -          chacun d'entre nous a construit dans sa ville ou son village,
  -          chacun d'entre nous a élaboré des stratégies de développement,
  -          chacun d'entre nous a créé ou a participé à la mise en place de structures intercommunales ou de syndicats.

 

Et sur les territoires, dont nous sommes démocratiquement responsables, nous agissons, nous créons, nous inventons avec, il faut l'avouer, parfois, l'inavouable objectif de faire mieux que le voisin.

 

Mais je suis sûr que vous êtes comme moi ; il m'arrive bien souvent d'avoir des doutes :

  -          est-ce qu'on travaille à la bonne échelle ?
  -          notre territoire d'intervention est-il le plus judicieux ?
  -          une dynamique collective, profitable à nos populations, peut-elle résulter de la somme des dynamiques individuelles ?

 

Dans certains domaines, c'est possible. Mais pour les grands enjeux du Calaisis, c'est peu probable. L'emploi, l'environnement, la santé, un aménagement intelligent du territoire (et j'en oublie sans doute) sont des secteurs où seule une dynamique collective, une prise de conscience collective et des réponses collectives seront d'une efficacité réelle.

 

Et c'est le but d'un pays : créer un espace de concertation et de coordination qui nous permette d'essayer, tout en étant modeste, de trouver des solutions ou des alternatives à nos véritables questions de société.

 

En faisant cette démarche, nous avons accepté la mutualisation des cerveaux, la mutualisation des bonnes volontés et la mutualisation des responsabilités. C'est un plus pour l'ensemble de nos collectivités, mais surtout, c'est un plus pour nos populations.

   

Mesdames, Messieurs, avant d'en terminer, je voudrais rendre hommage à vous tous, les élus des collectivités, qui avez dit, un jour : "allez ! on y va ! on va faire chemin ensemble".

 

Ce n'était pas évident :

  -          parce qu'il y a le poids de l'histoire,
  -          parce qu'il y a nos personnalités,
  -          parce qu'il y a nos engagements personnels et politiques.

 

Et nous avons fait ce pas, pas parce que la loi nous le suggérait fortement, pas parce que c'est un phénomène de mode : non, simplement parce que

  -          que nous soyons urbain ou rural,
  -          que nous soyons de gauche ou de droite,
  -          que nous soyons riche ou pauvre,

 

nous avons tous l'envie, l'ambition et le besoin d'être utile à nos concitoyens.

 

C'est cela le devoir d'un élu ; c'est le fondement même de l'action publique et c'est simplement ce que demandent nos concitoyens.

 

Alors humblement et démocratiquement, sachons les écouter.

 

 

 

Merci.

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Published by Hervé POHER - dans Pays (sympac)
17 décembre 2001 1 17 /12 /décembre /2001 00:00



Calais, réunion du SECAL

Monsieur le Président,

 

         Avant d’entamer véritablement les débats, je voudrais faire une déclaration préalable.

 

         Je tiens à signaler que cette déclaration n’engage que moi ; la surcharge des agendas fait que les Communautés de Communes n’ont  pas eu le temps de se concerter.

 

 

         La dernière réunion du SECAL n’a pu se dérouler, faute de quorum. Il ne faut pas donner à cet acte manqué plus de signification qu’il n’en a.

 

         Par contre, c’est surtout l’occasion de se recentrer sur les vraies questions :

 

1.     Est-ce que nous voulons faire un pays ?

2.     Pourquoi voulons-nous faire un pays ?

3.     Comment faire pour arriver à un pays ?

 

 

1ère question : Est-ce que nous voulons faire un pays ?

 

La réponse est oui, sans problème

 

- Parce que la géographie est là et que faisons tous partie du grand calaisis

- Parce que l’histoire est là et qu’on ne peut jamais aller contre le sens de l’histoire

 

2ème question : Pourquoi voulons-nous faire un pays ?

 

Notre territoire est entièrement occupé par des EPCI et il s’avère, à la pratique, que nous avons des dossiers communs, voire transversaux. On ne peut pas régler les problèmes de transport, d’environnement, de protection de l’eau, du tourisme et de l’économie en travaillant chacun dans notre coin.

 

Il nous faut une instance de réflexion commune, d’orientation commune, voire dans certains cas précis de décision commune, tout en réaffirmant que chacune des entités restera maître chez elle.

 

 

3ème question : comment faire pour arriver au pays ?

 

En étant clair, pédagogique et transparent.

 

Monsieur le Président, nous sommes des ruraux et nous sommes fiers de l’être. Cela signifie implicitement que nous fonctionnons au rythme des saisons au rythme des moissons et permettez-moi d’être un peu cynique, du rythme des inondations.

 

Cela ne veut pas dire que nous n’avançons pas. Cela veut dire, simplement, que chez nous, nous appliquons le bons sens paysan. Et qu’avant de s’engager dans une démarche nouvelle, il nous faut expliquer et comprendre le « pourquoi du comment » et le « comment du pourquoi » et ça, ça prend du temps !!.

 

         En plus, Monsieur le Président, il faut bien reconnaître que certaines de nos collectivités sont nées dans la douleur et quelque fois au forceps. Et lorsque l’accouchement est difficile, l’enfant n’en est que plus précieux.

 

         Comme je l’ai souvent dit, Monsieur le Président, nos Communautés de Communes rurales ont un vécu, un passé, une histoire. Toute concertation, toute orientation, toute adhésion doit tenir compte de ce vécu, de ce passé, de cette histoire.

 

         Et dans la démarche des ruraux que nous sommes, ce n’est pas une question de pouvoir ou de titre, c’est une question de principe !.

 

             En outre, permettez-moi, Monsieur le Président, de réaffirmer une notion essentielle.

 

         J’ai lu, dans le journal, qu’un élu avait dit que la dernière réunion du SECAL avait été « un raté administratif ». Je pense sincèrement que c’est vrai.

 

         Et il est important de rappeler que la démarche de création d’un pays ne peut pas être qu’un acte administratif.

 

         C’est avant tout un acte politique, au sens noble du terme, voulu par les politiques, adopté par les politiques, et fonctionnant grâce aux politiques…et quand je dis politique, c’est tous les élus du peuple qui ont la légitimité politique.

 

Voilà, Monsieur le Président, ce que je crois utile de rappeler et je ne pense ne pas m’être beaucoup éloigné du sentiment de mes amis des autres Communautés de Communes.

 

         Et pour terminer sur une note d’humour, permettez-moi, Monsieur le Président, que je cite Pierre DAC, qui disait :

 

         « Monsieur a son avenir devant lui, mais il l’aura dans le dos chaque fois qu’il fera demi-tour ».

 

         Alors, Monsieur le Président, soyons responsables et intelligents et ne faisons pas demi-tour.

 

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Hervé Poher             

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