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AVERTISSEMENT:




Nous vous proposons différentes photographies qui n'ont qu'un seul but: vous livrer de belles images du Pas-de-Calais, quelques images du monde et quelques clins d'oeil humoristiques. Ces photos ont été copiées sur le web et restent la propriété des gens de talent qui les ont faites.

ITINERAIRE...

1989

- Election au Conseil Municipal de Guines

1992

- Membre de la liste régionale

1994

- Elu Conseiller Général du Canton de Guînes

1995

- Elu Maire de Guînes

1997

- Elu Président de la Communauté de Communes des Trois-Pays (CCTP)

 - Suppléant du député Dominique Dupilet

1998

- Vice-Président du Conseil Général

- Président d'Eden 62

2000

- Nommé élu référent pour l'Opération Grands Sites des Caps

2001 Réélu

- Maire de Guînes

- Conseiller Général

- Président CCTP

2002

- Suppléant du député Jack Lang

2004

- Membre de la liste régionale

- Elu président du Comité de Bassin de l'Agence de l'eau Artois-Picardie (--> 2014)

2004

- Elu président du Pays de Calais (-->2006)

2005

- Elu président de la Conférence Sanitaire du Littoral (-->2009)

2007

- Suppléant du député Jack Lang

- Démission du poste de maire

2008 Réélu

- Conseiller Général

- Adjoint à Guînes

- Président de CCTP

- Président Agence Eau

2011 Réélu

- VP du Conseil Général

- Président du Comité de Bassin de l’Agence de l’eau

- Membre de la liste sénatoriale

2012 :

- Candidat aux législatives

- Elu Président du Parc Naturel

2013

- Sénateur du Pas-de-Calais 

- Démission de la CCTP

- Démission du CM de Guînes

2014 Réélu

- VP du Conseil général

- Président du Parc

2015

- Arrêt du Conseil Général

- Arrêt  Eden

-Arrêt Parc Naturel

2017

- Arrêt du Sénat

 

PHOTOS

 

Poher (19)      

Poher (7)

Poher (18)     

Andre-et-Gilbert     

Contrat-avenir.jpg   

En-assembl-e.jpg

GB     

Inauguration-Petit-Prince.jpg      

Langelin-maire-honoraire.jpg

election 2007    

Ardres     

Conservatoire 2

Poher herve (6)     

2004 fete de la randonnee    

Bouquehault     

Kluisbergen     

Poher (14)     

tour     

99 Inauguration ADSL

MDR             

repas vieux      

jardin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 17:44

Charte Poher     

 

Guînes, le 8 janvier 2014.

Monsieur le Vice-Président

   Par la présente, je me permets de déposer ma candidature à la présidence du Parc naturel régional des Caps et Marais d’Opale

 

   Si j’ose à nouveau cette démarche, c’est simplement pour pouvoir terminer le travail commencé. Je vous rappelle que l’objectif affiché en 2012 était : le renouvellement de la charte et la mise en place du nouveau syndicat mixte, basé sur les nouveaux statuts

 

   Vous n’êtes pas sans savoir que des élections municipales auront lieu fin mars et elles seront suivies par de nouvelles désignations d’élus communaux et intercommunaux. Cette période pré-électorale semble donc peu propice, dans l’intérêt du parc, à des remaniements importants

 

   Ma candidature doit être considérée comme une solution de continuité, de transition et de préparation du parc pour l’avenir.

 

   Recevez, Monsieur le Vice-Président, l’assurance de mes salutations respectueuses.

 

                                                                                         Hervé POHER

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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 16:29

vache

Marquise, le 5/12/2013. Intervention en fin du séminaire élevage.

   En conclusion de cette journée, je vais me permettre, simplement, de souligner quelques points :

Premier point : Pourquoi cette journée ? Il y a, au moins, 3 raisons.

    La première, c’est que nous sommes dans le Parc des Caps et Marais d’Opale et que ce parc n’existerait pas sans le monde agricole. D’autres parcs se sont créés sur une image environnementale forte, des montagnes, des forêts ou des spécificités remarquables comme en Corse ou sur le littoral méditerranéen. Nous, nous nous sommes construits sur 2 entités remarquables, les Caps et le Marais, mais liées par un trait d’union qui est une ruralité agricole omniprésente, incontournable, agriculture qui a façonné nos paysages. Cela a été répété lors du colloque Grand Site . L’image de notre parc, c’est, qu’on le veuille ou non, un environnement de culture ou d’élevage.

    Deuxième raison, c’est un épisode mouvementé qui s’est déroulé, il y a juste un an. Je devais présider une réunion de l’Agence de l’Eau, à Amiens. Et dans le programme de cette réunion, était inscrite une question concernant le classement en zone vulnérable aux nitrates. Plus exactement le déclassement du boulonnais et de l’avesnois qui ne restaient plus des zones vulnérables et, par contre, le classement, en entier de la vallée de l’Authie qui, elle, devenait vulnérable. Quelques jours avant, j’ai rencontré, à sa demande, la chambre d’agriculture de la Somme qui m’a alerté en disant : « OK pour le déclassement mais, attention, dans la vallée de l’Authie, c’est de l’élevage et les éleveurs ont beaucoup de mal. Arrêtez de leur imposer des contraintes… Ils n’en peuvent plus. »

   Message entendu et lors de la réunion du comité de bassin, une discussion franche entre les élus, les agriculteurs, les services de l’état et le monde associatif a eu lieu. Vous êtes sans doute au courant de cette péripétie… Résultat des courses : on a voté à bulletin secret et nous avons accepté le déclassement du boulonnais et nous avons refusé le classement de l’Authie… Les agriculteurs avaient été entendus et nous étions contents. Ce qui n’a pas empêché le Préfet de Région de classer l’Authie, faisant fi de notre vote… Et ce qui m’a permis de réaffirmer que l’état considérait les comités de bassin comme des acteurs d’une pseudo-démocratie. Mais mon attention avait été appelée sur les problèmes de l’élevage… Pas uniquement dans le Parc.

   Troisième raison : C’est qu’en janvier dernier, je faisais, avec les services du Parc, campagne pour arracher le vote d’un maximum de personnes pour l’approbation de la nouvelle charte. 156 communes, 13 intercommunalités, 2 départements, une région.  Et je tenais absolument à ce que les 4 chambres consulaires soient avec nous.  Pour moi, c’était une évidence. Et pour cela, nous sommes allés rencontrer la chambre d’agriculture. Le bureau de la chambre m’a écouté poliment, pendant tout un après-midi et à la fin, le président Jean-Bernard Bayard m’a dit : « Oui, nous avons l’intention de participer mais il y a quand même un problème : le monde agricole a parfois l’impression de ne pas être écouté par le Parc et il y a certains malentendus. » Et moi de répondre : « S’il y a des malentendus, s’il y a des incompréhensions, s’il y a une mauvaise écoute… On va rectifier tout cela et on fera des réunions de concertation pour mieux entendre, mieux s’écouter et tout remettre à plat. »

   C’est pourquoi nous sommes là aujourd’hui : entre autre, pour respecter une promesse.

   Deuxième point : Une évidence. Chacun garde, de sa formation ou de sa profession, certains réflexes. Vous, vous êtes agriculteurs. Moi, je suis médecin. Et les études de médecine ont quelque chose de remarquable : elles vous donnent une tournure d’esprit et une façon de raisonner pragmatique, toujours la même, pour plus d’efficacité.

   Et cette façon de raisonner, c’est : Signes, diagnostic, traitement. Et pour faire un diagnostic, c’est toujours le même processus : Interrogatoire, inspection, palpation, percussion et auscultation. C’est-à-dire qu’avant toute chose, on parle aux gens et on regarde les gens ! C’est ce qu’ont perdu beaucoup de jeunes médecins. C’est tellement facile de demander un scanner ou une IRM… Alors qu’on peut parfois arriver au diagnostic en regardant simplement et en écoutant attentivement.

   Eh bien, aujourd’hui, nous sommes venus vous regarder et vous écouter.

    Troisième point : qui n’est pas anodin. Ce matin, le Parc et la Chambre d’Agriculture vous ont présenté un diagnostic du territoire. Avez-vous remarqué qu’on a entendu souvent le mot atout et très rarement le mot handicap. C’est tellement rare, cette inversion des mots qu’il est important de le souligner.

   Une petite note en plus : Lorsque la nouvelle PAC vous a été présentée, ce matin, il a été dit : « Elle sera plus juste, plus verte, plus équitable, tournée vers les jeunes et vers l’avenir… » Quand j’ai entendu tout cela, je me suis dit : « Pourvu que ce soit vrai ! Le rêve ! Enfin, une politique idéale avec toutes les qualités ! »

   Quatrième point : Nous avons bien entendu vos remarques, vos interrogations et certains points de votre malaise.  

   Nous avons bien entendu votre demande d’évolution sociétale, que vous puissiez avoir une vie familiale comme les autres, tout en exerçant votre profession. Ce que vous réclamez est légitime et d’autres professions l’ont réclamé et obtenu. Il n’y a pas de honte à dire que vous voulez une vie que je qualifierais de « normale ».

   Nous avons bien entendu que vous vous posiez des questions sur votre façon d’exercer votre métier, que vous étiez à la croisée des chemins et que l’environnement est un facteur que vous devez et que vous devrez prendre en compte !! Mais en n’oubliant jamais que c’est votre moyen de vivre et que le facteur économique est aussi essentiel dans l’évolution de vos pratiques.

   Cinquième et dernier point : Je profite de la présence de conseillers régionaux pour rappeler que j’ai entendu, tout à l’heure, que le Conseil régional aurait quelque chose à dire dans le deuxième pilier de la PAC… Et qu’il gérerait quelques fonds… Or, je vous rappelle que les parcs dépendent de la région. Je réclame donc un droit à l’expérimentation sur l’agriculture et l’élevage, au sein du parc des Caps et Marais d’Opale. Un parc, c’est fait pour inventer, innover et expérimenter. Alors, si la région le veut bien, nous expérimenterons avec vous !

   Voilà, mesdames et messieurs. A la fin de cette journée, je peux dire que vous avez la pratique, l’expérience et la connaissance de notre environnement agricole… Parce que c’est votre métier. Et nous, nous sommes là pour vous écouter et vous aider… Parce que c’est notre devoir.

   Alors, faisons un bout de chemin ensembles.  

Hervé POHER

Mots-clés: Parc des Caps et Marais d'Opale, élevage, ruralité,paysages, zones vulnérables, nitrates, chambre d'agriculture, vallée de l'Authie, pseudo-démocratie, chambres consulaires, malentendus, incompréhension, écoute, regarder, écouter, atout, handicap, deuxième pilier, PAC, inventer, innover, expérimenter.

