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AVERTISSEMENT:




Nous vous proposons différentes photographies qui n'ont qu'un seul but: vous livrer de belles images du Pas-de-Calais, quelques images du monde et quelques clins d'oeil humoristiques. Ces photos ont été copiées sur le web et restent la propriété des gens de talent qui les ont faites.

ITINERAIRE...

1989

- Election au Conseil Municipal de Guines

1992

- Membre de la liste régionale

1994

- Elu Conseiller Général du Canton de Guînes

1995

- Elu Maire de Guînes

1997

- Elu Président de la Communauté de Communes des Trois-Pays (CCTP)

 - Suppléant du député Dominique Dupilet

1998

- Vice-Président du Conseil Général

- Président d'Eden 62

2000

- Nommé élu référent pour l'Opération Grands Sites des Caps

2001 Réélu

- Maire de Guînes

- Conseiller Général

- Président CCTP

2002

- Suppléant du député Jack Lang

2004

- Membre de la liste régionale

- Elu président du Comité de Bassin de l'Agence de l'eau Artois-Picardie (--> 2014)

2004

- Elu président du Pays de Calais (-->2006)

2005

- Elu président de la Conférence Sanitaire du Littoral (-->2009)

2007

- Suppléant du député Jack Lang

- Démission du poste de maire

2008 Réélu

- Conseiller Général

- Adjoint à Guînes

- Président de CCTP

- Président Agence Eau

2011 Réélu

- VP du Conseil Général

- Président du Comité de Bassin de l’Agence de l’eau

- Membre de la liste sénatoriale

2012 :

- Candidat aux législatives

- Elu Président du Parc Naturel

2013

- Sénateur du Pas-de-Calais 

- Démission de la CCTP

- Démission du CM de Guînes

2014 Réélu

- VP du Conseil général

- Président du Parc

2015

- Arrêt du Conseil Général

- Arrêt  Eden

-Arrêt Parc Naturel

2017

- Arrêt du Sénat

 

PHOTOS

 

Poher (19)      

Poher (7)

Poher (18)     

Andre-et-Gilbert     

Contrat-avenir.jpg   

En-assembl-e.jpg

GB     

Inauguration-Petit-Prince.jpg      

Langelin-maire-honoraire.jpg

election 2007    

Ardres     

Conservatoire 2

Poher herve (6)     

2004 fete de la randonnee    

Bouquehault     

Kluisbergen     

Poher (14)     

tour     

99 Inauguration ADSL

MDR             

repas vieux      

jardin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

30 janvier 2009 5 30 /01 /janvier /2009 00:00

 

 

  Herve-Poher-965-copie-1.jpg

« Il en est des rituels, comme il en est des gens…

Certains sont des casse-pieds et d’autres sont stimulants »

    

   En disant cela, M,M, je veux simplement signifier que le rituel des vœux, ce passage obligatoire dans une introspection annuelle, cet exercice de renouvellement  logorrhéique  est parfois ressenti comme un moment pénible … Pénible à la fois pour les auditeurs… Et pénible aussi, parfois, pour les intervenants… Mais, comme je l’ai dit, c’est un passage obligatoire car c’est le seul moment de l’année où une collectivité peut envoyer des messages en dehors d’un cercle restreint ; c’est le seul moment où l’on parle urbi et orbi.

   Et pour nous, dans les Trois-Pays, vous vous en doutez, le problème n’est jamais simple. Permettez-moi d’énoncer les quelques règles qui s’imposent à l’orateur :

-          1ère règle : nous faisons toujours nos vœux le dernier jour du mois… mais, cette année,  le 31

 tombe un samedi… Et le samedi, on ne dérange pas un élu qui se ressource… Se ressourcer, c’est le terme officiel pour signifier qu’un élu est en vacances, fait du jardinage ou est parti faire les soldes.

-          2ème règle : Il ne faut pas tomber dans le banal et le déjà dit et il ne faut pas répéter la même

chose que les années précédentes.

-          3ème règle : les bougonnements et les coups de hache sont une tradition locale… Alors, comment

fendre harmonieusement et respectueusement des crânes sans irriter le représentant de l’Etat et sans contrarier nos collectivités partenaires ?

-          4ème règle : Comment ne pas être trop long car, quand après vous, vous avez des « langus » qui

parlent, les gens finissent par s’interroger sur le sens profond de l’éternité….

   Respectant ces 4 règles, j’avais décidé de prendre, comme fil directeur, une revue de presse, revue de presse basée sur les cérémonies de vœux qui se sont déroulées sur notre territoire. Cela m’aurait amené à survoler quelques moments de l’année passée, quelques inquiétudes du moment présent  et quelques projets en gestation. Mais, une fois écrit, le discours ressemblait  plus à un inventaire,  un catalogue, voire à un listing informatique. Bref, il ressemblait à tout sauf à un discours. En plus, il ne faisait que 22 pages… Or j’ai toujours rêvé de battre Fidel Castro !!

    Je vous l’avoue, j’étais bien en peine et la solution m’a été suggérée par un élu, lors de la réception des vœux en sous-préfecture.  En effet, mon collègue est venu me provoquer (parce que j’appelle ça, c’est de la provocation), en me disant :

 « J’ai été très étonné d’apprendre que Confucius était passé à Guînes et je ne savais pas qu’il avait un humour aussi acide ! »

Je lui ai répondu, tout de go :

·        « Premièrement : Si les gens voient de l’acidité là où il n’y a que de l’autodérision ou de la taquinerie au 2ème ou 3ème degré, c’est qu’ils ont bien atteint leur niveau maximum de compétence intellectuelle et qu’ils n’ont qu’à rester chez eux à lire leur horoscope et à rêver sur leur profil de carrière.

 

·        Deuxièmement, je confirme : Confucius est passé à Guînes…Et tu ne sais pas tout ! Même Nostradamus a vécu pas loin de chez nous…D’ailleurs, on a retrouvé un grimoire (grimoire, ça veut dire livre de magie ou discours obscur) et ce grimoire contenait des prédictions parlant uniquement des Trois-Pays…. »

   Et comme toutes les prédictions de Nostradamus : avant l’événement, elles semblent totalement hermétiques et on n’en comprend le sens qu’une fois l’événement passé… Même si certains, on le sait bien,  ne comprennent rien avant et ne comprendront rien après !

      Mesdames et Messieurs, faisant partie des initiés, je vais donc feuilleter avec vous le grimoire de Nostradamus, ancien touriste des Trois-Pays, et vous donner les interprétations de quelques prédictions essentielles. Interprétations qui sont en adéquation avec les différentes cérémonies de vœux qui se sont déroulées récemment.

   Pardonnez-moi d’avance si je suis casse-pieds… Mais l’étude de la Renaissance, ce n’est pas toujours très facile.

Prédiction Première   
« De l’avenir, tu chériras ;                                 

Tête blonde, tu caresseras,

Poussière de craie, tu essuieras                           
 Tout en priant le Saint Farda. »

 

    Ce quatrain est limpide, Mesdames et Messieurs. Surtout pour les maires de petite commune qui savent qui est Saint Farda.

   Son interprétation en est simple : Qu’ils ont raison les maires et les municipalités qui investissent dans l’enfance et dans l’école !! A Caffiers, à Alembon, à Licques, les écoles grandissent ; à Hermelinghen, l’école est  ressuscitée. Et ces événements ont une portée symbolique forte… Tellement forte que l’Etat et le CG sont souvent là pour aider financièrement les communes. Et sincèrement, pourvu que cela puisse durer… Que Saint Balladur ne vienne pas terrasser Saint Farda !

   On parle tellement de la disparition des départements… On nous menace de nous obliger à n’intervenir que sur nos compétences et rien que nos compétences… Serait-ce bien raisonnable ?  Le CG est omniprésent par ses compétences obligatoires mais aussi par ses politiques volontaristes. Le besoin de réformes nous oblige-t-il à toucher à ce qui marche bien ? Rien que de poser la question, on suggère la réponse…

   Pourquoi Nostradamus a-t-il éprouvé le besoin de parler de l’école ? Simplement parce qu’il savait que l’enfance, la culture et la solidarité sont les trois axes essentiels de la politique communautaire, donc de notre contractualisation, et que s’il y a bien un endroit où on peut retrouver ces trois axes intriqués les uns dans les autres, c’est bien à l’école ; c’est bien dans nos garderies ; c’est bien dans les politiques orientées sur l’enfance, l’éducation et la jeunesse. Je tourne la page.  

Prédiction deuxième
«  De l’avenir, tu feras tien ;

Usant la toise, tous les six ans,

Le roi nouveau garant de biens

Sera porteur pour tous les gens. »

 

 Allusion à peine voilée aux élections de mars dernier qui ont reconduit certains, vu partir d’autres et amené de petits nouveaux. Et personne n’a de commentaires à faire sur ces résultats : la démocratie a parlé et la démocratie est, quand même,  le moins mauvais des systèmes.

 

   Mais ce que veut nous rappeler Nostradamus, c’est que quelles que soient vos motivations, quelles que soient vos opinions, quelles que soient vos ambitions, dés que vous êtes élus, vous êtes au service des gens, vous êtes au service de vos populations. Il veut rappeler que vous êtes au service de tous et que la notion de service public est incontournable dés qu’on a des responsabilités.

   Nous venons tous d’horizons différents et nous avons souvent des parcours différents… Mais, c’est une constante : une fois que nous sommes élus, sur un même territoire, 

-          nos objectifs sont les mêmes,

-          nos ambitions sont les mêmes,

-          notre avenir est le même,  même si nos moyens ne sont pas toujours identiques.

   D’où cette notion devenue, elle aussi, incontournable, de coopération, de mutualisation et de dynamique collective. D’où cette notion de solidarité et ce devoir d’innovation et  d’efficacité intercommunale. 

   Pourquoi Nostradamus a-t-il voulu parler de la démocratie locale ? Simplement parce qu’il tenait à rappeler que le rôle d’élu est noble et difficile, que la tâche est parfois ingrate mais que la solution ou les solutions sont et seront collectives. Une commune qui se veut libre et indépendante sera, dans le cours de l’histoire, automatiquement marginalisée. Je tourne la page.

Prédiction troisième
«  De l’avenir, tu bâtiras ;

Sous l’œil de l’administration,

Construire sera un entrelacs,
Surtout au pays du dindon. »

  

   Oui, Mesdames et Messieurs, Nostradamus nous le confirme : Il faut être masochiste pour vouloir construire à Licques ! Voyez-vous ça ! Construire une maison de pays, une déchetterie, une caserne de pompiers… Tout ça dans une cité majestueusement dominée par l’Abbatiale…

   Mais, vous serez d’accord avec moi : pour qu’il y ait des maso, il faut aussi qu’il y ait des sado !

    Et là, Mesdames et Messieurs, honnêtement, je me suis autocensuré… Dans un premier temps, je m’étais permis de raconter la conception, la naissance, la vie tumultueuse et la mort prématurée, bref  « L’incroyable destin d’un permis de construire à Licques »…Mais l’histoire était trop triste et je ne voulais pas vous faire pleurer. Et de toute façon, Nostradamus l’a bien sous-entendu : Quand on ne veut pas être confronté à certains casse-têtes administratifs, on ne se présente pas à des élections ou on s’arrange pour ne pas avoir de projet… Je tourne la page.

Prédiction quatrième
« De l’avenir, te soucieras ;

Sous un ciel noirci de moutons,
De ton courage, tu useras

Pour verdoyer les horizons. »

     

    C’est vrai, Mesdames et Messieurs. Le climat change ; la pluviométrie a augmenté, chez nous,  de 30% en 6 ans et les inondations d’août 2006 nous ont rappelés à nos devoirs. Même si je l’avoue, en voyant ce qu’il vient d’arriver dans la région sud-ouest, il faut savoir relativiser. Et j’espère que certains donneurs de leçons regardent la télévision.

 

   Ararat II, c'est-à-dire, le second programme de lutte contre les inondations, est un programme difficile et ambitieux, mais nous n’avons pas le choix ! Ararat I, c’était bien, mais nous n’avons pas osé aller assez loin. C’est pourquoi il a fallu inventer Ararat II.

   Un premier ouvrage destiné à limiter les risques sur Hames-Boucres a été réalisé grâce à la coopération avec la CC du Sud-ouest du Calaisis. Permettez-moi de remercier les élus de la CCSOC, les propriétaires et les exploitants agricoles qui ont, très loyalement, joué le jeu.

   Maintenant, il nous faut intervenir entre Campagnes-les Guînes et Andres. J’ai eu l’occasion de m’exprimer à Andres à ce sujet et je peux réaffirmer, ce soir, notre détermination à aller jusqu’au bout… car nous ne nous faisons pas d’illusions : L’intérêt commun et l’intérêt public ne sont pas forcément des valeurs partagées par tout le monde.

 « L’abnégation de l’homme se limite souvent

 A la haie d’aubépines qui limite son champ. »

   Pourquoi Nostradamus a-t-il parlé de verdoyer l’horizon ?

·        Pour nous rappeler simplement, que les plantations sont encore le meilleur moyen de lutter contre l’érosion des sols ;

·        Pour nous rappeler que le département a inventé son Agenda 21 et que les collectivités doivent s’y inscrire  et aller dans le même sens;

·        que les trames vertes et bleues doivent être des réalités et qu’un plan climat territorial doit faire partie de nos ambitions.

·        Il nous rappelle aussi que nos horizons, nos paysages et nos espaces d’infini, cultivés ou non, font partie de notre capital et qu’il est légitime de vouloir les léguer…

·        En disant cela, il rappelle que tout le monde doit faire un effort mais que ce n’est pas pour cela qu’il faut faire tout et n’importe quoi. Je tourne la page.

Prédiction cinquième
« De l’avenir, tu rêveras;

Et pour bâtir un lendemain,
En oubliant les mauvais pas,

Tu parleras à ton voisin. »

  

   Oui, M et M, C’est maintenant un secret de polichinelle : nous allons discuter avec nos voisins pour savoir si l’heure d’une grande intercommunalité « périurbano-rurale » n’est pas enfin arrivée.

-          Peut-on imaginer la fusion de structures intercommunales ?

-          N’est-il pas temps de repenser notre organisation du grand calaisis ?

   Je ne vous donne pas de réponse. Nous allons discuter et après, on verra. Ca pendra le temps qu’il faudra !

 

   Vous savez, les hommes, les décideurs en général, les politiques en particulier ont toujours le même défaut : quand quelque chose ne va pas, c’est toujours à cause des autres ! En 1996, j’étais porteur d’un projet de grande intercommunalité. Ce projet n’a pas abouti. J’assume entièrement la responsabilité de cet échec.

è L’idée était probablement  bonne, mais moi, je n’ai sans doute pas été assez bon ;

è j’ai peut-être été maladroit et j’avais certainement besoin d’apprendre.

è Cet échec faisait, indéniablement, partie de mon parcours initiatique personnel. Et c’est souvent difficile de réussir un parcours quand on n’en connaît pas le tracé.

