Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

AVERTISSEMENT:




Nous vous proposons différentes photographies qui n'ont qu'un seul but: vous livrer de belles images du Pas-de-Calais, quelques images du monde et quelques clins d'oeil humoristiques. Ces photos ont été copiées sur le web et restent la propriété des gens de talent qui les ont faites.

ITINERAIRE...

1989

- Election au Conseil Municipal de Guines

1992

- Membre de la liste régionale

1994

- Elu Conseiller Général du Canton de Guînes

1995

- Elu Maire de Guînes

1997

- Elu Président de la Communauté de Communes des Trois-Pays (CCTP)

 - Suppléant du député Dominique Dupilet

1998

- Vice-Président du Conseil Général

- Président d'Eden 62

2000

- Nommé élu référent pour l'Opération Grands Sites des Caps

2001 Réélu

- Maire de Guînes

- Conseiller Général

- Président CCTP

2002

- Suppléant du député Jack Lang

2004

- Membre de la liste régionale

- Elu président du Comité de Bassin de l'Agence de l'eau Artois-Picardie (--> 2014)

2004

- Elu président du Pays de Calais (-->2006)

2005

- Elu président de la Conférence Sanitaire du Littoral (-->2009)

2007

- Suppléant du député Jack Lang

- Démission du poste de maire

2008 Réélu

- Conseiller Général

- Adjoint à Guînes

- Président de CCTP

- Président Agence Eau

2011 Réélu

- VP du Conseil Général

- Président du Comité de Bassin de l’Agence de l’eau

- Membre de la liste sénatoriale

2012 :

- Candidat aux législatives

- Elu Président du Parc Naturel

2013

- Sénateur du Pas-de-Calais 

- Démission de la CCTP

- Démission du CM de Guînes

2014 Réélu

- VP du Conseil général

- Président du Parc

2015

- Arrêt du Conseil Général

- Arrêt  Eden

-Arrêt Parc Naturel

2017

- Arrêt du Sénat

 

PHOTOS

 

Poher (19)      

Poher (7)

Poher (18)     

Andre-et-Gilbert     

Contrat-avenir.jpg   

En-assembl-e.jpg

GB     

Inauguration-Petit-Prince.jpg      

Langelin-maire-honoraire.jpg

election 2007    

Ardres     

Conservatoire 2

Poher herve (6)     

2004 fete de la randonnee    

Bouquehault     

Kluisbergen     

Poher (14)     

tour     

99 Inauguration ADSL

MDR             

repas vieux      

jardin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

23 mars 2020 1 23 /03 /mars /2020 12:04

Je devais offrir le tome II des Contes de Grand-père à tous mes petits-enfants, en juin prochain. Mais tout le monde est confiné et les journées peuvent paraitre longues. Alors, je mets les histoires en ligne. Ça leur fera passer un peu de temps… Bisous aux 9.

Papy Guînes

23/03/2020: A la poursuite du tagueur masqué...  / Conte pour Louise

A la poursuite du tagueur masqué.

Conte pour Louise

L’adjudant Courdubec était rouge de colère ; il fulminait ; il rageait ; de grosses gouttes de sueur perlaient sur son front, ses doigts tremblaient et c’est tout juste si on ne voyait pas sortir de la fumée par ses oreilles. Bref, il était fort en colère, dans une grosse colère, dans une énorme colère….

Face à lui, 9 personnes : toutes étaient assises, tête baissée, les bras croisés, n’osant pas affronter la colère titanesque de l’adjudant de gendarmerie.

« J’ai les moyens de vous faire parler, bande de voyous » s’écria Courdubec. « Jamais Guînes n’avait connu un tel scandale. C’est la première fois qu’on assiste à ce déferlement de bêtise et de méchanceté… Tout ça, c’est depuis que vous êtes arrivés. » Les neuf prévenus rentrèrent encore plus la tête dans les épaules. « Vous serez châtiés, privés de Nutella, privés de télévision… Privés de tout !!! »

23/03/2020: A la poursuite du tagueur masqué...  / Conte pour Louise

Plus le gendarme parlait, plus les enfants se taisaient. Mais qui étaient donc ces neuf futurs prisonniers car il semble qu’ils avaient fait quelque chose de très grave. Ils s’appelaient Alexandre, Victor, Louise, Mathilde, Apolline, Margaux, Paul, Charlotte et Héloïse. Ils étaient tous de la même famille et ils étaient cousins. Mais qu’avaient-ils fait de si grave pour se retrouver en garde à vue à la gendarmerie.

23/03/2020: A la poursuite du tagueur masqué...  / Conte pour Louise

Le matin même, alors qu’il était avec le caporal des logis Groskacot et qu’il faisait son petit tour habituel dans la ville de Guînes, en arrivant sur la place, l’adjudant Courdubec avait découvert quelque chose d’horrible, quelque chose de scandaleux, quelque chose d’inimaginable : quelqu’un avait écrit un tag sur le mur de la mairie… En couleur rouge… Et en grandes lettres ! Et il était écrit : «  Papy nord est un gros chien galleux. »  Et c’était signé M.

Le sang de l’adjudant Courdubec n’avait fait qu’un tour. Il avait contacté le maire qui lui avait confirmé que cette inscription n’existait pas la veille au soir et qu’il ne savait pas à quoi cela pouvait correspondre. Toute l’équipe de la gendarmerie se mit rapidement au travail et, dès le milieu de la matinée, les soupçons se portèrent sur certaines personnes qui habitaient chez monsieur Poher et ces personnes étaient ses neufs petits-enfants.

23/03/2020: A la poursuite du tagueur masqué...  / Conte pour Louise

Le raisonnement de l’adjudant était simple : c’étaient forcément des petits-enfants puisqu’ils parlaient d’un papy ; ces petits enfants venaient probablement du midi car ils l’avaient appelé papy nord ; et M était sans doute une fausse signature pour égarer les enquêteurs.

Après quelques questions posées au pharmacien, au boulanger et à la postière, ils apprirent que des petits-enfants venant du midi, il y en avait chez Monsieur Poher. Ni une, ni deux, toutes sirènes dehors et accompagnés par un peloton de CRS, ils entourèrent la maison de monsieur Poher et arrêtèrent tous les gens s’y trouvant. Papy poher ne comprenait pas et Mamy, quant à elle, criait au scandale tout en jetant des poires pourries sur les gendarmes. Les gendarmes mirent les menottes à Papy, une camisole de force à Mamy et les emmenèrent, avec les neufs petits-enfants à la gendarmerie.

« Que faisiez-vous hier soir ? » demanda l’adjudant Courdubec. Il voulait avoir l’emploi du temps de chacun des suspects.

23/03/2020: A la poursuite du tagueur masqué...  / Conte pour Louise

Très rapidement, on s’aperçut que Papy et Mamy avait un alibi inattaquable : hier soir, ils dormaient… En ronflant tous les deux, comme le confirmèrent les voisins qui avaient été effrayés par le bruit des ronflements. Par contre, les neufs petits-enfants étaient incapables de fournir une explication valable à leur soirée.

Alexandre avait dit : « Moi, je mangeais mes crottes de nez… ». Victor « Moi, je m’étais endormi dans les toilettes ». Louise avait prétendu qu’elle était partie couver un œuf dans le poulailler avec ses amies les poules. Mathilde, depuis qu’elle avait perdu ses dents, ressemblait à un vampire et, du coup, toutes les nuits, elle s’envolait pour sucer le sang des moustiques.

23/03/2020: A la poursuite du tagueur masqué...  / Conte pour Louise

Apolline, quant à elle, affirma qu’elle avait fait, toute la soirée un concours de prouts avec sa cousine Margaux… Car ces deux petites filles étaient 2 grosses « prouteuses ». Ce que Margaux confirma…. Pour la soirée et pour les prouts. Paul, qui commençait à peine à parler, fit comprendre  qu’il avait passé la nuit, dans une caisse, à la cave, avec Julie, la tortue. Charlotte fit des signes pour expliquer qu’elle avait passé sa soirée à chercher son doudou et Héloïse, enfin, montra ce qu’était sa principale occupation depuis sa naissance : elle essayait de se coiffer… Sans grand résultat d’ailleurs, il faut bien l’avouer. Bref, les alibis de ces garnements ne tenaient pas la route.

23/03/2020: A la poursuite du tagueur masqué...  / Conte pour Louise

« Lesquels d’entre vous appellent-ils leur grand-père du nom de Papy ? ». Les neufs suspects levèrent la main. « Qui l’appelle Papy nord ? ». Seuls les trois de Pomerols se signalèrent. « Qui a déjà dit à son grand-père qu’il était gros ? ». Les neufs voyous levèrent les yeux au ciel. « Qui peut être M ? ». Alexandre murmura « C’est peut-être un Marcel… Comme Marcel  Duvieubourg». « Et c’est qui ce Marcel Dumachintruc ? » « C’est un abominable tyran » répondit Alexandre.

23/03/2020: A la poursuite du tagueur masqué...  / Conte pour Louise

« Je le savais s’écria le maréchal des logis Groskacot. C’est une histoire politique… C’est grave et on risque des sanctions ! »

« Ne vous énervez pas Groskacot. On avance doucement mais on avance. Qui traite les autres de chien galleux ? » . Les neufs prisonniers s’écrièrent en cœur « C’est toujours Papy qui nous traite de chien galleux !!! ». Courdubec était bien embêté : que le papy traite ses petits-enfants de chiens galleux était surprenant et, du coup,  cette histoire ressemblait bien à une vengeance de la part de ces mêmes petits-enfants… mais comment le prouver ?

Louise se leva et s’adressant à l’Adjudant déclara : «  Monsieur le gendarme. Nous sommes tous innocents. S’il y a un tagueur, ce n’est pas dans notre famille. D’ailleurs, le seul qui utilise des bombes de peinture, c’est justement Papy. Alors, libérez-nous et je vous promets que nous surveillerons les alentours de la maison et que si nous trouvons le tagueur, nous vous préviendrons. »

Devant le bon sens de cette petite fille, Courdubec décida de libérer tout le monde.

Le soir même, chacun des enfants se cacha à un coin du jardin, espérant coincer la crapule qui osait écrire des horreurs sur leur grand-père.

23/03/2020: A la poursuite du tagueur masqué...  / Conte pour Louise

Louise, quant à elle, décida de surveiller la petite maison car c’était là que Papy entreposait ses bombes de peinture. Vers minuit, alors que toute la ville dormait et qu’on n’entendait qu’un énorme ronflement (ce devait être Papy), Louise vit, dans le noir, une forme qui marchait en silence et qui se dirigeait vers la petite maison.

23/03/2020: A la poursuite du tagueur masqué...  / Conte pour Louise

La forme y entra et Louise vit bien qu’elle utilisait un téléphone pour éclairer l’intérieur de la petite maison. Discrètement, Louise imita le cri de la chouette « Hou, Hou » « Hou hou » fit elle plusieurs fois. C’était le signal de ralliement pour que les autres enfants viennent lui donner un coup de main. Quand ils furent tous arrivés, Louise leur expliqua ce qu’elle avait vu et qu’il y avait quelqu’un en train de farfouiller dans les affaires de Papy. Les neufs enfants se postèrent autour de la sortie de la petite maison et attendirent.

23/03/2020: A la poursuite du tagueur masqué...  / Conte pour Louise

L’attente ne fut pas longue. En effet, au bout de 20 minutes, le voleur sortit de la petite maison. Il était habillé entièrement en noir et portait une cagoule avec un masque. Et, en plus, il avait à la main… des bombes de peinture. C’était bien lui le tagueur et il fallait absolument l’empêcher de refaire un tag anti-papy.

Dès qu’il fut sorti, Louise lui jeta un filet dans les pieds pendant que Victor lui tapait sur la tête avec vieux marteau. Alexandre, quant à lui,  frottait les fesses avec un cactus. Les 3 filles Mathilde, Apolline et Margaux étaient allongées par terre et lui mordaient les orteils. Quant à Paul, Charlotte et Héloïse, ils jetaient sur le voleur tout ce qu’ils trouvaient : des pommes de pin, des cailloux, des boites de conserves. Bref, le voleur fut martyrisé, immobilisé et neutralisé en peu de temps. L’adjudant Courdubec arrivé avec toute une escouade de gendarmes félicita les neufs justiciers et leur dit qu’ils seraient tous décorés par le Président de la République pour « Haut fait d’arme et bravoure devant un ennemi masqué ». Mais sans plus attendre, il décida d’emmener le voleur masqué à la gendarmerie pour lui faire subir un interrogatoire dur et sans pitié. Car on ne doit pas avoir de pitié avec les tagueurs, surtout les tagueurs masqués, et encore moins avec les tagueurs masqués qui attaquent un Papy.

23/03/2020: A la poursuite du tagueur masqué...  / Conte pour Louise

Arrivé dans la gendarmerie, Courdubec et Groskacot, accompagnés de Louise qui avait demandé à assister à l’interrogatoire, décidèrent d’ôter le masque du prisonnier afin de savoir qui était cet abominable tagueur. Quelle ne fut pas leur surprise… Et là, Louise s’écria : «  Mamy, ce n’est pas possible ! C’est toi cachée sous le masque ; c’est toi qui,  habillée tout en noir, vole la peinture de Papy ! C’est toi le tagueur masqué ?! »

23/03/2020: A la poursuite du tagueur masqué...  / Conte pour Louise

Eh oui, c’était… Mamy.

« Mais Madame Poher, s’écria Courdubec, c’est très grave ! Le tagueur masqué, c’est vous. Alors, vous allez nous expliquer le pourquoi et le comment de cette folie… Car à votre âge, se déguiser et faire des tags qui attaquent quelqu’un, c’est bien de la folie ! Et surtout attaquer votre mari ! »

Et Mamy, toute honteuse avoua tout : « Si j’ai fait tout ça, c’est pour embêter mon mari… Parce qu’il ne veut jamais m’écouter. Cela fait des années que je lui dis de faire régime… Et il ne m’écoute pas. Alors je me suis dit que si je faisais remarquer, à tout le monde, qu’il était un peu gros, il ferait peut-être régime… D’où l’idée du tag… » « Mais pourquoi as-tu rajouté chien galeux ? » demanda Louise. « Pour faire croire que c’était quelqu’un d’autre… Car il traite tout le monde de Chien Galeux. »

Courdubec était bien ennuyé : c’était un cas d’école. Une femme qui fait des tags contre son mari. « Jamais vu ça ! Je vais demander l’avis du juge Poilour, seul magistrat à pouvoir me donner la solution ». Et il décida d’emmener les 9 petits-enfants pour consulter le fameux juge.

Après avoir écouté religieusement l’adjudant Courdubec, le juge Poilour s’exprima avec solennité : « C’est effectivement un cas très grave… Il faut un châtiment exemplaire. On ne peut pas laisser toutes les femmes faire des tags à chaque fois qu’elles ne sont pas d’accord avec leur mari. » Les 9 enfants dirent tous ensemble « C’est bien vrai. On n’attaque pas un Papy comme cela ! ». Après quelques minutes de réflexion, le juge Poilour annonça : « Puisque Madame Mamy a osé attaquer Monsieur Papy, elle devra faire un travail d’intérêt général… Pour se faire pardonner… Et pendant un temps très long… Je pense que les petits-enfants peuvent décider de la punition à infliger à madame Mamy. »

Louise demanda à tous ses cousins et cousines de venir, dans un coin du palais de justice,  pour parler avec elle. Finalement, ils tombèrent tous d’accord et revinrent vers le juge. « Voilà Monsieur le juge. Nous avons délibéré et nous sommes tous d’accord. La punition de Mamy est simple : elle devra faire un gâteau tous les jours de la semaine, pendant 10 ans; et surtout, ne pas le goûter et le réserver à ses petits-enfants. »

23/03/2020: A la poursuite du tagueur masqué...  / Conte pour Louise

Mamy qui avait été ramenée, par les gendarmes s’écria : « Mais c’est terrible comme punition ! » Courdubec remarqua : « Faire des gâteaux, ce n’est pas si terrible que ça ! » « Non, répondit Mamy, ce qui est terrible, c’est de ne pas avoir le droit d’y gouter… »

Surtout ne cherchez pas l’adjudant Courdubec,

Il n’existe que dans nos cœurs…

                                                                                                                                                                  Fin de l'histoire

                                                                                                                                                                             Papy Guînes

23/03/2020: A la poursuite du tagueur masqué...  / Conte pour Louise

Partager cet article
Repost0
Published by popo - dans contes pour petits
23 mars 2020 1 23 /03 /mars /2020 11:31

Je devais offrir le tome II des Contes de Grand-père à tous mes petits-enfants, en juin prochain. Mais tout le monde est confiné et les journées peuvent paraitre longues. Alors, je mets les histoires en ligne. Ça leur fera passer un peu de temps… Bisous aux 9.

