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AVERTISSEMENT:




Nous vous proposons différentes photographies qui n'ont qu'un seul but: vous livrer de belles images du Pas-de-Calais, quelques images du monde et quelques clins d'oeil humoristiques. Ces photos ont été copiées sur le web et restent la propriété des gens de talent qui les ont faites.

ITINERAIRE...

1989

- Election au Conseil Municipal de Guines

1992

- Membre de la liste régionale

1994

- Elu Conseiller Général du Canton de Guînes

1995

- Elu Maire de Guînes

1997

- Elu Président de la Communauté de Communes des Trois-Pays (CCTP)

 - Suppléant du député Dominique Dupilet

1998

- Vice-Président du Conseil Général

- Président d'Eden 62

2000

- Nommé élu référent pour l'Opération Grands Sites des Caps

2001 Réélu

- Maire de Guînes

- Conseiller Général

- Président CCTP

2002

- Suppléant du député Jack Lang

2004

- Membre de la liste régionale

- Elu président du Comité de Bassin de l'Agence de l'eau Artois-Picardie (--> 2014)

2004

- Elu président du Pays de Calais (-->2006)

2005

- Elu président de la Conférence Sanitaire du Littoral (-->2009)

2007

- Suppléant du député Jack Lang

- Démission du poste de maire

2008 Réélu

- Conseiller Général

- Adjoint à Guînes

- Président de CCTP

- Président Agence Eau

2011 Réélu

- VP du Conseil Général

- Président du Comité de Bassin de l’Agence de l’eau

- Membre de la liste sénatoriale

2012 :

- Candidat aux législatives

- Elu Président du Parc Naturel

2013

- Sénateur du Pas-de-Calais 

- Démission de la CCTP

- Démission du CM de Guînes

2014 Réélu

- VP du Conseil général

- Président du Parc

2015

- Arrêt du Conseil Général

- Arrêt  Eden

-Arrêt Parc Naturel

 

PHOTOS

 

Poher (19)      

Poher (7)

Poher (18)     

Andre-et-Gilbert     

Contrat-avenir.jpg   

En-assembl-e.jpg

GB     

Inauguration-Petit-Prince.jpg      

Langelin-maire-honoraire.jpg

election 2007    

Ardres     

Conservatoire 2

Poher herve (6)     

2004 fete de la randonnee    

Bouquehault     

Kluisbergen     

Poher (14)     

tour     

99 Inauguration ADSL

MDR             

repas vieux      

jardin

 

 

 

 

 

 

 

 

12 juin 1997 4 12 /06 /juin /1997 00:00

Mes chers amis…

   Beaucoup d’entre vous se posent la question :

-          «  Pourquoi doit-on voter ? »

-          « Pourquoi le Président a-t-il dissout l’assemblée ? »

-          « Pourquoi a-t-il dissout alors qu’il possède une majorité écrasante à l’assemblée, majorité au sénat, majorité des Conseils Régionaux et des Conseils Généraux ? »

-          « Pourquoi a-t-il dissout moins d’un an avant les nouvelles échéances ? »

-          « Pourquoi a-t-il dissout avant même d’avoir essayé de réduire la fracture sociale ? »

Un conseil d’ami… Quand une fracture n’est pas réduite au bout de 2 ans, il faut envisager l’amputation… ou il faut changer de médecin !

   Alors, certaines mauvaises langues prétendent que tout ça, c’est calculé.

   « Certains disent qu’ils ont honte… » Soit disant que, cet été, vont éclater des scandales financiers touchant le maire de Paris et plusieurs ministres et que cela ferait mauvais effet…

Je ne sais pas si c’est vrai… mais c’est plus que probable !

   D’autres disent « Qu’ils sont bloqués », que les déficits budgétaires sont tellement importants qu’ils vont devoir serrer la visse et qu’ils ont peur des mouvements sociaux, en fin d’année.

Je ne sais pas si c’est vrai… mais c’est plus que probable !

   D’autres enfin disent : « C’est qu’ils ont tout calculé ! » Le Président a juste 5 ans encore à faire ! L’assemblée est élue pour 5 ans… Pilepoil ! Ils auraient les mains libres pour accomplir leurs desseins…

 Je ne sais pas si c’est vrai… mais c’est plus que probable !

   Toutes ces raisons sont, sans doute, valables mais la plus importante, c’est qu’ils ont décidé de changer la société.

   Et la question est simple : « Doit-on garder une société social-démocrate ou doit-on passer dans une société ultralibérale ? »

   « Doit-on garder notre société avec ses libertés et une intervention de l’Etat ou doit-on la livrer aux grandes entreprises, aux actionnaires d’AXA, de la Générale des Eaux, de Bouyges,  ou d’autres ?