   Comprenez que dans ce nouveau dossier, je laisse l’initiative à nos voisins et amis : il serait impardonnable de faire 2 fois la même erreur. Et certains sont peut-être plus diplomates que moi.

    Les esprits ont évolué ; le contexte a changé ; maintenant, on doit et on peut parler. Dans le respect de chacun, sans engagement de quelque sorte ; En considérant ce qui a été fait et en étant volontariste pour ce qui sera fait ; En oubliant les ambitions personnelles et en se servant d’une ambition collective.  

   Mais en sachant aussi  une chose : certaines personnes , principalement extérieures, vont tout faire pour que cette démarche échoue ; certains sont des habitués du maquignonnage politique.  J’espère que l’Etat nous aidera à rester dans la logique et dans la sérénité. Sinon, permettez-moi de lancer un avertissement : En plus de la hache, avec les années, j’ai appris à manier le bazooka ! Je tourne la page.

Prédiction sixième
«  De l’avenir, tu fonderas,

Le respect sera le mortier,

Dans la confiance, te nicheras

Pour qu’il soit facile d’avancer. »

  

  Quand Nostradamus parle de respect et de confiance, je subodore, Mesdames et Messieurs qu’il veut évoquer 2 épisodes orageux de l’année passée. Qui sont peut-être passés, certes, mais qui sont inquiétants sur un certain état d’esprit et qui sont inquiétants pour l’avenir .Deux épisodes qui m’ont fait réagir vertement… D’autant qu’étant vice-président chargé de l’environnement, je sais manier le bois vert !!!

    Mettons les choses au point, tout de suite. Dominique Dupilet, mon vénéré président, a tendance à dire que j’ai mauvais caractère… C’est faux, mais je veux bien admettre

-          que je suis intransigeant sur certains principes et sur certaines valeurs,

-          que j’ai tendance  à être toujours à l’affût de ce que font les autres, surtout si c’est une erreur…

-          que je suis totalement imperméable au chantage et aux menaces, qui auraient plutôt tendance à m’exciter

-          et que je suis génétiquement et férocement  susceptible… Surtout depuis que j’ai arrêté de fumer.

    Alors, quand nous apprenons par le journal que les élus de la CAC, en petit comité et sans concertation, comme dans une arrière-boutique de la Cosa Nostra, se sont répartis les présidences d’organismes où ils ne sont même pas majoritaires, comprenez que je parle de Yalta du Calaisis et de mépris affiché pour les partenaires ruraux.

C’est vrai que distribuer des titres, c’est fort pratique pour acheter les silences.

     Et donnez-moi acte que j’avais et j’ai toujours une légitimité pour oser dire cela : j’ai été le premier président du Pays de Calais. A ce titre, j’ai fait modifier les statuts  du syndicat pour qu’il y ait une alternance dans les présidences et qu’il n’y ait plus d’indemnités pour les élus. On ne peut pas me suspecter d’ambition ou d’intérêts personnels !

    Alors, comprenez aussi  mon taux d’adrénaline quand, il y a 3 mois, nous avons reçu une proposition pour adhérer à Calais Promotion…

-          Alors que les Trois-Pays avaient claqué la porte de Calais Développement il y a 2 ans,

-          Alors que nous n’avions rien demandé,

-          Alors que nous avons réalisé que dans certains domaines, nous devrons nous débrouiller seuls… Très honnêtement, Calais a assez de problèmes comme cela !!

-          Et nous recevons une proposition pour que les 4 intercommunalités rurales siègent sur un seul strapontin… Et encore, ce strapontin semblait atrocement vermoulu ! Si on voulait nous faire comprendre que nous comptons pour du beurre, c’est réussi !

   En 2007, j’avais dit, de façon excessive sans doute,  que Calais Développement, c’était de la fumisterie et que c’était une pompe à fric… Avec la dernière proposition, j’ai fait amande honorable en disant  qu’on était tombé dans le grand guignol ! J’assume

  Et on peut offrir toutes les vice-présidences du monde pour essayer de réparer les dégâts… Quand on a reçu Sigfrid le Danois, Confucius, Henry VIII et Nostradamus, on commence à être blasé. Et vous savez, nous comptons peut-être pour du beurre, mais le beurre, ça glisse !

   Alors quand je dis ce que je pense, on me répond

·        que j’ai mal compris,

·        que je suis « soupe au lait »

·        et que ces décisions étaient faites pour jeter les bases d’une discussion…

Jusqu’à preuve du contraire, on m’a toujours appris qu’il fallait discuter avant et pas après !!

   En plus, en gestion publique et quand on est responsable, on ne joue pas au poker… On ne met pas « pour voir » ou alors, il ne faut pas s’étonner que, comme dans les westerns, le gars en face  dégaine son pistolet  et tire !! On nous prend pour du beurre mais le beurre , parfois, devient rance ! Je tourne la page.  

Prédiction septième
«De l’avenir, tu construiras ; 

Au sein de ton département,
Dans un parc libéré du vent,

Conjuguer l’utopie à trois ! »

   

  La CCTP va, cette année, avoir plus de travail que d’habitude : nous allons discuter avec nos voisins ; nous allons discuter avec le Département pour renouveler notre contractualisation et nous voulons participer à la refondation de la charte du Parc Naturel des Caps et Marais d’Opale.  

   Ces 3 démarches sont parfaitement complémentaires :

-          la CC active au sein du calaisis ;

-          une CC innovante au sein d’un grand département ;

-          une CC qui veut défendre la véritable image et la dynamique d’un parc, en lien étroit avec la région…

 

   Pourquoi Nostradamus a-t-il parlé de construction et d’utopie ?  Simplement parce que rêver et bâtir doivent être les 2 hémisphères du cerveau d’un élu. S’il manque un hémisphère, l’élu est hémiplégique…

   Voilà, Mesdames et Messieurs, j’en ai terminé de cet exercice obligatoire, peut-être un peu long pour vous mais stimulant intellectuellement pour nous. Et ça fait du bien, à partir d’un certain âge, de décrasser ses neurones de temps en temps. Heureusement, pour vous, Nostradamus n’est resté que quelques jours dans les Trois-Pays.

  Je vous ai parlé de progrès, d’utopie et d’avenir. Et je ne vous ai pas parlé d’argent.

    Parce que chez tout responsable, chez tout décideur, chez tout politique, le rêve, l’ambition et le projet doivent précéder la finance… C’est du moins ce que je pense… Tout en reconnaissant que ce que je viens de dire là est complètement idiot et est totalement déconnecté de la réalité… Car je le vois bien, dans le fonctionnement intellectuel des élus que je connais et dans le fonctionnement quotidien des collectivités que je fréquente, ce sont les argentiers qui font trop souvent la loi…. Les mots solidarité, dynamique et utopie s’effacent toujours  derrière le mot budget. Mais laissez-moi rêver… Je reste un indécrottable utopiste !

   Juste un dernier mot sur le fond et sur la forme de ce discours.

Sur le fond : il y a des années où on peut travailler le style et enrubanner les grandes idées. Et il y a d’autres années où il faut soigner son orthographe en mettant les points sur les I et les barres sur les T. Cette année, c’était une année à orthographe.

Sur la forme enfin : L’autre jour, à Lille, je participais à un colloque important sur l’environnement. Franchement, je dois vous  avouer que je n’ai pas tout compris ce qui se disait mais j’ai entendu beaucoup de références à Socrate, à Montesquieu et d’autres grands penseurs.  Quand je suis intervenu, j’ai commencé par leur dire que moi aussi, j’avais mes références… Mais que ce n’était pas les mêmes : Moi, mes références, c’est Pierre Dac, San Antonio et Gaston Lagaffe ! J’ai été remercié par beaucoup de gens simplement parce que j’ai su montrer, ce jour là,  que les responsables peuvent faire des choses sérieuses sans toujours se prendre au sérieux.

 Alors, Mesdames et Messieurs, pour ce début d’année :

Confucius vous aurait dit :

« Que l’amour envahisse les jachères de ton cœur

   En semant tes prairies d’un million de bonheurs. »

Nostradamus vous aurait dit :

« De l’avenir, tu souriras ;

 Toute senteur embaumera,

  Toute beauté éclairera

  Et tes enfants câlineras »

Et moi je vous dis, simplement et modestement, résumant mes illustres prédécesseurs dans les Trois-Pays: « De l’amour, du bonheur, des senteurs, des lumières, de la beauté et des câlins… » Et parodiant Georges Clooney dans  une fameuse publicité, je terminerai en vous disant…. «  Je vous souhaite tout cela… What else?

Hervé Poher

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Published by Hervé POHER - dans CCTP (divers)
5 avril 2008 6 05 /04 /avril /2008 00:00





Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs.

   En tant que Président sortant, il me revient la lourde tâche d’installer, pour la troisième fois, le nouveau conseil communautaire de la Communauté de Communes des Trois-Pays. Suite aux élections du 9 et 16 mars 2008, les conseils municipaux ont été recomposés. La démocratie a été appliquée ; les électeurs se sont exprimés ;  les urnes ont tranché. Il ne nous revient pas, dans cette salle des fêtes, de commenter ces résultats et je tiens simplement à féliciter l’ensemble des élus ici présents. Vous êtes des élus municipaux et vous serez, dans quelques minutes, installés en tant qu’élus intercommunaux. Vous devez savoir plus que tout autre qu’il y a un temps pour tout :

-         un temps pour la campagne électorale  et  un temps pour l’action ;

-         un temps pour une ambition personnelle toute légitime et un temps pour une ambition collective obligatoire et attendue par la population.

   On attend de nous de l’efficacité ; soyez-en conscients et redevables vis-à-vis de l’électeur.

   Un dernier mot enfin : Tout ce que nous allons voter aujourd’hui est normalement décidé pour une durée maximale de 6 ans. Mais on ne peut pas préjuger du maintien de notre assemblée telle quelle durant 6 années car vous n’êtes pas sans ignorer que les services de l’Etat et de la préfecture ont des intentions plus ou moins affichées de regroupement des structures intercommunales. On parle beaucoup d’une réorganisation des intercommunalités dans le calaisis, réorganisation qui toucherait les Trois-pays, La communauté du Sud-ouest du calaisis et, peut être la Communauté d’Agglomération du Calaisis. Dans ce dossier, je n’en sais pas plus que vous et que les journaux, mais indéniablement, les structures et les élus que vous allez mettre en place aujourd’hui le seront pour une période limitée, quelle que soit la recomposition. Voilà ce que je tenais à préciser sur l’avenir à court terme de  notre Communauté de Communes des Trois-pays.

   Je vais donc, maintenant,  installer le nouveau Conseil Communautaire.

 DISCOURS   DU   PRESIDENT

                                                     Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs.

   Tout d’abord, permettez-moi de vous remercier de cette preuve de confiance. Vous avez décidé de me confier, à nouveau, la présidence de la Communauté de Communes des Trois-Pays et je dois avouer que c’est

-         Politiquement un honneur dont je suis pleinement conscient,

-         Personnellement une attention quasi quotidienne

-         Et, je me permets de rajouter, affectivement un plaisir renouvelé.

   Politiquement un honneur (et quand je parle de politique, j’évoque, bien entendu le coté noble du mot)… un honneur car, vous l’avez sans doute remarqué, lors des dernières campagnes électorales, que ce soit la campagne des municipales ou la campagne de l’élection cantonale, la Communauté de Communes a été omniprésente, dans tous les villages, chez tous les candidats et dans tous les programmes. La CCTP a, depuis cette année, montré qu’elle était incontournable. Et si, certaines personnes, dans un but uniquement électoraliste ont dénigré notre collectivité, ouvertement ou par lettres pseudo-anonymes (Hélas, vous le savez, tout le monde n’est pas courageux !), nous leur démontrerons rapidement qu’elles ont eu tort et que la population adhère à notre démarche.

   Si je dis cela, mesdames et Messieurs, c’est qu’il faut rappeler que sur 15 communes de la CCTP, 14 sont situées dans la Canton de Guînes, et que le résultat des élections cantonales du 9 mars dernier me donne un droit et une obligation évidente d’accompagner ce canton dans sa mutation. Comme je l’ai dit tout à l’heure : la légitimité des urnes est incontestable et ne saurait être contestée par quiconque.

     J’ai aussi dit « Personnellement une attention quotidienne » car vous le savez, notre collectivité a été, depuis sa création, un laboratoire d’idées et un champ d’expérimentation. Beaucoup de politiques, beaucoup d’avancées, beaucoup d’originalités ont vu le jour dans les Trois-Pays.

-         Le projet ARARAT a été copié dans toute la région… Qui a imaginé ARARAT ? C’est nous tous, dans les Trois-pays!  

-         On voit apparaître, depuis peu, dans toutes les intercommunalités rurales, des structures d’accueil pour la petite enfance… Qui a été assez téméraire pour se lancer dans cette politique dès 1999? C’est nous tous, dans les Trois-pays ! 

-         Dans le cadre de la contractualisation, le Conseil Général amène les EPCI à mettre en place des Centres Intercommunaux d’Action Sociale, les fameux CIAS…. Qui a créé le premier CIAS du Nord-Pas-de-Calais ?  C’est nous tous, dans les Trois-pays !

-         Et maintenant, on voit fleurir, en milieu rural, les projets de transport à la demande… Qui a inventé le taxi vert ? C’est nous tous, dans les Trois-pays !

 

    Certains observateurs pourraient trouver que je fais preuve d’un manque évident de modestie… Eh bien, oui, Mesdames et Messieurs, je l’assume et je le fais au nom de tous les élus qui accompagnent la CC depuis 1997. Pourquoi être modeste quand on peut être fier, collectivement, de notre travail, de nos haltes-garderies, de nos cyberpoints, de notre travail d’aménagement du territoire. Dans une société où il est très à la mode de faire du populisme et de dire du mal des élus (c’est tellement facile de dire du mal des élus surtout quand on ne l’est pas ou quand on ne l’est plus !), je réaffirme que, depuis 10 ans, vous avez eu, au sein de la CCTP, 46 élus

-         qui ont osés être imaginatifs,

-         qui ont osé assumer leurs décisions

-         et qui  ont voulu illustrer de la plus belle façon qui soit, la notion de service public, la notion d’aménagement du territoire et la notion de solidarité.

         Et c’est parce que nous avons été, dés le départ,  exemplaires, innovants et volontaristes qu’il sera encore plus dur, pour nous, de maintenir cette image. Soyons honnêtes et réalistes : On ne peut pas inventer tous les jours !

   Je vous l’ai dit, enfin, être à nouveau président, c’est aussi affectivement un plaisir renouvelé, car j’ai porté ce dossier, avec quelques uns, dés le départ, dés 1996, avec des joies et des moments difficiles et, je ne suis pas autrement qu’un autre : on a souvent du mal à se séparer de ses enfants même quand il vous cause quelques insomnies. 
   Alors, bienvenue à vous tous, élus communautaires.