Papy Guînes

23/03/2020: Grocube, le robot de Totor....   / Conte pour Victor

Grocube, le robot de Totor

Conte pour Victor

Pomerols, 9 heures du matin.

   « Y’en a marre ! Ce n’est pas possible ! Nico… C’est toi qui a vidé le lave-vaisselle ? Où as-tu encore rangé la passoire ? ».

   Marie était en furie. C’est la troisième passoire qu’elle perdait depuis un mois. Avant cela, elle avait égaré 2 écumoires, 1 poêle à omelette, une casserole, 5 couteaux, 7 fourchettes et 4 cuillères. Tout disparaissait dans la maison et elle était incapable de remettre la main dessus. Au début, elle avait pensé que Nico lui faisait une blague et cachait les ustensiles de cuisine pour la faire râler. Elle avait donc décidé de le punir : elle n’achetait plus de pain…

Mais au bout de 15 jours, alors que Nico était en train de maigrir et de dépérir, force était de reconnaitre que les objets continuaient à disparaitre et que Nico n’y était pour rien.

23/03/2020: Grocube, le robot de Totor....   / Conte pour Victor

   Elle avait fouillé la maison, vidé les armoires, regardé sous les lits… Rien du tout ; pas de passoire… Les fourchettes s’étaient envolées et la casserole s’était, apparemment volatilisée. Ce que ne savait pas Marie, c’est que le coupable, le voleur de passoires et le kidnappeur de fourchettes, c’était son fils, Victor dit « Totor le Butor ». Car figurez-vous que Totor avait décidé de construire, derrière le garage, un homme en métal… Avec une casserole pour faire la tête, des passoires pour faire le corps et des fourchettes en guise de bras et de jambes.

23/03/2020: Grocube, le robot de Totor....   / Conte pour Victor

Un drôle de bonhomme mais un bonhomme quand même.  Et régulièrement, quand il trouvait un petit morceau de métal, une visse ou un clou, Totor le rajoutait à sa réalisation. Il avait décidé d’appeler son bonhomme Grocube car il trouvait que ce nom-là était imposant et pouvait faire peur à ses ennemis.

   Au bout de quelques semaines, Totor considéra que son œuvre était terminée. Bien sûr, Groscube avait une allure bizarre mais, de loin, il ressemblait à un homme… Petit certes mais un homme quand même. Il décida de révéler son secret et de montrer sa belle réalisation à sa grande copine Alfreda

23/03/2020: Grocube, le robot de Totor....   / Conte pour Victor

 Alfreda était une petite fille fort mignonne et fort gentille et elle était dans la même classe que Totor. Mais un jour que tous les enfants chahutaient dans la cour de l’école, Alfreda était tombée et s’était blessée au genou. Depuis cet accident, les copains de l’école l’appelaient, pour l’embêter, « Alfreda à la jambe de bois ». Mais, malgré ces moqueries, Victor était resté son grand copain… On disait même que c’était son amoureux. D’ailleurs, ils avaient, tous les deux, des rituels que seuls des amoureux pouvaient appliquer :  A la récréation, Alfreda grattait le dos de Totor avec un balai brosse et lui, tous les jours, lui nettoyait les oreilles avec sa langue. En résumé, ils étaient fort amis pour ne pas dire plus !!!

 

   Quand elle vit Groscube, Alfreda fut impressionnée. « Qu’il est beau s’écria-t-elle. On dirait un vrai robot. Comment marche-t-il » Et là, Victor fut bien embêté… Car Groscube avait l’air d’un robot ou même d’un homme mais il ne marchait pas, ne parlait pas et il n’était, en fait qu’un gros tas de ferraille. « Pour l’instant, il ne marche pas encore mais ça va venir. Quand je l’aurai totalement terminé, il fera tout comme toi et moi. » « Dépêche-toi de le finir. J’ai hâte d’aller me promener avec lui. » Victor, qui était un peu jaloux, regarda Alfreda en faisant une grimace. « Comment ça ! Aller promener avec lui… Et moi alors ? Il s’appelle peut-être Groscube, mais ce n’est qu’un gros tas de ferraille !». Malgré ce petit accès de mauvaise humeur dû à la jalousie, il décida de se remettre au travail mais, il faut bien l’avouer, il ne savait pas comment faire. Comment faire vivre un bonhomme fait de casserole, de passoires et de fourchettes ?

23/03/2020: Grocube, le robot de Totor....   / Conte pour Victor

   Il décida d’aller demander conseil à Monsieur Pladechou, le nouvel instituteur qui venait d’arriver de Belgique, de Bruxelles exactement. 

 

Après l’avoir écouté, Monsieur Pladechou s’écria : « C’est étonnant, une fois. Faire un robot avec des passoires… C’est plutôt rigolo, une fois. Mais le rendre vivant, ça, c’est une autre paire de bottes. » « Une autre paire de manches, rectifia Victor » « Non, tedieu, en Belgique on dit autre paire de bottes… Une fois. » Après avoir réfléchi 3 minutes et 26 secondes, l’instituteur annonça : « Il y a peut-être quelqu’un qui pourrait t’aider, une fois. J’ai lu, dans la gazette de Pomerols, qu’il y avait un mage à Clermont-l’Hérault et qu’il faisait des choses fantastiques. On va aller le voir, une fois. »

 

   Ni une, ni deux. L’instituteur téléphona à Marie pour lui dire que Victor avait très mal travaillé aujourd’hui et qu’il proposait de le garder à l’école, un peu plus tard pour le punir mais surtout pour essayer de rattraper le travail non-fait. Marie n’était pas contente certes mais elle accepta cette proposition.  

 

   Monsieur Pladechou sortit son scooter. Il n’avait pas de voiture… Il n’avait même pas le permis de conduire. « Avec mon engin, on va aller voir le mage à Clermont l’Hérault, une fois. Monte derrière moi, Victor. »

23/03/2020: Grocube, le robot de Totor....   / Conte pour Victor

« Mais pour aller là-bas, il faut que je prenne Groscube » fit remarquer le petit garçon. » Et avant de se lancer sur la route de Clermont-l’Hérault, ils passèrent d’abord chez Monsieur Cléhamolette, le garagiste de Pomerols pour qu’il installe, derrière le scooter, une petite cariole. Puis ils firent un saut jusque chez Alfreda à la jambe de bois, car c’est là que Totor avait caché son robot. Ensuite, en route pour la grande aventure… En route pour Clermont l’Hérault.

23/03/2020: Grocube, le robot de Totor....   / Conte pour Victor

   Arrivés là-haut, ils trouvèrent très rapidement la maison de Maitre Comuni, mage déclaré, réputé et mondialement connu. Après avoir débarqué Groscube et expliqué leur problème, les deux comparses écoutèrent le mage qui leur dit : « J’ai deux choses à dire. Primo : Toi, le grand, arrête de dire sans arrêt « une fois »… C’est énervant et ça ne veut rien dire. Compris ? » « Oui, une fois » répondit Monsieur Pladechou de Bruxelles. « Quant à toi, petit, il faut que je t’explique certaines choses… Tu veux que ton robot devienne un homme mais on ne devient pas un homme comme cela ; il faut plein de choses, plein de bonnes circonstances, plein de sentiments… Car un homme, ce n’est pas uniquement des muscles et des os… »

 

   Victor était troublé car il ne comprenait pas tout ce que disait le vieux mage.

 

« Tout d’abord, pour que ta machine devienne un homme, tu vas lui donner une ombre. » « Mais il a une ombre ! » répondit Totor. « Non, son ombre est pleine de trous… C’est normal, les passoires, c’est plein de trous. Alors, pour qu’il ait une véritable ombre, belle et uniforme, tu vas aller voir Maitre Clairobscur , c’est un marchand d’ombres ; il en a de toutes les formes et de toutes les tailles. Ensuite, tu prendras rendez-vous avec Maitre Beaumatin. Lui, c’est un vendeur de rêves… Car on n’est pas vivant si on ne rêve pas. Et pour terminer, tu iras voir Maitre Jolicoeur. C’est le grand maitre des bisous. Il apprendra à Grocube à faire des bisous : des gros, des petits, des mouillés, des baveux… Tous les bisous du monde… Et mes trois collègues habitent tous dans le même château, au-dessus du lac de Salagou. Va les voir de ma part. Je suis sûr qu’avec une ombre, des rêves et un cœur plein de bisous, ton Groscube pourra devenir un homme. D’ailleurs, je vais vous accompagner.» Et voilà nos trois compères en route pour le lac de Salagou.

23/03/2020: Grocube, le robot de Totor....   / Conte pour Victor
23/03/2020: Grocube, le robot de Totor....   / Conte pour Victor
23/03/2020: Grocube, le robot de Totor....   / Conte pour Victor

   Les trois maitres étaient justement en train de déjeuner. Après avoir entendu les explications de maitre Comuni, celles de Totor et de monsieur Pladechou, ils décidèrent de passer dans la salle d’opération, qui était, en fait, leur salle à manger. Ils firent sortir Totor et son instituteur et se mirent au travail.

23/03/2020: Grocube, le robot de Totor....   / Conte pour Victor

   Au bout de 2 heures, ils ressortirent… l’air catastrophé. « Que se passe-t-il, s’écria Totor, ça s’est mal passé ? Pourquoi avez-vous l’air si tristes ? » C’est Maitre Clairobscur qui parla en premier : « Jeune homme, nous avons un problème » « Un gros problème » rajouta Maitre Beaumatin, « Un gigantesque problème » compléta Maitre Jolicoeur. Après un moment de silence terriblement long, ils ajoutèrent tous les trois ensembles : « On ne peut pas donner vie à ton robot… Car il n’a pas de nombril ! … Et on ne peut pas naitre ou être né si on n’a pas de nombril. » Totor était désespéré : il avait pensé à tout sauf à faire un nombril à Groscube. Devant la tristesse de Totor, Monsieur Pladechou s’écria « Ce n’est pas grave, une fois ! On va lui en faire un de nombril : avec une perceuse et un écrou… On va y arriver, une fois. »

 

   A ce moment-là, Maitre Comuni s’approcha de Totor et lui glissa dans l’oreille : « Petit garçon, pourquoi veux-tu donner la vie à ton robot ? Il ne t’a rien demandé, lui. Il est peut-être heureux comme il est ; il est peut-être content d’avoir une ombre pleine de trous : ça fait original. De plus, il est peut-être content de ne pas faire de rêves… Comme cela il ne fait jamais de cauchemars. Enfin, s’il ne sait pas faire de bisous, peut-être qu’il aime bien en recevoir… Et toi et Alfreda, vous savez en donner, des bisous. Alors petit garçon, laisse ton robot n’être qu’un robot, il est peut-être heureux comme ça. Et laisse simplement les humains et les animaux tout seuls à avoir des ombres, des rêves et à faire des bisous. Pouvoir faire tout cela, c’est un grand privilège, c’est une grande force et c’est ça qui fait la différence entre l’homme et la machine. » Les 3 mages et monsieur Pladechou opinaient de la tête, montrant par là qu’ils étaient d’accord.

 

« Vous avez sans doute raison avoua tristement Totor. Je vais démonter Groscube et je vais rendre les ustensiles à Maman ». « Surtout pas » s’écria monsieur Pladechou « Que tu ne puisses pas donner de la vie à Totor, soit ! mais Totor, c’est ton idée, c’est ton œuvre et c’est ton secret… Une fois. Et tout cela fait que Totor ne peut plus disparaitre… Il fait partie de ta vie et il fait partie de toi maintenant. »  

23/03/2020: Grocube, le robot de Totor....   / Conte pour Victor

   Les mages trouvèrent que monsieur l’instituteur parlait très bien et Totor, après quelques instants de réflexion ajouta « OK , Je vais garder Totor comme il est mais je vais devoir le cacher sinon ma mère va me traiter de fada… "

 

   Ainsi fut fait. Monsieur Pladechou, Totor et Groscube retournèrent à Pomerols. Monsieur Pladechou décida d’aller trouver Nico et de lui raconter cette incroyable aventure. Nico, après un moment d’énervement et quelques remontrances à Totor, car c’était lui qui avait été accusé par Marie, accepta d’entreposer Groscube dans l’entrepôt, loin de la maison, de telle façon que Marie ne le voit pas.

 

   Et c’est ainsi que Groscube prit résidence dans l’entrepôt. Totor et Alfreda venaient le voir presque tous les jours ; les ouvriers de Nico venaient le saluer tous les matins et lui faisaient une petite tape sur la tête et Nico, lui donnait régulièrement un petit coup de burette à huile pour qu’il ne rouille pas.

 

   Quant à Monsieur Pladechou, il fit, à partir de ce jour, une leçon à ses élèves, une leçon bien spéciale : leçon où il disait que pour faire un homme, un vrai, il fallait, certes, des os, de la chair et des nerfs, mais il fallait surtout une ombre, des rêves, des idées, des œuvres et surtout des secrets. Et ça, ça plaisait à tout le monde… Une fois.

23/03/2020: Grocube, le robot de Totor....   / Conte pour Victor

NE CHERCHEZ PAS LE

ROBOT SANS NOMBRIL

IL N’EXISTE QUE DANS NOS CŒURS…

Fin de l’histoire

                                                                                                                                                   Papy Guînes

 

Partager cet article
Repost0
Published by popo - dans contes pour petits
23 mars 2020 1 23 /03 /mars /2020 11:03

Je devais offrir le tome II des Contes de Grand-père à tous mes petits-enfants, en juin prochain. Mais tout le monde est confiné et les journées peuvent paraitre longues. Alors, je mets les histoires en ligne. Ça leur fera passer un peu de temps… Bisous aux 9.

Papy Guînes

23/3/202: Et ce fut la guerre de sentant…       /Conte pour Alexandre

Et ce fut la guerre de sentant…

Conte pour Alexandre

   Sir Hamilton Fordusex était grandement contrarié : Le Royaume Uni allait sortir de l’Europe. On appelait cela le Brexit. Or Sir Hamilton avait pris l’habitude, depuis plusieurs dizaines d’années de faire ses courses en France, sur le continent : du vin, des confitures, de la viande, des volailles, des fromages et surtout des fromages qui sentent très mauvais… On dit, plus      classiquement, des fromages qui puent. Bref, il achetait presque tout de l’autre côté du Channel. Parce que c’était meilleur et parce que c’était moins cher. Et à cause du Brexit, il ne pourrait plus faire ses courses en France.

23/3/202: Et ce fut la guerre de sentant…       /Conte pour Alexandre

   « Je vous sens contrarié, mon cher époux » dit un jour Lady Adorlay. En effet, Sir Hamilton, père du royaume, Grand-Croix de l’ordre du Chien pouilleux, Chevalier des Palmes Ipédes, intronisé dans les confréries du Camembert Pourri et du Gruyère sans trou, perdait l’appétit, perdait le sommeil, perdait sa bonne humeur… Bref, il perdait tout.

   « En effet, ma chère Adorlay… L’idée de ne plus pouvoir manger du fromage qui pue m’est insupportable. Je crois que je suis drogué à la mauvaise odeur… Et surtout la mauvaise odeur française. »

   Lady Adorlay essaya de le consoler comme elle pouvait, lui disant qu’elle ferait son possible pour qu’il puisse avoir encore le plein de mauvaises odeurs ; qu’elle ferait rentrer du fumier dans la cour du château ; qu’elle demanderait aux valets de s’enduire de crottin de cheval ; qu’elle-même arrêterait de se laver… Mais rien n’y faisait : il était obsédé par le fromage qui pue.

    « Mais allez donc en chercher en France, une grande quantité… Des tonnes de fromage pour tenir quelques années… Si vous en achetez beaucoup, plus il sera vieux, plus il sentira mauvais et plus vous serez content… »

23/3/202: Et ce fut la guerre de sentant…       /Conte pour Alexandre

 

   Sir Hamilton trouva cette idée géniale et il se mit à imaginer une opération commando qui lui permettrait d’avoir des réserves pour quelques années. Une opération commando car il ne voulait pas acheter le fromage : il voulait le voler… Il n’en serait que meilleur car ce qui est volé semble avoir plus de goût.

   Et une nuit de septembre 2019, avec quelques crapules qu’il avait engagées à Canterbury, il débarqua sur la côte française : direction la Cité de l’Europe, à la sortie du Tunnel.

23/3/202: Et ce fut la guerre de sentant…       /Conte pour Alexandre

   Après s’être introduit dans le supermarché, les compères, sous la direction de Sir Hamilton, remplirent des caddys avec des bouteilles de vin, des centaines de pains, des dizaines de kilos de beurre et surtout des milliers de fromages qui sentaient tous plus mauvais les uns que les autres. Malheureusement, Sir Hamilton devait se limiter car le bateau qui les avait amenés n’était pas très grand

23/3/202: Et ce fut la guerre de sentant…       /Conte pour Alexandre

   Tout s’était bien passé et sur le chemin du retour, Sir Hamilton eut une dernière idée, une dernière envie. Et ce fut, hélas, une erreur qui devait avoir des conséquences dramatiques. En effet, passant devant une petite ferme, il s’écria : « On va donner une leçon à ces abrutis de français… On va leur piquer un coq… Puisqu’ils considèrent que c’est leur emblème. » Entrant dans la ferme, il s’introduisit dans le poulailler et prit un gros coq, juché sur une échelle et qui dormait du sommeil du juste.