   C’est cela la vraie question ! « Doit-on garder nos services publics ou doit-on copier sur les américains ou les anglais de Md Tatcher ? »

   Soyons clairs ! Nous voulons garder notre type de société… Et ce type de société n’est pas le résultat de divagations technocratiques ou le résultat de diarrhées philosophiques… Non, cette société, notre société, c’est le résultat de 200 ans d’histoire ; c’est le résultat de traditions, de coutumes et d’un esprit bien français. Notre type de société est le seul qui corresponde à la devise : « Liberté, Egalité, Fraternité. » Dans les sociétés collectivistes, il n’y avait pas de liberté ; dans les sociétés ultralibérales, il n’y a pas d’égalité ou de fraternité… Alors, on nous dit : « Ils ont créé 11 millions d’emplois ! » Mais combien de millions de malheureux, de déshérités, de désespérés… On ne le dit pas !

   Notre société française est ce qu’elle est parce que, depuis 200 ans, nous avons refusé que le seul moteur humain soit la rentabilité ; nous avons refusé que le seul objectif social soit le profit ; nous avons refusé que le seul avenir de notre pays se résume au mot « Dividende »…

   L’ultralibéralisme et une gestion comptable de l’éducation, c’est quoi ?

   C’est supprimer la notion de laïcité ; c’est supprimer l’égalité devant le savoir ; c’est supprimer l’espoir de progression sociale ; c’est favoriser les riches et léser les pauvres….

   L’argent ne doit pas être un facteur d’éducation !

   L’ultralibéralisme et la gestion comptable dans le domaine de la santé, c’est ce qui commence à se faire actuellement :

L’ultralibéralisme, c’est donner des équipements, scanners et angiographies, à des cliniques privées et le refuser aux hôpitaux publics.

L’ultralibéralisme, c’est voir des cliniques privées, gérées par des grands groupes, qui font des bénéfices, alors que nos hôpitaux manquent de moyens et que certains vont être fermés parce qu’ils ne sont pas rentables.

Une gestion comptable de la médecine, c’est culpabiliser le malade et le médecin en disant qu’ils sont responsables du déficit de la sécurité sociale, alors que les médicaments ne représentent que 4% du budget global.

Une gestion comptable, c’est nier le rôle et le devoir du médecin qui ne soigne plus les gens comme il doit les soigner, mais comme on lui dit de soigner.

Une gestion comptable, c’est laisser souffrir les gens, au stade ultime de leur vie, parce que le seul médicament qui peut les soulager est trop cher… Je l’ai vu !

Une gestion comptable, c’est aussi prescrire 3 jours d’antibiotiques, au lieu de 6, pour faire des économies… Cela, c’est une aberration médicale… Et c’est dangereux !

Sous prétexte de rentabilité et d’équilibre budgétaire, on pousse les médecins à mal faire leur métier et on favorise les grands groupes qui en font une source de profit.

Et que dire du grand patron d’AXA, le groupe d’assurances, qui a affirmé que les assurances étaient prêtes, qu’elles attendaient la mort de la sécurité sociale et qu’elles, elles feraient du bénéfice !

«  Pour le bonheur de qui ? Des plus riches ! Pour le malheur de qui ? Des plus pauvres ! »

Qu’on le veuille ou non, l’ultralibéralisme et la gestion strictement comptable de la santé va créer une médecine de riches et une médecine de pauvres.

Ce que je viens de vous dire dans le domaine de la santé et de l’éducation est tout aussi valable pour tous les autres services que l’on dit publics. C’est pourtant ça, la notion de service public !

   Voilà ce que nous propose Juppé, Madelin et les autres.

   Voilà ce que nous refusons ; nous refusons

-            Que la notion de solidarité soit remplacée par la notion de profit

-            Que la notion d’humanisme soit remplacée par la notion de dividende

-            Que la notion de grandeur de l’homme soit remplacée par la notion de performance d’entreprise.

C’est cela que nous refusons et c’est pour cela que nous voterons à gauche.

Certains de nos adversaires sortent des arguments fallacieux, erronés, voire un peu « neuneu ».

Ils disent : « Il faut un nouvel élan. » Jusqu’à preuve du contraire, en athlétisme, quand on refait un nouvel élan, c’est qu’on a loupé le coup d’avant… Qu’on se le dise !

Juppé dit : »Donnez-moi 40 jours pour tout changer ! » Je ne comprends pas ! Il est à Matignon depuis plus de 730 jours et il demande 40 jours en plus ! Il est dans un gouvernement de droite depuis prés de 1500 jours et il veut 40 jours de plus !

Ils disent « On a assumé l’héritage. » L’héritage de qui ? Nous sommes en 97. Si on retourne 20 ans en arrière, on a eu 10 ans de gouvernement de droite. Si on retourne 10 ans en arrière, on a eu 5 ans de gouvernement de droite. Si on retourne 5 ans en arrière, on a eu 4 ans de gouvernement de droite. C’est l’héritage de qui ?

On voit même, dans notre circonscription un certain candidat RPR qui dit : « Il faut du changement ! » Il ne sait, sans doute pas que le gouvernement est à droite et que lui aussi est de droite… Alors changer quoi ? Changer qui ?

Dernier argument : « La cohabitation serait dangereuse pour la France. » Franchement, ce n’est pas à eux de nous donner des leçons de cohabitation !