   Bienvenue aux anciens qui reviennent dans une structure qu’ils ont forcément aimée. Je l’ai dit précédemment : vous pouvez être fiers, tous, collectivement, du travail qui a été fait. Le plus dur sera, sans doute d’en faire autant, dans les 6 ans qui viennent.

  Bienvenue aux nouveaux représentants des communes, nos bizuths. Et puisque vous êtes bizuths, permettez- moi de vous expliquer quelques notions essentielles.

   Dans les réunions intercommunales, vous allez apprendre à réfléchir avec les voisins, à vous investir souvent pour les voisins et à vous effacer parfois au profit des voisins. Car c’est une règle incontournable de notre fonctionnement : lorsque vous siégez à la CC, vous ne défendez pas votre commune, mais vous défendez la CC,  vous défendez ses politiques et vous êtes solidaires de tous ses membres.

   Vous êtes élus communaux chez vous ! Ici, vous êtes des élus intercommunaux.

   Et nous rejetterons, systématiquement,  les démarches uniquement corporatistes, les démarches sous-tendues par des intérêts personnels et les démarches imprégnées de poujadisme local. Je le répète, quitte à vous lasser: si vous siégez dans notre assemblée, ce n’est pas pour défendre votre commune mais bien pour faire avancer nos politiques et servir la population de toute la CC. Si vous n’avez pas compris cet axiome, vous vous êtes trompé d’assemblée.

   Vous verrez qu’au sein de notre assemblée, nous devrons gérer nos propres politiques mais vous découvrirez que nous faisons beaucoup de choses simplement à la place des communes, parce que ces communes sont petites, ne sont pas riches et que c’est parfois compliqué pour un maire de faire certaines choses… Alors, plutôt que vous laisser dans l’embarras, la CC fait à la place des communes : Ca ne lui rapporte rien… ou uniquement des ennuis, mais ça rend service.  

  Vous l’avez, sans doute, remarqué, la CCTP fonctionne, depuis 10 ans, dans le calme et la sérénité. 98% des décisions ont été prises à l’unanimité. Je sais que cela ne peut pas durer et ne va pas subsister. Ce vote à l’unanimité n’était pas une règle incontournable mais c’était devenu une habitude car nous appliquons le principe de l’écoute, de la concertation, de la discussion et nous savons «  qu’il n’y a jamais de problèmes… Il suffit simplement de trouver les solutions. » Encore faut-il vouloir les trouver, ces solutions. Dans des structures comme la notre, l’écoute est un droit et la concertation est un devoir. Mais à une condition, Mesdames et Messieurs : Que tout soit fait dans la transparence et qu’il n’y ait pas de manœuvres et de tripatouillages d’arrière cuisine. Notre démocratie locale est trop précieuse et le dévouement des élus, quel que soit leur origine, mérite mieux que cela !

   Dernier point que je veux préciser sur le fonctionnement général de la structure. Les collègues qui ont travaillé avec moi depuis des années le savent. J’ai tellement une vision idéalisée du service public, que je suis devenu, au fil du temps, complètement insensible aux menaces, aux calomnies  et au chantage. Nous sommes là pour servir des gens ; nous ne sommes pas là pour céder aux lobbies ou aux intérêts particuliers. Qu’on se le dise  et, je le répète, certains résultats électoraux récents me confortent dans cette règle de conduite.

Voilà ce que tenait à vous rappeler avant d’aller plus loin : L’honnêteté, la clarté et la franchise ont été, sont et seront les corollaires de notre devise : « Le vert, le vrai, la vie »

   Mesdames et Messieurs, je vous remercie de votre attention ; je vous remercie d’être les ambassadeurs d’une structure qui fait du vrai service public ; Je vous remercie d’aider la CCTP à s’épanouir, à imaginer et à s’incruster dans la vie de nos concitoyens et à être la grande sœur de vos communes. Vous les anciens, vous savez combien c’est utile, une grande sœur. Vous, les nouveaux élus, vous comprendrez rapidement qu’on a souvent besoin d’une grande sœur.  Et rappelez-vous une chose : Si nous faisons tout cela, ce n’est pas pour nous… C’est bien pour les gens qui nous ont élus. Ils en ont besoin et ils le méritent.

Merci de votre attention

Hervé Poher

 

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31 janvier 2008 4 31 /01 /janvier /2008 00:00

136.Voeux.jpg

     Dans le bréviaire des candidats aux responsabilités politiques ou dans l’abécédaire des élus locaux, (vous savez, ces petits livres comme « La gestion publique expliquée aux nuls. »), il est probablement écrit que pour faire un discours,

-         Il faut d’abord opter pour un thème si possible intéressant,

-         Ensuite, il faut trouver le ton le plus adapté à l’événement

-         et finalement, il faut choisir l’humeur que l’on veut laisser transparaitre.

   En relisant toutes mes interventions, à l’occasion des vœux, et cela depuis l’an 2000, je me suis rendu compte que les thèmes sont presque obligatoirement les mêmes ; que le ton peut évidemment subir quelques modifications, mais ce qui présente des variations assez notables, c’est bien l’humeur, très différente d’une année sur l’autre. Et je dois reconnaître  que je vous ai infligé :

-         Une humeur zen pour certaines années sereines où tout allait simplement bien…

-         Une humeur « à la Salvator Dali » pour certaines années où immodestement nous avions décrété que nous étions les meilleurs…

-          Une humeur de dogues pour certaines années belliqueuses où je me plaisais à en découdre avec tout le monde et en particulier avec certains services de l’Etat…Il faut bien, de temps en temps assumer sa réputation.

Et bien figurez-vous que cette année, je serais plutôt d’humeur mélancolique…

   Et si je suis d’humeur mélancolique, c’est pour une raison très simple : nous venons de clôturer notre dixième année d’existence et le hasard du calendrier fait que nous sommes arrivés à la fin d’un cycle. Dans 5 semaines, auront lieu des élections municipales et cantonales. Beaucoup d’entre nous vont passer à la toise !

-         Et nous savons que certains d’entre nous ont décidé, pour diverses raisons, d’arrêter la vie publique …

-         Et nous savons que certains d’entre nous ne seront peut-être pas réélus (La démocratie réserve parfois des surprises…)

-         Et nous savons que les délégués, désignés par les communes, ne seront peut-être plus les mêmes…

-         Bref, nous savons que le prochain conseil communautaire sera différent, avec des têtes différentes et peut-être, même,  des options différentes…  Et c’est en pensant à tous ceux qu’on ne verra plus dans nos réunions que je me sens pencher vers la mélancolie. Quand on est trop sentimental, on s’habitue à travailler avec certaines personnes.

   Alors, à toutes ces personnes, à ceux qui arrêtent, à ceux qui continuent et ceux qui reviendront ou ne reviendront pas, je dis simplement :

« Depuis 10 ans, nous avons… vous avez bien travaillé. »

    On pourrait rappeler tout ce que nous avons fait et tout ce que nous avons osé faire… Mais cela nous prendrait beaucoup d’heures et quelquefois, il vaut mieux ne garder que l’essentiel. Et si je devais vous offrir, pour décorer la boite aux souvenirs, que les choses importantes, moi, le Président, je vous offrirais 3 gestes, 3 instants, 3 moments… Mesdames et Messieurs, ces 3 moments là, prenez-les pour vous car ils sont vôtres et ils sont un résumé de votre investissement et de votre action. Et expliquez bien aux gens qui, quelquefois, sont un peu perdus devant la bêtise débilitante de certains roitelets,   expliquez bien que ces 3 moments là, c’est aussi, c’est avant tout, c’est surtout l’intercommunalité.

·        Premier moment fort à retenir, c’est quand nous avons su tendre l’oreille. Comme beaucoup d’entre vous, je suis allé à un concert au mois de décembre. Ce concert avait lieu en l’église de Guînes et, le lendemain, dans la salle omnisport de Licques.

   Vous le savez, certains élus se posent des questions sur l’enseignement musical, sur notre école de musique, sur notre démarche culturelle, sur le coût financier d’une telle ambition… Moi, qui ne pratique pas la musique, (même si on me traite parfois de maître chanteur) mais qui suis président de la CCTP, mon devoir c’est d’écouter les remarques, d’entendre les doléances, de trouver des réponses et de faire des propositions.

 

   Eh bien, figurez-vous que la réponse au questionnement légitime de certains, je l’ai trouvé en tendant l’oreille, à l’église de Guînes, un samedi soir de décembre 2007. Il y avait là réunis tous les musiciens des Trois-Pays, avec un chœur associant plusieurs chorales et avec plusieurs chefs plus talentueux les uns que les autres. Le concert a été d’une haute tenue et à la fin de ce concert, après que des enfants aient chanté « Petit papa Noël », j’ai demandé à un musicien quel était son âge : il m’a répondu « J’ai 80 ans ! ». 

   Mesdames et Messieurs, j’avais ma réponse.

   Et ma réponse au sein du Conseil Communautaire sera désormais celle-ci :

-         La musique est la seule discipline au monde où il existe un langage universel, connu et pratiqué par certains, mais compris et apprécié par tout le monde…

-         La musique est la seule discipline au monde où l’on oublie d’où l’on vient… on n’est plus du pays de Guînes ou du pays de licques… On n’est plus des Trois-Pays ou de  l’Ouest du Calaisis… On n’est plus d’Europe ou d’Afrique … On est du pays des musiciens.

-         La musique est la seule discipline au monde où vous pouvez faire jouer une petite fille de 10 ans à coté d’un pépé de 80 ans, et en plus, à 70 ans de différence, ils ont la même passion…

   Et c’est quand même formidable quand une collectivité peut, avec de l’argent public, favoriser le développement d’une telle activité… Même si ça coûte un peu…

   Alors, certains avaient des doutes sur notre engagement dans l’éducation musicale… Moi, un soir, j’ai bien tendu l’oreille et j’ai bien regardé…  Et je me suis dit : « Nous pouvons être très fiers de ce qu’a fait Eric Buy, Françis, Ludovic, Delphin et tous les autres, les grands Beethoven et les petits Mozart… » Et très sincèrement, nous n’avons pas de doute à avoir !

·        Deuxième moment fort à retenir, c’est quand nous avons su tendre le cœur. Et quand je dis cela, je pense naturellement aux enfants.

   Et c’est vrai, Mesdames et Messieurs, qu’on s’est fait plaisir quand nous avons décidé de créer des haltes garderies ; nous n’étions pas trop sûrs de notre coup…

-         Tout le monde nous prédisait l’échec… Maintenant, tout le monde nous a copiés!

-         On nous disait que ça ne pouvait pas marcher en milieu rural ou semi-rural … Nous sommes débordés !

-         On nous annonçait une guerre sanglante avec les nounous locales, nous faisant craindre un génocide… Tout le monde travaille main dans la main !

   Et quel bonheur que de visiter ces haltes garderies, de voir tout ce personnel qui s’agite autour des bambins, dans une atmosphère de gaité, atmosphère bien souvent troublée par un bébé râleur…Quel plaisir, de voir les parents ou les grands-parents, qui connaissent bien nos maisons de pays car c’est là qu’ils  viennent récupérer leurs petits trésors…

   Oui, Mesdames et Messieurs, quand nous avons décidé, en 1998, de lancer une politique de la petite enfance, nous avons bien fait. Et merci à Eric Maille et à Valérie, avec toute son équipe de gazelles, sans oublier le ou les boucs… merci pour ce résultat remarquable. Et merci à nos partenaires. Là aussi, ça coûte de l’argent ; là aussi, ça coûte de l’argent public, mais c’est devenu tellement évident, tellement utile et tellement indispensable que la CCTP peut être très fière de ce qui a été fait.

·        Troisième moment fort à retenir, c’est quand nous avons tendu la main. 

   Et ce ne fut pas le moment le plus facile… On peut bien l’avouer. Quand un jour, nous avons osé dire :

« Il faut que la solidarité s’exerce à l’échelle du territoire !

Il faut qu’on puisse aider les gens dans leurs moments de peine et dans leur recherche d’espoir, où qu’ils soient dans les Trois-Pays. 

 Il faut que l’Epicerie sociale soit accessible à tous ceux qui sont dans le besoin, quelle que soit leur commune de résidence parce que, des gens dans la difficulté, il y en a partout.

 

En fait, il faut aider et savoir tendre la main

-         Parce que c’est le rôle des collectivités

-         Parce que c’est le devoir des élus

-         Parce que c’est l’essence même, tout simplement, de l’action publique

-         et parce que le mot Solidarité est un des mots les plus nobles de la langue française. »

   Et nous avons créé le CIAS, le premier Centre Intercommunal D’Action Sociale, au nord de Paris. Bien sûr, je vous le concède, c’est plus facile et plus valorisant de construire une maison ou de faire de l’aménagement du territoire…  Mais est-on élu pour se glorifier ou pour être utile ? La question vous donne la réponse !

    Et là aussi, je me dois de remercier Yves Lefebvre, qui avec une obstination « bulldoguienne » nous a monté ce dossier… Merci aussi à Virginie et à toute son équipe ; vous faites un travail irremplaçable, un travail de terrain, un travail de patience et un travail bien souvent obscur. Merci aussi aux nombreux partenaires du CIAS. Là aussi, soyons honnêtes, cette démarche coûte des sous… Mais qui oserait nous dire que nous avons eu tort ?

-----------------------

   Voilà, Mesdames et Messieurs, j’en ai presque terminé. J’ai décidé cette année, sans doute touché plus par la fainéantise que par une fausse mélancolie, (parce que, en réalité, je ne suis pas mélancolique), j’ai décidé de faire plus court que d’habitude. D’habitude, je fais 10 pages… Là, il n’y en a que 6 ! Mais, avant de conclure, permettez-moi simplement d’évoquer la mémoire de Monsieur Jacques Lefebvre, maire de Licques et de notre ami Bernard Dewet, que même à la CC, nous appelions Zorro. Monsieur Lefebvre et Zorro ont fait partie, tous les 2, de cette belle aventure qu’est la CCTP. Qu’ils en soient très simplement remerciés.

   Mesdames et Messieurs. En tant que président de la CC, j’aurais pu ou j’aurais dû vous parler de plein de choses…

   Bien sûr, j’aurais pu ou j’aurais dû vous parler de la lutte contre les inondations, de notre partenariat avec OPUR, des perspectives économiques, des maisons de pays, des cyberpoints, des ludothèques, du taxi vert, de nos amis de Maréna Djoumbougou, du réseau des bibliothèques et de tout ce que l’on fait pour soulager la vie de vos communes et de nos concitoyens (les ordures ménagères, l’assainissement non collectif, la prise en charge des cotisations… j’en passe et des meilleurs…).

   Bien sûr, j’aurais pu ou j’aurais dû vous parler d’un territoire de projets et d’un territoire d’expérimentation qui veut être un laboratoire d’idées, avec comme grand frère et comme partenaire un département qui sait nous écouter, nous aider, voire nous protéger. Et contrairement à ce que disent certains intellectuels, imprégnés de parisianisme et de fatuité, les départements ne sont pas là de disparaître !