05/12/2013: Parc / Hervé Poher/ Séminaire sur l'élevage
05/12/2013: Parc / Hervé Poher/ Séminaire sur l'élevage
05/12/2013: Parc / Hervé Poher/ Séminaire sur l'élevage
05/12/2013: Parc / Hervé Poher/ Séminaire sur l'élevage
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15 novembre 2013 5 15 /11 /novembre /2013 11:29

Marais-823.jpg

 

     Fermeture du colloque RAMSAR; Saint-Omer le 15/11/2013

   Mercredi, je vous ai accueillis avec ma casquette de président du Parc des Caps et Marais d’Opale. Et j’ai essayé de vous faire comprendre pourquoi nous aimions ce parc, pourquoi nous étions mobilisés et pourquoi nous étions attachés à ce territoire.

   Que nous aimions le blanc de nos falaises, le vert de nos collines et le bleu de nos marais.

   Que nous étions fiers de vivre dans ce pays couvert de distinctions : un Grand Site des Caps, un site RAMSAR, une réserve naturelle nationale et un site reconnu Men and Biosphère. Tout cela pour un seul et même pays fait d’ambiances, de couleurs et de sensations.

   Mais aujourd’hui, je viens vous dire « au revoir », soit avec ma casquette de Vice-Président du Conseil Général, soit avec celle de Président du Comité de Bassin de l’Agence de l’Eau. Eh oui, je fais partie d’une race en voie de disparition : je suis un cumulard. Mais remarquez quand même, qu’être président d’un parc, vice-président chargé de l’environnement et président d’un comité de bassin… Tout cela a une certaine logique et m’autorise à vous parler des zones humides.

   Alors, je vais vous parler de RAMSAR mais, sous un angle que vous n’avez peut-être pas évoqué.

   RAMSAR, c’est pour moi un peu le témoin de nos problèmes et le miroir de nos turpitudes.

   En effet, quand vous parlez de zones humides, vous ne pouvez pas faire autrement que d’évoquer l’urbanisme et la disparition des zones humides… Les bêtises et âneries que nous avons faites ou laissé faire, pendant des décennies, en faisant de l’aménagement du territoire de façon idiote ; en autorisant des constructions là où il ne fallait pas construire ; et si ces terrains qui sont devenus constructible, c’est bien par inconscience, par intérêt personnel ou par électoralisme… C’est si facile de gagner des voix en mettant constructibles des terrains qui ne devraient pas l’être.

   Et il faut changer de comportements ; il faut faire passer le message ; il faut essayer de faire comprendre, même si c’est dur, qu’on doit arrêter de consommer de la terre agricole et qu’on doit respecter ce que la nature nous a donné. L’état le dit ; c’est à nous, localement d’être les promoteurs de cette nouvelle attitude… Et Dieu sait si c’est dur !

    Et les zones humides… C’est nous rappeler le problème des inondations. Ces zones ont toujours servi d’éponge, depuis que le monde est monde et maintenant que nous les avons amputées, nous sommes confrontés, régulièrement aux problèmes des inondations. Nous avons imperméabilisés les sols et nous avons diminué les zones humides. Les inondations sont là, régulières, récurrentes.

   Et le marais, ici, c’est le début des polders et des wateringues. Zone humide en permanence et que nous ne savons pas gérer… Non, nous français, nous ne savons pas gérer ces territoires. Et pourtant, nous pompons ; nous essayons de limiter les dégâts mais nous sommes toujours sous le risque de la submersion marine et de l’inondation… Et au ministère, j’en profite, faites-leur passer le message, ils ne savent pas ce que sont les wateringues et ce qu’est un watergang… Nous sommes uniques en France ! Et pourtant, cela concerne plus de 400 000 personnes.

   Et les zones humides, c’est aussi le témoin de la perte de biodiversité. Qu’on le veuille ou non, nous la voyons disparaitre cette biodiversité. Ce matin, j’ai entendu qu’un organisme venait de publier la liste des 78 sites dans le monde qui sont indispensables au maintien de la biodiversité. Et le journaliste de rappeler que toutes les 20 minutes, nous perdons une espèce de plante ou d’animal.

   Et je vous rappelle, moi, qu’actuellement, nous vivons plus qu’avec 0,5% de la biodiversité de notre monde ; c’est-à-dire que nous en avons déjà perdu 99,5% de la diversité biologique. Et le 0,5%, c’est le capital qui nous reste… Si nous pouvons le garder.

   Tout cela pour dire que faire du RAMSAR et protéger les zones humides, ce n’est pas uniquement protéger les flaques d’eau, protéger les « garnouilles » ou photographier les roseaux. Faire du RAMSAR, c’est un concept, une idée, un mode de vie, un mode d’agir en politique et en citoyen.

   Alors pour terminer. Pendant 3 jours, vous avez parlé RAMSAR ; vous avez mangé RAMSAR ; vous avez dormi RAMSAR. Bref, vous êtes dans une secte. Et comme toute secte, vous avez un idéal et vous avez des utopies. Je vous rappelle qu’Oscar Wilde disait : « Le progrès n’est que l’accomplissement des utopies. ». Ce que je vous dis là fait un peu écolo, c’est vrai. Mais il n’y a pas de honte à être écolo en 2013…

   Aussi, je vous dis simplement: garder vos utopies… Surtout gardez vos utopies parce que cela rendra service au président du parc, à celui du comité de bassin, au vice-président du conseil général… Bref, cela me rendra service à moi.

   Cela rendra service à la société…

   Et cela rendra service à mes petits-enfants et rien que pour cela, je vous en serai éternellement reconnaissant.

Hervé POHER

Mots-clés: Parc des Caps et Marais d'Opale, falaises, collines, marais, Grand Site des Caps, RAMSAR, Men and Biosphère, ambiance, couleurs, sensations, cumulard, zones humides, turpitudes, aménagement du territoire, intérêt personnel, inconscience, électoralisme, terre agricole, inondations, éponge, polders, wateringues, submersion marine, biodiversité, utopie, écolo.

15/11/2013: Parc/ Hervé Poher/ Fermeture colloque RAMSAR à Saint-Omer
15/11/2013: Parc/ Hervé Poher/ Fermeture colloque RAMSAR à Saint-Omer
15/11/2013: Parc/ Hervé Poher/ Fermeture colloque RAMSAR à Saint-Omer
15/11/2013: Parc/ Hervé Poher/ Fermeture colloque RAMSAR à Saint-Omer
15/11/2013: Parc/ Hervé Poher/ Fermeture colloque RAMSAR à Saint-Omer
15/11/2013: Parc/ Hervé Poher/ Fermeture colloque RAMSAR à Saint-Omer
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13 novembre 2013 3 13 /11 /novembre /2013 09:54

 

ramsar logo

 

   Ouverture du colloque RAMSAR,  Saint-Omer, le 13 novembre 2013

   Mesdames et messieurs, vous êtes venus ici pour avoir des discussions techniques et non pas pour entendre des discours politiques. Alors je dirai simplement : Bienvenue !

   Bienvenue sur le territoire du Parc des Caps et Marais d’Opale.  Et ce parc est un territoire d’exemplarité, d’exception et d’excellence. Tout cela, ce n’est pas bien modeste mais, dans notre monde actuel, faut-il être modeste ?

   Territoire d’exemplarité… Comme il a été dit tout à l’heure, nous sommes en attente de la signature du ministre pour valider notre charte. Et cette charte, c’est 154 communes, 13 EPCI, 2 départements, une région et 4 chambres consulaires… Ils ont tous approuvé cette charte pour créer, inventer et participer à une dynamique collective. Toutes ces structures ont voulu et l’ont montré, participer à cette belle aventure qu’est la vie d’un parc.

   Territoire d’exception car sur le territoire du parc, vous avez un Grand Site National (le Site des Caps), une réserve naturelle nationale (la réserve du Romelaere), un site Ramsar et une reconnaissance Men and Biosphère par l’UNESCO. Je crois même qu’un label supplémentaire va bientôt arriver… Ça fait beaucoup et j’ai même dit à mes collaborateurs et aux élus du parc qu’il fallait arrêter de courir après les labels. Si nous en avons de trop, cela va faire comme les vieux maréchaux russes avec trop de décorations… Ils penchent d’un côté !!  Et en plus, trop de labels, cela peut créer des jalousies… Mais d’un autre côté, c’est quand même bon d’être jalousé.

   Territoire d’excellence car nous voulions prouver quelque chose : nous voulions montrer que l’image caricaturale qui est accolée au Nord-Pas-de-Calais ne correspond pas à la réalité… Que nous ne sommes pas toujours ce que disent certaines personnes et certains journaux « Un pays gris, sous un ciel gris, avec des gens gris… ». Qu’on a tendance à parler de nous que pour nos maladies et pour l’alcoolisme… Même si nous ne sommes plus les premiers… Nous sommes troisième… maintenant.

   Non, nous voulons prouver par l’excellence d’un parc que le Nord-Pas-de-Calais, c’est aussi des paysages, des lumières des odeurs, des ambiances, un art de vivre et une façon simple d’avoir des jouissances. Oui, comme je l’ai déjà dit pour le Grand Site, on peut avoir des jouissances pour un territoire par la vue, par les odeurs, par le toucher, par le goût… C’est tout cela un parc et vous êtes dedans.

   Merci à ceux qui ont organisé ce colloque, à ceux qui y participent. Merci aux sponsors… Je ne les cite pas mais ils seront nommés et remerciés durant les 3 jours.

    Et je terminerai en rappelant qu’un philosophe a dit : « L’homme n’est pas ce qu’il dit ; l’homme est ce qu’il fait. »

   Alors, je vous dis : « Bienvenue au pays des gens qui font … Tout simplement ».

Hervé Poher

Mots-clés: Parc des Caps et Marais d'Opale, exemplarité, exception, excellence, dynamique collective, Grand Site National, label, jalousé.