Et c’est là que fut son erreur et qu’il dessina, involontairement, le destin tragique de l’Europe. Car ce coq n’était pas n’importe quel coq : c’était Marius le Brave, un héros du calaisis, une idole du nord de la France. Et c’était le coq d’Alex, le petit calaisien. Mais ça, Sir Hamilton ne le savait pas !

23/3/202: Et ce fut la guerre de sentant…       /Conte pour Alexandre

   Le lendemain matin, tous les journaux de France faisaient leur gros titre sur ce qui s’était passé près de Calais. « Un coq et des tonnes de fromages disparaissent ! » titrait Le Figaro ; « Le nord attaqué » titrait La Voix du Nord qui considérait que voler du Vieux Lille ou du maroilles était une atteinte à l’honneur des nordistes. Bref, la France entière était en émoi. Mais, il y en a un qui était plus qu’en émoi car il était en colère, en furie et près à déclencher une guerre atomique : c’était Alex, le propriétaire du coq. On avait osé lui voler Marius… Et Marius, c’était SON coq !!!

23/3/202: Et ce fut la guerre de sentant…       /Conte pour Alexandre

   L’inspecteur Dukrime, de la police judiciaire fut diligenté sur place afin de mener une enquête que le gouvernement français voulait rapide et efficace. Et Dukrime fut rapide et efficace. En 48 heures, avec l’aide de la gendarmerie, il détermina que : les voleurs étaient 4 ; qu’ils étaient arrivés en bateau ; qu’ils s’étaient introduits par effraction dans le supermarché et dans la ferme et qu’ils étaient repartis vers l’Angleterre. Les enregistrements du radar du cap Gris-nez prouvaient de façon certaine que les voleurs venaient et étaient repartis vers la perfide Albion.  

    « La France humiliée par les bouffeurs de corn-flakes » annonça Martine Niquaise, présentatrice du journal télévisé. « J’exige le retour de nos fromages ! » déclara le Président de la république. Mais malgré les pressions internationales et l’intervention de l’ONU, les britanniques faisaient la sourde oreille et rien ne bougeait.

23/3/202: Et ce fut la guerre de sentant…       /Conte pour Alexandre

    Mais le plus virulent, le plus énervé, le plus en colère était bien Alex qui voulait récupérer SON coq. Et comme, après deux semaines, rien ne bougeait, il décida d’entrer en action : il ferait justice lui-même. 

    Il contacta ses copains de classe afin de former la première « armée de la revanche ». Plusieurs d’entre eux acceptèrent de lui donner un coup de main. L’attaque était prévue pour la semaine suivante. Mais il fallait d’abord avoir des renseignements sur la localisation de Sir Hamilton et de sa bande, être sûr de l’endroit où était retenu Marius et connaitre exactement le nom de la banque où étaient cachés les fromages… Car une telle quantité de fromages était un vrai trésor et seule une banque pouvait en prendre soin. Ensuite, il fallait trouver un moyen de transport pour traverser la Manche et, surtout, il fallait se procurer des armes afin de neutraliser l’adversaire. Ils décidèrent même d’avoir un cri de guerre : ce serait ………………..

                                                 « CACABOUDIN ! »

23/3/202: Et ce fut la guerre de sentant…       /Conte pour Alexandre

    Tous ces préparatifs les occupèrent quelques jours : ils avaient localisé les voyous anglais près de Douvres, savaient que Marius était enfermé dans une cage, dans la cour du château de Sir Hamilton et que la totalité des fromages était gardée dans un coffre de la RB2O (Royal Bank of Odor)… Et le samedi 19 octobre, ils décidèrent de passer à l’action… Ce jour-là en effet car c’était le début des vacances de la Toussaint. Emile Patte, vieux pêcheur de Calais, les attendait, à minuit, sur le port. Après un embarquement laborieux car ils avaient beaucoup de matériel, il leur fit traverser le Détroit et les déposa sur la plage de Douvres.

   Deux heures de marche dans le noir et en silence… Et enfin, ils se trouvèrent devant le domicile de l’infâme crapule anglaise : Sir Hamilton Fordusex.

23/3/202: Et ce fut la guerre de sentant…       /Conte pour Alexandre

Tout le monde dormait. Très rapidement, ils trouvèrent la cage de Marius qui fut ainsi libéré. Mais ce pauvre coq, sans doute perturbé par ce kidnapping et voyant les torches dont se servaient Alex et sa bande, crut que c’était le jour… Et il se mit à chanter « Cocoricooo ! ». « Tais-toi Marius ! Tu vas réveiller tout le monde. »  essayait de lui expliquer Alex. Mais Marius, tout content de retrouver des gens qui parlent français, continuait à chanter « Cocoricooo ! ».

   Rendez-vous compte ! Depuis qu’il avait été enlevé, les anglais, qui avaient probablement bu trop de whisky, voulaient absolument qu’il chante « Ciciriciii… ». Du grand n’importe quoi ! Et du coup Marius avait refusé de chanter. Les anglais en avaient déduit que les coqs français étaient muets.

   Aussi, maintenant qu’il était dans les bras de son copain Alex, il avait décidé de se rattraper. « Cocoricooo, Cocoricooo, Cocoricooo » … Si bien que ce qui devait arriver arriva : Sir Hamilton, Lady Adorlay et la bande de crapules qui était restée là… Tout le monde fut réveillé. Les anglais crièrent « Alarm, Alarm » et les français répliquaient « Cacaboudin, cacaboudin ». Et la bagarre fut terrible….

23/3/202: Et ce fut la guerre de sentant…       /Conte pour Alexandre

Les cris fusaient, le sang giclait ; la bataille fut homérique et devrait, à coup sûr, devenir la plus célèbre bataille de l’histoire. Les anglais envoyaient des œufs pourris sur les français qui répliquaient, eux, en leur envoyant des crottes de nez (qu’ils avaient mises de coté depuis des semaines).  Sir Hamilton attrapa Alex par les cheveux et celui-ci se défendit en lui piquant les fesses avec un gros cactus.  Lady Adorlay poursuivait les français en leur assénant de grand coup de poêle à frire sur la tête et eux, répliquaient en jetant par terre des fientes de pigeon pour que les anglais dérapent.

23/3/202: Et ce fut la guerre de sentant…       /Conte pour Alexandre

Bref, le combat fut titanesque mais, vaincu par le nombre, Sir Hamilton et Lady Adorlay durent se réfugier dans la cave du château.

   Alex qui avait capturé un des complices de Sir Hamilton décida de le torturer afin de le faire parler. La séance de torture avec une plume sur la plante des pieds fut de courte durée car les britanniques ne supportent pas les chatouilles. Et rapidement, le prisonnier confirma que les fromages volés étaient bien cachés dans un coffre de la RB2O. 

   Ni une, ni deux : Alex et sa bande partirent pour la banque, firent sauter la porte d’entrée, puis celle du coffre, chargèrent tous les fromages dans une camionnette mais avant de quitter la banque, Alex dessina, avec une bombe de peinture 4 lettres sur le mur du coffre : PPPP. Cela fait, ils reprirent le chemin de la côte où les attendaient Emile Patte et son bateau. Sur le bateau, un des amis d’Alex lui demanda : « C’est quoi les 4 P que tu as dessinés ? » « Mon nom de guerre, répondit Alex. Ça veut dire : Petit Phacochère qui Pue, qui Péte ».

   Le retour fut sans problème. Les anglais abasourdis par la brutalité de l’attaque n’avaient pas encore réagi… Et surtout, les policiers se demandaient ce que voulait dire PPPP. Était-ce la signature d’un nouveau groupe terroriste ? Était-ce le sigle d’une secte mystérieuse ?  

23/3/202: Et ce fut la guerre de sentant…       /Conte pour Alexandre

   Le lendemain, le gouvernement anglais réclamait la restitution des fromages qu’ils appelaient « les trucs sentant » prétextant qu’on s’était introduit de façon illégale sur le territoire britannique ; les français répliquèrent en disant que les « trucs sentant » étaient typiquement des spécialités françaises et, qu’en plus, ils avaient volé Marius, un vrai coq français… Et que tout cela était suffisant pour déclencher une guerre… Et ce serait donc la Guerre de Sentant !!! Qui allait durer… Cent ans.

   Mais le principal, c’était Que Marius était rentré chez lui et que les fromages qui puent étaient revenus sur les tables françaises… Alex était calmé ; Marius était content et le fabriquant de fromage étaient rassurés. Tout était redevenu normal dans le pays du fromage.

 

NE CHERCHEZ PAS DE PETIT PHACOCHERE QUI PUE QUI PETE…

IL N’EXISTE QUE DANS NOS CŒURS…

Fin de l’histoire

Papy Guînes

Partager cet article
Repost0
Published by popo - dans contes pour petits
29 juin 2018 5 29 /06 /juin /2018 17:29

Conte pour Héloïse

« Révolution… Révolution ! »

      Héloïse était fort étonnée de voir des gens défiler dans la rue en criant « Révolution… Révolution ». Elle venait d’arriver, pour quelques jours de vacances, dans la principauté de Ralacasquette, petit pays situé entre le Grodurkistan et la Malotimpan. Et pour bien marquer le début de ses vacances, elle s’était acheté de nouveaux vêtements et avait changé sa coiffure… De façon originale… Peut-on dire !

29/06/2018 : « Super-Pulco contre l’abominable MD » (pour Héloïse)
29/06/2018 : « Super-Pulco contre l’abominable MD » (pour Héloïse)

Elle demanda à un jeune homme qui criait plus fort que les autres : « Pourquoi faites-vous une manifestation et pourquoi réclamez-vous une révolution ? »

« Parce que c’est la dictature ici ! MD est un tyran, malhonnête et c’est un voyou. »

« MD !  C’est qui ? » demanda-t-elle. « Mais c’est Marcel Duvieubourg, le dictateur, l’infâme tyran, l’abominable despote… On veut une révolution pour le faire partir. 

29/06/2018 : « Super-Pulco contre l’abominable MD » (pour Héloïse)

- Mais qu’est-ce qu’il vous fait, ce fameux MD ?

- Tout ce qu’il y a de pire, il nous le fait. Il nous martyrise… Il nous fait des choses atroces. Figurez-vous, ma petite dame qu’il nous oblige, depuis des années,  à regarder tous les matchs de football à la télévision… Et d’ailleurs, la télévision du dictateur ne diffuse que du football… 24 heures sur 24… Sur toutes les chaines ! »

« Mais c’est terrible. Quelle souffrance… » remarqua Héloïse.

« Je ne vous le fais pas dire, ma petite dame. En plus, quand il y a un match de l’équipe de la principauté, on est obligé de se déguiser, de crier et de boire de la bière. »

29/06/2018 : « Super-Pulco contre l’abominable MD » (pour Héloïse)

« Mais c’est intolérable… Quel monstre ! »

« Et tous les vêtements que l’on achète doivent porter un grand numéro 10 dans le dos…

29/06/2018 : « Super-Pulco contre l’abominable MD » (pour Héloïse)

En tous cas, ma petite dame, si vous voulez nous aider à faire chuter le tyran Marcel Duvieubourg, vous n’avez qu’à venir au meeting de la révolution du peuple. Nous, on réclame le droit de regarder autre chose que le football. Mais si vous venez avec nous, allez d’abord chez le coiffeur… Avec votre coiffure de sauvage, ça fait drôle ! »

   Et le manifestant repartit en criant : « Y’en a marre du ballon rond ! A bas la dictature des footeux… »

29/06/2018 : « Super-Pulco contre l’abominable MD » (pour Héloïse)

   Ce que ne savait pas ce jeune manifestant, c’est qu’Héloise était en réalité Super Pulco, un être aux pouvoirs formidables qui pouvait se transformer en fusée, voler dans les airs, soulever des poids énormes, nager sous l’eau pendant des heures…  Bref, elle était plus forte que Superman. Et elle était comme cela parce que sa maman, pendant la grossesse, n’avait bu que du jus de citron et, du coup, Héloïse avait des pouvoirs extraordinaires. C’est vrai qu’aujourd’hui, elle était drôlement coiffée… A l’iroquoise. Mais c’était original et cela montrait qu’Héloise était une vraie guerrière.

Avant de venir dans la principauté de Ralacasquette, Héloïse n’imaginait pas le malheur de tous ces gens. Sans hésiter, elle décida d’aider le peuple à se libérer de la tyrannie footballistique de l’abominable Marcel Duvieubourg. Mais première chose à faire : aller chez le coiffeur… Pour avoir l’air un peu moins indienne.

Le premier salon qu’elle trouva était celui de Enzo Zitrone, grand coiffeur italien.

29/06/2018 : « Super-Pulco contre l’abominable MD » (pour Héloïse)

« Dites-moi madame. Vous ne buvez pas beaucoup de jus de citron, par hasard ? »

Comment avait-il deviné ? « Je dis ça, ajouta le coiffeur, parce que les cheveux raides comme cela, en plein milieu du crâne, c’est typique des gens qui consomment trop de citron. »

Héloïse répondit : « Non, non… Mais arrangez-vous pour je redevienne blonde, aux longs cheveux… Comme avant »

Ainsi fut fait et Héloïse retrouva son aspect de petite fille modèle.

29/06/2018 : « Super-Pulco contre l’abominable MD » (pour Héloïse)

   Sitôt rentrée dans sa chambre d’hôtel, elle sortit une bouteille de Sicilium, pur jus de citron de Sicile, en mit quelques gouttes sur sa langue, claqua des doigts et se transforma en Super Pulco.

29/06/2018 : « Super-Pulco contre l’abominable MD » (pour Héloïse)

Elle ouvrit la fenêtre et s’envola : direction le palais du Président.

29/06/2018 : « Super-Pulco contre l’abominable MD » (pour Héloïse)

Arrivée devant le palais, des gardes voulurent l’arrêter…

« Non mais ! Où allez-vous comme ça ? » demanda le chef des gardes.

« Je vais foutre une raclée à Marcel Duvieubourg. » répondit Héloïse.

«  Mais vous n’avez pas le droit ! Nous vous l’interdisons. »

 

Mais ils ne connaissaient pas Super Pulco.

29/06/2018 : « Super-Pulco contre l’abominable MD » (pour Héloïse)
29/06/2018 : « Super-Pulco contre l’abominable MD » (pour Héloïse)

  En deux temps trois mouvements, elle sauta sur les deux gardes, les ligota et les attacha au pied d’un arbre. « Si vous bougez, je vous transforme en saucisson de cheval » rajouta Héloïse.

29/06/2018 : « Super-Pulco contre l’abominable MD » (pour Héloïse)

Entée dans le palais du président, elle trouva rapidement les appartements de MD. Le tyran était en train de manger de la soupe de crapaud, soupe toujours appréciée par les dictateurs. La télévision était allumée et l’infâme regardait la 3956ème diffusion du match de football France-Papouasie de 1924 , en compagnie de quelques amis papous.

29/06/2018 : « Super-Pulco contre l’abominable MD » (pour Héloïse)

« Que voulez-vous ? » s’écria-t-il en voyant entrer Super Pulco.

« Je viens te guérir de ta folie footballistique, espèce de tyran immonde. »

« Mais de quel droit ? Le football est la plus belle des choses… »

« N’importe quoi !» s’écria Super Pulco.  Les amis de MD, sentant l’orage approcher, se levèrent et s’enfuirent en criant « Papous, pas fous ! ».

« Abominable tyran… Sais-tu combien d’habitants de ta principauté ont fait des cauchemars à cause de cette obligation  de regarder le football en permanence ? »

« Je ne sais pas, répondit MD… Ce n’est pas écrit sur Google. »

Encore plus furieuse, elle ressortit son flacon de Sicilium, en remit trois gouttes sur sa langue  et elle se précipita sur l’abominable MD. Elle l’attrapa par les cheveux, lui tira les oreilles, lui mordit les deux orteils, lui tordit le nez, lui enfonça le doigt dans le nombril et finalement, lui administra une bonne fessée. MD était défiguré. « Pitié, pitié » criait-il.