   Bien sûr, j’aurais pu ou j’aurais dû évoquer l’avenir, avec des bruits, des murmures ou des rumeurs quant à la réorganisation des intercommunalités. Dans ce dossier, vous comprendrez qu’étant donné l’histoire et mes antécédents, je reste discret… On verra bien!

   Mais je n’ai pas voulu vous parler de tout cela car je voudrais que de mon intervention de ce soir, vous ne reteniez qu’un slogan…  parce que c’est le plus important :

Trois-Pays, trois symboles : Un air de musique, le rire d’un enfant et une main tendue.

   Rien que ces trois symboles là peuvent nous rendre fiers de notre passé et nous donnent des espoirs de conquêtes pour l’avenir… parce que je suis sûr que nous aurons encore de drôles d’ idées !

   Et en plus de ces 3 symboles, Mesdames et Messieurs, permettez-moi, tout simplement, de vous offrir des vœux que je qualifierais « emprunts de syntaxe ».  A tous et à toutes, pour l’année 2008, je souhaite :

-         Un bonheur sans virgule

-         Un tonus sans point de suspension

-         Une santé sans point d’exclamation

-         De l’amour sans point d’interrogation…

-         Bref, Mesdames et Messieurs, je vous souhaite un avenir sans ponctuation.

 

Hervé Poher

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Published by Hervé POHER - dans CCTP (divers)
12 janvier 2008 6 12 /01 /janvier /2008 13:02

                                                                   342.jpg

 

 La Communauté de Communes des Trois-Pays vient de clore sa dixième année d’existence. Dix  ans déjà… C’est à la fois beaucoup et peu. Beaucoup si l’on se réfère au chemin parcouru ; peu quand on réalise tout le travail qu’il reste à faire, d’autant que les lois et les responsabilités changent continuellement.

   La force et le but d’une collectivité comme la notre, c’est de pouvoir se glisser dans la vie de chaque commune, de chaque famille, de chaque citoyen. Pour faire quoi ? Pour rendre service !

   Quand nous acceptons d’être responsable des ordures ménagères ou du contrôle de l’assainissement… Ce n’est pas glorieux ; c’est, vous vous en doutez, une source de problèmes mais cela rend service à la commune et au citoyen.

   Quand nous avons créé des haltes garderies, un Relais d’Assistance Maternelle, des ludothèques et que nous avons imaginé le premier Centre Intercommunal d’Action Sociale du nord de la France, c’est que nous avons pensé aux familles,  aux enfants et aux gens dans la difficulté… C’est le devoir de tout élu et de tout citoyen.

   Quand nous mettons en place une école intercommunale de musique ou que nous nous occupons de sauvegarder le patrimoine, c’est que nous affirmons que la culture fait partie de l’environnement de chacun.

   Quand, enfin, nous nous mobilisons pour réaliser un programme ambitieux pour lutter contre l’érosion des sols, c’est parce que nous savons que le problème des inondations est un problème global et qu’une commune isolée, même avec la meilleure volonté du monde, ne peut pas et n’a pas les moyens de trouver les solutions.

   Arrêtons là l’énumération des actions communautaires ; Elles sont tellement nombreuses  et, c’est une évidence,  elles se sont glissées dans votre quotidien!  Et quand je dis « glissées », cela veut bien sous-entendre que les gens oublient qu’il y a dix ans… tout cela n’existait pas ! Bref, l’intercommunalité permet de faire « des extras », c'est-à-dire des choses impensables pour une commune seule. Et c’est justement ce « petit extra », ce petit complément, ce petit service supplémentaire qui facilite la vie de nos concitoyens…

   Et c’est pour rappeler à chacun d’entre vous tout le travail qui a été fait depuis une décennie que ce journal a été conçu. Bien sûr, on ne peut pas satisfaire tout le monde, voire plaire à tout le monde et certaines personnes, plus préoccupées par leurs intérêts personnels que par l’intérêt public, critiquent parce qu’elles n’ont jamais compris la notion de service et la notion de solidarité… Mais cela importe peu : les hommes et les critiques passent… les structures restent et c’est cela l’essentiel.

   Depuis dix ans, les élus ont appris à se connaître et les communes de la Communauté de Communes ont appris à travailler ensemble, à raisonner ensemble, à investir ensemble… Tout ne s’est pas fait en un jour et il reste encore à faire. Mais au moins nous, contrairement à d’autres, nous avançons !

  Un dernier mot… La fin d’année 2007 et le début 2008 ont été endeuillés par la disparition de Monsieur Jacques Lefebvre, maire de Licques et de Monsieur Bernard Dewet, conseiller municipal de Guînes. Ils étaient tous deux délégués à la CCTP. Je me permets de réaffirmer aux familles que la population et les élus de la CCTP sont de tout cœur avec elles.

Hervé Poher

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Published by popo - dans CCTP (divers)
31 janvier 2007 3 31 /01 /janvier /2007 00:00

Black-Poher.jpg 

Mesdames et Messieurs.

 

Une fois n’est pas coutume : étant donné, la projection du film et notre petite incursion dans le pays du tourisme, et ne voulant pas vous obliger à vous coucher tard, le sommeil étant devenu une priorité gouvernementale, j’ai décidé, cette année, de faire court… Du moins nettement plus court que d’habitude.

 

Comme vous avez pu le voir, nous avons voulu, pour cette cérémonie, mettre l’accent sur un anniversaire très symbolique, celui de nos 10 ans.

 

   10 ans… Qu’est-ce que 10 ans. Les forts en mathématiques souligneraient que cela fait 120 mois, 520 semaines, 3652 journées (puisqu’il y a eu 2 années bissextiles),  87648 heures et 5 millions 258 milles 880 minutes….Certains vous diront que c’est déjà beaucoup pour une vie commune, les divorces étant très à la mode… D’autres vous rétorqueront que c’est peu dans la vie d’une collectivité…  Et c’est vrai… C’est à la fois court et long. Court quand on voit tout ce qui reste à faire ; long, quand on se rappelle du chemin parcouru et de ce qui a été fait. Permettez-moi d’être un peu un grand-père qui se souvient de ses guerres, de ses espoirs et de ses rêves, et de m’adresser à ceux qui ont vécu cette petite épopée.

 

   Chers anciens combattants ; Rappelez-vous cette réunion, en 1996, dans cette même salle. Je vous proposais, alors, une rassemblement, une union, une mutualisation de nos forces et de nos compétences pour pouvoir créer ce que j’appelais une dynamique collective.

 

-         Pourquoi cette démarche ? Parce qu’il était évident que la modification du paysage administratif et politique ne laissait aucune place à l’isolationnisme et qu’on se devait d’être regroupé pour pouvoir avancer.

 

-         Pourquoi les communes rurales du canton de Guînes et une commune du canton de Desvres ? Parce que pour réussir une union, il faut, si possible, avoir les mêmes intérêts, les mêmes aspirations, les mêmes objectifs. Et l’attachement à une certaine image de la ruralité est, sans aucun doute, notre plus petit dénominateur commun, mais, probablement, le plus important.

 

   -   Pourquoi cette forme là ? Simplement parce qu’une Communauté de Communes peut et doit évoluer, s’adapter selon les désirs et changer selon les ambitions. Dans toute démarche collective, il faut s’obliger à donner du temps au temps, il faut apprendre à  regarder l’autre, à l’écouter, à le connaître. D’où des évolutions, des adaptations et une montée en charge progressive. Et les statuts d’une Communauté de Communes permettent de prendre le temps de faire connaissance

 

   C’est cette démarche là que je vous avais proposée en cette fin 1996.

 

   Chers anciens combattants ; Rappelez-vous cette réunion constitutive, à Fiennes, en 1997. Nous avons officiellement créé la communauté de Communes des Trois-Pays.  Trois-Pays, trois objectifs :

 

-         Etre un territoire de projets

-         Etre un territoire de solidarité

-         Etre un territoire d’expérimentation.

 

   Tout cela, c’était de bien belles phrases, mais, très sincèrement, nous ne savions pas exactement où nous allions. A part le tourisme, qui était déjà bien structuré, nous devions tout inventer.

 

Et pourtant…

 

  Territoire de projets, nous l’avons été. Dès 1997, nous avons adhéré à un Contrat de Développement Rural. Et cette démarche a été, pour nous, une formidable rampe de lancement, un merveilleux laboratoire d’idées. Permettez-moi de remercier l’Etat, la Région et le Conseil Général qui ont été des partenaires indéfectibles de notre collectivité.

 

   Nous venions d’être créé, il nous fallait avancer prudemment… Le Contrat de Développement Rural nous a permis de mettre le turbo… Et nous y avons été gagnants car, même si les contrats sont, maintenant, terminés, nous avons, malicieusement, subrepticement, gardé le turbo : La signalétique, l’aménagement du territoire, une zone d’activité économique, l’illumination des églises, le passage en TPU, les ordures ménagères, les documents d’urbanisme, le contrôle de l’assainissement non collectif, un tourisme structuré, un environnement préservé et j’en passe….

 

   Tout cela, il fallait le faire et nous l’avons fait ou mis en place, parce que c’était notre rôle, parce que c’était notre devoir. Mais il nous fallait aussi, monter des projets en ayant toujours à l’esprit que nous sommes un petit maillon de la chaîne du service public,

-         en amenant des manifestations culturelles en milieu rural,

-         en créant une école intercommunale de musique

-         et en étant au plus proche du citoyen. Et vous voyez que nous sommes un petit maillon, mais un maillon indispensable.

 

   Territoire de solidarité, nous l’avons été. Dés le début, nous nous sommes impliqués dans la politique de la petite enfance, en imaginant des haltes garderies et des ludothèques en milieu rural. Certains nous ont traités de casse-cou… L’histoire nous a donné raison. Merci à tous nos partenaires et en particulier à la CAF.

 

   Solidarité encore, quand, en réunion à Licques, nous avons décidé une Opération Programmée d’Amélioration de l’Habitat, qu’on pensait trop ambitieuse, mais dont les objectifs ont été largement atteints.

 

   Solidarité enfin, quand nous avons inventé l’Opération ARARAT. Devant les phénomènes itératifs d’inondation, nous ne pouvions pas rester inactifs. Et ce que nous avons fait, nous devions le faire, même si c’est incomplet.

 

   Territoire d’expérimentation, nous l’avons été. En créant le Taxi Vert, nous avons voulu être solidaires avec les plus démunis et gommer ce handicap commun à tous les pays ruraux que représente l’éloignement, sans moyen de locomotion.

 

   Expérimental, aussi, cette volonté de parsemer nos communes de tous ces cyberpoints et de nous transformer en territoire numérique.

 

   Expérimentale, cette volonté de s’impliquer dans les Programmes Régionaux de Santé. Notre petite collectivité est, dans la région Nord-Pas-de-Calais, celle qui a déposé le plus de dossiers prévention par tête d’habitant.

 

   Expérimental et courageux enfin, notre volonté de créer le premier Centre Intercommunal d’Action Sociale, premier de la région nord-Pas-de-Calais. Et pourtant, ce n’est pas un domaine très facile à appréhender. Il est bien plus facile de construire un bâtiment que d’élaborer toute une chaîne de solidarité. Nous sommes heureux d’avoir construit la Maison du Bien Etre, à Hardinghen, mais nous sommes fiers d’avoir mis en place un CIAS.

 

   Chers anciens combattants ; Rappelez-vous cette réunion, à Hardinghen, quand nous avons choisi notre logo : « Le vert, le vrai, la vie. » Et ces quelques mots, très simples, dans notre logo, résument bien notre état d’esprit et nos ambitions. Nous avons un environnement de verdure, d’eau et de grand vent… Même si cela nous pose, parfois des problèmes, nous savons que c’est un atout et que nous devons le préserver, sinon le protéger, voire le fortifier.

 

   Chers anciens combattants ; Rappelez-vous enfin, cette journée de 2004, où, tous ensemble, réunis à l’école Bertin Duquenoy, nous avons décidé de réviser nos statuts et nos compétences. Nous avions appris à travailler ensemble ; il nous a semblé naturel de revoir le contrat de mariage. En 1997, nos compétences étaient résumées en 2 chapitres et 5 articles. A la fin de notre travail de révision, en 2004, nous étions arrivés à 7 chapitres et 58 articles.

 

   Voilà le chemin parcouru. Et même si, en 1996, certaines communes étaient entrées dans ce processus à reculons, personne ne peut nier que tout le monde y a gagné. Nous pouvons être fiers du travail accompli durant ces 10 années d’existence. C’est un bon bilan et nos assises n’en sont que plus fortes.

 

   Et l’avenir ? De quoi sera-t-il fait ?

 

   Permettez que je donne quelques points forts de nos futurs projets :

 

·        Nous sommes engagés dans la construction de la troisième maison de pays, à Licques. Regroupant tout les services à l’enfance, elle sera à dominante culturelle. Chacun des 3 pays aura sa maison ; nous aurons ainsi rempli notre contrat et servi la population.

 

·        Nous devons, dés à présent, imaginer l’extension de notre zone d’activité, car il serait inconcevable que, nous, élus, soyons obligés de refuser une entreprise parce que nous n’avons plus de terrain. Dans le domaine économique, nous devons anticiper.

 

·        Nous devons élaborer un plan de reboisement ambitieux, pas parce que le développement durable est à la mode… Non, simplement parce que les espaces boisés, les forêts et la verdure sont l’image même de notre territoire et font le charme de nos paysages. N’oubliez pas : nous voulions être le poumon vert du Calaisis. Et dans ce cadre, nous ne pouvons pas faire autrement que d’élaborer notre plan de développement durable.

 

·        Nous devons, impérativement, relancer une opération ARARAT II parce que les pluies tropicales du mois d’août ont montré qu’il y avait encore des manques criants dans notre dispositif.

 

   On ne peut pas regarder, d’un air fataliste, la commune d’Andres envahie régulièrement par les eaux.

 

   Nous devrons, de même, être plus impliqués sur le pays de Licques, par devoir vis-à-vis de ses habitants et par solidarité avec tous les habitants de la vallée de la Hem. J’espère que le contrat de rivière de la Hem va, enfin, déboucher sur des actions concrètes.

 

   Et dans le cadre de la solidarité, nous ne pouvons pas ne pas intervenir sur le bassin versant de Caffiers, responsable d’une partie des inondations de Hames-Boucres. Il serait anormal, immoral et honteux que, sous prétextes de limites territoriales, nous continuions à inonder nos voisins, sans chercher des solutions. Merci d’avance à tous ceux qui, comprenant que nous sommes devant une responsabilité collective, accepteront de faire un bout de chemin avec nous.

 

·        Depuis juin de cette année, nous avons signé un contrat avec le département. Ce contrat, bien pensé, bien réfléchi est raisonnable et s’inscrit dans la droite file de nos compétences, pouvant ainsi aider ou compléter les compétences du département. Je l’ai dit, je l’ai souvent répété : pour faire bouger un territoire, il faut une dynamique collective impliquant les collectivités locales et territoriales, l’état et le citoyen. C’est pourquoi, depuis 10 ans, nous avons coopéré avec tout le monde, et c’est encore le cas aujourd’hui, dans le cadre du tourisme, avec nos voisins.