 Non ! Tous les arguments donnés par nos adversaires ne tiennent pas debout. Ils essayent de masquer le négatif de leur bilan et de ne pas parler de leur seul objectif : une société ultralibérale.

Nous, socialistes, nous refusons cette orientation parce que nous croyons

-          A la solidarité et à la fraternité

-          Au progrès humain et à l’humanisme

-          Au rêve, à l’espoir et à l’utopie.

Et c’est parce que nous croyons à tout cela que la gauche va gagner, que le Parti Socialiste va gagner, que Dominique Dupilet va gagner.

 

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Published by Hervé POHER - dans PS: Politique < 2000
7 janvier 1995 6 07 /01 /janvier /1995 00:00


Chers camarades.

   Un soir de Mars 94, exactement le 21 mars 1994, nous étions, moi et quelques uns, en réunion à Béthune. Le gros sujet de la discussion était : l’analyse des résultats du premier tour des cantonales. A la fin de cette réunion, et c’est une habitude, nous faisons un repas socialiste. Et un repas, chez les socialistes, c’est un sandwich avec une bière ou un verre de vin.

   Et nous étions à 4 : Dominique Dupilet, Daniel Percheron, Roland Huguet et moi-même. Et Daniel Percheron m’a regardé en disant : « Toubib, tu penses pouvoir gagner le canton ? ». J’ai répondu : « J’ai des chances. » Et Dominique a ajouté : « Il va gagner ! »

   Alors, Daniel m’a regardé… dubitatif… Alors que Roland, un verre à la main, un morceau de sandwich dans la bouche, fait une grimace, nous faisant comprendre qu’il avait des doutes et que j’étais un peu jeune et un peu « zigoto »… Il le pense encore ! Et nous avons gagné ! Ce qu’ils ne savaient, nos grands chefs, c’est que le PS à Guînes, avait changé, s’était préparé et s’était adapté. Adapté en intégrant, dans sa philosophie quelques points essentiels. Laissez-moi vous les rappeler.

   Il y a 2 façons de concevoir le combat politique : la façon « Intégrité » ou la façon « Pragmatisme ».

   La façon « Intégrité », c’est de dire : « Peu importe de gagner, l’important, c’est d’être dans la vérité. » C'est-à-dire, qu’on reste pur et dur et qu’on va au combat, la tête haute. On perd bien souvent, mais on perd avec panache ! C’est une méthode que j’aime bien,que la famille Poher aime bien, que les militants aiment bien… Mais, il faut l’avouer, méthode qui n’est pas toujours efficace.

   L’autre méthode, le pragmatisme, c’est de dire : « Tu as beau avoir les plus belles idées du monde, tu as beau vouloir changer le monde, tu as beau vouloir le bonheur de l’homme… Si tu n’as pas le pouvoir, cela ne sert à rien ! ». Il faut donc s’adapter à notre monde, à notre société, à notre électorat… Alors, là, tu gagnes et là, tu peux appliquer tes idées.

   C’est ce que nous avons fait à Guînes et c’est pourquoi, nous avons gagné. Personne ne nous fera croire qu’il y a 60% de socialistes dans le canton et 75% de socialistes à Guînes.

  C’est pourquoi nous avons gagné… Et c’est pourquoi, Jacques Delors nous a dit non ! Le Parti Socialiste n’a pas su choisir sa voie. Il y a des moments, il faut savoir choisir. Il faut savoir se poser les bonnes questions :

«  Comment créer un courant social-démocrate sur les ruines d’un programme commun ? »

« Comment créer un grand élan présidentiel, en ayant en arrières pensées, les futures municipales ? »

   Non, vous le savez bien, mes chers camarades. Le PS a fait une erreur de stratègie. Je le dis sans colère ni regrets. Cela prouve, simplement, que le PS est, actuellement, mal dans sa peau.

   Alors, quel est l’avenir du PS et de ses militants ? A mon avis, ce sera comme une passion amoureuse : avec des hauts et des bas ; avec des périodes affectueuses et des périodes où on se tourne le dos… Avec des phases charnelles, intenses… Mais, après, la nature reprend ses droits et nous sommes fatigués…. Les étreintes ont souvent une fin sauf si on est un surhomme ou si on utilise un godemichet. Je ne pense pas qu’il y ait des surhommes au Ps et je ne vois pas nos dirigeants fréquenter les sex-shops pour acheter des godemichets.

   Pour l’avenir, j’ai confiance. Nous allons gagner… Non pas grâce aux apparatchiks parisiens qui ne connaissent et ne comprennent rien… Non grâce aux militants qui en veulent, qui sont dévoués et parce que, à la base, nous avons de bons chefs… Et je me dois de citer 2 d’entre eux :

-          Daniel Percheron, caractère de cochon, mais grand chef

-          Dominique Dupilet, caractère de cochon, mais toujours de bon conseil.

   Je voudrais terminer en m’adressant au militants guinois.

   Mes chers gueulards guinois ! Pendant des années, je vous ai fait distribuer des tracts avec, en entête, toujours la même phrase : « Le progrès n’est que l’accomplissement des utopies. » J’assume et je suis toujours d’accord… Mais je rajoute : « Mais pour accomplir les utopies, il faut d’abord gagner le pouvoir…. » Alors, on y va !