13/11/2013: Parc/ Hervé Poher / Ouverture colloque RAMSAR
13/11/2013: Parc/ Hervé Poher / Ouverture colloque RAMSAR
13/11/2013: Parc/ Hervé Poher / Ouverture colloque RAMSAR
13/11/2013: Parc/ Hervé Poher / Ouverture colloque RAMSAR
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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 10:21

carrieres

Permettez-moi, simplement de vous rappeler que vous êtes ici dans un endroit privilégié, un territoire d’exception et un territoire que l’on dit remarquable : en effet,  vous êtes dans un Parc, un Parc naturel et vous êtes là pour parler de l’activité de certaines personnes qui font des trous dans la terre et qui fabriquent des montagnes…

   Excusez-moi d’avoir été volontairement un peu réducteur et un tant soit peu  provocateur. Mais en disant cela, comme cela, je veux simplement mettre tout de suite le doigt sur la seule problématique ou sur les véritables interrogations que pourraient formuler certains grincheux. Peut-on concevoir une activité de carrière dans un Parc ? Ou plutôt, peut-on créer un Parc là où il y a des carrières ?

   En organisant cette journée, les responsables du Parc, les responsables de l’UNICEM, les élus locaux et les élus territoriaux vous ont donné une réponse évidente. Et cette réponse est : « Bien sûr que oui ! »

   Oui parce que les parcs sont, sans doute, des territoires d’exception mais ce sont des territoires où vivent des hommes, où travaillent des hommes et la richesse humaine fait aussi partie des atouts d’un parc naturel.

   Oui parce que les parcs ont, évidemment, une forte image environnementale mais « environnement » ne veut pas dire « exclusion et vitrification ». On a même formalisé cette évidence en inventant la locution « développement durable ».

   Oui parce que certaines activités peuvent être de véritables poumons économiques pour toute une région et qu’un poumon, ça doit servir à respirer.

   Oui, enfin, c’est possible quand on a en face de soi des gens qui veulent parler, qui veulent comprendre et qui veulent bien s’adapter à l’évolution des esprits ou aux préoccupations sociétales.

   Et quand je dis cela, je fais une erreur car, sur le bassin carrier de Marquise, vous ne vous êtes pas adaptés : vous avez anticipé.

   En préparant cette journée, j’ai, bien entendu, consulté des documents et le mot que l’on retrouve le plus souvent est le mot « Paysage ». Honnêtement, dans les années 90, on parlait d’environnement, de nature, de biodiversité… Mais on parlait très peu de paysage. Le paysage n’apparaissait que lorsque tout le reste avait été épuisé. Maintenant, ce n’est plus du tout le cas ; la notion d’ambiance visuelle, d’impact visuel, de plaisir visuel, bref la notion de paysage  fait partie intégrante de toute démarche d’aménagement du territoire. Et parfois même, elle en est la première raison et l’un des  objectifs essentiels… Regardez l’Opération Grand Site.

   Et c’est tout à l’honneur des responsables des carrières, des élus locaux, des représentants de l’état, des élus du Parc du boulonnais et de son président de l’époque Dominique Dupilet, d’avoir été innovants dans la démarche. Car le plan de paysage du bassin carrier, signé en novembre 1994, c’était quand même une sacrée avancée.

   Moi qui suis un de vos voisins ; moi qui traverse depuis des années, plusieurs fois par semaine votre aire d’intervention ; moi qui roule régulièrement au milieu de votre outil de travail, je dois avouer que j’ai vu l’évolution des paysages. Et en tant que citoyen, je vous en remercie.

   Dans une autre partie du département, l’histoire économique nous a laissé d’autres monuments : dans le bassin minier, ce sont les terrils. Certains mauvais coucheurs vous diraient que ce sont des « stigmates » des siècles passés. D’autres plus consensuels, disent : « C’est notre passé ; c’est notre histoire ; ce sont nos montagnes à nous ! ». J’oserais dire, en tant qu’élu départemental en charge de la reprise des terrils, que ces néo-montagnes sont, devenues avec le temps, des richesses environnementales. En plus, l’UNESCO vient de les classer au patrimoine mondial…

   Je ne doute pas que les montagnes du Pays de Marquise soient dans la même lignée, pour l’UNESCO je ne sais pas, mais même lignée d’autant qu’en réactualisant le plan paysager, nous allons, vous allez y introduire la notion de biodiversité.

   Permettez-moi de terminer en faisant une remarque : j’ai eu l’occasion de discuter avec les maires ou des élus des communes en contact direct avec les carrières. Et à chaque fois, on sent une affection, une tendresse, un attachement des gens et des élus vis-à-vis des carrières… Un peu comme dans le pays minier, quand un maire parle de la fosse et du terril. C’est, je crois, une spécificité de ces régions où une grande activité économique a mobilisé toute une population pendant des décennies, voire des siècles. Je ne dis pas qu’il n’y a pas, de temps en temps, des conflits de voisinage mais les carrières du Pays de Marquise sont, un peu, incrustées dans les gênes des gens. Et tous ces gens vivent dans un parc… Donc les carrières font partie intellectuellement, physiquement et affectivement du Parc.  

   Merci à tous ceux qui font ces démarches, à tous ceux qui osent ces avancées  et à tous ceux qui prouvent, au fil des années que de la concertation nait la richesse… La richesse sous toutes les formes possibles d’ailleurs. 

 Hervé Poher

Président du Parc Naturel Régional des Caps et Marais d'Opale

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Published by popo - dans Parc
6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 17:33

Escalles-4.jpg

 

Merci de m’avoir porté à ce poste… Dans la lignée, dans l’ombre et, je l’espère, sous l’œil bienveillant  de Dominique Dupilet et de Daniel Percheron. Croyez bien que j’en mesure l’honneur, la symbolique et les dangers. J’ai d’ailleurs, pas plus tard qu’hier, rechargé complétement mon armoire à pharmacie : aspirine, paracétamol, somnifère et même du mercurochrome…

   Nouveau président donc intervention. Une intervention que je vais essayer de faire courte, mais, pour garder les habitudes du Président Percheron, une intervention en 3 points.

   Trois Points : une remarque, une tranche de vie et une ordonnance.

èUne remarque :

       Je n’ai pas fait le plein des voix : Et c’est aussi bien comme cela. Cela prouve au moins

-          que tout n’était pas arrangé, calculé, cadenassé…

-          que ma personnalité ne laisse pas indifférent et dans notre société politique ou civile, il n’y a rien de pire que de susciter l’indifférence ou d’être transparent. Au moins, je sais que je suis visible… Voire audible. Mais ça, je le savais déjà !

 

è Maintenant, laissez-moi vous conter une tranche de vie :

    Courant 2009, j’avais décidé de prendre quelques jours de repos, avec mon épouse, dans le midi. Au moment de faire mes bagages, comme vous le faites sans doute, j’ai cherché un livre qui pouvait être mon livre de chevet. Et figurez-vous que, sur mon bureau, il y avait « Le Projet de Charte du Parc Naturel des Caps et Marais d’Opale… » Eh oui, comme livre de chevet, on fait mieux, je vous l’accorde… Mais je vous signale que pour que les sadiques puissent s’exprimer, il faut aussi qu’il y ait des masochistes…

     J’ai donc pris ce document et, ne soyez pas étonnés, je l’ai lu… En entier… Remarques, annotations, couleurs, points d’exclamation, je l’ai barbouillé dans tous les sens…. Moi, je suis un peu  besogneux !!

   Et en revenant de mon séjour méditerranéen, j’ai pris mon courage à deux mains et j’ai rédigé une note que j’ai appelé, pompeusement : « Un Parc, une ambition, un rêve… »…. Et dans cette note, chaque point, chaque mot, chaque remarque étaient de moi… Pas une seule virgule émanant d’une technostructure quelconque… 

   Cette note faisait 10 pages mais comme je trouvais que 10 pages, ça ne reflétait pas assez l’intense travail intellectuel que j’avais dû fournir, j’y ai rajouté de très belles photos, de la nature, des caps, des marais…

   Finalement, ce document de 15 pages, je l’ai envoyé à tout le monde : Conseil Régional, Conseil Général, Parc, élus influents…  

   Les retours n’ont pas tardé : « Beau travail Hervé, bien, on sent ta pâte… »… J’étais assez content de moi… jusqu’au moment où j’ai reçu un mail d’un des collaborateurs du Président Percheron, collaborateur que je connais depuis très longtemps, qui est un ami et en qui j’ai une confiance absolue.

   Et ce mail disait simplement: « C’est bien Hervé, mais tu as fait une erreur fondamentale : « Tu as mélangé la Charte du Parc avec le fonctionnement du syndicat mixte… »

    Et il avait parfaitement raison. Raison parce que, partant d’un document de base qui se devait d’être presque philosophique, j’en avais fait un listing de recommandations, de récriminations et d’incompréhensions…

    C’est vrai que le collaborateur du Président de la Région avait raison mais, moi, je n’avais pas entièrement tort. Ce que j’avais mis dans ces 15 pages,

·         c’était simplement mon ressenti d’élu, mon ressenti de membre du Parc ;

·         c’étaient mes joies et mes frustrations  d’élu local… Elu local qui est persuadé que d’être dans un parc, c’est un plus… Mais élu local qui comme tout élu local a, parfois, une fâcheuse tendance à souffrir d’un poujadisme exacerbé… C’est comme ça ; on n’y peut rien…

·         ces 15 pages que j’avais rédigées, ce ne sont que la compilation des interrogations et des incertitudes d’un président de Communauté de Communes ou d’un Conseiller Général qui a appris, avec le temps, que rien n’est facile et que, quand c'est un peu trop difficile, on cherche toujours une victime expiatoire (à cause de l’Etat, à cause du Parc, et la DREAL... Je ne vous en parle pas !!…)

    Oui, je m’étais trompé : j’avais mélangé la Charte avec le Syndicat mixte, mais en faisant cela, je ne faisais que mettre en valeur certaines zones d’incompréhension et certains malentendus…

    Et quand je parle d’incompréhension et de malentendu, la responsabilité n’est jamais à sens unique ; pour ne pas se comprendre, il faut déjà se parler et s’écouter et pour ce qui est des responsabilités, chacun peut y prendre un peu sa dose.

    Et, en 2009, en écrivant ce document, je n’ai fait que transcrire des réflexions cachées, des murmures honteux ou carrément des coups de gueules en coulisses… tout cela émanant des membres de ce Parc.

    Mais je l’avoue, en 2009, poussé par la passion, j’ai fait une erreur intellectuelle. Mais cette erreur intellectuelle était révélatrice d’un mal-être affectif... Nous sommes tous amoureux du Parc, mais, même amoureux, il est arrivé qu’on ne s’entende plus.

   J’ai fait une erreur et je vous promets de ne plus recommencer.

è Une ordonnance, enfin :

   Vous le savez ; je l’ai écrit dans ma déclaration de candidature  et ce n’est un secret pour personne : nous allons vivre une période d’inconfort, d’incertitude et de questionnement.