 

·        Cette année, nous devrons finaliser notre partenariat avec nos amis maliens de Maréna Djoumbougou. L’éloignement rend ce dossier compliqué ; les problèmes de communication rendent ce dossier compliqué ; les habitudes culturelles et sociales de ce pays rendent les choses compliquées… Car, comme dit un de nos partenaires : « Nous, on a des montres… Mais eux, ils ont le temps. »

 

·        Autre dossier auquel il faudra penser, même si nous avons un peu plus de temps : la fusion des intercommunalités. Cette démarche proposée, voire imposée par le préfet est une idée qui me semble judicieuse, pour ne pas dire intelligente… Vous vous doutez bien que ce n’est pas moi qui vais dire le contraire puisque c’est, à quelques points prés, le projet que j’avais proposé en 1996.

 

     Mais force est de reconnaître que nos structures ont pris leurs habitudes de vieilles filles et qu’elles étaient heureuses, chacune de leur cotés. Ma précipitation ayant été néfaste, en 1996, je pense, sincèrement, que, maintenant, il faut savoir prendre son temps et bien penser les choses. Certains diront que je me comporte un peu comme la mule du pape, qui n’oublie jamais…. Cela ne me gêne pas… On dit bien que je suis têtu comme un âne.

 

   Voilà quelques points que je voulais vous préciser :

 

   -   Un bilan dont nous pouvons être fiers, basé sur une bonne vision du territoire, un esprit coopératif tout azimut et une forte idée de la notion de service public.

 

  -    Des dossiers futurs qui seront basés sur le même triptyque. Si on ne change pas une équipe qui gagne, de même, on ne modifie pas une méthode qui réussit.

 

   Voilà, rapidement ce que je voulais vous dire. Mais sachez que ce qui fait avant tout notre force, c’est le plaisir que nous avons de nous retrouver, de discuter et de faire avancer nos projets. C’est la sérénité qui règne dans nos réunions et l’amitié qui  s’est forgée au fil de ces 10 années. Nous ne sommes pas d’accord sur tout, mais au moins, nous, nous avons l’intelligence d’écouter l’autre. Et cet atout là, ce n’est pas écrit dans nos statuts, ni dans nos compétences. C’est pragmatique, humain et affectif, mais c’est d’une efficacité redoutable.

 

   Et pour en terminer, Mesdames et Messieurs, chers anciens combattants : Pour ce début d’année 2007, je vous demande d’oublier les agitations électorales, d’oublier la CCTP, la région, le département et tout le reste… Ne pensez qu’à cette petite collectivité, bien plus importante que tout le reste, c'est-à-dire, à votre famille. Rappelez-vous, simplement les statuts bien spécifiques de la famille, statuts qui comportent 3 chapitres et 3 articles :

 

Article 1 : Nous avons décidé de vivre dans une collectivité qui prendra le nom de famille.

Article 2 : Le seul objectif de cette famille, c’est d’être heureuse.

Article 3 : Le seul moyen pour y arriver, c’est une santé de fer, un moral d’acier, et de l’amour solide comme du tungstène.

 

   Alors, mesdames et messieurs, suivez ces statuts à la lettre et gardez tout pour vous.  C’est peut-être égoïste, mais cet égoïsme là, nous vous le pardonnerons volontiers.

 

Hervé Poher

 

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Published by Hervé POHER - dans CCTP (divers)
12 janvier 2007 5 12 /01 /janvier /2007 12:59

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 10 ans ! Cela fait 10 ans que notre intercommunalité existe. Mais pour beaucoup d’entre vous, la collectivité principale reste, et c’est très naturel, la commune. Et pourtant, que de chemin parcouru ! Que d’évolution ! Que de complémentarité ! La Communauté de Communes des Trois-Pays s’est glissée petit à petit dans votre vie quotidienne. Jugez un peu :

 

   - Qui a mis en place les haltes garderies, les cyberpoints et les ludothèques ? : les Trois-Pays…

 

  - Qui a aidé quelques 600 propriétaires ou locataires à faire des travaux sur leur logement ? : les Trois-Pays.

 

  - Qui a mis en place le premier Centre Intercommunal d’Action Sociale du département : Les Trois-Pays.

 

  - Qui a mené une opération, jugée exemplaire, pour lutter contre les inondations ?  : L’opération ARARAT a été imaginée par les Trois-Pays.

 

  - Qui a mis en place un transport à la demande, pour tous les habitants du territoire, le Taxi Vert ? : Les Trois-Pays.

 

  - Qui s’occupe d’élaborer, en collaboration avec les communes, les documents d’urbanisme ? : Les Trois-Pays.

 

  - Qui est chargé du contrôle de l’assainissement individuel ? : Les Trois-Pays.

 

  - Qui est responsable du développement économique ? : Les Trois-Pays.

 

  - Qui a pris en charge le défi touristique : Les Trois-Pays.

 

  - Qui a mis en place 300 kilomètres de chemins de randonnée et les entretient : Les Trois-Pays.

 

  - Qui s’occupe de l’instruction des dossiers RMI, des ordures ménagères, de la restauration des œuvres d’art, dans vos églises ou vos mairies et j’en passe…? : Les Trois-Pays.

 

   Bref, la Communauté de Communes a, au fil du temps, accepté de prendre en charge beaucoup de compétences, à la place des communes, et a voulu mettre en place des services, demandés par la population, mais services qui n’existaient pas.

 

  Mais, vous le savez, le travail n’est pas fini. Nous avons encore beaucoup de choses à compléter (lutte contre les inondations), beaucoup de choses à améliorer (le traitement des ordures ménagères), beaucoup de choses à inventer parce que les populations bougent et que les esprits changent.

 

   Durant ces 10 années, nous avons appris à travailler ensemble et à voir plus loin que les limites de nos propres communes. Merci aux élus qui se dévouent pour cette tâche ; Merci à ceux qui nous font confiance. Le travail que nous faisons est un travail de fourmi mais il résulte de philosophies communes à nous tous : la solidarité et le sens du service public. C’est pour cela que nous travaillons main dans la main.

 

Hervé Poher

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Published by popo - dans CCTP (divers)
18 juillet 2006 2 18 /07 /juillet /2006 00:00

 

Mairie de Guines

M,M,M

 

    Monsieur le Président, c’est toujours un honneur et un plaisir de vous recevoir au sein de la mairie de Guînes et dans le territoire des Trois-Pays. Mairie que vous connaissez bien, territoire qui vous est, on ne peut plus, familier.

 

   Votre présence, aujourd’hui, en plus d’être une visite amicale dans un coin de ruralité, est aussi une démarche officielle qui va nous permettre de valider la contractualisation entre la Conseil Général et la CCTP.

 

   Nous faisons partie des premiers contrats élaborés et validés par l’instance départementale. Et ce n’est pas un hasard.// Si nous avons été parmi les premiers, c’est que nous étions volontaires pour servir de cobaye et que la contractualisation est un processus que nous pratiquons, déjà, depuis plusieurs années. Et, c’est pour cela que, localement, nous savons que, dans cette démarche, nous pouvons trouver des avantages pour chacun des partenaires :

 

1er avantage : Le mot de contrat fixe bien les règles du jeu. Il faut que, dans une discussion pour élaborer ce document, chacun y trouve son compte. J’ai l’habitude de dire, c’est du gagnant/gagnant.

 

   La collectivité locale expose ses ambitions, ces projets et ses difficultés ; Le Conseil Général nous dit, franchement, où il peut et où il veut nous accompagner, dans le cadre de ses propres politiques ou même dans le cadre de certaines politiques innovantes. Ce n’est pas une démarche d’une collectivité qui cherche des financeurs ; c’est une véritable démarche partenariale.

 

2ème avantage : Pour l’EPCI, l’élaboration d’un tel contrat nous oblige à analyser nos politiques et à décortiquer nos projets. Et soyons francs, cela nous oblige à faire le tri et à fixer nos vraies priorités qui, si c’est possible, doivent être en adéquation avec les compétences et les volontés du Conseil Général. Quand 2 volontés et 2 politiques se rejoignent, le vrai gagnant, c’est l’usager, c’est l’habitant, c’est notre concitoyen. C’est ce qu’on appelle « la dynamique collective ». Cela nous oblige aussi à sortir d’une vision locorégionale qui peut se défendre électoralement, mais qui est malvenue quand on fait du social, du développement économique ou un véritable aménagement du territoire. Devant certains enjeux, le poujadisme local n’a pas de raison d’être.

 

   Pour le Conseil Général, cela donne une meilleure visibilité financière pour les 3 années qui viennent, tout en étant en contact permanent avec les collectivités locales. Et ce contact permanent ne peut apporter que des plus.// Les EPCI exposant certaines problématiques, l’assemblée départementale peut essayer de nous aider à trouver la réponse.

 

3ème avantage : Il est indispensable que chacun valorise les politiques de l’autre. Dans une journée classique, l’habitant lambda ne peut pas faire autrement que de passer dans des réalisations, des structures ou des politiques dépendants du Conseil Général. Et il est bon de le rappeler régulièrement. De même, si cet habitant lambda demeure dans les Trois-Pays, il devra, automatiquement, croiser des réalisations ou des compétences de l’EPCI. Mais dans cette démarche, il n’y a pas de compétition…. Il y a synergie et complémentarité : l’un amenant beaucoup parce que c’est dans ses compétences ; l’autre amenant un peu parce que c’est sa volonté ou son devoir. L’action sociale en est le meilleur exemple.

 

4ème avantage : Avantage qui est plus psychologique. On dit souvent : « L’important, c’est d’être dans la vérité. » Mais, vous le savez, Monsieur le Président, quand un EPCI se veut dynamique, quand un EPCI veut être une collectivité volontariste, quand un EPCI veut être un territoire d’expérimentation, il nous arrive, bien souvent, à nous, élus, d’avoir des doutes.

 

    La gestion pure, c’est très codifié et ce n’est pas inventif; l’innovation, c’est plus excitant, mais c’est, excusez-moi l’expression, un peu casse gueule. Je veux dire par là que, depuis 1997, date de création de notre intercommunalité, nous avons eu des moments d’incertitude et des périodes d’angoisse. Quand on sort des sentiers battus, on risque, parfois, de se perdre.

 

   Lorsqu’en 1998, nous avons décidé de créer, en milieu rural, des haltes-garderies avec ludothèque et cyberpoints,  certains nous on dit : « Ce n’est pas vraiment utile. » Heureusement, des partenaires, dont le Conseil Général, nous ont dit de relever ce challenge. L’histoire nous a donné raison et ce type d’équipement est en train de fleurir dans tout le département.

 

   Lorsqu’en 2000, nous avons voulu créer le Taxi Vert, nous connaissions les problèmes engendrés par la mise en place d’un vrai service public de transport, destiné, principalement,  aux plus démunis. Vous le savez, Monsieur le Président, tous les territoires ruraux sont en train de se poser la question.

 

   Lorsqu’en 2002, nous avons imaginé l’opération Ararat, pour lutter contre les inondations, beaucoup de gens affirmaient que ce programme était trop ambitieux et qu’on n’y arriverait pas. Il est réalisé à 90% et sert de référence pour les services de la DIREN.

 

   Quand, enfin, en 2005, nous avons décidé la création du CIAS, certains avaient des doutes sur son utilité et son rôle. Maintenant, les doutes sont dissipés et nous savons déjà, que dans l’action sociale, ce CIAS veut être et sera un relais important dans les interventions du Conseil Général. Nous avons créé le premier CIAS du N-PDC, mais je crois savoir qu’il est en train de faire beaucoup de petits dans ce département.

 

   Dans toutes ces innovations, dans toutes ces expérimentations, qui ne sont pas citées par hasard, il nous fallait des partenaires, des conseils et des soutiens. Le Conseil Général a été de ceux-là. Et, aujourd’hui, la contractualisation officialise le devoir de solidarité, le besoin d’aménagement du territoire, mais aussi, le droit à l’imagination et à l’audace. Et vous le savez, l’avenir, pour nous,  sera basé sur une notion que la CCTP, comme d’autres, se doit de défendre : celle du développement durable. Parce que c’est notre volonté, parce que c’est une aspiration de nos populations, parce que cela nous mettra enfin en phase avec notre devise : le Vert, le Vrai, la Vie. Et comme cette volonté va rejoindre celle du département, permettez-moi de proposer les Trois-Pays comme territoire d’expérimentation.

 

  Monsieur le Président. Dernièrement, une journaliste est venue m’interroger et j’ai voulu lui expliquer que, dans la démarche de contractualisation, il fallait être honnête et que j’étais viscéralement attaché à la CCTP, c’est humain, mais que j’étais tout aussi attaché, affectivement, au Conseil Général. Le problème, si problème il y a, est de savoir si le viscéral est plus important que l’affectif. Un médecin vous répondra qu’ils sont intimement liés.

 

Et j’ai dit à cette journaliste : « Le département ne peut pas être une vache à lait. » Erreur de ma part, je l’avoue. La métaphore était mal choisie car nous ne sommes pas en pays d’élevage bovin…. Par contre, nous sommes dans le pays de la volaille. J’aurais dû dire : « Le Département ne sera pas le dindon de la farce. ». C’eut été plus adéquat.

 

  Monsieur le Président. Merci de nous faire confiance, cela nous rassure ; merci d’être un partenaire du développement local, cela nous conforte ; merci de nous permettre d’être un partenaire du Conseil Général dans sa noble tâche; pour nous, c’est un honneur. Merci, tout simplement d’être parmi nous. Je sais que vous n’aimez pas trop le terme de pays, mais Trois-Pays… Avouez, quand même, ce n’est pas la même chose.

 

  Et pour terminer, comme aujourd’hui, il fait très chaud….. Je tiens à vous signaler que je n’ai rien sur le dos, mais que, tout à l’heure, j’aurai tout dans l’assiette.

 

Hervé Poher

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Published by Hervé POHER - dans CCTP (divers)
5 mai 2006 5 05 /05 /mai /2006 00:00

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Réunion fusion des EPCI/ Préfecture le 05/05/06

 

                                        
 
Monsieur le Préfet.

 

 Permettez au troisième larron que je suis de donner son avis. Et je vais vous rassurer, Monsieur le Préfet.

 

   Hervé Poher, président de la CCTP, dans ce dossier, ne demande rien et même, ne pense rien. Et je vais vous expliquer pourquoi.

 

  Il y a 10 ans, exactement, j’ai déposé un projet d’intercommunalité, à 23 communes, exactement comme celui que vous nous proposez aujourd’hui. Certaines communes refusaient cette démarche, ce qui était parfaitement légitime… Et j’assume entièrement l’échec de ce dossier.