29/06/2018 : « Super-Pulco contre l’abominable MD » (pour Héloïse)

Super Pulco arrêta de le chatouiller et lui dit :

« Marcel Duvieubourg, tu es un être immonde et je vais te punir de toutes les méchancetés que tu as fait subir à ton peuple. Voilà mes sanctions :

- Désormais, tu n’utiliseras que du vinaigre balsamique.Tous les autres vinaigres te sont interdits…

29/06/2018 : « Super-Pulco contre l’abominable MD » (pour Héloïse)

- N’achète plus de café car, à partir d’aujourd’hui, tu ne boiras que du thé… Et pas n’importe quel thé : du thé de la marque Divorce Sœur… C’est une obligation »

MD pris un air triste et murmura : « Vous êtes dur avec moi. »

« - En plus, tu ne pourras t’habiller que dans un seul magasin de la principauté : le magasin Malpart »

29/06/2018 : « Super-Pulco contre l’abominable MD » (pour Héloïse)

« Pourquoi justement là ? »

« Parce que les pulls coûtent dix fois plus chers et  se trouent dix fois plus vite »

« Mais vous êtes sans cœur ! » se mit à gémir MD.

« - Tous les mercredis, tu seras obligé de lire Le Palmipède Ligoté, un journal satirique qui ne parle que de toi et tu m’enverras un compte-rendu. »

   « Mais c’est inhumain ! ».MD éclata en sanglots.

   « Et dernière punition : du matin au soir tu porteras des gants de boxe »

29/06/2018 : « Super-Pulco contre l’abominable MD » (pour Héloïse)

« Pourquoi faire ? J’aime pas la boxe !»

   « Non, c’est pour t’empêcher de te servir de ton portable ! »

    Marcel Duvieubourg devint tout rouge, se mit à trembler, eut un hoquet et tomba dans les pommes. C’était plus que son petit cœur ne pouvait supporter.

   Super Pulco avait gagné et le dragon MD  était terrassé.

29/06/2018 : « Super-Pulco contre l’abominable MD » (pour Héloïse)

Certains s’évanouissaient par manque de sucre, manque de sommeil ou manque de tension. MD s’évanouissait par manque de portable… Problème hyper dangereux !

Quand les manifestants apprirent ce qu’avait fait Héloïse, ils crièrent de joie, lancèrent des pétards et firent la fête durant toute la nuit ; mais tous se demandaient qui était ce Super Pulco. Héloïse, qui avait repris son aspect de petite fille sage s’amusait d’entendre tout le bien que les gens disaient de l’héroïne qui avait sauvé la principauté. Mais elle décida de retourner chez le coiffeur pour reprendre sa coiffure d’iroquois…

Et depuis ce temps-là, les habitants de Ralacasquette regardent ce qu’ils veulent à la télé… Et ils sont très heureux !

Il est, quand même à noter que, depuis ce jour,  la boisson nationale est devenue la citronnade et que le gâteau reconnu comme patrimoine national, c’est la tarte aux citrons… Allez savoir pourquoi !!!

Ne cherchez pas chez les coiffeurs…

Vous ne trouverez pas de Super Pulco..

Elle n’existe que dans nos cœurs…

                                                  Papy GUINES

29/06/2018 : « Super-Pulco contre l’abominable MD » (pour Héloïse)
Partager cet article
Repost0
Published by popo - dans contes pour petits
6 décembre 2017 3 06 /12 /décembre /2017 16:38

                            Conte pour Charlotte

« Bonjour Madame. L’adjudant-chef Morback, de la Gendarmerie Nationale. Nous avons été appelés par un certain Monsieur Papy qui nous a signalé une disparition inquiétante. »

06/12/2017 : une enquête de Charlotte Holmes (pour Charlotte)

« Oui, c’est mon mari qui vous a appelés… Julie a disparu… »

« Nom d’un chien sans queue ? C’est qui cette madame Julie » demanda l’adjudant-chef.  

« C’est pas une dame… C’est notre tortue » s’écria Madame Mamy et elle éclata en sanglots. « Elle est si petite, si gentille… J’ai peur que quelqu’un nous l’ait volée ou pire, qu’il lui soit arrivé un malheur. En plus, c’est une demoiselle et nous sommes sa seule famille.»

« Nom d’un chien sans pattes. Madame, c’est un cas difficile… De plus, depuis 8 jours, on nous a signalé 3 autres disparitions de tortues… Il va falloir faire appel à un spécialiste… Mais pouvez-vous me la décrire, cette demoiselle Julie. »

« Elle a une jolie carapace verte et gris. Des yeux de gazelle et des petites pattes de chaton… Elle est magnifique … Je vous en prie, monsieur le gendarme, retrouvez Julie… Elle nous manque déjà. »

06/12/2017 : une enquête de Charlotte Holmes (pour Charlotte)

De retour à la gendarmerie, l’adjudant-chef Morback convoqua le gendarme Duchemin. « Nom d’un chien sans oreilles, Duchemin… Une quatrième disparition de tortue… Cela devient inquiétant et très bizarre… 

- C’est peut-être un trafic, chef !

- Un trafic de tortue ? Nom d’un chien sans dents ! Pour quoi faire ? De toute façon, la seule personne qui peut nous aider, c’est la grande détective Charlotte Holmes.

- Vous voulez dire Sherlock Holmes, chef ?

- Non, Duchemin… Mademoiselle Charlotte Holmes.

- C’est qui cette demoiselle, chef ?

06/12/2017 : une enquête de Charlotte Holmes (pour Charlotte)

- Vous ne connaissez pas Charlotte Holmes ! Nom d’un chien sans tête, on ne vous a rien appris à l’école des gendarmes ? C’est la grande spécialiste « gendarmesque » des tortues, des hérissons, des poules et des lapins. Elle est connue dans toute la région et ses enquêtes passionnent les gens. Vous verrez… C’est un phénomène. » Sitôt dit, sitôt fait. L’adjudant-chef Morback téléphona à la détective qui promit d’arriver le lendemain matin.

    « Expliquez-moi le problème, adjudant-chef Morback ». Charlotte Holmes qui venait juste d’arriver voulait connaitre les circonstances des quatre disparitions. Après avoir écouté l’adjudant-chef, elle murmura : « Une tortue envolée… Le vol est redouté ! ». « C’est quoi ça, Madame ? Déjà votre conclusion ?» demanda Morback. « Mais non ! C’est un vieux proverbe chinois que je viens d’inventer. » Là-dessus, elle sortit de la gendarmerie pour rejoindre le Docteur Ouate-Son, fils du grand professeur Ouate-Dad et grand ami de Charlotte Holmes dont il partageait toutes les enquêtes.

06/12/2017 : une enquête de Charlotte Holmes (pour Charlotte)

Arrivée dans le jardin de Papy et Mamy, Charlotte se mit à quatre pattes afin de trouver des traces laissées par les voleurs. D’abord, dans un buisson, elle trouva un vieux vélo tout cassé. « Ah ! Ah ! Le vélo des voleurs n’a pas fait leur bonheur ! »  « Vieux proverbe chinois » remarqua Ouate-Son. « Exact mon cher Docteur. Je crois que nous sommes sur une piste mais je ne vois pas une tortue à vélo ! »

06/12/2017 : une enquête de Charlotte Holmes (pour Charlotte)

Ensuite, derrière un tronc d’arbre, ils trouvèrent 3 petites crottes qui sentaient la rose. « Tiens ! Tiens ! Caca qui sent la fleur nous éloigne du voleur! » « Chinois » ajouta Ouate-Son. « Exact ! Cherchons encore Docteur. Je commence à avoir des doutes sur ces indices».

 Ils partirent alors en direction du poulailler, mais d’un seul coup, ils furent surpris par le passage d’un hérisson à chapeau.

                                                                                    Charlotte s’écria : 

06/12/2017 : une enquête de Charlotte Holmes (pour Charlotte)

« Hérisson à chapeau, tu te goures mon coco ! » « Proverbe chinois » redit encore une fois le Docteur … tout en soupirant et en levant les yeux au ciel.

« Ne râlez pas Ouate-Son. Je suis sûre que nous faisons mauvaise route…  Nous devons reprendre l’enquête à zéro. Je suis Charlotte Holmes et Charlotte Holmes ne peut pas se tromper.  » Ils repartirent voir madame Mamy et lui demandèrent de leur indiquer où se trouvait la cage de Mademoiselle Julie.

Arrivés prés de cette fameuse cage, Charlotte et son ami cherchèrent, grâce à de grosses loupes, essayant de trouver la plus petite trace du passage de Julie.

06/12/2017 : une enquête de Charlotte Holmes (pour Charlotte)

« Ca y est !» s’écria Ouate-Son « Là, des traces ! ». Effectivement, on pouvait voir sur la pelouse des marques de quatre pattes et une trainée centrale signant par-là, le passage de Julie. « Bravo Ouate-Son. Belle trace de tortue ; problème résolu. » Et ils commencèrent à suivre la trace…

Au bout de 100 mètres, ils découvrirent, en plein milieu de la trace une mouche, une grosse mouche… Une énorme mouche endormie ! « Ah! Ah ! Premier indice : Sur le chemin une mouche… L’histoire est un peu louche. »

06/12/2017 : une enquête de Charlotte Holmes (pour Charlotte)

 Plus loin, la trace s’arrêtait puis faisait demi-tour devant un bas-relief sculpté dans une grosse pierre et ce bas-relief représentait une dame avec une pomme dans la main : « Ah ! Ah ! Très intéressant. Regardez Ouate-Son ! Une pomme dans la main rapproche du gredin. ». Ouate-Son haussa les épaules en disant discrètement : « Je crois que la Charlotte est très saoule et débloque. » « Qu’avez-vous dit Ouate-Son ? » « Rien du tout chère amie. » Il faut avouer que Ouate-Son avait un peu peur des colères de Charlotte Holmes.

06/12/2017 : une enquête de Charlotte Holmes (pour Charlotte)

Quelques mètres plus loin, nos deux enquêteurs trouvèrent deux bandes de papier toilette… posées parallèlement au milieu de l’allée. « Oh ! Oh ! Des bandes de papier Q, indice de tortue ! » Ouate-Son commençait à être inquiet pour l’état mental de son amie.

06/12/2017 : une enquête de Charlotte Holmes (pour Charlotte)
06/12/2017 : une enquête de Charlotte Holmes (pour Charlotte)

Quelques instants plus tard, derrière un bosquet, ils tombèrent sur un fer à cheval : « Uh ! Uh ! s’écria Charlotte » « Quoi encore ? Quel est le proverbe chinois ? » « Pas de proverbe Ouate-Son !! » fit Charlotte d’un air courroucé « Uh, Uh, c’est le hennissement du cheval ! »

06/12/2017 : une enquête de Charlotte Holmes (pour Charlotte)

Derrière un gros tonneau, ils découvrirent un vieux livre racontant le voyage d’un explorateur dans une ile de l’océan indien et sur la couverture, il y avait l’image d’un gros oiseau. « Ih ! Ih ! s’écria Charlotte. L’oiseau de l’ile Maurice nous procure un indice. » Ouate-son fit une grimace voulant montrer par là qu’il était de plus en plus inquiet.

06/12/2017 : une enquête de Charlotte Holmes (pour Charlotte)

Enfin, de retour près de la maison de Papy et Mamy, ils tombèrent sur une robe, toute chiffonnée, posée en tas par terre et en la soulevant, ils découvrirent un drôle de signe, ressemblant à la lettre T mais déformée. «  Oh ! Oh !  C’est une étrangeté mais Charlotte va gagner ! » « Y’en a marre, s’écria Ouate-Son. Vos proverbes chinois me cassent les pieds ! D’ailleurs, on ne trouve plus de traces de la tortue ! »

06/12/2017 : une enquête de Charlotte Holmes (pour Charlotte)
06/12/2017 : une enquête de Charlotte Holmes (pour Charlotte)

« Du calme Ouate-Son… Le mystère est complexe mais nous allons faire marcher nos neurones… Nos cellules du cerveau si vous voulez… Allons d’abord revoir madame Mamy car j’ai besoin d’un peu plus de précisions au sujet de cette demoiselle Julie. »

06/12/2017 : une enquête de Charlotte Holmes (pour Charlotte)

Et madame Mamie raconta que Julie était une tortue savante, qu’elle savait lire et écrire, faisait du skate-board et qu’elle avait une nouvelle passion, depuis la fin de l’été, une passion pour les devinettes et, en particulier, les rébus… « Voilà la solution Ouate-Son… Un rébus !!! » Et Charlotte partit tout courant s’enfermer dans le poulailler, au fond du jardin. Elle avait besoin de réfléchir…

Deux jours après, elle ressortit tout sale, des crottes de poule plein le manteau et de la paille plein les cheveux. Mais avec un sourire resplendissant. « J’ai trouvé Ouate-Son… Ce fut dur, mais j’ai trouvé. »

06/12/2017 : une enquête de Charlotte Holmes (pour Charlotte)

Ils allèrent chercher Monsieur Papy et Madame Mamy, s’assirent tous les quatre autour de la table et Charlotte commença son explication. 

« Ce qui m’a orienté vers la solution, c’est ce que vous avez dit, chère madame Mamy. Vous avez dit : depuis la fin de l’été, elle a une passion pour les rébus… Elle nous a donc proposé un rébus… Quels sont les objets qu’elle nous a donnés, Ouate-son ? »

« Une mouche, une statue, du papier toilette, un fer à cheval et un livre sur l’ile Maurice. De drôles de choses !» « Et encore Ouate-Son… Vous oubliez la robe et le signe cabalistique tracé dans la terre… Mais il suffit de réfléchir un peu pour trouver la solution… Car tout cela, c’était un rébus que nous a proposé Julie». Et Charlotte se tapait sur le côté de la tête avec l’index, montrant ainsi que ses neurones travaillaient. Du coup,  Ouate-Son et monsieur Papy firent le même geste voulant montrer qu’ils croyaient que Charlotte Holmes était devenue folle…

06/12/2017 : une enquête de Charlotte Holmes (pour Charlotte)

« Enoncez-moi les objets, Ouate-Son et je vous donnerai la solution. A contrecœur Ouate-Son commença son énumération : « Une grosse mouche » « C’était un taon » répliqua Charlotte. « Une statue »… « C’était la statue d’Eve… Et elle ne portait pas de vêtements » précisa la détective. « Deux bandes de papier toilette » « Ca fait deux en chiffre romain » s’écria-t-elle. « Un fer à cheval » « C’est un fer…Rien de plus » dit-elle en riant. « Un livre sur l’ile Maurice » « Avec, en couverture, un dessin de l’oiseau qu’on appelait le dodo » ajouta Charlotte en faisant un clin d’œil à monsieur Papy. « Une vieille robe » « C’est un habit  et je termine en précisant que le T déformé sur le sol, c’était le T grec qu’on dénomme TO »

Ouate-Son eut soudain les yeux dans le vide… Monsieur Papy et madame Mamy se regardèrent d’un air catastrophé.

06/12/2017 : une enquête de Charlotte Holmes (pour Charlotte)

« Et je vous le dis, aujourd’hui : Charlotte Holmes a résolu encore une énigme… Le message que voulait nous faire passer mademoiselle Julie était : Le taon… Eve nue… deux… fer… dodo. Habit… un To. C’est clair » s’exclama Charlotte en riant. «  Le temps est venu de faire dodo. A bientôt. Julie vous a simplement dit au revoir car, comme vous l’avez dit, c’est la fin de l’été et elle est partie hiberner dans un coin… Comme toutes les tortues du monde.»

06/12/2017 : une enquête de Charlotte Holmes (pour Charlotte)

Et Ouate-Son s’émerveillait de l’intelligence de Charlotte ; et monsieur Papy s’émerveillait de l’intelligence de Julie ; et madame Mamy se demandait où Julie avait bien pu  ranger son skate-board car elle voulait essayer…

Ainsi fut résolu le mystère de la disparition de Julie… Une des grandes enquêtes de la célèbre détective Charlotte Holmes…

Ne cherchez pas de livres policiers parlant de la grande détective… Elle n’existe que dans nos cœurs.

Papy Guînes

06/12/2017 : une enquête de Charlotte Holmes (pour Charlotte)
06/12/2017 : une enquête de Charlotte Holmes (pour Charlotte)

FIN

DE

L’HISTOIRE

Partager cet article
Repost0
Published by popo - dans contes pour petits
19 juin 2017 1 19 /06 /juin /2017 10:14

Conte pour Paul

 

Dans un pays lointain, très lointain, vivaient des gens pas comme les autres, des gens qu’on pourrait qualifier de bizarres… D’ailleurs, les savants du monde entier avaient appelé ce petit pays : « Le pays des gens bizarres ».

19/06/2017: Au Pays des gens bizarres..... (pour Paul)

 

Et qu’avaient-ils donc de bizarre tous ces gens ? D’abord leurs noms, des noms compliqués qui pouvaient bien souvent faire sourire. Nous allons prendre un exemple et pas n’importe quel exemple : la famille du grand chef de la tribu.  Ce grand chef de tribu s’appelait « Vieux crocodile crouteux » ; sa femme s’appelait « Libellule aux grandes oreilles ».