·         La charte n’est plus applicable ;

·         Le label Parc est momentanément virtuel ;

·         Certaines procédures administratives n’ont plus lieu d’être et certaines conventions avec des partenaires sont désormais sans objet.

   Vous comprenez pourquoi je parle d’inconfort… Mais cette situation est, je l’espère, que dis-je, j’en suis sûr, temporaire.

   Et je vous propose, quelles que soient vos croyances, de tous nous mobiliser pour aller chercher le Graal.

   Et pour cette démarche, nous aurons besoin, j’aurai besoin de, tout le monde :

o   Besoin évident de ceux qui depuis des années passent leur temps à « huiler » les rouages du Parc et qui font un travail discret. Vous êtes nombreux dans ce cas, vice-présidents actuels ou passé, et là je pense à Jean-Claude (Leroy) et à Michel (Sergent), membres de commission ou  membres de groupe de travail, mais permettez-moi un merci très particulier à  Madame Dominique Rembotte et à Monsieur Daniel Parenty, rejoints dernièrement par Claude Prudhomme. Ils passent beaucoup de temps dans cette maison.

 

o   Besoin instinctif de l’expérience de mes collègues du Conseil Général… Pas nécessaire de les nommer, ils occupent le terrain et ce sont tous des célébrités. Ils connaissent leurs territoires sur le bout des doigts ; leur expérience et leur flair seront dans la démarche à venir indispensables, voire incontournables.

 

o   Besoin rationnel de la sagesse de nos amis du Conseil Régional. Dans le cadre de vos compétences, de vos politiques, de vos responsabilités, vous avez besoin d’un espace d’application et d’expérimentation. Tout le monde sait qu’un Parc, c’est un peu cela, d’autant que dans un Parc, les élus des collectivités territoriales sont directement en face des élus des collectivités locales. Il n’y a pas de meilleur thermomètre pour juger de la justesse d’une politique.

 

o   Et justement, besoin essentiel de tous nos amis responsables de collectivités locales, maires, présidents d’EPCI ou élus ; tous ceux qui ont eu un rôle prédominant dans la création du parc et qui auront un rôle essentiel dans la dynamique de reconquête ; sans les élus locaux, nous ne pouvons rien. Et je le dis en tant que nouveau président du Parc. Et c’est bien là qu’il faut dissiper les zones d’incompréhension…

 

   Permettez-moi de signaler, en passant,  Mesdames et Messieurs, que  le président Percheron avait voulu confier la destinée du Parc à un conseiller général. Je suis effectivement conseiller général mais je siège parmi vous en tant que Président d’intercommunalité. Et c’est là, pour être franc avec vous, que nous avons voulu montrer un symbole et que nous avons  voulu réaffirmer une priorité.

 

o   Besoin indispensable aussi des usagers du Parc, des habitants et des socio-professionnels… parce que nos présidents l’ont toujours dit : un parc n’a de sens que s’il vit par et pour ses habitants. Agriculteurs, PME, artisans, commerces, services… Tout cela dans un environnement de qualité … Tout cela  donne un sens au mot Parc.

 

o   Besoin enfin, justement, de nos 2 présidents, Daniel Percheron et Dominique  Dupilet. Parce que l’expérience, parce que l’histoire, parce que l’ambition… A deux occasions, j’ai pu mesurer votre poids politique et votre poids moral… Et ce poids fait, souvent, pencher la balance, vous le savez bien.

 

   En parlant de poids, n’y voyez surtout pas une quelconque perfidie de ma part. Je ne parle pas des kilos…

 

   En 2004 quand nous sommes allés chercher l’accord pour une Opération Grand Site et en 2011, quand nous sommes allés chercher le Label Grand Site de France... Quand le président de la Région et celui du Département font partie de la délégation, c’est important, c’est impressionnant et ça compte. Même à Paris ! Et nous aurons besoin, encore plus, de ce poids quand nous parlerons du Marais audomarois, autre merveille du parc, marais avec son schéma  agro-environnemental, marais avec son agriculture, marais avec ses merveilles.

      Bref, nous aurons besoin de tout le monde pour réaffirmer qu’un parc, c’est un magnifique outil et qu’il faut, peut-être, que nous apprenions, ensemble, à nous servir, à nouveau, intelligemment de  cet outil.

   Voilà ce que je tenais à vous dire. En fixant un objectif :

·         Etat des lieux et diagnostic du syndicat mixte pour septembre prochain.

·         Rencontre avec toutes les collectivités locales dans les semaines qui viennent.

·         Préparation d’une note sur le renouvellement de la Charte, avec ses atouts, ses faiblesses et ses points durs… Nous en connaissons quelques-uns… Le football étant à 19 heures, je ne vous ai pas parlé d’urbanisme…

   D’ici là, Mesdames et Messieurs, je vous propose que vous nous laissiez simplement le temps de nous asseoir, de juger, de jauger et pour le prochain comité Syndical, nous vous proposerons quelques nouveaux formatages. Et pour être honnête avec vous, ce seront des formatages de combat.

  Et permettez-moi de terminer en disant « Trois fois merci »

è Merci de m’avoir fait confiance. J’arrive dans une période un peu délicate mais vous, comme moi, si un jour, nous nous sommes investis, c’est bien pour résoudre les problèmes…

è Merci de ce que vous avez déjà fait pour ce Parc. Ce n’était pas une évidence… Deux Parcs puis un grand Parc… et des responsables qui s’impliquent depuis le début

è Merci, enfin, de l’aide que vous apporterez au Parc. La dynamique sera collective ou elle ne sera pas. Ce n’est pas qu’une formule ; c’est une évidence parce que tirée du terrain.

   Mesdames et Messieurs. Il fallait quelqu’un pour passer ce cap un peu difficile. Et comme, j’ai pris l’habitude de me mettre dans des situations compliquées,  c’est à moi que revient l’honneur de tenir la barre. Mais, pour être franc, cela ne m’a pas été imposé et je l’ai bien voulu…

   Car avec nos deux présidents comme garde du corps, avec nos élus régionaux et départementaux comme unités d’élite, avec la cohorte des élus locaux et avec la puissance des habitants de ce parc, je suis sûr qu’on gagnera. Un Parc, ça vaut bien, quand même,  quelques efforts.

Hervé Poher

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27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 22:00

        

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Monsieur le Vice-Président

   Par la présente, je me permets de déposer ma candidature à la présidence du Parc naturel régional des Caps et Marais d’Opale.

 

   Je me dois de vous expliquer les raisons qui m’amènent à cette démarche. Elles sont au nombre de trois :

 

1)      La première est que je suis depuis plus de vingt ans un élu de ce territoire, que je l’ai parcouru dans tous les sens et que j’en connais beaucoup de coins et recoins, même si je ne connais pas tout. D’autres pourraient m’en apprendre beaucoup. Mais je crois comprendre ce territoire : territoire avec ses caractéristiques, ses ambitions, ses états d’âme et un chemin parfois difficile pour garder une image rurale ou semi-rurale, alors que la pression urbaine et semi-urbaine y est, logiquement et légitimement, très forte.

 

2)      Deuxième raison : J’ai toujours pensé, comme d’autres, que le label Parc, que l’image Parc et que l’esprit Parc étaient des atouts pour les collectivités. Nous sommes nombreux à en être intimement persuadés… même si mon attachement personnel au Parc ne m’a jamais  empêché  de dire certaines choses qui ne faisaient pas toujours plaisir. Mais en faisant cela, je ne faisais qu’exprimer, voire illustrer les zones d’incompréhension qu’il peut exister entre la philosophie fondamentale d’un parc, la gestion difficile d’une collectivité et les préoccupations naturelles  de chacun de nos concitoyens. Mais à l’heure où il faut mobiliser des volontaires pour défendre la Charte et reconquérir le label, je veux bien être, humblement et sérieusement, le coordinateur de tous ces volontaires.

 

3)      Troisième et dernière raison, mais qui est sans doute la plus importante :  c’est que de par mes fonctions électives, de par mes engagements personnels et de par les hasards de l’histoire locale, j’ai eu l’occasion de m’impliquer dans certains dossiers, importants pour le Parc mais surtout dossiers symboliques pour un parc et pour les collectivités qui le composent: Une Opération Grand Site pour nos caps et le label Grand Site de France ; les problèmes d’inondation de la Vallée de la Hem ; Les opérations ARARAT ; La reprise et la gestion par le département du Marais du Romelaëre… Et bien d’autres dossiers encore mais je préfère résumer en rappelant que je suis aussi président d’une intercommunalité qui, volontairement, a accepté d’être un lieu d’expérimentation, par l’intermédiaire de son PLUI,  pour essayer  d’appréhender, en un seul chantier, les problèmes de la péri-urbanisation, des inondations, de la protection de l’eau, du maintien de la biodiversité, et surtout, de la sauvegarde de nos paysages et du maintien de l’agriculture,. Et, vous le savez, ce ne sera pas très facile. Mais si tout était facile, nous n’aurions pas besoin de volontaires…

 

   Voilà résumées ces quelques raisons qui m’amènent à poser ma candidature. S’il faut un matelot disponible pour aider le navire à passer le cap, je veux bien être celui qui se mettra à la tâche pendant la période difficile. Après, on verra.

 

   Je sais que de ces périodes difficiles, on n’en tire souvent que des coups, des insomnies et des ulcères à l’estomac… Mais je peux me soigner et je sais que je ne serai pas seul dans ce challenge.

 

    Recevez, Monsieur le Vice-Président, l’assurance de mes salutations respectueuses.

 

Hervé Poher

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4 juillet 2009 6 04 /07 /juillet /2009 11:34








Document de travail élaboré par les commissions  de la CCTP

 «  Un parc,
                    Une ambition,
                                             Un rêve. »

Première partie : CADRE DE REFLEXION

   Les notes qui suivent doivent servir à amorcer la réflexion sur la réécriture de la nouvelle charte du Parc Naturel des Caps et Marais d’Opale, réflexion propre des membres de la CCTP. Elles sont, évidemment, le résultat du croisement de nos 10 ans passés au sein du parc (avec ses moments positifs et avec ses pics d’adrénaline), de notre démarche de contractualisation avec le CG et de notre volonté de réorienter les politiques de la CC. En gestion publique, comme dans la vie, quand on ne rêve plus et qu’on invente plus, c’est qu’on existe plus.