 

   Mais, nous sommes passés devant cette même commission… Certaines personnes y siégeaient déjà…. et on m’a posé une question. Cette question était : « Monsieur Poher, que doit-on faire avec les communes qui refusent ? » Et là, j’ai été extrêmement maladroit. J’ai répondu : « L’état doit-il écouter les communes ou l’état doit-il aller dans le sens de l’histoire et forcer le destin ? ». Inutile de vous dire que je me suis fait couper la tête et on m’a répondu que ce n’était pas un petit conseiller général qui allait faire la loi et qu’on devait toujours écouter les vœux des communes…

 

   Alors, Monsieur le Préfet, comprenez que depuis 1996, j’évite de phosphorer sur le rôle de l’Etat et que je me refuse de penser à la place des autres communes. Donc, pour ce dossier, je ne pense rien.

 

2ème Intervention :

 


                                           Monsieur le Préfet.

 

   Je voudrais vous rassurer : Même si je ne pense rien, sachez que les deux communautés de communes ont l’intelligence de discuter entre elles. Et c’est déjà un plus par rapport aux autres dossiers !

 

Hervé Poher

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Published by Hervé POHER - dans CCTP (divers)
31 janvier 2006 2 31 /01 /janvier /2006 00:00
31/01/2006 Voeux de la CCTP/ Hervé Poher

 

Mesdames, Messieurs

 

    Nous sommes réunis, aujourd’hui, pour fêter nos 9 années de vie commune//. Si nous étions mariés, nous appellerions cette cérémonie: nos noces de faïence//. Mais, vous le savez, même si nous avons signé un contrat en bon et due forme, nous gardons chacun nos domaines réservés, une part importante de nos compétences et certaines de nos priorités//. C'est-à-dire, qu’au lieu de dire que nous sommes mariés, permettez que je confirme, ici, ce soir, que nous sommes pacsés depuis 9 ans.//

 

   Et comme dans tout couple, même si notre couple est fait de quinze personnalités, il est utile, de temps en temps de faire le bilan,

           -De regarder ce qui va et ce qui ne va pas

           -Et de tirer les leçons de nos moments de satisfactions et parfois de nos échecs.//

 

   Mais, vous le savez, la vie en commun permet aussi de comprendre l’autre, de se connaître, d’imaginer ensemble et de créer cette dynamique collective qui est, avant tout au service de nos populations.//

 

   Permettez, ce soir, que je fasse un survol de notre action, de nos décisions et de nos orientations.// Mais je ne veux pas faire un listing de tout ce que nous avons fait ; cela ressemblerait à une liste à la Prévert.// Je ne veux pas, non plus, m’attacher plus à un point qu’à un autre, nos décisions étant multiples et variées.// Non, vous le savez, j’ai parmi mes nombreuses manies, une fâcheuse tendance à exalter la symbolique, symbolique des orientations, symbolique des actes, symbolique du geste.// Et Dieu sait, si notre action est porteuse de symboliques.

 

   Symbolique importante quand nous avons décidé de nous impliquer dans la politique petite enfance.

 

    Nous avons décidé de faire des haltes garderies, des ludothèques et d’être les porteurs d’un relais assistantes maternelles//. Et ce n’était pas évident.// Initier de telles démarches, en milieu rural, semblait trop novateur, trop coûteux, trop inadapté au fonctionnement de nos communes//….. Et pourtant, nous avons osé ; nous sommes devenus une référence et il n’y a pas de mois sans qu’une autre intercommunalité ne vienne, chez nous, pour voir, pour comprendre, pour nous copier.// Nous avons inauguré, cette année, la maison du Bien Etre, à Hardinghen, 2ème point fort de notre ossature.// La 3ème maison sera à Licques. Je souhaite que nous puissions, le plus rapidement possible, nous attaquer à ce dossier.//

  

   Mais outre le service rendu à la population et notre implication dans un véritable aménagement du territoire, ce qui est important, c’est la symbolique de cette politique : nous avons décidé, de façon volontariste de nous occuper de l’enfance, de la petite enfance//. Je l’ai souvent dit : « L’action d’un élu n’a de sens que si elle est dirigée vers l’avenir. Et l’avenir : c’est l’enfant ». Dés le début de notre Pacs, nous avons brandi ce symbole et nous avons eu raison.

 

   Symbole important quand nous avons décidé d’adhérer au Parc Naturel des Caps et Marais d’Opale.//

 

    Je l’ai dit, confirmé, asséné lors de la cérémonie des vœux du Parc, à Guînes : Faire partie d’un parc, ce n’est pas une doctrine politique, c’est une doctrine philosophique.//

 

  - Cela veut dire que l’environnement fait partie de notre raisonnement ;

  - Que le patrimoine humain, dont nous sommes légataires et le patrimoine

      naturel, dont nous sommes dépositaires, font partie de nos réflexions ;

  - Cela veut dire que le terroir et sa richesse font partie de nos préoccupations.

 

   Et nous, dans les 3 Pays, nous ne pouvions faire autrement : dans notre logo, n’y a-t-il pas « Le Vert, le Vrai, la Vie »……//

 

    Mais qui dit philosophie, dit  rigueur, honnêteté et idéal.// Cette démarche intellectuelle est, nous le savons, un investissement pour l’avenir et la notion de développement durable n’est pas uniquement un effet de mode ; c’est aussi un état d’esprit, un nouveau comportement et une nouvelle façon d’agir.// On ne peut pas dire qu’on s’occupe de l’enfance sans s’occuper de l’environnement que l’on prépare à nos enfants.// Et c’est à nous, élus et citoyens, de réparer les dégâts, de remettre notre développement sur le chemin du raisonnable et du respect de l’environnement.// Oui, c’est à nous de le faire parce nous sommes tous responsables et nous sommes tous coupables.// Il faut aussi savoir reconnaître ses erreurs, même si ces erreurs sont explicables, voire excusables//. C’est cela, le sens de notre adhésion au Parc//. Dés le début de notre Pacs, nous avons brandi ce symbole et nous avons eu raison.

 

  Symbole important, dans un même ordre d’idée, quand nous avons délibéré, à l’unanimité, pour l’implantation d’éolienne, à Fiennes.// Et là, je le dis, avec force, avec conviction et sans modération.// Notre prise de position est un acte symbolique.// Nous voulons montrer que nos collectivités, que notre intercommunalité, que nos élus ont décidé de réfléchir à l’avenir, d’essayer d’aider à la l’utilisation d’énergie alternative et que nous voulons montrer l’exemple.// Contrairement à d’autres, ce n’est pas l’aspect financier qui nous a guidé.//

 

       Certains de mes collègues, présidents d’autres EPCI, se vantent, dans des articles de presse, de multiplier leur TP par 10 ou 20, en implantant sur leur territoire, des dizaines et des dizaines d’éoliennes//….. Si l’aspect financier est leur motivation, je dis tant mieux pour eux//….. Mais tant pis pour leurs paysages, tant pis pour la poésie de la nature, tant pis pour leurs perspectives//. Tous les spécialistes le disent : on ne peut pas intégrer une éolienne à un paysage ; on créé un nouveau paysage.// Et nous, dans les 3 Pays, nous sommes trop attachés à la beauté de nos collines, à la verdure de nos coteaux et à richesse de nos marais pour laisser faire n’importe quoi.//

 

    Nous aurons, peut-être moins de sous que les autres, mais je préfère vivre chichement mais préserver nos paysages.// 5 éoliennes en haut du mont de Fiennes, qui se verront à partir de Dunkerque, cela montrera que notre collectivité a décidé de réfléchir à l’avenir//….. Mais uniquement 5, cela prouvera que nous sommes conscients de la richesse de notre environnement et que nous savons le sauvegarder.// Dans mes différentes fonctions, j’ai toujours été un défenseur des nouvelles énergies, mais pas n’importe où, pas n’importe comment et pas à n’importe quel prix.// En soutenant ce projet, nous avons brandi un symbole et nous avons raison.

   Symbole important quand nous avons inventé ARARAT ou que nous avons proposé à 3 autres intercommunalités de nous réunir pour essayer de régler le problème de la vallée de la Hem.// Les inondations de l’an 2000 nous ont amené à être imaginatifs, à mettre en pratique les principes du développement durable, à être de véritables aménageurs du territoire.// Beaucoup de monde pensait que ARARAT était un sigle et ils en cherchaient la signification.// Maintenant, je peux vous dire que tout le monde, dans le département, sait ce qu’est l’opération ARARAT. //

 

   Nos haies, nos bandes enherbées, nos diguettes sont de petites réalisations qui ne payent pas de mine, mais elles sont par elles-mêmes les symboles de notre investissement.// En inventant ces projets, nous avons brandi un symbole et nous avons eu raison.

 

   Symbole important quand nous avons intégré, dans nos politiques : les Programmes Régionaux de Santé.

 

  -Parce que ce n’était pas obligatoire,

  -Parce que  faire de la prévention n’était pas dans nos compétences,

  -Parce que faire de l’éducation à la santé ne fait pas partie de  notre arsenal politique….

 

   Mais nous l’avons fait, montrant ainsi que nous avions conscience de nos handicaps, de nos faiblesses et qu’aucun problème ne devait et ne pouvait nous être étranger.// Apprendre aux enfants à mieux manger, pousser les femmes à faire du dépistage, expliquer aux personnes âgées comment ne pas tomber dans la spirale de la maladie//… Bref, faire sur le terrain, de la vraie prévention.// Nous avons osé le faire.// Nous étions les premiers ruraux à oser le faire et, vous le savez, nous servons, actuellement comme territoire de référence pour l’évaluation des politiques de prévention sanitaire.//

 

   En s’impliquant dans les Politiques Régionales de Santé, la CCTP a brandi un symbole fort et nous avons eu raison.

 

   Symbole important que ce partenariat que nous avons établi avec la commune de Maréna-Dioumbougou, au Mali.

    Parce que la coopération décentralisée n’est pas une obligation pour les

     Communauté de Communes ;

    Parce qu’il est commode de se replier sur ses propres compétences ;

    Parce qu’il est difficile d’expliquer aux gens que nous investissons à des milliers de kilomètres, alors que localement, il nous est parfois difficile de résoudre certains problèmes.//

 

   Mais le repli sur soi-même, le poujadisme local et des œillères trop rigides n’ont jamais fait la grandeur d’une collectivité, de ses élus, de ses responsables politiques et de sa population.// Et ce que nous ferons avec le Mali, ce n’est pas un geste d’assistance, ce n’est pas une aumône…… ce n’est qu’un geste d’amitié. //

 

  Construire là-bas, une maison de la femme et de l’enfant, c’est leur montrer que nous sommes à coté d’eux,

- que nous voulons les aider à fortifier leur démocratie,

- que nous croyons à ce formidable mouvement qui tend à donner à la femme un vrai statut égalitaire,

- que nous voulons les aider à lutter contre l’intégrisme qui est latent,

- que nous voulons, tout simplement, continuer à voir le sourire si merveilleux  de ces enfants. //

 

   Construire une maison de la femme et de l’enfant, dans un pays africain, musulman de surcroît, c’est un symbole fort, et nous avons raison.

 

   Symbole important que cet engagement que nous avons pris, dans le domaine de la culture.// Et l’engagement financier n’est pas mince, nous poussant, parfois, vous le savez, à des interrogations.// Mais nous l’avons fait parce que le rural a autant le droit à la culture que l’urbain.// Et dans ce domaine, la symbolique est d’autant plus forte que, cette année, les enfants d’une autre intercommunalité viennent apprendre la musique, chez nous.// La musique a permis de franchir les frontières artificielles, résultats de l’histoire locale ou d’incompréhensions maladroites.//

  

    Et lorsque je parle culture, je ne pense pas uniquement au théâtre ou à la musique ; je pense à notre patrimoine, à tout ce qui fait notre histoire, à tout ce qui fait la rareté et la fierté d’une commune.// Oui, tout cela est pour nous un axe essentiel de notre action. Permettez-moi de le réaffirmer ici. //

 

    J’ai, en effet, une forte propension à taquiner les cultureux.// Qu’ils n’y voient pas le soupçon d’une défiance.// Mais cela résulte de la combinaison de 2 de mes nombreux défauts : je suis taquin et parfois trop direct.// Et comme tous les taquins, j’ai tendance à titiller les domaines que je connais le moins bien.// Mais, cela n’enlève rien à la certitude que j’ai que cet investissement culturel est une ligne de force de notre collectivité.//

 

   Nous avions brandi la culture en milieu rural comme un symbole, nous avons eu raison.

 

   Symbole important que cette signature, au bas d’un papier, signature apposée par Monsieur le Préfet, le 30 décembre 2005.// Signature qui validait les nouvelles compétences de la CCTP.

 

   En 1997, lorsque nous avons créé la CCTP, les statuts tenaient sur une page et comprenaient 5 articles.// Ce que nous avons tous voté et ce qui a été validé par Monsieur le préfet comprend maintenant sur 5 pages, 7 chapitres et 58 articles.

 

   Et pourquoi cet acte est-il hautement symbolique ? Parce qu’après 9 années de vie commune, qu’après 9 années de Pacs…. L’ensemble des communes a dit : « La CCTP est un partenaire indispensable de notre commune.// La CCTP peut faire ce qui est de plus en plus dur de faire pour nous, petites communes.// La CCTP a des moyens, des ouvertures et des ambitions qui peuvent servir la commune. »// Bref, la dynamique collective est utile à tous et autant en profiter.//

 

   Je ne passerai pas en revue toutes les nouvelles compétences, cela serait trop long, mais laissez-moi vous confirmer combien nous devons être fiers d’avoir osé créer un CIAS, le 1er du département.

 

   Et là aussi, le symbole est fort.// Parce que vous le savez, faire du social, c’est difficile, c’est parfois très frustrant et c’est rarement très valorisant//….  Mais créer un CIAS, c’est montrer que nous sommes au coté des populations en difficulté ; c’est réaffirmer que le rôle d’un élu, c’est d’appréhender les problèmes où qu’ils soient et quels qu’ils soient ; C’est de confirmer que l’élu local sait pertinemment où sont ses devoirs et où il doit être utile.// En prenant cette compétence, nous avons fait un grand pas//…. Ce domaine là ne sera pas le plus facile à gérer, mais si tout était facile, nous n’aurions plus besoin des élus.

 

   L’ensemble de nos nouvelles compétences est chargé de symboles//. Permettez que je n’en brandisse qu’un : le symbole de la solidarité sociale et là aussi, nous avons eu raison.