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Published by Hervé POHER - dans PS: Politique < 2000
17 novembre 1994 4 17 /11 /novembre /1994 00:00



INTERVENTION BETHUNE, LE   17/11/1994

Mes chers camarades…

   Et quand je dis « Chers camarades », je le pense…

   Connaissez-vous la définition du mot Camarade ? Non, vous l’avez oublié ou vous ne l’avez jamais su… Je vais vous la donner : « Camarade : personne avec laquelle on a une activité commune ; ami. »

   Vous vous demandez « Pourquoi a-t-il regardé, dans le dictionnaire, la définition du mot camarade ? »… C’est simple… Depuis que je fréquente le PS, j’ai des doutes sur la signification des mots !

   Que veut dire Camarade quand on voit que certains camarades du Pas-de-Calais n’ont qu’une idée : rentrer dans le lard de nos camarades qui dirigent la fédération ?

   Que veut dire Camarade quand à Outreau, on a vu nos camarades de la fédération se plaindre de ne pas pouvoir rencontrer nos camarades ministres socialistes ?

   Que veut dire camarade quand on voit que, dans notre vie et notre action de tous les jours, nous sommes relativement respectés par nos adversaires mais que nous sommes démolis par nos camarades ?

   Alors, je vous en supplie : Si vous voulez gagner plus tard, redevenez tolérant, unitaire, solidaire et un peu humaniste… Bref, mes chers camarades, redevenez socialistes !

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Published by Hervé POHER - dans PS: Politique < 2000
2 novembre 1993 2 02 /11 /novembre /1993 00:00

 

 

Mes chers camarades.

 

    Je n’avais pas l‘intention de prendre la parole, mais, en arrivant, j’ai vu que certains de nos camarades de Lens distribuaient des tracts attaquant notre premier secrétaire Daniel Percheron. Maintenant, j’ai envie de parler. Je peux le faire, d’autant plus que je suis secrétaire d’une section qui a refusé de voter les motions.


  
Figurez-vous qu’il y a 8 jours, un brave monsieur est venu me trouver ; il voulait s’inscrire au PS. Nous avons parlé un bon moment et finalement, il m’a demandé : « Votre patron, dans le Pas-de-Calais, c’est qui ? » J’ai répondu : « Notre patron, c’est Daniel Percheron ; le sénateur Percheron. » « Il est comment Percheron ? »…


  
« Percheron, c’est un monument !! Comment vous le décrire…

   Tout d’abord, je dirais que c’est un grand parleur. Il prend la parole pour 5 minutes et il cause une heure. Il emploie toujours des mots savants : programmatique, thématique… Mais je dois avouer qu’il parle bien et qu’il sait soulever les foules.

   Ensuite, je dirais qu’il est subtil, comme on dit chez nous. Je veux dire par là qu’il connaît tellement bien les hommes et le maniement des hommes que la fédération fait bien souvent ce qu’il veut.

  Et j’ai parlé ainsi pendant 20 minutes de Daniel Percheron. A la fin, le brave homme m’a dit : « Mais vous n’êtes pas gâtés avec votre Percheron ! C’est pas un cadeau votre Percheron ! Pourquoi suivez-vous un mec comme cela ? »


  
Effectivement, mes chers camarades, on pouvait se poser la question : « Pourquoi suivons-nous Daniel Percheron ? »

   En fait, pour trouver une réponse, j’ai du analyser ma propre démarche personnelle. Pourquoi suis-je entré au PS ?

   Pour trouver une famille ? Non ! Pour trouver un père ? Non ! Pour trouver une occupation ? Non !

 
 
En fait, mes chers camarades, je suis entré au PS pour me battre, pour intégrer un groupe de combat, pour faire partie d’une armée. Mais qui dit armée, dit soldat bien entendu… Mais qui dit armée, dit chef et si possible, chef gagneur et gagnant, chef qui sait nous stimuler avant la bataille et nous consoler après la défaite ; chef qui sait nous défendre quand il le faut…

  
Et humblement, mes chers camarades, moi, le militant contestataire, je dois reconnaître, ici, ce soir, que malgré tous ses défauts, Daniel Percheron est un chef, un vrai chef, un bon chef.

   Alors, Daniel, si je peux me permettre : je ne voudrais pas de toi comme beau-frère, mais comme chef, on ne fait pas mieux.

 

   Un dernier mot. Daniel nous amène Jean-Claude Leroy sur un plateau. Soit ! Nous faisons confiance à Daniel ; nous avons donc un apriori favorable. Mais Jean-Claude, je tiens à te rappeler 2 choses :

-         La légitimité, ce n’est aps uniquement les bulletins de vote ; la légitimité, ça se mérite et ça se gagne dans l’action et sur le terrain.

-         Quand tu auras acquis cette légitimité, n’oublie jamais que le militant doit être le grognard du parti : respectable et respecté, râleur souvent, fidèle toujours. 