     Il n’est pas dans notre rôle, dans nos ambitions et dans nos compétences de « formater » la nouvelle charte, mais notre contribution doit témoigner de notre volonté d’avancer avec le parc, en essayant d’anticiper les problèmes relationnels et en montrant que la dynamique d’un parc est parfaitement complémentaire de celle d’un EPCI… Et que celle d’un EPCI peut être complémentaire de celle d’un parc. Et pour que le parc soit efficace et efficient, il faut l’empêcher de se dévoyer dans des effets de mode, de s’installer dans la gestion « tranquille », de faire que la charte soit un listing d’actions que le parc ne fait et ne fera pas ou d’affirmer que le parc s’occupe de domaines… qui ne sont pas les siens : Attention, on ne met pas 2 coqs sur un même tas de fumier !

QUELQUES POINTS A SOULIGNER

   Quelques points  à rappeler, points «  philosophiques » qui nous semblent importants :

C’est un atout, pour une collectivité, d’être dans un parc. Un parc est porteur d’images et de symboles qui sont devenus, désormais, essentiels et incontournables. Et c’est parce que nous croyons à la force de ces symboles que nous osons être parfois très critiques : mais qui aime bien, châtie bien.

 

C’est un atout, pour une structure, comme le parc, de devoir se remettre en cause tous les 10 ans. Cette refondation décennale oblige les acteurs à procéder à une introspection vivifiante. Dans une structure comme le parc, il n’y aurait rien de pire que la banalisation.

 

Au fil du temps, les EPCI ont pris de l’ampleur, de la responsabilité et des compétences. Le paysage institutionnel de 2009 a totalement changé par rapport à 2000. Or dans toute cohabitation sur un même territoire, priorité doit être faite à celui qui a le droit de faire, qui veut faire, qui essaye de bien faire et qui s’investit pour le faire : Entre autre, les payeurs doivent être les décideurs. Le Parc doit s’adapter à ces évolutions et aux ambitions des EPCI. Et quand une collectivité ne sait pas bien faire, c’est un devoir du Parc de le lui apprendre.

 

    Un parc, de par sa nature et de par son expérience doit, avant tout intervenir dans des domaines que les EPCI ne maitrisent pas, peu ou mal et qui semblent pourtant essentiels. De même, il est important de rappeler que les EPCI peuvent confier, déléguer, missionner d’autres structures pour l’exercice de compétences inscrites dans ses statuts mais non assumées directement. Là aussi, le parc doit respecter les orientations et les volontés communautaires (exemple : le tourisme)

 

   Une charte de parc ne doit pas être, uniquement, un document qui confirme ce que le parc sait faire ou qui affirme ce que le parc a envie de faire. Le parc doit être un territoire d’originalité et de singularité. Du jour ou une structure (EPCI ou autre) adopte des « initiatives parc » et devient ainsi, elle-même, singulière, la singularité devient « régime commun ». Le parc ayant fait passer son message (et c’est quand même son rôle, son but et sa victoire), il doit alors s’investir dans d’autres domaines et réinventer… Un parc doit être et rester avant tout un laboratoire d’idées et un facilitateur d’innovation. En complément, le parc peut être « initiateur » quand on aborde certains domaines faisant partie de l’essence même du parc ou « accompagnateur » quand le réseau ou la technicité font défaut au sein de l’EPCI. Il n’est pas déshonorant d’abandonner une politique quand d’autres ont enfin compris le sens de cette politique et ont appris à l’appliquer. Le développement durable est une religion : Et dans toute religion, ne vaut-il pas mieux être l’apôtre reconnu que le curé qui dit la messe tous les jours ?... Même si les deux sont utiles à la religion…

 

   La rédaction de la charte est un exercice qui, bien que passionnant pour ceux qui vont tenir la plume, peut présenter une certaine dangerosité. Elle peut, en effet, enfermer les partenaires dans un carcan de formalisme : Ecrit quand la charte peut servir de document de référence, voire être opposable ; Pensé, quand voulant faire « plaisir » au ministère ou à certains, on y inscrit des mots ou des notions qui se rapprochent de l’extrémisme (notion de khmers verts !) ; d’où des malentendus avec les membres du parc.

 

   Le parc doit être celui qui fait « la piqure de rappel », régulièrement, pour que les EPCI n’oublient pas, sous le rasoir de la gestion comptable, certaines notions et en particulier celle de développement durable. Pour le Parc, trois chapitres spécifiques sont essentiels, fondateurs et incontournables :

- Les paysages

- La biodiversité

- La lutte contre le changement climatique

   Ces 3 chapitres sont complémentaires, transversaux et peuvent être intégrés dans un Agenda 21 du Parc.

   L’action du Parc, dans ces trois domaines est d’autant plus importante :

-          Qu’elle nous ramène, évidemment, aux fondamentaux des Parcs

-          Que ces fondamentaux véhiculaient, il y a quelques années, des idées qui pouvaient paraître utopistes, irréalisables, voire farfelues. Mais ce qui était utopiste avant est devenu progressiste aujourd’hui. Il est honnête de le reconnaître…

-          Que les collectivités et les EPCI sont en démarche de contractualisation avec le CG et que le CG ayant validé son Agenda 21, ayant adhéré à la Trame verte  et bleue, ayant signé le Plan climat Régional… Tous ces thèmes se retrouveront dans les contrats et le Parc devra aider à mettre en forme, à mettre en application, à mettre en musique. C’est en cela que les EPCI « en parc » devraient avoir un avantage sur les EPCI « hors parc ».

 

   Nous voulons bien reconnaître qu’il doit être frustrant de revenir à des fondamentaux et de s’entendre dire : « Refaites ce pour quoi vous avez été créés ou inventez maintenant ce que nous ferons demain ! » Mais c’est le lot de tout précurseur et un précurseur qui n’est pas en avance n’est plus un précurseur Et dans le domaine du développement durable, les parcs ont été des précurseurs.

 

   Dernier point enfin, le parc n’est pas là pour faire de la gestion : quand on tombe dans une démarche gestionnaire, on oublie d’être inventif. Il vaut mieux laisser ce « sale boulot » aux EPCI ou aux structures ad-hoc. Seul problème : la créativité, l’invention et l’expérimentation peuvent amener à  des fonctionnements qui coûtent cher… Et, malheureusement, le parc, avec le temps, a une fâcheuse tendance à oublier sa vocation philosophique au profit d’un quotidien comptable… C’est hélas le lot de presque toutes les collectivités. Mais ce qui est pardonnable à un comptable ne l’est pas forcément à un philosophe.


 

  Dans la démarche de la CCTP, deux spécificités doivent être signalées :

 Premier point spécifique à noter, un atout : La CCTP doit, de façon simultanée, « rêver » d’un autre parc tout en imaginant une nouvelle contractualisation avec le CG. Cette démarche est en soi passionnante car nous pouvons « emboiter » les 2 réflexions, les rendre cohérentes et les forcer à être complémentaires. Comment faire de l’Agenda 21 local sans instiller de l’Agenda 21 départemental dans la contractualisation et sans utiliser l’image, la technicité et l’expérience du Parc ?

   Second point spécifique à noter, un léger handicap : La CCTP souffre, pour des raisons conjoncturelles, d’un manque temporaire de techniciens.

   La conjonction de ces 2 spécificités fait que la réponse et les propositions que nous ferons dans ce travail d’élaboration seront des réponses avant tout politiques et non techniques.

   … Chacun parle de ce qu’il connaît…







EN PASSANT…

QUELQUES REMARQUES CONCERNANT L’OSSATURE DE LA CHARTE

    Le 10 avril 2009, un projet d’ossature de la charte a été présenté au bureau du Parc des Caps et Marais d’Opale. Certaines choses sont positives et rappellent les fondamentaux des parcs… D’autres nous annoncent des volontés, initiatives ou actions, que le parc n’a jamais réalisées, ne réalise pas et ne réalisera pas !

  Plusieurs documents de travail ont circulé, documents provisoires, qui, hélas, mettent en évidence qu’ un diagnostic territorial n’a pas été réellement fait et qu’un « bilan honnête » du passé  a été oublié… Or on ne peut pas rédiger une ordonnance sans connaître les antécédents et sans avoir procédé à une démarche diagnostique !

    Pourquoi travailler sur un catalogue qui reprend des problèmes, des obligations, des compétences qui  « intellectuellement » peuvent intéresser un parc, mais qui administrativement, légalement et financièrement dépendent d’autres structures (Etat, Région, Département, Agence de l’Eau, EPCI, Syndicats divers et variés…). Citons pêle-mêle, la gestion des déchets, la protection des champs captants, les transports collectifs, le maintien des commerces de proximité, l’insertion et la mixité sociale, la politique culturelle et associative, les eaux de baignade, les projets économiques….

   Pourquoi énoncer des contre-vérités ? Pourquoi évoquer certains domaines qui sont entièrement assumés (plus ou moins bien) par d’autres ? Pourquoi vouloir, par effet de mode, toucher à tout en sachant qu’il sera impossible de faire…  Et ce premier travail de construction d’ossature amène, inévitablement, à quelques questions, quelques dissonances, d’où quelques agressions  … qu’il vaut mieux ne pas formuler. Restons-en à la démarche première… La mise au point est parfois antinomique de la démarche philosophique.






Seconde partie :

LA GRILLE DES COMPETENCES EPCI / PARC

     En croisant la grille fournie par le parc, le document établi suite à la réunion de bureau de la CCTP et le document discuté par le bureau du parc, on peut résumer la position de la CCTP en quelques grands points. Bien entendu, ces positions sont directement issues des compétences voulues et adoptées par la CCTP et ne sont pas forcément transposables aux autres territoires.

1)      Les paysages : premier axe majeur

1a) Etablissements de Plans Paysage : Enjeu pour le territoire = ++++

   Entièrement d’accord car essentiel. En plus de paysages emblématiques (Site des Caps, coteaux, marais…), chaque EPCI a un certain nombre de paysages devant et pouvant être préservés ou réhabilités.  Ces plans Paysage peuvent parfaitement s’emboiter et être complémentaire des notions de « corridors biologiques et de « Trame verte et trame bleue »…

= EPCI(compétence/volonté) + Parc (incitateur/accompagnateur)

Exemple : La commune de Guînes doit absolument instaurer un plan paysage pour fortifier une ceinture verte autour de la commune et masquer certains lotissements récents. Idem pour les zones d’activité.

Nb : les simulations informatiques ne reflètent jamais la vérité…

   Mention spéciale pour 2 sites emblématiques : le site des Caps et le marais du Romelaere. Sans dépendre directement de la gestion parc, ils font partie de l’image, de la vision globale et même du nom du parc.

1b) La forêt : Enjeu = +++

Pour la gestion : forêt domaniale ou privée… dialogue difficile mais pourquoi pas !