19/06/2017: Au Pays des gens bizarres..... (pour Paul)
19/06/2017: Au Pays des gens bizarres..... (pour Paul)

 Ils avaient trois garçons et deux filles. L’ainé s’appelait « Chien galeux à trois pattes. » ;

19/06/2017: Au Pays des gens bizarres..... (pour Paul)
19/06/2017: Au Pays des gens bizarres..... (pour Paul)
19/06/2017: Au Pays des gens bizarres..... (pour Paul)

le second « Gros hibou à roulettes» et le troisième portait le très beau prénom de « Petit cochon sans dents ». Quant aux filles, elles s’appelaient : « Vieille taupe mal lavée » et « Grosse fourmi qui louche ». Bref, tous les habitants portaient le nom d’un animal… mais des animaux un peu bizarres quand même !

19/06/2017: Au Pays des gens bizarres..... (pour Paul)
19/06/2017: Au Pays des gens bizarres..... (pour Paul)

Ensuite, tous ces gens avaient autre chose de spécial : jusque l’âge de 2 ans, ils ne disaient qu’un seul et même mot et ce mot, c’était « Bora ! ». « Bora », ça voulait tout dire : « Papa », »Maman », « J’ai faim », « J’ai envie de faire pipi », « J’ai envie de faire dodo », « Où est mon doudou ? » …Tous les enfants de la tribu ne disaient que « Bora, bora »  et tous les adultes comprenaient ce que les enfants voulaient dire.

19/06/2017: Au Pays des gens bizarres..... (pour Paul)

Enfin, il faut signaler que tous les membres de la tribu avaient une autre coutume très étrange. En effet, dès leur plus jeune âge, les habitants du Pays des gens bizarres devaient pratiquer un sport choisi par les parents… N’importe lequel mais un sport… Tout cela parce qu’un vieux sorcier avait dit, un jour, que la pratique du sport faisait pousser le cerveau !!!  Comme si… Mais, du coup, on pouvait voir, partout, dans les rues, les écoles, les maisons, les administrations des enfants en tenue de sport.

19/06/2017: Au Pays des gens bizarres..... (pour Paul)

Chien galeux à trois pattes tapait, toute la journée, dans un ballon avec ses pieds, tandis que Petit cochon sans dents sautait dans sa baignoire et faisait semblant de nager. Gros hibou à roulettes, quant à lui, faisait du patin… On lui avait dit qu’avec un nom comme le sien, il devait faire du patin à roulette mais lui ne voulait faire que du patin à glace… L’ennui, c’est que dans le Pays des gens bizarres, il n’y avait jamais de glace ! Vieille Taupe mal lavée voulait, quant à elle, faire du saut en hauteur mais elle n’était pas très bonne. Grosse fourmi qui louche faisait du tir à la carabine. Mais, comme elle louchait, elle visait toujours à côté de la cible et n’avait pas beaucoup de chance de gagner aux jeux olympiques.

Parmi tous les habitants du Pays des gens bizarres, il y avait une jolie dame qui s’appelait « Coccinelle enrhumée »

19/06/2017: Au Pays des gens bizarres..... (pour Paul)

et elle s’était mariée avec « Petit sanglier boutonneux ». Ils avaient 2 enfants : Ver de terre à gros ventre, c’était le garçon et Mouette qui fait caca était la petite fille.   Quand ils eurent un troisième petit garçon, comme il était bien gros et bien gras et avait de grands yeux, ils décidèrent de l’appeler… « Mérou à lunettes ».

Et pendant des jours, des mois, des années, ils restèrent en contemplation béate devant ce gros bébé oubliant même de respecter les traditions de la tribu.

19/06/2017: Au Pays des gens bizarres..... (pour Paul)

Mais un jour, le chef  Vieux crocodile crouteux demanda à rencontrer  Coccinelle enrhumée et Petit sanglier boutonneux. Il semblait très ennuyé et, après avoir bu un verre d’Orangina, il prit son courage à 2 mains et dit : « Coccinelle enrhumée. Je suis envoyé par Rat d’égout aux oreilles encrassées (C’était le sorcier en chef). Il m’a dit de vous rappeler que vous devez impérativement choisir un sport pour Mérou à lunettes… C’est obligatoire… Sinon, vous serez sanctionnés… ».

 Petit sanglier boutonneux faillit se mettre en colère car il trouvait que ces traditions étaient ridicules et ennuyeuses. Mais il se retint et dit, d’un air farouche : «  Je veux que Mérou à lunettes fasse du sumo ! »

19/06/2017: Au Pays des gens bizarres..... (pour Paul)

« Du sumo ? » s’écria Vieux crocodile crouteux… « Mais ça n’existe pas ici ! »

« Je veux qu’il fasse du sumo !!! » Répondit Petit sanglier boutonneux. « Le sumo, c’est fait pour les gens gros, gras et lourds ! Mérou à lunettes fera donc du sumo». Coccinelle enrhumée s’écria : «  Mais il n’est pas gros mon bébé ! C’est le plus beau des bébés !!! D’ailleurs, c’est lui qui doit décider. Mon petit trésor, mon petit chéri, ma petite merveille… qu’est-ce-que tu veux faire comme sport ? » . « Bora » répondit Mérou à lunettes. « Tu vois, je te l’avais dit ; il a dit qu’il voulait faire du sumo. » « Mais non, mon petit trésor, mon petit chéri, ma petite merveille a dit qu’il voulait faire du ping-pong », rectifia Coccinelle enrhumée.  « Mais non, s’écria Vieux crocodile crouteux, il a dit qu’il voulait faire de la plongée sous-marine » « Non du sumo » « Du ping-pong »… Et tous se disputaient en criant pendant que Mérou à lunettes répétait « Bora, bora ».

Finalement, Vieux crocodile crouteux proposa : « On va demander à Rat d’égout aux oreilles encrassées de choisir. C’est un grand sorcier ; il sait beaucoup de choses ! »

19/06/2017: Au Pays des gens bizarres..... (pour Paul)

Après avoir écouté les trois parties, Rat d’égout aux oreilles encrassées resta très perplexe. « Ping-pong, plongée sous-marine, sumo… ». Il était bien difficile de faire plaisir à tout le monde. «  J’ai beau être un grand sorcier, je ne trouve pas la solution… Mérou à lunettes, dis-moi ce que tu veux vraiment. » «  Bora, bora » répondit l’enfant. « Tu vois, j’avais raison ! » s’écrièrent en même temps Coccinelle enrhumée, Petit sanglier boutonneux et Vieux crocodile crouteux. « Bref, tout le monde a raison et tout le monde a tort. » C’est à des réflexions comme cela qu’on voyait que le grand sorcier était très intelligent et qu’il méritait d’être grand sorcier. « Seul moyen de trancher… Allons voir Eléphant de mer à l’orteil tordu. » Tous furent d’accord pour aller voir le responsable national des sports et c’était quelqu’un de très important.

 

 

19/06/2017: Au Pays des gens bizarres..... (pour Paul)

Après avoir exposé le problème à Eléphant de mer à l’orteil tordu, celui-ci se gratta la tête, se gratta les oreilles, se gratta les fesses et se gratta le nez. Quand un grand responsable se gratte, cela veut dire qu’il réfléchit et s’il se gratte partout, c’est qu’il réfléchit beaucoup. Finalement, il s’écria : «  Voilà la solution. Mérou à lunettes jouera au ping-pong, habillé en sumo mais avec des palmes aux pieds. Ce sera un nouveau sport. Es-tu d’accord, Mérou à lunettes ? ». « Bora, bora ». Et c’est ainsi que naquit un nouveau sport : le Ping-sumo palmé, sport très difficile et qui demandait beaucoup d’entrainement. En voici les principales règles :

- Chaque joueur doit peser plus que la moyenne nationale pour son âge.

19/06/2017: Au Pays des gens bizarres..... (pour Paul)
19/06/2017: Au Pays des gens bizarres..... (pour Paul)
19/06/2017: Au Pays des gens bizarres..... (pour Paul)

- Il ne doit être habillé qu’avec un slip de sumo (fabriqué obligatoirement au Japon).

- Le terrain mesure 5 mètres sur 5 et est séparé en deux par un filet à hauteur de 1 mètre.

- Chaque joueur se met de part et d’autre du filet en s’allongeant sur le dos.

-Grace à leurs pieds palmés, ils se renvoient une balle de ping-pong.

- Si un joueur loupe la balle, c’est un point pour l’adversaire. Si la balle tombe dans son slip, c’est 5 points pour l’adversaire. Une partie se joue en 43 points. Pourquoi 43 ? Parce que le jour de la création de ce nouveau sport, Rat d’égout aux oreilles encrassées avait 43 puces qui le grattaient. Heureusement qu’il n’en avait pas 250 !!!

19/06/2017: Au Pays des gens bizarres..... (pour Paul)

Très rapidement, certains responsables pensèrent que ce nouveau sport pouvait attirer les foules et ils décidèrent d’organiser le championnat du Pays des gens bizarres. Ce fut un échec car il n’y eut qu’un seul concurrent, c’était Mérou à lunettes et que 2 spectateurs, Coccinelle enrhumée et Petit sanglier boutonneux. Mais Mérou à lunettes était fort content d’être le premier à pratiquer le Ping-sumo palmé, sport idéal pour les enfants gros et gras.

19/06/2017: Au Pays des gens bizarres..... (pour Paul)

Comme il était le premier et le seul sportif de ce genre, Eléphant de mer à l’orteil tordu décida de lui donner une belle médaille mais le responsable des sports avait un problème : avec ses grandes incisives, il avait abimé toute sa bouche et il y a certains mots qu’il ne pouvait plus prononcer. Et il lui était impossible de dire Mérou à Lunettes.

 

19/06/2017: Au Pays des gens bizarres..... (pour Paul)

Lors de la remise de médaille, Coccinelle enrhumée et Petit sanglier boutonneux entendirent que leur fils était gratifié de plein de nouveaux noms : Papou à burette, Marlou à bavette, Méclou à tapette… Finalement, Eléphant de mer à l’orteil tordu s’écria : « Bignou à mallette, je te donne la médaille du meilleur sportif en Ping-sumo palmé. » Bref, c’était du n’importe quoi ! Catastrophés par ce qu’ils avaient entendu,  Coccinelle enrhumée et Petit sanglier boutonneux prirent une décision terrible : ils décidèrent de changer le prénom de leur bébé et pour cela, ils allèrent à la mairie pour rencontrer la dame de l’état civil, madame Chgreunieunieu, fonctionnaire de mairie depuis 38 ans. 

19/06/2017: Au Pays des gens bizarres..... (pour Paul)
19/06/2017: Au Pays des gens bizarres..... (pour Paul)

 

« Bonjour Madame. Nous voudrions changer le prénom de notre petit trésor. »

-Comment voulez-vous l’appeler, ce fameux trésor ?

- Pas d’importance, nous n’avons pas d’idées ; c’est à vous de choisir.

- Mais comment voulez-vous que je choisisse ? Ou alors, je le fais au hasard ? »

Après l’accord des parents, elle prit un globe terrestre et dit : « Je vais poser mon doigt n’importe où et, sous mon doigt, il y aura le nouveau prénom de votre bébé. Tant pis pour vous si je tombe sur Ouzbékistan ou sur Yokohama » « Ouzbékistan à lunettes… Ça fait quand même bizarre » se permit de remarquer Petit sanglier boutonneux. « Ne commence pas à avoir des états d’âme ! » s’écria Coccinelle enrhumée. Et la fonctionnaire de mairie ferma les yeux et tapa sur le globe terrestre.  Elle dit : « Sous mon doigt, c’est écrit Titicaca. » « Oh non ! Pas possible ! » s’écrièrent les parents de Mérou à lunettes. « Pas Titicaca à lunettes ! » « Bon, je recommence. » dit madame Schgreunieunieu en râlant un tout petit peu.  « Pôle nord » dit-elle après avoir remis son doigt sur le globe. 
   « Mais ce n’est pas un nom d’animal ! » « Tant pis… On l’appellera Paul en public et Mérou à lunettes à la maison. » Ainsi fut décidé le nom du petit Paul. « Es-tu d’accord Paul ? » « Bora-bora » répondit le petit gros et gras… « Peut-être mais il sera champion  de ping-sumo palmé. » ajouta son pére. 

19/06/2017: Au Pays des gens bizarres..... (pour Paul)
19/06/2017: Au Pays des gens bizarres..... (pour Paul)

 « Mais il n’est pas gros mon bébé !!! Mon petit trésor, mon petit chéri, ma petite merveille… Il est normal ! » s’écria encore une fois Coccinelle enrhumée…

Ne cherchez pas trop dans les stades… Vous ne trouverez pas de champion de ping-sumo palmé…

Il n’existe que dans nos cœurs…

                                                     Papy Guines

19/06/2017: Au Pays des gens bizarres..... (pour Paul)
Partager cet article
Repost0
Published by popo - dans contes pour petits
26 avril 2014 6 26 /04 /avril /2014 17:48

Une armée de copains…

Conte pour Margaux

 

Une nuit, au beau milieu du bois de Paiolive…

« Ah non, Cornebleu de cornebleu ! C’est intolérable ! Je n’en peux plus ! Je ne supporte pas qu’on me réveille ainsi… »

26/04/2014; Une armée de copains. (pour Margaux)

Alfred le hérisson était très en colère. Il devait dormir tout l’hiver et il venait juste de se cacher dans sa tanière, tanière de luxe avec salle à manger, petit salon et même une salle de bain. Car Alfred devait se laver souvent : il avait plein de puces.

« Cornebleu ! C’est insupportable ! Et je déteste être réveillé ! ». Et ce qui avait réveillé Alfred, c’était une petite fille qui pleurait, assise juste devant l’entrée de la tanière. Alfred, n’écoutant que son courage, dressa ses piquants et sortit en criant : « Oh là !! Cornebleu ! Qu’est-ce-que c’est que ce vacarme ? Moi, je dois dormir ! Et ce n’est pas une petite fille qui va m’en empêcher ! Et moi, quand je suis en colère, je pique. »

« Excusez-moi monsieur le hérisson, répondit la petite fille. Je m’appelle Margaux ; j’ai beaucoup de chagrin et j’ai un peu peur… Je me suis perdue dans le bois et je ne sais plus où sont mes parents. »

« Cornebleu, tu t’es perdue ! Mais comment as-tu fait pour te perdre ? »

La petite fille baissa la tête. « J’ai désobéi à mes parents… Ils m’avaient dit de rester bien derrière eux pendant la marche mais j’ai voulu attraper un papillon. Alors j’ai couru et quand je me suis retournée, je ne voyais plus mon papa et ma maman. Alors, maintenant, il fait noir ; je ne sais pas où aller ; j’ai un peu froid et j’ai un peu peur. »

Alfred le hérisson fit une grimace, se gratta la tête avec un piquant et s’assit sur son petit derrière.

« Cornebleu, arrête de pleurer, petite Margaux. Nous allons essayer de résoudre ton problème. Et d’abord, 2 choses sont sûres : tes parents doivent te chercher et ensuite, il est impossible de se perdre dans le bois de Paiolive. Il y a partout des panneaux pour montrer la direction. »

26/04/2014; Une armée de copains. (pour Margaux)

« Mais je ne sais pas lire » s’écria Margaux. « Il va falloir que tu m’aides. » « Cornebleu ! A-t-on déjà vu un hérisson aider une petite fille ? Et d’abord… Moi non plus, je ne sais pas lire » ajouta Alfred en baissant le museau.

Et Margaux se remit à pleurer… Et Alfred aussi car il aurait bien voulu savoir lire.

« J’ai une idée » s’écria Alfred. « On va aller voir Hypostène le hibou. C’est un grand savant et il nous dira comment faire. »

Et voilà, nos deux compères, Alfred le hérisson et Margaux la petite fille qui s’en vont sur le chemin pour voir le grand savant. Et ils chantent la seule chanson connue par tous les hommes et par tous les animaux : « Tralalala, tralalala… »

26/04/2014; Une armée de copains. (pour Margaux)

« Qui va là ? » dit une voix dans le noir. Hypostène était un vieux hibou, mal luné, déplumé et qui n’aimait pas qu’on le dérange.

« Cornebleu ! C’est Alfred le hérisson. Tu n’as pas reconnu mes piquants ? Et je suis avec une petite fille qui s’appelle Margaux… Elle est perdue et elle voudrait retrouver la voiture de ses parents… Et elle ne sait pas lire les panneaux»

« Je ne suis pas gendarme, je ne sais pas conduire et moi non plus, je ne sais pas lire et, en plus, je n’aime pas les petites filles » rétorqua le hibou.

« S’il te plait, joli hibou, aide-moi à retrouver mes parents ». C’était bien la première fois qu’on disait à Hypostène qu’il était joli. Alors, il devint tout rouge, gonfla les dix plumes qui lui restaient et ferma un œil. Il se posa sur son petit derrière, se gratta la tête avec une plume et décida de parler comme un savant.