 

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Published by Hervé POHER - dans PS: Politique < 2000
11 octobre 1993 1 11 /10 /octobre /1993 00:00

 



 
















Monsieur le Premier Secrétaire.

   Nous nous permettons de vous transmettre par écrit la décision de la section de Guînes, concernant le congrès national. Comme vous pourrez le constater, nous voulons et nous devons rester logiques avec nous-mêmes.

  
La pression médiatique aidant, il est probable que le congrès fédéral du 15 octobre sera marqué par des attaques contre la fédération et contre vous-même. Or les militants ne veulent absolument pas participer à une entreprise de déstabilisation de la fédération et de ses dirigeants. Le communiqué de la section met en évidence l’esprit frondeur de ses membres et ne veut, en aucun cas, être une attaque personnelle.

  
Ce communiqué devait être lu lors du congrès. Il ne le sera pas. Nous ne voulons pas que notre position réfléchie et honnête soit récupérée par des camarades socialistes moins bien intentionnés.

 

COMMUNIQUE  DE LA  SECTION  DE  GUINES

   Les militants de la section de Guînes ont décidé de ne pas voter les motions pour le congrès national. En effet, voter pourrait signifier que nous cautionnons le comportement puéril de certains de nos dirigeants. Quand nous disons « comportement puéril », ce n’est pas uniquement un mot.

  
En effet, nos responsables de parti sont censés être des adultes ; nos responsables de parti sont censés être intelligents ; nos responsables de parti sont censés avoir compris la leçon du mois de mars !

  
De plus, lors des états généraux du Pas-de-Calais, les militants ont demandé la fin des batailles d’hommes la fin des courants et la disparition des motions.

  
 Au lieu de cela, nous assistons, à nouveau, à des réunions de courants, la floraison des motions, la multitude des candidatures pour les européennes et la guerre larvée des petits chefs.

  
C’est pourquoi, nous, militants de base, colleurs d’affiches et distributeurs de tracts de la section de Guînes, tout en réaffirmant une fidélité totale à notre député, tout en réaffirmant une fidélité totale à notre premier secrétaire de fédération, Daniel Percheron, tout en réaffirmant une fidélité totale à notre premier secrétaire du parti, nous avons décidé de ne pas voter les motions. En effet, nous considérons que depuis mars dernier, le système des motions est obsolète.

  
De plus, nous demandons que le refus de vote soit considéré comme l’expression d’un choix et non pas une abstention.

  
Que nos responsables locaux et départementaux signent de tels documents, nous pouvons le comprendre ; mais nous, militants de base, nous ne pouvons adhérer à un tel système.

  
J’espère que nos dirigeants comprendront notre attitude : le militant de base doit être le grognard du parti : râleur souvent, fidèle toujours.


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Published by Hervé POHER - dans PS: Politique < 2000
4 avril 1993 7 04 /04 /avril /1993 00:00

 

 

Monsieur le Premier Secrétaire.

   Vous désiriez, sans doute, savoir ce que pensent les militants du « bordel socialiste actuel ». Pour cela, je vous adresse le cahier des charges de la section de Guînes.

   C’est peut-être dur, mais souvenez-vous qu’on est toujours dur avec les gens qu’on aime.


LETTRE  OUVERTE  A  NOS  DIRIGEANTS

Mais qu’avez-vous fait ??!!

  
Qu’avez-vous fait de notre parti ? Depuis plusieurs années, vous dirigez notre parti, non pas au nom de l’intérêt général, mais au nom des courants. Vous vous êtes mis au service des hommes et non du mouvement ; vous avez soutenu les ambitions et non les idées. Dés 1989, les militants vous avaient dit : « Un parti, pas de courants ! » Vous ne les avez pas écoutés.

  
Qu’avez-vous fait de notre travail
 ? Nous nous sommes battus pour vous, espérant les victoires, partageant les défaites. Les querelles d’hommes nous faisaient mal, mais chaque fois, nous trouvions des excuses. La base n’est pas fabiusienne, ni rocardienne, ni jospiniste… La base est socialiste avec un idéal qui nous fait travailler et une certaine idée de la victoire qui nous fait espérer. Les militants vous ont dit : « Nous gagnerons tous ensemble ! » Vous ne les avez pas écoutés.

 
 
Qu’avez-vus fait de nos idées ? Nous sommes militants du Parti Socialiste parce que nous croyons à la justesse de notre cause, la sincérité de nos idées et au pouvoir de la tolérance. Vous avez dénaturé notre cause, dévié nos idées et montré une intolérance inacceptable de la part de socialistes. Les militants vous avaient montré l’exemple. Vous n’avez pas regardé.


  
Qu’avez-vous fait de nos idoles ? Nos chefs sont devenus des roitelets avides de pouvoir. Rocard a tort, Fabius n’a pas raison et Chevènement se trompe. Les militants n’ont pas accepté, n’acceptent pas et n’accepteront pas la bataille des ambitieux. Vous ne les avez pas écoutés.