 

   Et parce que nous faisons un travail en profondeur, parce que nous assumons ce qui est ingrat, parce que la petite sœur intercommunale est devenue la grande sœur intercommunale, laissez-moi réaffirmer que notre intercommunalité est bien là pour aider les communes et servir les populations.//

 

    Et c’est parce que c’est comme cela qu’elle fonctionne, et c’est parce que toutes nos innovations, nos expériences et nos avancées ont été faites dans le consensus et l’amitié, que l’intercommunalité se veut discrète.// Si certains vous disent : «  A quoi ça sert, l’intercommunalité ? » Sortez sur la place du village et montrez-leur les plantations sur les coteaux de la vallée, montrez-leur l’église où nous avons payé des travaux, montrer-leur les travaux fait sur la place du village, parlez leur des cyberpoints, demandez-leur s’ils n’empruntent jamais les chemins de randonnée, s’ils ne vont pas au théâtre, s’ils n’utilisent pas les haltes garderies, s’ils n’ont pas de poubelles et j’en passe…// Montrez-leur, tout simplement que la CCTP s’est incrustée, tranquillement, dans la vie de tous les jours.// Tranquillement et discrètement.// Car je tiens à le réaffirmer aujourd’hui, la CCTP n’est là que pour aider la population et épauler les élus.// Elle n’est pas là pour jouer les gros bras.//

 

    Alors, si dans votre commune, l’intercommunalité a œuvré, n’ayez pas de réticence à vous approprier la réalisation, car vous en êtes un peu les acteurs// mais n’oubliez jamais de rappeler que la CCTP, même si elle se veut discrète, est devenue une structure incontournable au service de tous.//

 

   Dans la vie publique, chacun manie les armes qui lui plaisent.// Moi, c’est connu, je suis un drogué aux symboles, aux grands principes et même, bien souvent, à la beauté du geste…. Même quand il est inutile, surtout quand il est inutile.

 

   Et c’est pour cela, que je voulais vous rappeler que, sorti de notre gestion quotidienne, notre action, nos décisions, nos orientations étaient hautement respectables parce qu’elles sont porteuses de symboles, donc de messages : L’enfance, l’environnement, le développement durable, la culture, la solidarité avec les autres, qu’ils soient d’ici ou d’Afrique//….. Bref, tout ce qui fait la difficulté du métier d’élu mais aussi la grandeur de gens passionnés, de gens dévoués, de gens qui aiment ce qu’ils font.//

 

    Mais sortis des symboles, certains pourraient me dire que notre vie quotidienne est plus terre à terre, plus concrète, moins idéaliste//…. C’est sans doute vrai, aussi je me dois de vous fixer les grandes orientations et les axes de travail de l’année 2006.//

 

   1er axe : Il nous faudra stabiliser notre fiscalité//. L’année 2005 a été l’année du grand chambardement fiscal, avec passage en TPU, disparition de la taxe intercommunale sur les ménages et généralisation de la redevance sur les ordures ménagères. //

  

   C’est vrai que nous n’avons pas choisi la facilité.// Mais c’était un passage obligatoire//. Notre système un peu bancal est pourtant rattrapé par la loi et il nous faudra revoir, à nouveau certaines tarifications et certains mouvements financiers entre la CCTP et votre commune.// Cette année, encore, il nous faudra être très pédagogue avec nos concitoyens, en rappelant une chose et je vous demande d’avoir l’honnêteté de le dire : L’habitant ne paie plus d’impôts à l’intercommunalité ! Que les choses soient claires//…. L’impôt ménage revient entièrement à la commune.// Alors, la CCTP veut bien assumer certaines choses mais n’est pas responsable de toutes les causes de mécontentement//… Etre le fer de lance, oui ! Etre le bouc émissaire, non !//

   2ème axe : La définition des nouvelles politiques//. Dans la foulée de nos priorités, il faudra que nous élaborions, en plus de ce que nous faisons déjà, un plan ambitieux de reboisement et de maîtrise foncière.// Certains appellent cela la trame verte, d’autres intègrent cette démarche dans des plans paysagers.// Peu importe le qualificatif. Cela doit devenir, pour nous, une priorité.//

 

   Depuis notre création, nous nous sommes occupé de la vie ; nous faisons tout pour préserver le vrai ; il nous faut, maintenant, nous investir dans le vert….. Notre slogan nous l’ordonne.//

 

   3ème axe : Il nous faudra mettre en place l’ensemble des services communautaires liés à nos nouvelles compétences//… Et ce n’est pas une mince affaire//. L’élaboration des PLU, la mise en place des Systèmes d’Information Géographique, le contrôle de l’assainissement non collectif, la mise en place du CIAS…. Et j’en passe, seront des dossiers qui devraient occuper les 6 premiers mois de 2006.//

 

   4ème axe : La prise de nouvelles compétences par la CCTP, la fin des contrats de développement ruraux, l’émergence des pays et le nouveau processus de contractualisation avec le conseil général  vont nécessiter une mise au point, des explications et une communication accrue entre nos collectivités.

 

    C’est pourquoi, je commencerai, dés la semaine prochaine une tournée de toutes les communes de l’intercommunalité, avec ma triple casquette de VP du CG, de président de la CC et d’ancien président du pays.// Cette tournée des popotes me permettra de vous écouter, de recueillir vos souhaits et de vous rassurer sur la répartition des tâches.// Rassurez-vous, je n’ai rien à vendre et je n’ai rien à prendre.// La seule motivation de cette démarche est de garder, au sein de notre collectivité, cette ambiance studieuse, pragmatique, consensuelle et innovante qui fait que la CCTP est reconnue comme étant un territoire d’expérience et d’originalité.// Nous, nous ne sommes pas très riches, mais on a des idées à revendre. Et quand on les revend, on le fait gratuitement.//

 

  Voilà, brièvement ce que je voulais vous rappeler.// Voilà ce qu’est la vie de notre Pacs : La force des symboles qui s’incruste dans l’action de terrain.// C’est notre façon, à nous de défendre les notions de service public, de démocratie locale et de solidarité.// Bref, tout ce pourquoi nous avons été élus.

 

   Mesdames et Messieurs que l’année 2006 soit pour la CCTP une année pleine d’énergie, d’ambition et d’impossibles étoiles à atteindre, mais surtout, qu’elle soit pour vous tous et vous toutes, une année de sourires, de plaisir et d’amour//. Pour être franc avec vous, nous avions pensé mettre la compétence «  Amour » dans les nouveaux statuts de la CCTP, mais, renseignement pris, cela n’aurait pas été accepté par monsieur le Préfet….//

 

   Comme quoi, M et M, l’administration a du mal à évoluer et que nous avons encore beaucoup de travail à faire, de messages à faire passer et de symboles à brandir.// Mais ce symbole là, celui de l’amitié, de l’affection et de l’amour, je sais que nous serons très nombreux à le défendre….Et quand je dis cela, c’est en tout bien, tout honneur//…. Même si votre président a l’esprit carabin, je vous demande de ne pas avoir l’esprit mal tourné…. Du moins, devant les journalistes…. Bonne année à vous tous.

 

Hervé Poher

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Published by Hervé POHER - dans CCTP (divers)
11 octobre 2005 2 11 /10 /octobre /2005 20:38

200px-Robert_de_flandre_crois-C3-A9.jpg    

« Un pays sans histoire est un pays sans gloire ». Mais aussi sans passions. Chaque habitant d’un terroir, d’un territoire ou d’un pays est, forcément, imprégné de l’histoire du lieu. L’environnement, l’économie, les coutumes sont toujours issues d’une histoire. L’abbatiale de Licques n’existerait pas si les moines Prémontrés n’en avaient pas eu la volonté ; les fêtes de Guines ont été créées parce qu’un jour de 1520, Henry VIII est venu chez nous ; et le manoir de Fiennes est-il vraiment la demeure de Godefroy de Bouillon ?

 

   Nous avons la chance d’habiter dans un pays parsemé de souvenirs du passé. Ces souvenirs sont dans nos campagnes, en haut de nos églises, au sein de nos communes. Bien sûr, dans la vie de tous les jours, vous ne faites pas référence au passé, mais celui-ci fait, automatiquement partie de votre champ de vision, donc de votre mémoire inconsciente et de l’ambiance collective.

 

   Et parce qu’il est utile à tous et à chacun, il faut le connaître, le préserver et l’apprécier ; c’est le but de certains passionnés ; c’est l’objectif recherché par les collectivités.

 

   Car sans passé, l’avenir est peu lisible.

 

  Alors, prenez possession de votre passé, de notre passé. Vous y avez tout à gagner.

 

Hervé Poher

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Published by Hervé POHER - dans CCTP (divers)
6 septembre 2005 2 06 /09 /septembre /2005 20:31

                                             
M,M,M M……

 

        Tout d’abord, Mr le Préfet, permettez-moi de vous souhaiter la bienvenue à Guînes, commune faisant partie de la CCTP, elle même située dans le pays du Calaisis.

 

       C’est la première fois que vous venez dans notre ruralité. D’aucuns disent de nous que nous faisons partie de l’arrière-pays . En fait, nous sommes l’avant-pays…..Pour les gens venant du nord, nous sommes le pays qu’ils découvrent avant de pénétrer plus profondément en France. Pour les gens du sud, nous sommes le pays qu’ils découvrent avant de traverser la Manche.

 

      Bienvenu aussi à Mr le Sous-Préfet, qui lui connaît bien nos structures et notre environnement puisqu’il nous a rendu visite bien souvent. Mes services de renseignements m’ont même  appris que vous veniez, incognito, dans la commune pour y exercer des activités coupables… puisque vous sillonnez nos routes à vélo…..et sans autorisation du maire.

 

      Merci, aussi, à tous les élus et représentants des associations, vous qui êtes venus assister à la signature de cette convention fixant les objectifs pour les Contrats d’Avenir, s’adressant aux API et aux ASS.

 

    Permettez que très brièvement, je vous explique pourquoi nous avons accepté d’être ce que j’appellerai les maîtres d’œuvres de cette démarche.

 

    La première raison est simple et touche la psychologie de l’élu local. En effet, vous le savez, dans la tête des gens, les mairies, les élus et à fortiori le maire sont responsables de tout …… surtout responsables de tout ce qui ne va pas.

 

    Cela est concevable quand l’évolution des choses peut dépendre de nos compétences et de nos décisions, mais cela est très injuste quand le mécontentement touche un domaine où, très honnêtement, nous n’avons pas beaucoup d’influence. L’emploi en est un bel exemple. L’emploi et surtout, le manque d’emploi sont pour beaucoup d’élus un soucis presque quotidien avec, bien souvent, des désillusions voire des amertumes.

 

    Autant, nous sommes contents quand nous apprenons la création d’un ou deux emplois, autant nous sommes satisfaits quand nous équipons et vendons des parcelles en zones d’activité,  autant nous sommes désabusés quand on annonce 50 ou 100 licenciements. Voire plus. Et contre cela, nous nous sentons démunis. La loi du marché, la mondialisation, les délocalisations sont des arguments contre lesquels les petits élus locaux, que nous sommes, ne peuvent pas grand chose.
 

    Alors, quand on nous propose de participer, même de façon modeste, à un processus décisionnel  pour créer de l’emploi, nous ne pouvons pas refuser. Et encore moins quand cette démarche touche un public qu’on appelle défavorisé.

 

    La seconde raison résulte d’une option prise par la CCTP. Dés 1998, nous avons voulu créer un bureau local de l’emploi, sorte de petit relais de l’ANPE. Dernièrement, nous avons opté pour la mise en place d’un CIAS, centre intercommunal d’action sociale,  qui, outre les actions classiques des CCAS, s’occupera des dossiers RMI ainsi que leurs suivis. La signature de cette convention ne fait que compléter notre volonté d’être plus présents auprès des demandeurs d’emploi, auprès des familles en difficulté et d’aider les communes rurales qui ont parfois en manque de technicité pour ce genre de dossier.

 

    La dernière raison, enfin, m’est tout à fait personnelle. Depuis des années, je dénonce régulièrement certaines décisions gouvernementales, quelle que soit la couleur du gouvernement, décisions qui limitent ou suppriment les emplois aidés. Je sais que ma franchise me vaut la réputation de ne pas aimer l’Etat. Or, c’est tout le contraire. Vous ne trouverez pas plus jacobin que moi….Et comme dit le dicton : « Qui aime bien, châtie bien. »

 

    Car personne ne peut nier que les collectivités ou associations soient des employeurs potentiels importants, à condition, bien entendu de les aider financièrement. Et, je ne suis pas sûr que le privé soit aussi  disposé à jouer ce jeu là. Mais, Mr le Préfet, je ne demande qu’à me tromper. Et , un jour comme aujourd’hui, un responsable qui a beaucoup critiqué, se doit de donner un coup de main quand les orientations changent et prennent une voie qu’il considère plus intelligente.

 

    Voilà les raisons pour lesquelles nous avons voulu être un petit maillon de la chaîne décisionnelle. Nous ferons ce que nous pourrons, mais si cela peut aider, un tant soit peu, dans cet énorme problème que sont le chômage et l’exclusion, nous aurons fait simplement notre travail de responsable. La barre a été placée haut ; nous aurons du mal à l’atteindre…Mais là aussi, Mr le Préfet, je ne demande qu’à me tromper.

 

    En tous cas, soyez assuré, Mr le Préfet, qu’en collaboration avec les services de l’Etat et avec les organismes compétents, nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir. C’est l’engagement que nous prenons aujourd’hui. Et comme, dans les Trois-pays nous avons une longue pratique des CDR, vous pouvez être assuré que nous tiendrons nos engagements.

Hervé Poher

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Published by Hervé POHER - dans CCTP (divers)
1 juillet 2005 5 01 /07 /juillet /2005 00:00

bien etre hardinghen

 

Mesdames, Messieurs                    

 

   La CCTP inaugure, aujourd’hui, sa 2éme maison de pays. La première est à GUINES ; La seconde est ici, à HARDINGHEN et nous avons voulu l’appeler la maison du BIEN-ETRE.

 

   Certains d’entre vous doivent se demander pourquoi avoir choisi un tel nom ? Pourquoi avoir donné à ce bâtiment ce titre, peut être pompeux et qui a une forte connotation sociale, psychologique et surtout médicale ?

 

   Plusieurs raisons à cela :

   La première c’est que, bien qu’étant une réalisation collective, ce merveilleux équipement doit avoir son identité, sa personnalité, et quoi de plus identitaire que d’avoir un nom unique.

 

   La deuxième, c’est que je crois aux messages indirects et aux transmissions subliminales.

D’ici quelques temps, dans le pays d’HARDINGHEN :

-         Quand on conduira un enfant à la halte garderie, on associera cette démarche à la maison du bien être

-         Quand on inscrira son enfant pour prendre des cours de musique, ce sera à la maison du bien être

-         Quand on voudra apprendre l’informatique ou faire de la gymnastique, on viendra à la maison du bien être

-         Et quand, finalement, les gens se déplacerons pour assister à un concert, une pièce de théâtre ou même faire la fête, ce sera dans la salle communale, directement branchée sur la maison du bien être.

-         Bref, dans quelques mois, les gens diront, en voyant Md EVRARD ou une autre employée de cet établissement : « Celle là, elle travaille au bien être. »

 

Bref, inconsciemment, les gens assimileront toutes ces activités, petit à petit à la notion de bien être…..Et n’est-ce pas à nous, élus et responsables, d’essayer de procurer du bien être à nos populations…. Ou du moins, si c’est trop dur, de leur en donner l’illusion.

                                             ***************

   Avec l’inauguration de ce bâtiment, nous sommes arrivés à mi-parcours de notre programme. Je vois déjà certains élus communautaires qui se demandent si je sais encore compter. Oui, mes chers collègues, je sais encore compter.