Pour l’extension des surfaces forestières : il faut une volonté affirmée de l’EPCI (contractualisée avec le CG + ambition de la Région) et une technicité du parc pour discuter avec le monde agricole.

= EPCI(compétence/volonté) + Parc (incitateur/ accompagnateur)

 

Exemple : La CCTP a la chance d’avoir plusieurs massifs forestiers qui sont « reliables » entre eux et qui peuvent être reliés aux massifs forestiers voisins. (cf aussi à la Trame verte et bleue)

NB : Ne pas se « polariser » ou se bloquer sur la notion de taille de parcelle… Si on veut créer des corridors, changer les paysages et augmenter la surface forestière, tout est bon à prendre… Et certains coins de notre parc sont en « déficit arboricole… »

1c) L’habitat, l’urbanisme et l’étalement urbain : Enjeu = ++

        Attention, terrain glissant. L’établissement des documents d’urbanisme fait partie des compétences obligatoires des EPCI, mais elles l’appliquent plus ou moins et dans tous les cas, la commune reste le lieu de discussion et de prise de décisions. De plus, l’habitat est encore un domaine où les maires ont « l’impression » d’avoir encore quelque chose à décider !!!

    Une évidence : il devient indispensable d’avoir un document d’urbanisme ; autre évidence : toutes les communes ne sont pas prêtes à franchir le pas… (Vieilles peurs, méconnaissance, intérêts personnels !!!)

    Le Parc doit avoir, dans ce dossier, un rôle d’explication, d’assistance et d’accompagnement. Attention à ce qui sera noté dans la charte… En rural profond, le sentiment anti-PLU est encore bien vivace.

   Question qui vient en corollaire : Quid du rôle du CAUE 62 ? qui, par définition et par essence est un partenaire des collectivités dans le chapitre de l’urbanisme…

= Communes (volonté)+ EPCI(compétence) + Parc(accompagnateur)

1d) Les infrastructures : Enjeu = ++

  La plupart des infrastructures sont imaginées, décidées et financées par les collectivités locales (EPCI, communes), CG, CR, Etat… Que le parc donne son avis sur l’aspect environnemental, paysager, le volet développement durable d’un projet… est concevable, mais pas plus !

Là aussi, même interrogation : Pour les communes, le CAUE a déjà un rôle de conseil pour toutes les questions d’urbanisme, d’aménagement urbain et est porteur, maintenant, du message « développement durable ».

= EPCI(compétence/volonté)

  1. Biodiversité et gestion durable : deuxième axe majeur

2a) Le patrimoine naturel exceptionnel : Enjeu = +++

Dans ce chapitre, plusieurs cas de figure peuvent se présenter :

L’EPCI n’a pas pris la compétence environnement, le Parc doit être initiateur et, éventuellement, maitre d’ouvrage.

L’EPCI a la compétence environnement mais n’intervient que sur des terrains publics, type ENS en particulier : le Parc  peut accompagner l’EPCI ou les gestionnaires, mais pas plus…

Compétence ou pas, dans les 2 cas, si l’opération se fait sur des terrains privés, le parc a toute légitimité à être l’initiateur, voire l’opérateur… Et ainsi, il sera complémentaire de l’action publique. Une remarque toutefois : dans un souci de cohérence, de dynamique collective et de clarté, le parc doit veiller à informer l’EPCI de ses interventions… L’expérience du passé montre qu’une communication réduite au minimum (voire à rien) peut créer des malentendus et faire sombrer les uns… dans le mépris et les autres dans la paranoïa…

Terrains publics : EPCI ou gestionnaire

Terrains privés : Parc

2b) Patrimoine naturel ordinaire : Enjeu = +/-

                    Même remarque que pour le patrimoine exceptionnel.

2c) Les acteurs de gestion durable : Enjeu = +/-

    Si on veut que les collectivités s’approprient la culture du développement durable, la démarche de lutte contre le réchauffement climatique et la notion de gestion éco-responsable, il faut que le Parc soit celui qui fait se rencontrer les gens… Il n’est pas sain que le Parc reste l’unique interlocuteur de certains « spécialistes » de la gestion durable. Pour une prise de conscience et une responsabilisation des décideurs, donc une action positive des acteurs de terrain, il faut éviter au maximum la multiplication des intermédiaires. C’est comme en géologie : plus il y a de couches, plus il y a risque de friction et de tremblements de terre ! Le Parc doit donc aider les décideurs à créer leur réseau « développement durable ».

2d) La Trame verte et bleue : Enjeu = ++++

  Idée régionale, orientation départementale et volonté locale, cette politique est l’exemple même d’une synergie possible EPCI-Parc. Les EPCI, volontairement ou non, par le biais de la contractualisation ou non, seront amenés à s’impliquer dans cette démarche. Un exemple dans la CCTP : ARARAT I (programme de lutte contre les inondations) la volonté est venue de l’EPCI et la « mise en musique » a été effectuée par le parc. Faisons la même chose avec la Trame verte.

= EPCI(compétence/volonté) + Parc (accompagnateur)

2e) L’eau

   Même si le Parc a été un élément moteur des politiques sur l’eau (Sage du boulonnais, de l’audomarois, mise en place des CLE… ), il faut reconnaître que les choses ont changé et que la pression sur les décideurs et les maitres d’ouvrages a fait évoluer vers une nouvelle gouvernance de l’eau. Or le parc n’est pas un décideur et il n’a pas vocation à faire de la figuration…

   Même si l’eau est un élément indissociable de notre territoire d’EPCI     (le champ captant de Guînes est considéré comme le plus important du département…) ou de notre territoire de parc ; même si la présence de l’eau doit être notée dans tous les documents, l’intervention du Parc doit être nuancée selon les problèmes évoqués :

2f) Les ressources en eau et la qualité de l’eau : Enjeu = +++

   Ce chapitre se résume (dans la droite ligne de la Directive Cadre Européenne), principalement, à la protection des champs captants et à la mise en place de l’assainissement collectif ou non. Or ces enjeux essentiels pour l’avenir sont déjà appréhendés, depuis quelques années, par les collectivités locales, directement ou indirectement, par de nombreux syndicats ou par différentes structures (SPANC), ce qui rend le paysage relativement compliqué, voire incompréhensible. De plus, l’Agence de l’Eau est omniprésente et le CG se veut un partenaire de la gestion des ressources… Le parc n’a pas à intervenir dans ce domaine.

= EPCI ou structure(compétence/ obligation)

2g) Les risques naturels : Enjeu +/-

Le parc n’a pas vocation à gérer ce type de problèmes (inondations,  submersion marine, risques miniers…) qui sont du ressort politique, philosophique, voire légal des collectivités locales, territoriales  ou de l’Etat.

   Mais le passé a montré que le Parc pouvait servir de « relais » à certaines initiatives. Exemple : suite aux inondations de 2000, la démarche « Vallée de la Hem » a été une décision politique des différents EPCI situés sur la Hem. Le parc n’a été sollicité que parce qu’il est le plus petit dénominateur commun à ces 4 EPCI et qu’un EPCI leader n’avait pas forcément la légitimité pour intervenir sur un territoire voisin… Ce en quoi, le Parc a fait le travail technique de mise en forme du contrat de rivière. Une fois la nouvelle structure créée, le Parc n’a plus de légitimité à intervenir.

= EPCI ou structures (compétence/ volonté/obligation)

2h) Identité des territoires

2h1) Les activités de nature : Enjeu = -

Compétences collectivités ou CG… Et le parc a montré, depuis des années que ceci ne l’intéressait pas !!! Ce qui n’est pas sans créer certaines ambigüités… En effet, dans plusieurs documents, le parc semble vouloir se « réapproprier » le tourisme et les loisirs de pleine nature. Or depuis des années, on a assisté au désengagement du parc  et à un investissement des EPCI.

   La randonnée en est un parfait exemple. Si le parc confirme sa résolution d’être, à nouveau, partenaire de cette activité, il a une aire d’intervention simple et complémentaire des EPCI : la numérisation des itinéraires, leur gestion et promotion dématérialisées… Attention, là aussi, dans ce domaine, les EPCI ont parfois été obligés de s’impliquer techniquement et financièrement… Et un retour imprévu du parc pourrait sembler « comique » !

   A signaler que dans les Trois-Pays, nous sommes toujours en attente de la création de parcours pédagogiques, en forêt de Guînes, parcours qui avaient été annoncés, il y a quelques années…

  Dans la cadre d’un tourisme durable, la parc, même s’il est détenteur d’expériences probantes, n’a plus l’exclusivité et doit, là aussi, cantonner son rôle à celui de conseiller technique : le virage vers l’eco-responsabilisation a été pris, ou est en train d’être pris par tous les décideurs.

= EPCI ou structures (compétence/ volonté)

2h2) Nouvelles pratiques et impact : Enjeu = –

   Rôle éventuel de conseil aux collectivités qui doivent assumer la législation et les problèmes. L’utilisation des chemins par des engins motorisés a montré les limites du système : le parc « dit que… » mais ce sont les maires qui assument et qui encaissent....

= EPCI ou structures (compétence/ volonté/obligation)

2h3) Tourisme durable : Enjeu = +++

Compétence et volonté des EPCI et CG

= EPCI ou structures (compétence/ volonté)

2h4) Identité culturelle : Enjeu = ++

Pour le patrimoine bâti : Action du Parc peut être essentielle par sa technicité et par son expérience. Le savoir-faire prime… Mais là aussi, l’information et la communication avec l’EPCI sont essentielles !!!

Pour le patrimoine culturel : oui mais à condition de ne pas entrer en concurrence avec les autres acteurs (EPCI, CG) qui ont des politiques culturelles : Bien faire la différence entre le patrimoine culturel et l’animation culturelle !

2h5) Cohésion sociale et accueil nouveaux habitants : Enjeu ???

Du devoir, de la responsabilité et de l’intérêt des collectivités ! Si les élus ne le savent pas, ils le comprendront…

  1. Lutte contre le changement climatique :

troisième axe majeur

3a) Initiatives à encourager et à développer : Enjeu = ++++

   Domaine essentiel auquel les EPCI ne peuvent plus échapper. Les compétences, les politiques et les actions doivent désormais être imaginées et réalisées sous le « joug » de la lutte contre le changement climatique. Et ce n’est pas un effet de mode !