 
 
Nous sommes une petite section de militants motivés, travailleurs et gagneurs. Notre groupe est composé d’anciens communistes, de centristes et de socialistes de toutes tendances. C’est une section de militants, de camarades et d’amis. Par notre union et dépassant nos différences, nous allons de victoire en victoire. Ne nous demandez pas de tout casser ! Nous refuserions et nous renverrions nos petits chefs dos à dos.

  
Notre Premier Secrétaire nous a comparés à un village d’irréductibles gaulois. Nous acceptons la comparaison. Nous voulons rester ensemble, sachant que la victoire se gagne, unis sur le terrain et non pas dans les salons parisiens.

  
Messieurs les dirigeants ! Arrêtez ce spectacle lamentable qui fait plus penser à une curée qu’à une remise en ordre. Vous êtes tous coupables et cela, les militants ne vous le pardonneront pas.

  
Quand on est socialiste, on a le cœur avec Fabius, la tête avec Rocard, les tripes avec Chevènement et les jambes avec Jospin.


 

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Published by Hervé POHER - dans PS: Politique < 2000
1 juillet 1992 3 01 /07 /juillet /1992 10:00

 

Monsieur le Premier Secrétaire.

    Je me permets de vous adresser copie de la lettre envoyée à tous les militants du canton de Guînes. Comme vous allez le constater, cette lettre est un « coup de gueule ».

   La réunion d’Outreau nous a ébranlés. Que l’on critique le parti dans les réunions de section, c’est la règle du jeu ; mais que l’on assiste à une démolition systématique de tout ce qui porte le nom de socialiste est choquant… Surtout dans le congrès fédéral de la première fédération de France.

   Soyons francs, Monsieur le Premier Secrétaire : si les socialistes continuent à dénigrer ce qu’ils ont adoré pendant des années, la défaite est inéluctable en mars prochain.

   Recevez, Monsieur le Premier Secrétaire, l’expression de notre dévouement et de notre amitié.

TEXTE ENVOYE AUX MILITANTS

 

Cher(e) camarade.

   Les congés arrivent. Je vous adresse un petit devoir de vacances. Ce n’est qu’un texte à lire et à commenter. Nous nous rencontrerons, en septembre, pour une explication plus détaillée.

«  VOYAGE  AU  PAYS  DES  MASOCHISTES. »

    Dix. Nous étions dix petits nègres de la tribu des socialistes. Notre campement était situé à Guînes, prés de la forêt. Notre groupe ethnique était composé de 64 membres, râleurs, contestataires mais fiers. Fiers de notre groupe ; fiers de notre victoire locale contre la tribu des Droitiers, en mars 92 ; fiers de notre décision, lors du choix du sorcier-suppléant, montrant ainsi que nous, petits nègres de la base, refusions les querelles d’hommes ou de clans. Bref, nous étions fiers et heureux d’être socialistes.

   Ces 10 petits nègres avaient donc décidé d’aller explorer le « pays des élus socialistes », pays situé en plein centre d’Outreau. Il était souhaitable, avant une rude bataille, d’aller écouter ce qui se dit, d’aller voir ce qui se fait ; il était bon d’être galvanisé par les harangues de nos grands sorciers socialistes et nous voulions entendre la bonne parole. Hélas, trois fois hélas !

   Dés notre arrivée, nous déchantâmes. Une indigène socialiste, nous fit remarquer que nous étions trop nombreux : 3 mandats autorisés. Ceci m’étonna car nous ne sommes jamais assez nombreux pour parcourir la savane avec les tracts ou les affiches. J’osais faire remarquer, avec ma candeur de brousse, que 3 mandats, c’était peu et que j’avais amené 7 nègres spectateurs. Elle me rétorqua : « Vous n’avez qu’à avoir une section plus forte… Et les spectateurs sont interdits. » La tribu socialiste avait-elle quelque chose à cacher ? Un secret important allait-il être dévoilé ?... Une telle entrée en matière ne nous étonna pas. Depuis longtemps, nous avions discuté, au sein de notre groupe, du peu d’amabilité des permanents de la tribu des élus. J’expliquais aux 9 petits nègres qu’il ne fallait pas lui en vouloir : les permanents ont sans doute oublié qui les fait vivre et qu’ils sont au service des combattants… Et pas le contraire !

   Passé cette première épreuve, nous étions prêts à écouter la bonne parole apportée par les grands sorciers et par les nègres venus d’autres horizons. Désastre, cataclysme, horreur… Durant 3 heures, nous avons assisté, médusés, à une séance de mortification collective, d’auto flagellation perverse. En effet, la tribu des élus socialistes pratiquait le masochisme intégral, le dénigrement systématique. Ici, un grand sorcier faisait une démonstration de sectarisme et d’intolérance laïque ; là, un grand chef affirmait qu’il était impossible de s’entendre avec les dieux parisiens ;  un grand imprécateur barbu vilipenda le permis à points, oubliant qu’il l’avait lui-même voté ; on a même critiqué le grand chef élyséen, lui reprochant de s’occuper du bien-être de la tribu voisine et oubliant de s’occuper de la reconstruction de son propre village.