« D’accord petite fille, je vais t’aider. Mais on va d’abord aller voir Mignonette la souris car, elle, elle sait lire »

Et voilà nos trois compères, Margaux, Alfred et Hypostène qui s’en vont sur le chemin pour essayer de trouver Mignonette. Et ils chantent, tous les trois, la chanson : « Tralalala, tralalala… »

« Mignonette ! Où es-tu ? Tu es tellement petite qu’on ne te voit pas. »

« Screuch, screuch, screuch… Si je ne peux plus manger mon gruyère tranquillement, je vais mal digérer… Et une souris qui digère mal, ça fait des trous partout ! »

« Excuse-nous, dit Hypostène… La petite Margaux est perdue et nous ne savons pas lire les panneaux pour retrouver l’endroit où se trouve la voiture de ses parents. »

26/04/2014; Une armée de copains. (pour Margaux)

Mignonette se sentit importante. Elle décida de s’asseoir sur ses deux petites fesses, se gratta la tête avec une croute de fromage et dit : « Oui, je sais lire mais il y a plusieurs parkings dans le bois de Paiolive… Si vous ne savez pas quel est le nom du parking, vous ne retrouverez pas la voiture… »

C’était vrai et Margaux redevint triste, Alfred gratta ses puces, Hypostène perdit 2 plumes et la moustache de Mignonette tomba d’un coup.

« J’ai une idée » s’écria Hypostène. « On va demander à Joséphine, la chauve-souris. Elle vole la nuit ; elle a un radar ; elle connait bien le bois et elle va retrouver la voiture des parents de Margaux. » Tout le monde applaudit à cette belle idée… Tout le monde sauf Margaux car elle avait un peu peur des chauves-souris.

Et voilà nos quatre compères, Margaux, Alfred, Hypostène et Mignonette qui s’en vont sur le chemin pour essayer de trouver Joséphine. Et ils chantent, tous les quatre, la chanson : « Tralalala, tralalala… »

Après avoir trouvé Joséphine pendue à un arbre, les 3 amis expliquèrent leur problème à la chauve-souris. « Pas de problème » répondit-elle. « Je connais le bois de Paiolive comme ma poche et avec mon radar et mes yeux perçants, je vais retrouver la voiture. »

26/04/2014; Une armée de copains. (pour Margaux)

Une demi-heure après, c’était chose faite. « Sur le parking ouest ; il reste une voiture et il y a des gens, des gendarmes et plein d’agitation… ».

« Cornebleu, On y va ! » s’écria Alfred. « Pas possible, ajouta Joséphine. Entre nous et le parking, il y a le petit ruisseau et il n’y a plus de pont… Alfred et Mignonette vont se noyer si on essaye de passer. » Et tous les cinq se mirent à pleurer.

« J’ai une idée, s’écria Hypostène, on va demander à Claquebidoche, le castor, de nous faire un passage. »

Et voilà nos cinq compères, Margaux, Alfred, Hypostène, Mignonette et Joséphine qui s’en vont sur le chemin pour essayer de trouver Claquebidoche. Et ils chantent, tous les cinq, la chanson : « Tralalala, tralalala… »

Quand ils eurent expliqué leur problème à Claquebidoche, celui-ci se posa sur son gros derrière et réfléchit. « Un pont ?? Pourquoi pas ! Il suffit que je coupe 2 gros arbres qui tomberont de l’autre côté du ruisseau et vous pourrez passer. »

26/04/2014; Une armée de copains. (pour Margaux)

Sitôt dit, sitôt fait. Et en moins de 3 minutes, Le castor rongea la base de 2 grands frênes et un pont fut ainsi créé.

Et voilà nos six compères qui passent le pont en chantant la chanson « Tralalala, tralalala. »

Arrivés sur le parking, Margaux se précipita dans les bras de ses parents qui criaient de joie. Mais un vieux gendarme se précipita vers les animaux en criant

26/04/2014; Une armée de copains. (pour Margaux)

« Voilà la bande de gangsters qui a enlevé la petite fille ! On va tous les mettre en prison ! »

« Non » s’écria Margaux « Ce sont mes amis et ils m’ont aidée. Laissez-les repartir dans le bois. »

Et après avoir expliqué à ses parents et aux gendarmes tout ce que les animaux avaient fait pour elle, Margaux dit à ses amis : « Voilà, vous pouvez repartir dans la forêt… Mais jamais je ne vous oublierai. Vous serez toujours mes amis » Et elle repartit avec ses parents.

Mais la semaine suivante, toute la famille, Margaux, Loulou et leurs parents, revint dans le bois de Paiolive avec des cadeaux pour tout le monde.

Et ils offrirent une bombe antipuces à Alfred, un tube de colle pour coller les plumes d’Hypostène, un gros morceau de fromage à Mignonette, une lampe torche à Joséphine et une tronçonneuse pour Claquebidoche.

Et ils firent la fêtent jusqu’au soir en chantant « Tralalala, tralalala… »

Ne cherchez pas dans les forêts… Vous ne trouverez pas de castor avec une tronçonneuse… Il n’existe que dans nos cœurs…

 

Papy Guînes

26/04/2014; Une armée de copains. (pour Margaux)

FIN

DE

L’HISTOIRE

Partager cet article
Repost0
Published by popo - dans contes pour petits
22 mai 2013 3 22 /05 /mai /2013 17:06

Le petit renard futé

Conte pour Apolline

22/05/2013: Le petit renard futé. (pour Apolline)

« Maman, Maman, Maman… Viens voir. Il y a une bête sur la terrasse !! » Apolline était toute énervée car, en revenant du jardin, elle avait trouvé, une boule de poil qui bougeait, devant la porte. Maman, qui était en train de lire dans le salon, arriva de suite pour regarder ce qu’Apolline avait découvert. C’était effectivement une grosse touffe de poils, avec quatre pattes et qui semblait vouloir bouger. En regardant de plus près, Maman Marie découvrit que c’était un petit renard, blessé, abimé et tout assommé.

Marie le prit dans ses mains et dit à Apolline :

« Ne t’inquiète pas, ma chérie. C’est un bébé renard et je crois qu’il a été blessé par une voiture. On va le soigner. »

22/05/2013: Le petit renard futé. (pour Apolline)

Et Maman prit le petit renard dans ses mains et l’emmena dans la maison.

« Viens, ma puce, on va soigner ce bébé. Tu vas voir, on va le guérir car les petites filles comme toi sont toujours des grands docteurs. »

22/05/2013: Le petit renard futé. (pour Apolline)

Et Marie apporta la boite de soins où il y avait les pansements, l’alcool pour désinfecter et des médicaments pour le soigner. Pendant ce temps-là, Apolline prépara un bol de lait car le petit renard avait fort soif.

Au début, le petit renard avait très peur et voulait se sauver mais Apolline le caressa, lui dit des mots gentils et réussit à le rassurer. Au bout de quelques minutes, le petit animal se calma et regarda Apolline comme si c’était sa grande sœur.

22/05/2013: Le petit renard futé. (pour Apolline)

Maman prit beaucoup de temps pour soigner le petit renard. Il était blessé à la patte, à la tête et un peu de sang coulait de son nez. Il se laissa faire car Apolline lui parlait doucement. Au bout d’une heure, il était entièrement soigné : les pansements partout… On ne voyait plus sa tête, on ne devinait plus ses pattes et un morceau de coton sortait de son nez. On aurait dit une momie. Et Apolline demanda : « Dis, Maman, tu crois qu’en l’enfermant comme cela, on va le guérir ? ».

« Ne t’inquiète pas, ma Puce, les petits renards, c’est très fort et ça va guérir très vite… On va l’appeler Boule de Poils… C’est amusant Boule de Poils ! Je suis sûre qu’il va s’en sortir !»

Et effectivement, au bout de 8 jours, Boule de Poils bougeait déjà beaucoup ; au bout de 15 jours, maman put retirer les pansements et au bout d’un mois, le petit renard courait dans la maison. Mais pendant tout ce temps, c’est Apolline qui était chargée de nourrir le petit animal et, en plus, il dormait avec elle, sur son lit… Apolline était vraiment devenue sa grande sœur, son amie, sa confidente. Oui, sa confidente car savez-vous ce qu’il s’était passé ? Boule de Poils avait appris à Apolline à parler… comme les renards. Et ils se comprenaient… Et ils se racontaient des histoires et ils faisaient des câlins.

22/05/2013: Le petit renard futé. (pour Apolline)

« Je t’aime beaucoup, Boule de Poils… » disait Apolline ; « Moi aussi, je t’aime Petite fille… » répondait le petit renard…

22/05/2013: Le petit renard futé. (pour Apolline)

Mais quelques mois après, Boule de Poils était devenu grand, fort et rusé, comme tous les renards. Il était habitué à la maison et aidait Maman à faire le ménage. Comme elle ne le faisait pas souvent, Boule de Poils s’amusait à faire les poussières avec sa queue.

Un jour qu’il jouait dehors avec Apolline, une jeune dame renarde passa dans le jardin. Apolline la vit… et Boule de Poils aussi… Il fut ébloui et il la trouva belle, très belle, plus belle que tous les autres renards… On aurait dit une princesse.

22/05/2013: Le petit renard futé. (pour Apolline)

Apolline était un peu jalouse : « Eh bien quoi, Boule de Poils, tu regardes cette jolie renarde et tu as l’air de l’aimer plus que moi !! ». Boule de Poils répondit : « Ne m’en veux pas Apolline, mais elle est tellement belle que j’aimerai bien partir promener avec elle. » Apolline, un peu en colère, lui répondit : « Maintenant que tu es guéri, tu as envie de partir avec une autre… Et moi, je ne compte plus ? Alors va-t’en ! »

22/05/2013: Le petit renard futé. (pour Apolline)

Boule de Poils s’approcha de la petite renarde et, tout de suite, ce fut l’amour. Ils décidèrent de vivre ensemble et d’avoir beaucoup d’enfants. Mais avant de partir, Boule de Poils se retourna vers Apolline et lui dit : « Jolie Apolline, tu resteras toujours ma meilleure amie ; celle qui m’a sauvé, celle qui m’a guéri, celle avec qui je faisais des câlins. Il ne faut pas que tu sois en colère après moi mais je dois m’en aller avec cette belle jeune fille renarde…. »

22/05/2013: Le petit renard futé. (pour Apolline)

 

« Dis-moi au moins comment elle s’appelle, cette voleuse de renard. » « Elle s’appelle Boule de Fleurs… » répondit le petit copain d’Apolline. Et Apolline, versant une petite larme, lui répondit : « Tu peux partir, Boule de Poils et sois heureux… Mais je ne t’oublierais jamais.»

Quelques mois plus tard, alors que tout le monde était à table, Apolline entendit des bruits venant de la rue, une sorte de murmure qui grandissait et des drôles de sons qui, petit à petit, ressemblaient à des mots.

« Apolline, c’est moi ! Viens ouvrir la porte… Apolline, c’est Boule de Poils ! Viens, j’ai besoin de te parler… »

« Maman ! Maman ! C’est Boule de Poil qui est revenu !

  • Mais non Apolline, tu te trompes

  • Si Maman, je l’ai entendu. Il m’a appelée. »

22/05/2013: Le petit renard futé. (pour Apolline)

Malgré son doute, Maman alla ouvrir la porte et d’un seul coup, boule de Poils rentra dans la maison et sauta dans les bras d’Apolline. Apolline lui fit des bisous et Boule de Poils la lécha avec une grande langue et avec tout son cœur.

Après 5 minutes de câlins, Apolline demanda : « Pourquoi es-tu revenu, mon petit copain ? »

22/05/2013: Le petit renard futé. (pour Apolline)

« J’ai besoin de toi Apolline. Et toi seule peux m’aider. Tu sais que je suis parti avec Boule de Fleurs… Je l’aime tellement… Pour moi, c’est la plus belle des renardes. Après être partis d’ici, nous avons décidé de faire des enfants. Eh bien, saches que nous avons déjà 6 enfants, 3 garçons et 3 filles.

Les petits garçons sont forts comme moi et les petites filles sont belles et intelligentes comme leur mère. Et nous sommes partis habiter, là-bas dans les collines perdues.

22/05/2013: Le petit renard futé. (pour Apolline)

Mais figures-toi que hier, un chasseur de renard a voulu nous attraper. Boule de Fleurs et les enfants se sont réfugiés dans notre terrier et moi, j’ai essayé d’attirer le chasseur mais il a vu où était le terrier et il a mis, avec son camion, un énorme rocher devant la sortie du terrier et Boule de Fleurs et les enfants ne peuvent plus sortir… Il faut que tu nous aides, Apolline… Toi seule peux trouver la solution ! »

 

Apolline réfléchit beaucoup et sa tête devint chaude. Elle cherchait comment elle pouvait aider son ami. Au bout d’un moment, elle se tourna vers son père et lui demanda : « Dis Papa, tu peux me prêter un engin ? ». Nicolas avala son morceau de pain de travers. « Mais enfin, tu es trop petite pour que je prête un engin… Il faut le permis de conduire… Et d’abord, qu’est-ce que tu veux faire avec l’engin ? »

22/05/2013: Le petit renard futé. (pour Apolline)

Et Apolline expliqua à son papa ce qu’elle voulait faire. Après 5 minutes de réflexion, Papa Nicolas dit à Marie : « Je crois que Apolline et moi, on va aller se promener… Avec Boule de Poils. » « Si vous voulez, répondit Maman, mais ne revenez pas trop tard. »

Et voilà, nos trois compères partis vers les ateliers. Là, ils montèrent dans un gros tracteur et partirent vers les collines perdues.

Pendant 3 heures, ils roulèrent sur le gros engin qui faisait une fumée noire. Papa Nicolas conduisait, Apolline était à côté de lui et Boule de Poils était assis sur les genoux d’Apolline.

Arrivés dans les collines perdues, Boule de Poils leur montra où était le rocher qui bloquait sa maison. Alors, Nicolas avec la pelle du bulldozer pris le gros rocher et le jeta très loin.

Immédiatement Boule de Fleurs et les petits enfants sortirent du terrier et quand ils virent Boule de Poils, ce fut des cris, la joie et des embrassades. Boule de Fleurs était contente de retrouver son mari et les petits enfants étaient contents de retrouver leur papa.

« Il va falloir qu’on rentre, Apolline. Maman nous attend… »

« Attends Papa, je vais dire au revoir à Boule de Poils et à sa famille… »

« Je dois m’en aller Boule de Poils… Je suis triste de te quitter à nouveau mais tu as retrouvé ta maison et moi, je dois retourner dans la mienne. «

« Je sais Apolline. Mais tu as sauvé ma famille… Jamais je ne l’oublierai et je resterai toujours ton meilleur ami… »

22/05/2013: Le petit renard futé. (pour Apolline)

Et au moment de partir, Boule de Fleurs sauta sur le capot de l’engin et dit à Apolline : « C’est toi qui nous a sauvés en ayant l’idée d’utiliser le bulldozer de ton papa. Tu es vraiment maligne… Dans le peuple des renards et dans toute la France, nous t’appellerons : Petit renard futé »

Et c’est comme cela qu’Apolline devint le Petit Renard Futé et même chez Maminord, là-bas, tout là-haut, les renards et les fouines connaissaient Apolline…

 

Ne cherchez pas dans les livres d’animaux… Vous ne trouverez pas Le Petit Renard Futé… Il n’existe que dans nos cœurs.

 

Papy Guînes

22/05/2013: Le petit renard futé. (pour Apolline)
22/05/2013: Le petit renard futé. (pour Apolline)

FIN

DE

L’HISTOIRE

Partager cet article
Repost0
Published by popo - dans contes pour petits
3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 18:12

Les couleurs magiques

Conte pour Mathilde

03/03/2013: Les couleurs magiques. (pour Mathilde)

Depuis quelques centaines d’années, la terre était devenue difficile à vivre. Le ciel était gris et le soleil se cachait bien souvent. Les animaux étaient devenus rares et les fleurs ne poussaient plus.

Tout cela à cause des hommes car ils avaient sali la terre avec leurs pollutions, avec leurs papiers, en coupant les arbres et en jetant à la mer plein de choses. Et du coup, la mer était noire ou jaune ou rouge…

Bref, la terre était devenue triste.

03/03/2013: Les couleurs magiques. (pour Mathilde)

Quelques hommes vivaient encore dans une tribu de Calais. Ils travaillaient dur et essayaient de vivre malgré la tristesse. Ils étaient dirigés par Lotard, le magicien.

03/03/2013: Les couleurs magiques. (pour Mathilde)

C’était un grand monsieur, un grand magicien et il savait plein de choses : il savait lire des livres ; il savait faire la poule au pot ; il savait fabriquer de la limonade ; il savait parler aux tortues ; bref, il savait tout faire. Dans sa maison, il y avait un beau livre : le livre sacré qui racontait comment était la terre, dans le temps. Et lui, Lotard voulait que la terre redevienne belle, que les fleurs puissent repousser, que le soleil puisse briller à nouveau. Mais il n’avait pas la formule magique pour réussir tout cela et il ne savait pas comment faire.