   Cela sous-entend qu’il faut imaginer de nouvelle énergies ou filières énergétiques ; mais cela oblige, aussi, à imaginer une autre façon de consommer, une nouvelle façon d’économiser et une nouvelle citoyenneté des habitants. (Problèmes de l’énergie, de l’eau, des déplacements, des nouvelles constructions….). Bref, dossier très transversal qui peut donner aux élus et aux techniciens du parc un espace de réflexion, d’innovation et de dynamique… Mais, attention, cet espace est revendiqué, investi, voire occupé par beaucoup de monde : CAUE, ADEME, Agence de l’Eau, Conseil Régional et Général… La prise de conscience est collective ; il ne faut pas que la mobilisation soit anarchique.

   Dans cette démarche, nouvelle pour beaucoup des responsables, le rôle du parc peut être et doit être central, moteur, facilitateur… Beaucoup de collectivités veulent faire mais ne savent pas comment faire…

= EPCI (compétence/volonté) + Parc (initiateur/accompagnateur/assistant)

3b) Une agriculture durable : Enjeu = +

   Rôle, mission et vocation exclusive du Parc ; aucune collectivité n’a mis ce chapitre dans ses compétences. Agriculture bio, agriculture raisonnée, agriculture adaptée, circuit court de commercialisation, jardins ouvriers…. Autant de sujets d’avenir et qui correspondent à des « missions de parc ». Objectifs très mobilisateurs mais qui ne sont pas, forcément, défendus par le monde agricole… D’où le rôle du parc qui doit être l’interface entre les décideurs politiques et les représentants agricoles. Par le passé, on a souvent eu l’impression (fausse sans doute) que le parc jouait un « jeu trouble » dans le dialogue « élus-agriculteurs ».

                                = Parc (initiateur/accompagnateur/ promoteur)

3c) Education et citoyenneté : Enjeu = ++

    Rôle, mission, vocation et expérience du Parc ; L’EPCI peut, éventuellement collaborer. Le développement durable, les Agenda 21, le tri sélectif, l’importance de l’eau, le réchauffement de la terre…. Tous ces thèmes répondent à des missions d’alerte qu’un parc est, de par son image et de par ses antécédents, apte à porter auprès des enfants et des scolaires.

   Là aussi, il ne faut pas mettre de coté la belle initiative du Conseil Général qui, en créant, dans les collèges, les clubs EDEN 62, a mis en place un bon outil de sensibilisation et de communication…

                        = Parc (initiateur/accompagnateur/ promoteur)



CONCLUSION

   Analyser le rôle, la symbolique et la dynamique d’un parc, à partir d’une grille, est sans doute très réducteur mais a, au moins, le mérite de nous obliger à regarder le fonctionnement administratif du parc, le fonctionnement  politique de la CC… Et de rappeler qu’il existe aussi «  de l’administratif » dans les CC et une politique dans les parcs. Mais c’est justement parce que ces 2 structures sont des outils formidables d’aménagement du territoire et de « philosophie appliquée » qu’il faut imaginer la complémentarité, la synergie et la dynamique collective qui nous permettront de faire « autrement que les autres ».

   Etre dans un territoire de singularité, ce n’est pas toujours facile, mais c’est tellement excitant, c’est tellement vivifiant, c’est tellement « parc » !
Etre différent, c’est tellement bon !

 

Hervé Poher

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27 mars 2009 5 27 /03 /mars /2009 20:00

 



Lumbres, réunion du Parc Naturel des Caps et Marais d'Opale

Monsieur le Président.

   Juste une remarque et une précision.


   En revendant le Marais du Romelaere au Conseil Général, vous avez fait une bonne action.

   Il aurait été humainement, moralement et affectivement insupportable que le marais tombe ailleurs que dans l’escarcelle du département, dés lors, bien entendu, que le Parc se retire.


  Il faut, quand même, rappeler que le CG et Eden 62, qui en est le bras armé, gèrent, dans le département, prés de 50 sites ; que nous gérons les 2 réserves naturelles, Oye-Plage et la Baie de Canche ; que le CG est maitre d’ouvrage de l’Opération Grand Site et que nous sommes en train de reprendre des terrils dans le bassin minier, ces terrils faisant partie de notre image. Le Romelaere qui est aussi un symbole très fort se devait d’être géré par le CG.


   Et pour information, Monsieur le Président : même si certains prétendent que nous ne savons pas faire de la politique environnementale, je tiens à vous signaler que le département a fait faire un sondage, il y a quelques mois. Et à la question : « Quelles sont les meilleures politiques du CG du Pas-de-Calais ? », en 1 arrive l’environnement et en 2 le réaménagement du littoral… La politique sociale n’arrive qu’en 14 et les routes et les collèges sont loin derrière l’environnement. C’est sans doute injuste, mais c’est comme cela.


   Une précision maintenant : Ce processus de vente sera présenté en commission permanente, le 6 avril prochain. Je ne doute pas qu’il soit accepté à l’unanimité. De plus, ce matin s’est déroulé un comité syndical d’Eden 62 et ce comité m’a donné l’autorisation de créer 3 postes de garde, 1 poste de gestionnaire et un poste d’apprenti. Ce qui fait bien 5 postes, confirmant ainsi les engagements et la demande du Président Dupilet. De plus, je vous signale que nous allons, officiellement, déposer en préfecture notre proposition pour être gestionnaire du site.


   En résumé : Monsieur le Président, le processus est en route et pour le 1er mai prochain, la valise sera bouclée.

Hervé Poher

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2 février 2006 4 02 /02 /février /2006 00:00

mares 

 

                                        La Waast, Journée sur les mares.         

  
M/M/M

 

    C’est à moi que revient ce privilège rare, mais dont je suis pleinement conscient, de lancer cette journée de travail sur les mares.

 

   Si on m’a demandé de dire le mot d’accueil,

 

-         Ce n’est pas parce que je suis vice-président du Conseil Général chargé de l’environnement : cela ne me confère pas de légitimité indiscutable.

 

-         Ce n’est pas parce que je suis le président d’Eden 62 : cela ne me transforme pas, automatiquement, en spécialiste.

 

-         Ce n’est pas parce que je suis membre du parc ; cela ne me donne pas, pour l’instant, une expérience remarquable dans ce domaine, expérience qui pourrait vous être utile.

 

   Non, si j’ai accepté de lancer cette journée, c’est parce qu’avant tout, j’ai l’honneur de présider le Comité de Bassin de l’agence de l’Eau Artois-Picardie.

 

   Pour être franc avec vous, le Président d’un Comité de Bassin, n’a pas un pouvoir énorme : il est là pour fixer, au sein du Comité et en concordance avec l’Agence de l’Eau, les grandes orientations philosophiques qui se retrouvent transcrites dans les programmes de l’Agence. Mais le rôle d’un président de Comité de Bassin est essentiel dans un domaine : Il doit être un apôtre de l’eau ; il doit porter la bonne parole ; il doit essayer de faire passer les idées.

 

   C’est pourquoi j’ai accepté de venir lancer cette journée. Et ce n’est pas l’élu local ou départemental qui vous parle, c’est l’apôtre de l’eau. Et ma présence, toute symbolique se veut porteuse d’un message simple : les mares et les zones humides en général, doivent faire partie de nos préoccupations, de nos raisonnements et de nos objectifs d’aménagement du territoire.

 

   Et si je dis cela, ce n’est pas par effet de mode ; ce n’est pas parce que parce que les termes « zones humides » font partie d’une certaine pensée unique, intégrée dans le concept de développement durable ; Non, si je dis cela c’est que les zones humides doivent faire l’objet d’une attention particulière.

 

-         Parce que les aménageurs du territoire que nous essayons d’être ne peuvent pas être efficaces si nous n’intégrons pas l’eau, d’où vient l’eau, où va l’eau, comment circule l’eau.

-         Parce que les dépositaires de la nature que nous sommes, ne peuvent pas ignorer que l’eau et les zones humides sont sources incontournables de création et de maintien de la biodiversité.

 

- Parce que les responsables que nous sommes ne peuvent oublier le rôle                           que peuvent jouer les zones humides au niveau agricole, touristique, culturels et socio-économique.

 

-         Parce qu’il serait illusoire de vouloir réparer notre environnement sans intégrer l’urgence d’avoir une politique volontariste dans le domaine des zones humides.

 

   Oui, j’ai bien dit : réparer. Car c’est là qu’est le vrai problème : dans la disparition des zones humides, notre société a beaucoup fauté. Les raisons en sont multiples, souvent explicables, parfois excusables. Mais le but de la sensibilisation, l’objectif de la prise de conscience, c’est ne pas refaire les mêmes bêtises ; c’est de faire prendre conscience aux décideurs et aux citoyens qu’il n’est jamais trop tard pour réparer. Et s’il était trop tard, nous ne serions pas réunis, ici, pour cette journée.

 

   Et cette journée, le 2 Février de chaque année, c’est la Journée Mondiale des Zones Humides. Certains pourraient trouver bizarre qu’on fasse une journée mondiale sur un tel thème : Mais c’est la preuve même que cette cause doit être considérée comme une priorité mondiale. Quand on créé une journée mondiale ou nationale, c’est toujours pour sauver quelque chose ou pour lutter contre un fléau. Par exemple, vous avez la journée sans tabac…. Sans commentaires ! Par contre, je me pose la question : on a créé la journée de la femme ! Est-ce pour sauvegarder une race en voie de disparition ou est-ce pour dénoncer un fléau ?

 

   Vous le savez, sans doute, le 2 Février est l’anniversaire de la convention de RAMSAR, traité international qui engage les signataires dans une démarche de conservation et d’utilisation rationnelle des zones humides et de leurs ressources. La France s’est engagé dans ce processus en 1986, 20 ans déjà. La France a désigné 23 sites sur son territoire métropolitain et 3 en outre-mer. Le plus proche de nous est la baie de Somme ; les plus illustres sont la Camargue et la baie du Mont St Michel.

 

   Ici, vous êtes dans la Parc des Caps et Marais d’Opale. Et ce nom dit bien ce qu’il veut dire : On y cite les Caps, parce que le site des 2 Caps est une de nos fierté et on y cite les marais, parce que les marais sont une de nos richesses, même si, il faut l’avouer, ce trésor a diminué au fil des siècles.

 

  Dans ce parc, vous avez quelques zones humides remarquables : Le marais de l’Audomarois, Le marais de Guînes, et ceux de la Slack et de Tardinghen. Sur les 2 plus grands, en particulier, les collectivités ont été très volontaristes en créant des zones de préemption ou en étant propriétaire et gestionnaire. Avec une seule philosophie : le maintien et la préservation de ces zones. Mais outre ces marais remarquables, nous avons, sur le territoire une multitude de mares, bien souvent créées par l’homme et qui n’existent que grâce à l’homme. C’est aussi un atout et nous devons tout faire pour continuer dans cette voie. Malgré les difficultés.