   Bref, ces trois heures au pays des élus furent un vrai cauchemar. Autant le grand chef de la tribu avait été, à Béthune, exaltant, fonceur et gagneur, autant le spectacle d’Outreau était affligeant : notre tribu était mauvaise, nos guerriers étaient mauvais, nos combats étaient injustes et les décisions de nos chefs étaient nulles… On tirait sur tout ce qui bouge ; on se mortifiait à plaisir. Nous, petits nègres de la base, nous étions perdus. Et les idées dans tout cela ? Et le panache ?  Et la rage de vaincre ?

    Nous étions arrivés socialistes fiers ; nous allions repartir socialistes honteux. Quand nous sommes sortis, plusieurs petits nègres ont demandé : « On s’est peut-être trompés de tribu ? ». Hélas, non ! La première tribu de France joue les fakirs mais elle n’a pas la peau assez dure pour les planches à clous et cela lui fait très mal.

   Nous étions arrivés fiers ; nous sommes repartis penauds. Nous étions plein de fougue, nous sommes repartis dégonflés. Nous voulions savoir comment construire la case commune ; nous avons assisté à l’élévation du mur des lamentations.

   En définitive, il fût donc décidé, qu’afin de garder le moral et de conserver un minimum d’illusions et d’utopie, nous n’irions plus jamais explorer le pays des élus socialistes. Si l’on veut que les petits nègres aillent courir la savane, se battent et occupent le terrain, ce n’est pas en dénigrant la tribu ou les chefs…

   Nous sommes des petits nègres de la base ; nous avons peut-être un peu trop d’illusions et d’utopie, mais après Outreau… « Mon Dieu, que c’est bon d’être utopiste. »

 Hervé  Poher

 

REPONSE  DE  DANIEL  PERCHERON

6 Juillet 1992

Mon cher Poherix.

   Ainsi donc, tu n’as pas pu déguster une pleine jarre de la potion magique qui fait les grands rassemblements moins querelleurs et moins ennuyeux .

   Cependant, tes propos sont un peu injustes : le discours sur la laïcité était tout sauf négatif : une nouvelle laïcité s’impose. L’intervention du Ministre était frappée du sceau de la lucidité ; quant à votre barde barbu, il exprimait dans son dialecte minier la grande inquiétude de tout le village charbonnier.

   Les minoritaires ont rêvé d’artillerie victorieuse et le petit chef a porté son menhir sans rouspéter.

   Ne te décourage pas et reviens plus souvent encore explorer la tribu des élus, en attendant d’en faire partie.

   Bonnes vacances à l’ombre de ta forêt séculaire.

Daniel Percheron 

 

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Published by Hervé POHER - dans PS: Politique < 2000
11 juin 1992 4 11 /06 /juin /1992 00:00

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 Cher(e) camarade.

   Lors de la réunion de section du 29 mai 1992, vous m’avez demandé, à l’unanimité, de présenter ma candidature au poste de député suppléant pour la 6ème circonscription, afin de seconder notre député Dominique Dupilet.

   Il est bon d’analyser les avantages et les inconvénients d’une telle candidature.

   Avantage : Nous avons perdu les élections municipales, en 1989, parce qu’en face de nous, il y avait un monument, un chêne qui s’appelle Paul Warnault, actuel maire de Guînes. De même, au niveau du canton, nous nous opposons à une autre personnalité de forte envergure, Maitre Henri Collette, maire de Licques, sénateur et conseiller général. Or, je vous l’ai souvent répété, on n’abat pas des chênes avec des canifs…

   Le seul moyen de prendre le canton et, un an plus tard, de prendre la mairie, c’est de créer localement une personnalité capable de rivaliser avec ces 2 notables locaux. C’est ce que nous essayons de faire depuis maintenant 3 ans : en occupant le terrain, en ayant doublé les effectifs de la section de Guînes, en ayant fait une campagne régionale exemplaire, permettant de faire 40% à Guînes et 28% dans le canton. Nous sommes en train de créer un contre pouvoir dans ce canton.

   Il est évident qu’un titre de député suppléant serait un plus dans la future bataille cantonale. Ce titre, car n’oublions pas que ce n’est qu’un titre et non une fonction, est un atout de plus pour nous, mais il n’est pas indispensable.

   Examinons maintenant les inconvénients de ma candidature :

   Premier inconvénient : La partie calaisienne du canton de Calais Nord-Ouest possède, à elle seule, plus d’inscrits que le canton de Guînes dans son ensemble. Il est donc logique de prendre, comme député suppléant, un militant calaisien.

   Deuxième inconvénient : Il n’est pas raisonnable de mettre en péril le réélection de Dominique Dupilet, au profit d’une éventuelle conquête du canton de Guînes.

   Troisième inconvénient : Ma présence sur les listes régionales a déclenché, comme vous avez pu le constater, les passions, les petites phrases et les coups bas. Le monde politique est ainsi fait : pas de cadeaux surtout si on monte trop vite. Or la section de Guînes a fait un parcours sans fautes depuis 3 ans. Il faut continuer sur le même chemin. Nous avons un passé clair et net, sans compromission, ni trahison. La seule chose qui nous réunit, c’est le PS et notre dévouement à Dominique Dupilet, même si ce dévouement est, parfois, trop exubérant à son goût.