 

Un jour de grand hiver, alors que la neige recouvrait les collines de Calais, Lotard et son chien Claquemur décidèrent d’aller à la plage pour voir si la mer avait gelé. En chemin, ils rencontrèrent trois petites fées qui s’étaient perdues. Elles s’appelaient Cloé, Roxane et Mathilde. Elles jouaient à cloche-pied et avaient l’air de beaucoup s’amuser.

03/03/2013: Les couleurs magiques. (pour Mathilde)

Après les avoir saluées, Lotard continua son chemin. Mais Claquemur, le chien, resta auprès des fées et s’adressa à elles. Car c’était une particularité de ce monde devenu bizarre : les chiens pouvaient parler.

« Vous semblez bien vous amuser, s’écria Claquemur. Pourtant le monde est triste car il ne fait plus jamais beau. »

03/03/2013: Les couleurs magiques. (pour Mathilde)
  • Pour que le monde redevienne beau, il suffit de le vouloir, répondit Cloé.

  • Mais mon maitre Lotard ne sait pas comment faire.

03/03/2013: Les couleurs magiques. (pour Mathilde)
  • Pour le savoir, il suffit de demander à celles qui savent, ajouta Roxane.

  • Mais qui peut savoir tout cela ?

03/03/2013: Les couleurs magiques. (pour Mathilde)
  • Nous, nous savons. Dis à ton maitre de venir nous voir… On lui expliquera comment changer le monde. » termina Mathilde

Sitôt entendu, sitôt obéi. Et Claquemur partit tout courant rejoindre son maitre pour lui dire de venir parler avec les trois petites fées.

Lotard fut un peu étonné. Comment de petites fées pouvaient-elles savoir la façon de réparer la terre et de redonner à la nature ce qu’elle avait de plus beau. Mais il allait, quand même, par curiosité faire un geste et il irait discuter avec elles.

03/03/2013: Les couleurs magiques. (pour Mathilde)

Le lendemain, il revint voir les trois fées et leur demanda :

« Alors, mesdemoiselles, il parait que vous connaissez la méthode pour guérir le monde ? dit-il un peu moqueur. Si cette méthode existait, on l’aurait déjà appliquée. »

  • Lotard, tu es peut-être un grand magicien mais tu ne connais pas tout. Et comme tous les hommes, tu as oublié certaines choses qui sont simples.

  • Des choses simples ? interrogea Lotard

  • Oui, des choses simples. Nous allons te les expliquer. »

Et Cloé demanda :

« Regarde-nous, Maitre Lotard, nous sommes les gardiennes du futur et à partir de nous, tu peux trouver la solution à tes problèmes. Regarde-nous bien toutes les trois et dis-nous ce que tu vois. »

  • Eh bien, je vois trois petites fées…

  • Oui mais comment sont-elles ? Insista Cloé

  • Fort jolies !

  • Oui mais regarde et explique comment nous sommes ! Décris-nous et tu trouveras la solution à toutes tes questions. »

03/03/2013: Les couleurs magiques. (pour Mathilde)
03/03/2013: Les couleurs magiques. (pour Mathilde)
03/03/2013: Les couleurs magiques. (pour Mathilde)

Lotard était perplexe. Il se demandait si les petites fées ne se moquaient pas de lui. Pourtant, il obéit :

« Je vois trois petites fées, dit-il. La première est brune avec des yeux marrons. Elle est très jolie. La deuxième est rousse avec les yeux verts. Elle est aussi très jolie. La troisième est blonde avec des yeux bleus. Et c’est la plus jolie…

  • Eh bien, maitre Lotard, sers-toi de ce que tu as vu pour repeindre le monde ! Avec un beau pinceau et un peu d’imagination, tu peux redonner à la terre ses plus belles couleurs.

Et d’un seul coup, Lotard comprit ce qu’il devait faire. Il sortit de sa grande poche un énorme pinceau.

03/03/2013: Les couleurs magiques. (pour Mathilde)

Puis il demanda à Cloé.

« Cloè ; le noir de tes cheveux et le marron de tes yeux peuvent me servir. Puis-je te les emprunter ?

  • Bien sûr, Maitre Lotard. Les fées sont là pour vous aider à rêver. »

Lotard approcha son pinceau des cheveux noirs de Cloé et le pinceau devint tout noir. Puis, avec ce pinceau, il toucha la terre et la terre devint noire. Ensuite il approcha le pinceau de ses yeux de Cloé et le pinceau devint marron. Et avec ce pinceau, il toucha le tronc des arbres qui devinrent tous marrons.

03/03/2013: Les couleurs magiques. (pour Mathilde)

Il demanda alors à Roxane.

« Roxane. Le rouge de tes cheveux et le vert de tes yeux peuvent m’être utiles. Puis-je t’en prendre un peu ? »

  • Bien sûr, Maitre Lotard. Les fées sont là pour vous aider à embellir. »

Avec le pinceau rouge, il coloria le soleil et avec le pinceau vert, aussi vert que les yeux de la petite fée, il coloria les arbres.

03/03/2013: Les couleurs magiques. (pour Mathilde)

Et pour finir, Il demanda à Mathilde :

« Mathilde, tes cheveux sont les plus beaux du monde et tes yeux sont d’un bleu magnifique. Puis-je m’en servir ? »

Mais je suis là pour cela Maitre Lotard. Je suis venue pour donner du bonheur. Alors sers-toi de mes couleurs. »

03/03/2013: Les couleurs magiques. (pour Mathilde)

Quand le pinceau fut tout blond, il coloria les champs de blé et quand il prit le bleu des yeux de la petite fée, il coloria le ciel.

03/03/2013: Les couleurs magiques. (pour Mathilde)

Et le monde était redevenu beau. Avec simplement six couleurs, Lotard avait réparé la terre.

Et tous les gens de Calais furent heureux, se mirent à danser et à chanter. Ils dansèrent toute la nuit autour de Lotard le grand magicien et des trois petites fées.

Grâce aux petites fées, ils avaient retrouvé tout ce qui était important et surtout grâce à Mathilde, ils avaient retrouvé le bleu du ciel… Et ça, ça n’avait pas de prix !

 

Ne cherchez pas dans les livres de magie… Vous ne trouverez pas la fée Mathilde… Elle n’existe que dans nos cœurs…

                                                                                            Papy Guînes

03/03/2013: Les couleurs magiques. (pour Mathilde)
03/03/2013: Les couleurs magiques. (pour Mathilde)
03/03/2013: Les couleurs magiques. (pour Mathilde)

FIN  

DE  

L’HISTOIRE

Partager cet article
Repost0
Published by popo - dans contes pour petits
28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 08:15

La princesse aux cornichons.

Conte pour Louise

28/09/2011: La princesse aux cornichons (pour Louise)

Dans un palais de cristal, là-haut, plus haut que les nuages et juste à côté du soleil, vivait une jolie princesse. Son nom était Louise. Elle était belle comme un jour de printemps ; ses cheveux sentaient la rose et ses yeux ressemblaient à de petits diamants. Quand elle chantait, on avait l’impression d’entendre le vent caressant le petit ruisseau et du coup, tous les oiseaux du royaume se taisaient.

 

Quand elle dansait, ses petits escarpins semblaient ne pas toucher le sol. Quand elle dormait, les étoiles veillaient sur elle et le vieil hibou du marais répétait toute la nuit « Loulou… Loulou…Loulou ! »

28/09/2011: La princesse aux cornichons (pour Louise)

Son père était un grand roi, fort et juste. Sa mère était une reine, douce, prévenante et tout le monde l’aimait. Le royaume était grand, plus grand que l’océan et le peuple respectait le roi et son épouse. Mais la princesse Louise ne savait pas comment était ce royaume car, depuis sa naissance, elle n’était jamais sortie du palais.

28/09/2011: La princesse aux cornichons (pour Louise)

Elle ne connaissait du monde extérieur que ce que sa maman et Joseph, le jardinier voulaient bien lui raconter.

28/09/2011: La princesse aux cornichons (pour Louise)

Mais malgré l’amour de ses parents et l’amitié de Joseph, la princesse était pleine de curiosité et elle voulait voir comment était ce royaume et comment étaient les gens qui allaient devenir ses sujets.

Un jour, elle prit son courage à deux mains et osa demander à son père :

« Dites-moi Papa ! Est-ce que je peux sortir du palais pour aller voir les gens de votre peuple ? Si un jour, je dois devenir reine, il faudrait quand même que je sache comment vivent ces gens.

  • Non ! Il n’en est pas question ! répondit le roi. Tu ne peux pas sortir : Tu ne connais pas les gens et les gens ne te connaissent pas. Tu dois rester dans le château. Ton peuple, tu le rencontreras quand tu seras plus grande… C’est toujours comme ça ! Et n’insiste pas !

28/09/2011: La princesse aux cornichons (pour Louise)

Louise était bien triste ; elle ne comprenait pas pourquoi elle ne pouvait pas sortir. Elle aurait tant aimé voir les animaux de la ferme, courir dans la prairie, jouer avec les enfants de son âge, se faire des copains et des copines. Mais le roi, son papa, ne voulait pas. Et elle devait obéir.

Un autre soir, elle décida, quand même, de demander la même chose à sa maman, la reine. Mais la réponse fut la même : « Non, Louise, tu ne dois pas sortir ; tu es encore trop petite… Patiente encore un peu. Tu es une vraie princesse et une princesse, ça doit être protégée.»

Le lendemain, pensant à tout cela, elle ne put s’empêcher de pleurer un peu. Et quelques gouttes d’eau, comme de la pluie, coulèrent sur ses joues.

Joseph qui venait d’arriver demanda :

« Pourquoi pleurez-vous Princesse ?

  • Parce que mon Papa et ma maman ne veulent pas que je sorte du palais. Et moi, je veux sortir du palais ! Je ne connais pas mon royaume ; je ne connais pas mes sujets ; je ne connais rien et un jour, je deviendrai reine ! Reine de quoi ? Je ne sais pas.

     

  • Ne pleurez pas Princesse, répondit Joseph. Vous n’avez pas besoin de sortir du palais pour connaitre la plus belle partie de votre royaume. Ce qu’il y a de plus important est à côté, juste à côté.

  • A côté ? s’étonna la princesse.

  • Oui, juste à côté. Ne pleurez plus princesse et venez avec moi.

Et Joseph prit la main de la princesse et l’emmena dans le parc. Dans un coin du parc, tout là-bas, juste derrière la forêt. Un endroit où la princesse n’était jamais allée.

28/09/2011: La princesse aux cornichons (pour Louise)
28/09/2011: La princesse aux cornichons (pour Louise)
28/09/2011: La princesse aux cornichons (pour Louise)

Et là, elle découvrit un monde merveilleux : un potager… Un énorme potager avec mille couleurs, du rouge, du vert, du blanc… Des salades, des courges, des navets, des poireaux, des pommes de terre, des haricots, une multitude de choux et plein de légumes aux formes bizarres.

« Voilà, Princesse, expliqua Joseph. Ceci est votre royaume et tous ces légumes sont vos amis. Il suffit de leur donner un peu d’eau, un peu d’amour et beaucoup d’attention. Si vous êtes gentille avec ces sujets-là, un jour, ils vous serviront fidèlement et, un jour, ils vous rendront service ; j’en suis sûr. »

Et la princesse Louise avança dans le potager.

Le gros concombre salua : « Bonjour Princesse ! » ; des centaines de petits haricots blancs s’écrièrent : « Youpi, voilà enfin la princesse ! » ; Une vieille carotte toute emplumée de verdure affirma : « Depuis le temps qu’on vous attendait, noble demoiselle… ». Une grosse laitue, un peu jalouse, leva les yeux au ciel en disant : « Je suis aussi belle que cette jeune fille ! ». Louise se promena dans le potager pendant des heures et tous les légumes la saluaient, la complimentaient et lui disaient qu’elle était la seule et vraie reine pour eux.

La nuit tombant, Joseph lui demanda de retourner au palais. « Mais avant, lui dit-il, je vais vous montrer vos sujets les plus amusants. »

28/09/2011: La princesse aux cornichons (pour Louise)

Et il l’emmena au carré des… cornichons. Quand ils virent la princesse Louise, tous les cornichons se mirent à chanter, danser et rire. Ils criaient, sautaient, lui envoyaient des baisers… Les cornichons remuaient tellement que Joseph avait peur d’un tremblement de terre. Et Loulou était bien contente d’avoir autant d’amis.

Quelques jours plus tard, le Roi et la Reine ont dit à Loulou :

  • « Ma petite Princesse. Nous devons aller là-bas, près du soleil, pour trouver la recette des baisers. Alors, tu vas garder le royaume pendant notre absence. »

Loulou était un peu inquiète mais comme Joseph, le jardinier restait là, elle se dit que rien ne pouvait arriver. Et de toute façon, elle avait ses amis la grosse laitue, les carottes rieuses, les navets ronchonnants et des centaines de gentils cornichons.

28/09/2011: La princesse aux cornichons (pour Louise)
28/09/2011: La princesse aux cornichons (pour Louise)
28/09/2011: La princesse aux cornichons (pour Louise)

Mais quelques jours plus tard, alors que le roi était absent, l’armée des Coques attaqua le royaume. Ils étaient vilains ces coques. Et ils étaient dirigés par le chef Strepto et le sous-chef Staphilo. Ils étaient vilains et très méchants.

« On veut prendre le royaume » disaient-ils.

Quand ils arrivèrent dans le royaume, ils coupèrent les arbres, brulèrent les maisons, cassèrent tous les jouets. Les pauvres gens avaient peur et fuyaient vers le château pour être protégés. Mais la princesse Loulou était toute seule et ne savait pas quoi faire. Elle demanda conseil à Joseph.

Et le vieux jardinier, plein de sagesse lui dit : « Allez donc au potager, Princesse. Vos amis les légumes vous donneront, surement, de bons conseils. »

Et la princesse courut au potager. Ses amis les légumes écoutèrent son histoire et à la fin, très calmement, le chef des concombres lui dit :

28/09/2011: La princesse aux cornichons (pour Louise)

 

« Ne vous affolez pas Princesse ! Les coques sont peut-être méchants mais on peut les battre facilement. Il suffit de vous servir de nous. Et nous sommes là pour ça. Allez donc manger quelques carottes, un peu de chou, de la salade, 5 ou 6 poireaux et tout plein de cornichons. Vous serez pleine de vitamines et pleine de force… et vous écraserez tous les coques. »

Et la princesse, parce que le grand concombre le lui avait dit, mangea des carottes, de la salade et beaucoup de cornichons. Et tous ses amis légumes étaient heureux d’être avalés mais de lui rendre service.

Et le soir même, toute seule, elle alla se battre contre les coques. Elle était forte et résistait à toutes les attaques. Elle tapait sur les coques, mordait les jambes des coques, coupait les oreilles des coques, arrachait les cheveux des coques et finalement, les coques s’en allèrent, impressionnés par la force de cette princesse, bourrée de vitamines grâce aux légumes.

28/09/2011: La princesse aux cornichons (pour Louise)

Quand le roi et la reine revinrent, les gens racontèrent ce qui s’était passé. Et le roi décida que le chef des concombres aurait une médaille, que la princesse pourrait régner toute seule sur tous les potagers du royaume et que le cornichon serait désormais un légume sacré …

Et que la princesse Loulou, serait, pour toujours, la princesse aux cornichons.

 

Et ne cherchez pas dans les livres d’histoire…. Vous ne trouverez pas la Princesse aux cornichons… Elle n’existe que dans nos cœurs…

 

Papy Guînes

28/09/2011: La princesse aux cornichons (pour Louise)

FIN

DE

L’HISTOIRE

Partager cet article
Repost0
Published by popo - dans contes pour petits
12 juin 2011 7 12 /06 /juin /2011 09:32
12/06/2011: Le voleur de lune. ( pour Victor)

Le voleur de lune !

Conte pour TOTOR.

Il était presque 10 heures, ce soir de septembre. L’air était doux, un petit vent soufflait et le village de Pomerols s’endormait tranquillement, apaisé après une journée bien chaude, animée par les grillons et par la rumeur des vendanges.

Victor n’était pas encore couché… Et ce n’était pas son habitude ; mais pour un petit garçon de 2 ans, c’était une soirée exceptionnelle après un jour de fête : Maminord était là. Et sa Mamie, qu’il ne voyait que quelques fois par an, voulait profiter de son petit-fils au maximum… Alors pas question qu’il aille se coucher trop tôt. Ce soir, il avait droit à une prolongation.

« Je crois qu’il est l’heure d’aller se coucher ! » dit alors Maman en regardant son petit garçon.

Mais Maminord voulait encore profiter de son petit-fils.