 

   Et permettez-moi, pour terminer, de vous illustrer les difficultés que nous avons parfois, dans ce domaine.

 

   La CCTP, dont je suis le président, a subi, fin 2000, des gros problèmes d’inondation avec coulées de boue, ravinement des sols et montée des eaux dans des zones de marais…..  Où habitent des gens. Voulant attaquer le problème à la source, la CC a inventé l’Opération ARARAT : 12 kms de haies, 10 kms de bandes enherbées, des diguettes, la réfection des fossés…. Tout cela s’est fait, en accord avec le monde agricole, parce que la CC mettait de l’argent sur la table. Mais, notre belle et ambitieuse opération ARARAT comprenait aussi plus de 20 mares. Et ces mares avaient un statut spécial. C’était des sortes de bassins de rétention. Mais les bassins de rétention ne sont pas subventionnés ; par contre, les mares le sont. Et comme, à certains endroits, vous étiez incapables de dire si c’était un bassin de rétention ou une mare, nous avons inventé le concept de mare de rétention.

 

   Le bilan de l’Opération ARARAT est celui-ci : nous avons fait nos bandes enherbées, nos haies, nos diguettes…. Nombre de mares : zéro. Les discussions avec certains agriculteurs qui nous mettaient des conditions insupportables pour une collectivité, ont fait que nous avons dû renoncer à ces réalisations indispensables. Et en tant qu’élu responsable, je le regrette. C’était un élément essentiel de notre intervention ; c’était un plus pour l’aménagement du territoire ; c’était un plus pour la biodiversité ; et c’était un plus pour le confort et la sécurité nos concitoyens. Comme quoi le civisme et la bonne volonté de certains se heurtent parfois à certains intérêts particuliers qui bloquent la machine.

 

  Voilà ce que je voulais vous dire en introduction.

 

   Les parcs sont, intrinsèquement, des territoires d’expériences et d’exemplarité. Permettez-moi de dire que je souhaite que dans le domaine des zones humides, chaque région, chaque département, chaque commune puissent être un lieu d’exemplarité. C’est le minimum que nous puissions faire pour la nature, pour notre environnement et pour les enfants…. Qui depuis la nuit des temps sont toujours attirés par les mares, les tritons, les grenouilles et j’en passe.

 

   M et M, bon courage pour cette journée de labeur et soyez, chacun de vous, porteur de la bonne parole. C’est le président du Comité de Bassin qui vous le demande. Et si la prochaine fois que je vous rencontre, vous me dites « Y’en a marre », je ne prendrai pas cela comme une injure mais bien comme un signe positif.

 

Hervé Poher 

 

   

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23 janvier 2006 1 23 /01 /janvier /2006 00:00

 

                                                              M,M,M

 

   Permettez-moi, tout simplement de vous souhaiter la bienvenue dans la commune de Guînes, qui, comme vous le savez, est la seule et véritable capitale du Pas-de-Calais.

 

   Je suis sûr que certains d’entre vous ne connaissent pas la ville de Guînes, mais je suis tout aussi sûr que tout le monde connaît les guinois, leur caractère trempé et leur sang bouillonnant. Cette image, un peu caricaturale, nous l’assumons pleinement, car elle n’est que le fruit de l’histoire.

 

   Notre emblème et notre guide est un géant qui s’appelle Henry VIII, le roi d’Angleterre, qui a logé, en 1520, dans notre cité. Certains d’entre vous pourraient s’étonner que voir que la commune a pris un « bâtard d’anglais » comme image symbolique. En fait, lorsqu’il a fallu choisir le personnage qui serait le premier des guinois, nous avons oublié sa nationalité, personne n’est parfait, et nous n’avons retenu que ses traits de caractère :

 

-         Il aimait bien manger

-         Il aimait bien boire

-         Et il aimait tellement les femmes qu’il en a usé 6, dont une paire furent raccourcies…

 

   Tout cela ne pouvait que nous plaire. Et comme en plus, la commune d’Ardres avait choisi d’appeler son géant François 1er, nous, par opposition systématique, nous avons opté pour Henry VIII.

 

Mais, je dois vous avouer que ce roi bien connu n’est pas notre vrai chef spirituel. Celui qui correspond le plus au caractère guinois s’appelle Sigfrid le Danois. C’est un viking qui a fondé la ville, au 10ème siècle. Et ceci explique cela. Si vous intégrez que nous descendons des vikings, que nous avons été occupés 200 ans par les anglais, que nous avons connu les espagnols et les flamands, vous pouvez comprendre que nous sommes un melting pot de races et que nous avons le sang un peu bouillonnant. Cela explique aussi, pourquoi nous avons une forte propension à sortir la hache et à taper sur tout ce qui bouge, en criant « Par Thor et par Odin ! ». Mais, nous le faisons toujours à bon escient. Qu’on se le dise !

 

   Vous êtes venus en pèlerinage. Oui, je dis bien en pèlerinage car c’est dans cette salle, le 12 février 1999, qu’a été officialisé la naissance du grand parc. Je sais que certains d’entre vous doivent penser : « C’est pas ce qu’on a fait de mieux ! »… mais c’est fait et on ne revient pas sur l’histoire…

 

   Permettez –moi de vous expliquer pourquoi la commune de Guînes, dans un premier temps, puis la CCTP, ensuite, ont demandé à intégrer le parc.

 

-         Est-ce pour avoir des moyens supplémentaires ? Non, nous nous débrouillons très bien.

-         Est-ce pour avoir de la technicité supplémentaire ? Non, nous nous en sortons très bien.

-         Est-ce pour avoir de nouvelles idées ? Rassurez-vous, nous n’en manquons pas.

 

Non, ce qui nous a motivé, c’est que nous voulions coller à l’image Parc, que nous voulions participer à la démarche Parc et que nous voulions adhérer à ce que j’appelle « l’Esprit Parc » .

 

   Et avoir l’esprit Parc, ce n’est pas uniquement une démarche politique, c’est avant tout, une démarche philosophique. Philosophie qui veut qu’on intègre, systématiquement, l’environnement dans nos préoccupations, qui veut que la protection du patrimoine naturel et du patrimoine humain soient des priorités, qui veut que les richesses du terroir soient reconnues comme des atouts inestimables, qui veut qu’un Parc soit un territoire d’expérience et d’originalité.

 

   Mais puisque faire partie d’un Parc résulte d’une démarche philosophique, cela implique, obligatoirement, une certaine façon de penser, une éthique collective et un devoir d’exemplarité. Voilà pourquoi nous avons voulu adhérer au Parc des Caps et Marais d’Opale. Voilà pourquoi, nous sommes fiers d’être dans un parc. Voilà pourquoi nous tenons à une certaine éthique philosophique.

 

   Mesdames et Messieurs, j’ai déjà, sans doute trop parlé. Comme vous le voyez, le Viking n’a pas sorti la hache. C’est normal. En période de vœux, on ne coupe pas les têtes et, en plus, je dois vous avouer, qu’aujourd’hui, je n’ai pas de hache, car en janvier, à Guînes, en prévision de l’année future, c’est la période de l’affûtage des armes.

 

   Que cela ne vous empêche pas de revenir nous voir et permettez-moi de terminer en vous souhaitant, au nom de la CCTP, au nom de la commune de Guînes et en mon nom propre, une année pleine de ce qui est essentiel, parce qu’on en a besoin, et débordante de superflu, parce que ça fait plaisir.

 

Hervé Poher

 

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12 février 1999 5 12 /02 /février /1999 00:00




       

                       

                                        M,M,M

            Permettez-moi de vous souhaiter la bienvenue, dans cette bonne ville de Guînes.

 

            Rassurez-vous je serai court dans mon propos et je ne vous ferai pas l'affront de vous parler de la commune de Guînes qui est, comme chacun le sait, la véritable capitale de la France.

 

            Plus sérieusement, vous êtes réunis pour qu'on vous parle d'un petit bébé sur le point de naître : ce bébé a déjà son nom "Parc des Caps et Marais d'Opale". Reste à savoir comment il sera.

 

            Ayant une formation médicale, je n'ai pas pu m'empêcher de comparer la création du Grand Parc à une grossesse.

 

            La fécondation s'est produite, il y a déjà quelques années, lorsque des spermatozoïdes appelés, pays de Guînes, pays de Licques et autres, ont demandé à s'unir avec deux gros ovules qui s'appellent le Parc du Boulonnais et le Parc de l'Audomarois.

 

            L'accouplement ayant été accepté, tout le monde s'est aperçu que le bébé allait être gros, costaud et que l'évolution des générations faisant, il allait être beaucoup plus grand que ses parents.

 

            Nous sommes alors entrés en période de gestation. Certains médecins, un peu inquiets, ont dit que c'était une grossesse à risque, d'autres affirmant que la nature faisait bien les choses et étaient optimistes.

 

            Malgré tout, la grossesse fut surveillée de près et on a pu observer des périodes de quiétude alternant avec des épisodes de contractions, un peu stressantes, nous faisant craindre parfois un accouchement prématuré.

 

            Bref, nous arrivons à la fin de cette grossesse. Et les grands obstétriciens que sont les Sous-Préfets et les Présidents de Parc sont venus, après avoir effectué une échographie, vous expliquer comment sera le gros bébé tant attendu.

 

            Oh bien sûr ! comme tout bébé, il ne sera peut-être pas parfait, avec les oreilles décollées ou avec un grain de beauté mal placé !!

 

            Mais trouvez moi celui qui a toujours eu des enfants remarquables et parfaits ?

 

            Une fois né, ce Grand Parc, il faudra lui apprendre à marcher, à parler, à vivre. C'est le rôle de chacun de ses parents et c'est le rôle de chacun de vous.

 

            Et lorsqu'on est inquiet sur l'avenir de notre progéniture ou qu'on est en désaccord sur l'éducation à lui donner, on discute, on se concerte et on trouve des solutions.

 

            Avant de donner la parole aux grands chefs accoucheurs, permettez-moi de terminer en vous disant, qu'en temps que médecin généraliste, je pense que l'enfant se présente plutôt bien et que si certains problèmes apparaissent lors de l'accouchement, c'est à nous en tant que gens responsables, de trouver des solutions.

                                        

            Car vous le savez tous, il n'y a jamais de problèmes ...Il n'y a que des solutions à trouver.

 

Hervé Poher 

 

 

 

 

 

 

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Hervé Poher             

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