   Pour toutes ces raisons, j’ai décidé, de mon propre chef :

-          De ne pas poser ma candidature au poste de suppléant, notre seul but étant, actuellement, que Dominique soit réélu largement

-          Le 19 juin, vous allez devoir voter. Je demande que tous les militants de la section de Guînes votent pour Maurice Fleuet. Maurice est le seul candidat remplissant toutes les conditions nécessaires pour assumer le poste de suppléant. De plus, je vous rappelle qu’il existe dans l’histoire de la section de Guînes, un lourd contentieux entre les socialistes calaisiens et les socialistes guinois. Or Maurice a toujours été honnête avec nous ; c’est d’ailleurs pour cette raison que nous sommes allés l’aider dans sa campagne sur le canton de Calais Nord-Ouest.

-          A titre personnel, il ne me déplait pas de « ne pas me présenter comme suppléant ». Cela donne une certaine idée du désintéressement, une certaine idée de ce qui est bien pour le parti. De plus, pour la section de Guînes, cela donne une certaine image du panache, faisant taire ainsi les mesquineries et les emportements que mon éventuelle candidature avait déjà entrainés.

   On nous traite de dupiletistes, d’anarcho-socialistes, plus ou moins embourgeoisés ; maintenant, on pourra dire que les guinois ont le sens des réalités et de l’abnégation.  

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Published by Hervé POHER - dans PS: Politique < 2000
25 mars 1992 3 25 /03 /mars /1992 00:00

A Monsieur Philippe DOURCY
Journaliste à la Voix du Nord

 

Monsieur.

    Etant candidat sur une liste régionale, je me suis, bien évidemment, intéressé aux commentaires journalistiques. Aussi, vous pouvez deviner mon étonnement, lors de la lecture des articles parus dans votre journal, le 23 et 24 mars. Je pense que vos affirmations résultent d’une erreur de jugement dans l’analyse politique, erreur sans doute involontaire….

   En effet, vous affirmez :

1)      « La liste d’union conduite par Léonce Deprez a recueilli prés de 29% des suffrages. Le PS endigue le recul en obtenant 25% »

   Vous oubliez de signaler que les listes de droite faisaient 48% en 86, 38,2% en 89 et 28,9% en 92. Ce qui fait un recul de 18% en 6 ans. Le PS fait, dans le canton, 27,6% et non 25% comme vous l’écrivez. Ce qui met le PS à 1,3% de la liste de droite. La différence était de 16,6% en 86. Il aurait été honnête de le signaler.

 

2)      « La liste Deprez a réussi le grand chelem à Ardres, Guînes, et Calais. Le PS enregistre un recul assez sévère. »

Vous faites un amalgame maladroit entre le canton de Guînes et Guînes. A titre indicatif, si vous ne l’avez pas remarqué, je vous signale que la liste PS a fait 39,7% à Guînes, alors que la liste Deprez ne faisait que 19%. De plus, en fait de recul, le PS progresse sur le canton de 4,1% en 3 ans. Il aurait été judicieux de le signaler.

 

3)      « La vraie surprise dans le canton de Guînes, c’est le score réalisé par « Chasse, Pêche, Nature et Tradition »

A tout hasard, je vous ferais remarquer que le résultat en % de cette liste a baissé en 3 ans, passant de 11,8 à 9,1%. Il aurait été intéressant de le signaler.

 

4)      Le 24 Mars, vous titrez : « Guînes, la liste Deprez devant le PS. »

Titre faux puisque c’est le canton de Guînes et non pas la ville de Guînes !!! Dans cet article, on fait, une fois de plus allusion à la percée des chasseurs …

   Il me semble que vous avez une conception très spéciale de l’évolution des scores électoraux… En effet, une liste qui perd prés de 20% en 6 ans, est une grande gagnante ; de même, une liste qui perd des suffrages en %, fait une percée !!! Avec cette conception là, Georges Marchais va devenir Président de la République !

   En conclusion, cher Monsieur Dourcy. Je crois savoir que certains de vos confrères crient « haut et fort » que «  les journalistes n’ont pas de maître et sont entièrement libres ». Je ne demande qu’à les croire : la liberté d’expression est un droit, l’honnêteté de l’information est un devoir mais la non-objectivité est un danger pour tous, médias et politiques. Vous reprochez aux hommes politiques d’être malhonnêtes et de ne pas faire vraiment leur travail. C’est peut-être vrai, mais ceci est valable pour toutes les professions.

   Afin que vous puissiez peaufiner vos futures analyses politiques, je me permets de vous transmettre quelques documents sur l’évolution politique de notre canton.

   Au niveau cantonal, nous allons nous permettre, dans un tract, de prendre votre article en exemple, afin d’expliquer aux gens ce qu’est l’interprétation des informations et comme il est facile d’utiliser la technique du dit et du non-dit.

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Published by Hervé POHER - dans PS: Politique < 2000

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Hervé Poher             

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