« Viens, on va se sauver dans la rue tous les deux et je vais te montrer un trésor merveilleux : c’est la lune dans le ciel. Tu verras comme elle est belle ! »

Ni une, ni deux. Les voilà sortant dans le jardin, puis dans la rue pour aller regarder le ciel. Pas un nuage, des milliers d’étoiles et l’odeur du lavandin, mêlée aux senteurs de la vigne coupée. Tout le village s’endormait et même les tortues de monsieur Fortin, le voisin, s’étaient cachées pour faire câlin

12/06/2011: Le voleur de lune. ( pour Victor)

« Là, une grosse étoile… Et là, comme une fusée qui traverse le ciel… Et là, tu vois, le soleil a disparu… Et là, regarde comme elle est belle la lu… !! »

  • Où elle est la lune, Maminord ? »

  • La lune… Je ne sais pas… Je ne la vois pas… Où est-elle ? Ce n’est pas possible… On a surement volé la lune ! »

  • Volé la lune… » répéta Victor.

En entendant cela, les crapauds arrêtèrent de croasser et, d’un seul coup, la bise devint plus chaude. Un grand silence s’installa dans la rue et les fleurs des lauriers en frémissent encore : comment imaginer qu’on ait volé la lune ! Qui avait bien pu faire cela ? Qui était assez fort et assez grand pour voler la lune ?

« Dis Mamie ! On a volé la lune ? Pourquoi ? »

Et la mamie, un peu perdue ne savait pas quoi répondre : « Je ne sais pas… mais si on retrouve le voleur, il devra la rendre ! Et il sera puni … On le mettra en prison. On verra demain matin ; on ira le dire à la police… »

Malgré cet événement inattendu, Victor dut aller se coucher mais sa tête était pleine de questions et il semblait fort inquiet car quelqu’un avait osé voler la lune… Il devait être un grand voleur, ce voleur !

12/06/2011: Le voleur de lune. ( pour Victor)

Le lendemain matin, Maminord et Totor, qui avaient passé une mauvaise nuit, allèrent chercher le pain. A peine entré dans la boulangerie, le petit garçon se précipita sur Isabelle et lui dit : « On a volé la lune… Maminord a dit qu’il y avait un voleur de lune ! »

12/06/2011: Le voleur de lune. ( pour Victor)

Séphora, l’ancienne institutrice, qui attendait pour avoir sa brioche s’écria : « Je l’ai toujours dit. Avec tous ces étrangers, arrivés dans le village, ça devait arriver ! Il faut faire quelque chose,ça ne peut plus durer… Ils vont tout nous prendre ! »

12/06/2011: Le voleur de lune. ( pour Victor)

« Calmez-vous, Madame Séphora » dit Isabelle « La lune est trop grosse, le voleur ne pourra pas la garder ; il devra la rendre…. Et je ne connais personne à Pomerols qui soit capable de prendre la lune… »

12/06/2011: Le voleur de lune. ( pour Victor)

« Il n’empêche !! On doit prévenir les autorités ! »

Maminord, voyant que l’affaire prenait des proportions étranges, dit tout haut, dans la boulangerie : « Ce n’est pas grave ! La lune s’est peut-être simplement cachée derrière un nuage. Elle reviendra ! »

Séphora, Isabelle et Lorenzo le mitron, la regardèrent d’un air réprobateur : on voit bien qu’elle n’est pas d’ici, cette Maminord. Elle ne connait pas le coin, les habitudes, les petits problèmes et tout ce qui est la vie du village. « D’abord, la lune ne se cache pas ! » pensa Lorenzo « Elle est trop belle et seules les vilaines personnes se cachent. »

12/06/2011: Le voleur de lune. ( pour Victor)

Et pour clore la discussion, il affirma : « Je vais prévenir la mairie ! Elle saura quoi faire, elle ! ». « Moi, je vais prévenir Augustin » ajouta Séphora.

12/06/2011: Le voleur de lune. ( pour Victor)

Augustin, l’ancien garde-champêtre, lorsqu’il apprit cela devint tout blanc, puis tout rouge, presque violet. Sa femme a même cru qu’il avait avalé son morceau de fromage de travers. « Comment, on a volé la lune ! C’est un scandale, on ne respecte plus rien ! De mon temps, ce ne se serait pas passé comme cela. » Il se précipita dans son débarras pour essayer de retrouver son vieux tambour afin d’aller, sur la place du village pour annoncer à la population qu’un drame était en train de se dérouler. On avait beau l’avoir remplacé par un policier municipal, pour de telles annonces, rien de valait le tambour et la grosse voix du garde champêtre.

12/06/2011: Le voleur de lune. ( pour Victor)

Monsieur Locadi, le maire, s’écria, après que Lorenzo lui ai expliqué la catastrophe : « Il ne manquait plus que cela ! Voler la lune ! A trois mois des élections ! Je n’ai pas mérité cela ! Je vais devoir convoquer un conseil municipal d’urgence… Et comme par hasard, le premier adjoint est encore en vacances. » Et il se gratta la tête ! En trente ans de mairie, cela ne lui était jamais arrivé. Et le vol de lune, ce n’était pas noté dans le code municipal…

En repartant de la boulangerie, Maminord et Totor passèrent devant La voix de Pomerols, le journal local. Une idée éclaira Maminord.

En écoutant le récit de Totor, Monsieur Saitou, le journaliste se dit : « On ne peut pas ne rien faire ! Il faut alerter la population. On vole notre patrimoine. Et Pomerols, sans la lune, ce n’est plus Pomerols.» Et le soir même, une annonce paraissait dans le journal :

« Offre récompense de trois paquets de bonbons, cinq kilos de tomates et une girafe en plastique à celui qui rendra la lune. Il l’a, sans doute, prise sans le faire exprès. Contacter le journal qui fera la remise en place en toute discrétion. »

12/06/2011: Le voleur de lune. ( pour Victor)

Et c’est ainsi que le soir même, la lune revint dans le ciel. Augustin, très fier d’avoir retrouvé son tambour, traversa tout Pomerols, à plus de minuit, pour annoncer la bonne nouvelle. Comme tous les gens étaient couchés, les roulements de tambour les firent râler. Les ventes du journal furent multipliées par deux et la boulangère inventa une nouvelle gourmandise : le croissant de lune. Quant à madame Séphora, elle continue à dire que le voleur, ne peut pas être quelqu’un du pays.

On n’a jamais su qui avait volé la lune mais Monsieur le Maire, dans une séance exceptionnelle du Conseil Municipal décida que Pomerols s’appellerait, désormais, Pomerols la Lune. Et Totor, celui qui avait découvert le vol de la lune, fut déclaré Gardien de Lune, pour toute sa vie.

Il fallut attendre des années avant que quelqu’un, envoyé spécialement par le ministère des Etoiles, ne vienne expliquer qu’on ne voit pas la lune tous les jours, que c’était normal… Et qu’elle revenait toujours….

Mais il n’empêche qu’on n’a jamais su qui était le voleur de lune ! Augustin et Séphora enquêtent encore… Et Totor surveille toujours…

Ne cherchez pas dans les livres d’astronomie… Vous ne trouverez pas le Gardien de Lune… Il n’existe que dans nos cœurs…

 

Papy Guînes

12/06/2011: Le voleur de lune. ( pour Victor)

FIN  

DE  

L’HISTOIRE

Partager cet article
Repost0
Published by popo - dans contes pour petits
9 novembre 2010 2 09 /11 /novembre /2010 13:57

TOM et le coq

Conte pour Alexandre

09/11/2010: Tom et le coq. (pour Alexandre)

Tom était le chef des pompiers. Il était chef parce qu’il était grand, qu’il était très fort et qu’il savait éteindre tous les incendies. D’ailleurs, dans le pays de Calais, on l’appelait Tom le Brave.

Dans toute la contrée, les gens connaissaient le gros camion de Tom et, tous connaissaient le bruit de sa sirène : « Pimpon, pimpon, pimpon…. » Et quand la sirène résonnait, on savait qu’il y avait un incendie et que Tom le brave allait arriver.

09/11/2010: Tom et le coq. (pour Alexandre)
09/11/2010: Tom et le coq. (pour Alexandre)

Tom avait une grand-mère qui s’appelait Léontine et qui habitait à la sortie du village. Elle était vieille Léontine et ne sortait plus beaucoup; mais elle avait un gentil petit voisin qui s’appelait Alexandre.

09/11/2010: Tom et le coq. (pour Alexandre)

Et Alexandre venait souvent dire bonjour à Léontine. Il aimait bien venir chez la vieille dame car Léontine lui donnait des chocolats et le laissait aller dans le jardin.

Car Léontine avait un grand jardin, avec beaucoup d’arbres et, au fond du jardin, il y avait une petite cabane, cachée dans les bosquets. C’était un poulailler où vivaient quatre jolies poules.

09/11/2010: Tom et le coq. (pour Alexandre)
09/11/2010: Tom et le coq. (pour Alexandre)
09/11/2010: Tom et le coq. (pour Alexandre)
09/11/2010: Tom et le coq. (pour Alexandre)

Elles s’appelaient : Irma La Rousse, Jade La Grise, Joséphine La Jaune et Cloé La Blanche. Et au milieu de ces quatre poules, il y avait Marius, le grand coq. Qu’il était beau Marius avec sa crête dressée, avec ses plumes de toutes les couleurs, avec son bec si pointu. C’était lui le chef et les quatre poulettes l’admiraient. Marius était le roi du poulailler. Et pour bien le montrer, il chantait « Cocorico !! » tout le temps, sans arrêt, matin, midi et soir.

09/11/2010: Tom et le coq. (pour Alexandre)

Presque tous les jours, Alexandre allait donner à manger à Marius et à ses copines. Quand elles voyaient le petit garçon arriver, les poules criaient « Cot, cot cot » et Marius chantait « Cocorico »…

En plus, comme Tom le pompier venait souvent voir sa grand-mère, il racontait des histoires d’incendies et comment il avait éteint, avec d’autres pompiers, les grands feux de la forêt. Alexandre aimait bien Tom le pompier et il disait souvent : « Moi aussi, quand je serai grand, je vais devenir pompier. »

Un jour que Tom racontait une belle histoire à Alexandre, on sonna à la porte de Léontine.

09/11/2010: Tom et le coq. (pour Alexandre)

C’était madame Grognon, la voisine de Léontine et elle n’avait pas l’air très contente ! Pas contente du tout…

  • Mais comment voulez-vous que je le fasse taire ? S’il chante, c’est parce qu’il est heureux.

  • Et bien vous n’avez qu’à le manger. Un coq, c’est aussi fait pour être mangé. Avec du vin, c’est délicieux ! »

Léontine, effrayée par l’idée de manger son coq, appela Tom à la rescousse.

« Tom, Tom… Viens vite. Madame Grognon veut que je mange Marius ! »

Tom le pompier arriva avec Alexandre.

« Que-ce-passe-t-il madame Grognon ? demanda-t-il »

Et madame Grognon raconta qu’elle ne pouvait plus supporter le bruit que faisait Marius car il chantait sans arrêt et que le seul moment où on ne l’entendait pas, c’était la nuit. Et que si on ne faisait rien, elle irait se plaindre à la police.

09/11/2010: Tom et le coq. (pour Alexandre)

 

Tom dût bien reconnaitre qu’elle avait raison et expliqua à grand-mère qu’il fallait se séparer de Marius, le coq chanteur.

« Mais je ne veux pas qu’on fasse du mal à Marius, s’écria Léontine. Il est tellement beau ! En tous cas, je ne veux pas le manger ! ». Alexandre, qui avait écouté la conversation, affirma qu’il était d’accord avec Léontine et que Marius était le plus beau et le plus gentil des coqs.

Tom promit à sa grand-mère et à Alexandre qu’on ne ferait pas de mal à Marius mais qu’il viendrait chercher le coq, le lendemain, pour le donner à un vieil homme qui habitait dans la forêt.

Léontine et Alexandre furent bien tristes à l’idée de voir partir Marius mais madame Grognon était tellement en colère, qu’on ne pouvait pas faire autrement.

Mais durant la nuit, on ne sait pas pourquoi, un incendie se déclara chez madame Grognon. Un gros incendie avec des flammes très hautes et beaucoup de fumée. Les flammes étaient tellement hautes qu’on aurait pu croire qu’on était en plein jour.

09/11/2010: Tom et le coq. (pour Alexandre)

Et c’est justement cela qui réveilla Marius le coq. En voyant autant de lumière, il pensa que le soleil venait de se lever. Il sortit donc de sa cabane et se mit à chanter, chanter et encore chanter… En pleine nuit !!

Et un coq qui chante en pleine nuit, cela réveilla Alexandre qui se leva en s’écriant « Mais pourquoi Marius se met-il à chanter ? Il est 2 heures du matin !»

En allant à sa fenêtre, il vit que la maison de madame Grognon était en train de bruler, que les flammes donnaient beaucoup de lumière et que Marius croyait que c’était le jour.

Il alla réveiller son papa et lui dit : « Il faut appeler Tom le pompier ! La maison de madame Grognon est en train de bruler ! »

Le papa d’Alexandre appela tout de suite la caserne et 5 minutes après, on entendit le pimpon du camion de Tom et de ses amis pompiers.

Tom, le brave, entra dans la maison en feu pour aller chercher madame Grognon et ses amis pompiers arrosaient avec de grosses lances d’incendie

09/11/2010: Tom et le coq. (pour Alexandre)
09/11/2010: Tom et le coq. (pour Alexandre)
09/11/2010: Tom et le coq. (pour Alexandre)
09/11/2010: Tom et le coq. (pour Alexandre)

Au bout de 5 minutes, Tom ressortit avec madame Grognon qui avait tous les cheveux brulés… Mais elle était encore là.

« Merci, dit-elle à Tom, tu m’as sauvé la vie. Tu es vraiment très courageux. »

  • Mais non, répondit Tom. Ce n’est pas moi qu’il faut remercier. C’est Marius le coq qui nous a prévenus et Alexandre qui nous a appelés. C’est eux deux que vous devez remercier. »

Et le lendemain matin, madame Grognon revint sonner chez Léontine. Devant Alexandre et Tom qui étaient là, elle dit : « Léontine. J’ai été injuste. Si Marius le coq n’avait pas chanté, je ne serais plus là et si Alexandre ne l’avait pas entendu, jamais les pompiers ne seraient venus. »

« Et alors ? » demanda Alexandre. « Alors, répondit madame Grognon, je veux bien que Marius reste ici, car lui aussi, comme Tom, c’est un brave. »

Et c’est comme cela que Marius put rester dans le poulailler de Léontine. Et il eut, avec ses quatre copines, beaucoup de petits poussins que Tom, Alexandre et Léontine venaient voir tous les jours.

Depuis cette époque, tout le monde dit que madame Grognon est devenue sourde. Mais ce n’est pas vrai. Madame Grognon a simplement mis, dans ses oreilles, des boules pour ne plus entendre le chant de Marius et des 23 petits coqs qui étaient nés.

09/11/2010: Tom et le coq. (pour Alexandre)

Et désormais, il y avait, dans le village trois braves : Tom le brave, Alexandre le brave et Marius le brave.

Ne cherchez pas dans le livre des pompiers… Vous ne trouverez pas Marius le Brave… Il n’existe que dans nos cœurs…

 

Papy Guînes

09/11/2010: Tom et le coq. (pour Alexandre)

FIN  

DE

 L’HISTOIRE

Partager cet article
Repost0
Published by popo - dans contes pour petits

THEMES ABORDES

Hervé Poher             

1003
Les textes édités correspondent à des lettres, des interventions, des discours écrits ou à des retranscriptions d'enregistrements. Bien entendu, les opinions et options, éditées dans ce blog, n'engagent que l'auteur.   

ATTENTION
 

Vous pouvez retrouver les articles ci-dessous:
- Par catégorie
- Par date
 

 

 Hervé Poher  

 

-  AGENDA 21


-  DEVELOPPEMENT DURABLE


-  PLAN CLIMAT REGIONAL


-  EDEN 62 ET LES ESPACES NATURELS SENSIBLES


-  LES  WATERINGUES


-  LE  CONSERVATOIRE DU LITTORAL


-  L'OPERATION GRAND SITE DES CAPS


-  LA POLITIQUE DE PREVENTION SANITAIRE


-  LES PROBLEMES MEDICAUX DU PDC 


-  LES PROBLEMES HOSPITALIERS


-  TERRITORIALISATION  dU CONSEIL GENERAL


-  CONTRACTUALISATION

 

-  LE CONSEIL GENERAL 62

 

-  L'INTERCOMMUNALITE


-  LA VILLE DE GUINES


-  LE PAYS DE CALAIS

 

-  LE PARC NATUREL

 

- LE SENAT

 

 

 

 poher mai 2010

 

  CG-copie-1.jpg

 

cctp.gif

 

guines.gif

 

petit prince

1er mai

Guines divers (3)