 

 

Nous avions dit : » Une maison à GUINES : c’est la maison de l’enfance ; une maison à HARDINGHEN, c’est la maison du bien être ; et une maison à LICQUES, que nous appellerons, peut être, maison de l’AVENIR. » Et la 4ème me direz-vous ?

 La 4ème maison se fera à MARENA-DJOUMBOUGOU, au mali. Après un an de réflexion et de travail, c’est ce que nous avons proposé à nos amis maliens : la construction, en plein centre de MARENA d’une maison de la femme et de l’enfant. Cette réalisation nous permettra et leur permettra, de scolariser les enfants plus tôt, d’éduquer les mamans, d’aider les femmes et les filles à prendre toute leur place dans la société malienne et de pouvoir, indirectement, avoir le moyen de faire une éducation et un suivi sanitaire. Faire 3 maisons chez nous et en installer une à plus de 6000 KMS, quoi de plus noble, quoi de plus juste, quoi de plus solidaire. Et c’est vraiment le minimum que nous puissions faire pour ces gens si formidables.

 

                                                **************

   Cette maison du bien être, nous l’avons voulu comme un lieu d’échanges, de culture et de plaisir. C’est par définition même un lieu de service et un lieu d’enracinement au territoire. Et quand je dis services, vous savez l’attachement et l’acharnement que je mets à défendre une certaine notion du service public. En faisant de telles réalisations, nous créons du service au public. C’est notre devoir, c’est notre rôle et c’est pourquoi nous avons été élus. Ne l’oublions jamais. Rassurez vous, je ne ferais pas, une fois de plus l’apologie du service public ; vous connaissez trop mon discours. Mais je dois vous avouer que, dans un monde où la notion de projet est effacée par la notion de finances et où la notion de rentabilité a supplanté la notion de service, je me sens, de plus en plus, mal à l’aise avec mes idées ringardes…Mais quand on a des convictions, il faut savoir les défendre. C’est aussi le rôle des élus et j’ai la faiblesse de croire que les mots peuvent, parfois, infléchir le sens des événements.

                                             ******************

Cette maison est la dernière réalisation issue des CDR. Procédure que j’ai toujours défendue parce qu’elle avait plusieurs intérêts :

-         Elle nous obligeait à un effort de réflexion et de planification. On ne pouvait pas faire tout et n’importe quoi, selon nos humeurs et selon les modes du moment.

-         Elle nous apportait, évidemment des financements, parfois importants, par nos partenaires, selon les priorités définies par ces partenaires dans le cadre de leurs politiques propres.

-         Et surtout, la gestion du CDR permettait, 2 ou 3 fois par an, de se mettre tous, autour de la table,Etat, Conseil Régional, Conseil Général ou d’autres, afin de discuter, d’adapter nos politiques et de créer une dynamique collective. Et cette façon de travailler est intelligente, constructive et efficace.

 

C’est pourquoi, habitués à cette façon de faire, nous avons adhéré à la démarche de pays, comme lieu de discussion, concertation et mutualisation.

-         Parce que faire un aménagement du territoire intelligent, ne peut se faire qu’en concertation avec nos voisins

-         Parce que la résolution de nos problèmes locaux, qui sont exactement les mêmes que ceux de nos voisins, ne peut se trouver qu’en discutant, sans concurrence ou animosité.

-         Parce que c’est idiot de réinventer le monde, quand votre voisin en a déjà fait une bonne partie.

Et c’est aussi parce que nous avons cette culture du CDR avec cette logique de discussion et de projet que j’ai adhéré totalement, à titre personnel, à la démarche de réorganisation des politiques du CG et à la notion de contractualisation. C’est un plus pour le CG, mais c’est aussi un plus pour nous.

 

Avant d’en terminer, permettez que je remercie :

-         Les obscurs, les sans grades…. Ceux qui font le boulot, mais qui ne font pas de discours. On me reproche souvent d’être un affreux cumulard en suggérant que je ne peux pas assumer toutes mes responsabilités. Je réponds, à chaque fois, que parmi mes nombreux défauts, j’ai au moins une qualité : je sais m’entourer de gens volontaristes, déterminés et efficaces. Alors un grand merci au Vice-Président MAILLE. Eric, c’est la deuxième maison que tu construis dans les TROIS-PAYS….Pour aller surveiller les travaux au MALI,….on en rediscutera.

-         Merci à Md EVRARD et à toute son équipe. Quand nous vous avons recrutée, VALERIE, nous pensions avoir trouvé une perle rare. Avec le temps, force est de reconnaître que nous avons débauché un trésor.

-         Merci aux techniciens de la CCTP pour votre participation au montage des dossiers et aux travaux. Ce n’était pas un dossier facile, mais vous avez rempli votre tâche avec brio. Permettez moi d’y associer l’architecte et les entreprises. C’est du bel ouvrage.

-         Merci à la Commune d’Hardinghen. Mr le Maire, mon cher DIDIER, transmets à ton conseil municipal tous nos remerciements. Sans la forte volonté de la commune et son adhésion totale au projet, nous n’aurions peut-être pas réussi.

-         Merci enfin aux nombreux financeurs : l’EUROPE, l’ÉTAT, la REGION, le CONSEIL GENERAL. Vous nous avez accompagné dans ce projet ambitieux. Et quand, j’ai parlé au début d’un projet collectif, je le pense vraiment. La CCTP n’a été que le fédérateur, que le point de rencontre des volontés publiques de chacun d’entre vous. Nous avons voulu créer un service public ; grâce à vous, nous avons créé un vrai service public.

-         Un remerciement spécial pour la CAF. Dés le départ vous nous avez accompagnés dans le cadre de la politique petite enfance. Vous êtes des alliés précieux et sachez que cette maison est aussi la votre.

 

M,M,M. J’ai souvent dit : l’action d’un élu n’a de sens que si elle est dirigée vers l’avenir.

Quoi de plus beau qu’une maison où l’on voit des enfants ? Quoi de plus beau qu’une maison où l’on apprend de la musique ? Quoi de plus beau qu’une maison où le rire et l’échange sont les seules règles ?. Cette maison est un instrument d’avenir et, quoi que l’on pense, c’est forcément, pour nous tous, un instrument d’espoir. 

 

Hervé Poher

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Published by Hervé POHER - dans CCTP (divers)
14 avril 2005 4 14 /04 /avril /2005 00:00
200.Cyberpoints 
 Lancement journée informatique à Hardinghen

                                                
 
M,M,M

 

Dans toute action collective, dans toute mobilisation publique, il y a un maître mot, une constante et un lev motif : c’est le bien être de nos concitoyens, de nos administrés.

 

Si un élu, si un décideur, si un responsable n’a pas cet objectif à l’esprit, je ne vois pas pourquoi il est élu, pourquoi il est décideur ou comment il est responsable.

 

Et le bien être, c’est tout un ensemble de facteurs moraux, sociaux et sanitaires qui font que l’être est bien dans son environnement, dans son statut social et dans son épanouissement individuel.

 

Tout cela pour dire, M et M, que, même si de par nos fonctions nous sommes plus ou moins spécialisés, nous devons garder à l’esprit, de façon permanente que le bien être, ce n’est pas uniquement avoir une prise de sang sans anomalies notables. Et vous le savez, la rudesse de la vie, l’impitoyable sélection de notre société et les règles, parfois inhumaines de notre monde font que beaucoup de gens se sentent physiquement bien, mais sont moralement  mals.

 

Mais, à contrario, ce n’est pas parce que nous sommes noyés dans les problèmes sociaux, dans les problèmes de chômage ou dans les évolutions négatives de notre société, que nous devons nous désintéresser du bien être physique

 

C’est le sens que nous avons voulu donner à notre action en impliquant la CCTP dans des actions de santé, inscrites dans le cadre des PRS ; c’est le sens que nous avons voulu donner en inscrivant les problèmes sanitaires comme prioritaires dans la charte du Pays du Calaisis, objectif et travail issus de la volonté de 5 intercommunalités.. Même si la santé est un domaine spécifique, parce que réservé à une pseudo élite, même s’il est difficile, pour un profane d’appréhender sereinement les termes de douleur, de maladie et de mort, nous ne pouvons pas rester en dehors de ce domaine si particulier qu’est la santé des gens.

 

Et puisque le médical est affaire de spécialistes, notre seule porte d’accès, c’est la sensibilisation, c’est la communication, c’est le dépistage et la prévention. Et je le dis, avec d’autant plus de force que, malheureusement, nous vivons dans un bassin de vie qui présente les indices sanitaires les plus mauvais de France : Morbidité la plus haute de France, mortalité la plus haute de France, espérance de vie la plus basse de France ; nous sommes les champions pour la plupart des cancers et nous tenons la tête pour les maladies cardio-vasculaires, les maladies liées à l’alcool et les suicides. Et la résolution de cette injustice sociale n’est pas, uniquement une affaire de spécialistes ; c’est aussi une affaire d’élus et  de responsables.

 

Mais vous, qui êtes citoyen avant d’être élu, vous qui êtes des malades en puissance avant d’être des décideurs, vous savez, pertinemment que pour interpeller les gens, au sujet de leur bien être, il nous faut trouver la bon vecteur de communication, la bonne méthode de persuasion.

 

C’est un peu l’objectif de cette journée.

Les nouvelles technologies de l’information et de la communication ont changé, complètement, notre relation avec les outils d’information, notre façon d’absorber l’information, notre façon de digérer l’information. Et si, nous voulons être efficaces dans nos démarches préventives, nous ne pouvons pas faire autrement que de nous adapter et de pouvoir s’immiscer dans l’univers relationnel de nos concitoyens.

L’utilisation de l’informatique, de l’internet ou de tous les nouveaux système à venir, n’est pas un fin en soi ; c’est un moyen et un outil. Les spécialistes de l’image et de la publicité l’ont compris depuis longtemps. A nous d’être inventifs et ingénieux, afin de savoir faire passer les messages.

 

Toutes les manifestations basées sur la notion de bien être sont un plus ; toutes les formes de communication qui ont pour fondement une attitude plus responsable sont des plus ; tout outil qui aide au bien être et à l’épanouissement de l’autre est un plus.

 

Faire de l’aménagement du territoire, c’est facile : c’est une question de volonté et de budget.

Aider les gens à être bien dans leur peau, physiquement et moralement, c’est une question de disponibilité, de patience et de conviction. Et cela, ce n’est pas quantifiable dans un budget.

 

Avant d’en terminer, permettez moi de remercier tous ceux qui sont volontaires pour cette grande et noble aventure : le monde associatif qui nous aide depuis longtemps et qui, j’en suis sur, continuera à nous aider ; les responsables, médecins et travailleurs sociaux du CG qui témoignent, sur le terrain, de l’implication incontournable du département ; les membres et employés des EPCI qui vont participer à ce magnifique challenge et merci à tous ceux qui, dans cette démarche, nous donnerons un coup de main.

 

Ce que nous faisons, c’est un travail de fond, un travail de longue haleine, mais un travail qui justifie pleinement notre implication de responsable et qui illustre une certaine idée de la solidarité et de la justice sociale.

 

M et M, si grâce à internet et au portail numérique, vous incitez  les gens à être plus attentifs à leur santé, si vous aidez les gens dans leur démarche de santé , si vous persuadez les gens  à consommer plus d’eau et, défi suprême, si vous arrivez  à ce que Hervé POHER fume moins de cigarettes, vous aurez été très fort et vous aurez rendu service à beaucoup de personnes ….et en particulier, à mon épouse.

 

Hervé Poher

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Published by Hervé POHER - dans CCTP (divers)
31 janvier 2005 1 31 /01 /janvier /2005 00:00

185.2006-Voeux.jpg

 

   Permettez, tout d’abord, que je dise un petit mot concernant la catastrophe en Asie du sud. Je serai bref car, vous le savez, j’en ai déjà longuement parlé lors de la cérémonie des vœux de la ville de Guines.

   Je veux simplement vous rappeler qu’une action a été lancée. Cette action , intitulée « SOLIDAIRES POUR REBATIR – ASIE 2005 » étalée sur un an, ne sera pas une initiative spécifique de la ville de Guines, même si la commune a décidé de participer de façon importante, mais nous voulons que ce soit une dynamique collective associant

-         les particuliers qui le veulent

-         les associations qui le veulent

-         les collectivités qui le veulent

avec un objectif bien ciblé : l’aide aux enfants orphelins.

 

   Notre but est simple,sans ambitions démesurées,sans médiatisation inconvenante :

-         montrer que le mot solidarité n’est pas un mot vide de sens

-         montrer que nous savons pertinemment  que notre implication et notre dévouement à la chose publique n’ont qu’une valeur très relative face à des catastrophes qui peuvent toucher des millions de personnes.

 

   Tout le monde est bienvenu, dans cette démarche qui veut aussi montrer que nous, on ne s’empresse pas d’oublier.

 

   Je tenais à vous apporter cette précision car suite à mon intervention du 13 Janvier, nombreux ont été ceux qui m’ont contacté pour savoir s’ils pouvaient s’associer à cette initiative. Bien entendu ! Toutes les bonnes volontés seront appréciées. Nous voulons tout simplement tendre la main à des gens qui ont besoin d’un geste d’amitié, d’humanisme et de solidarité.

 

   Puissent ces 3 mots, après la catastrophe du 26 Décembre, s’incruster au plus profond de nous. 
                               

   Mais puisque la vie continue, parlons un peu de la CCTP.

 

   Nous entamons, aujourd’hui notre 9ème année d’existence et vous vous doutez bien que le Président que je suis, a de plus en plus de mal à imaginer une intervention qui ne soit pas une redite, à exposer des objectifs qui sont connus de tous et à vous expliquer des procédures devenues classiques pour beaucoup d’entre vous.

   Aussi, ayant sans doute gardé des réflexes de médecin, je me suis dit : » Je vais ausculter la CCTP ; je vais essayer d’en faire un bilan et je vais tenter d’en déduire les caractéristiques principales. Bref, je vais faire un diagnostic, diagnostic sur notre fonctionnement interne, diagnostic sur nos motivations et sur nos décisions. »

 

Sur le fonctionnement interne, permettez que je formule ce qui est pour moi une évidence : J’ai beaucoup de chance.

   J’ai la chance de présider une collectivité où tout se passe dans la transparence

, la concertation, la coopération et la convivialité.

 

   Notre passage en TPU était un sujet difficile ; la prise de compétence «  Ordures ménagères » était un sujet, on ne peut plus périlleux…….et pourtant après maintes réunions, maintes discussions, après parfois quelques éclats de voix tout à fait légitimes, les décisions ont été adoptées.

 

   Dans certaines intercommunalités, on a pris l’habitude de faire le décompte des délibérations, du % de présence, du % de votes positifs.

   A mes collègues, Présidents de structures intercommunales, je ne ferai pas l’affront d’entrer dans la même démarche car je me dois d’avouer que chez nous, le taux de présence frise les 100% et que le vote à l’unanimité est devenu, pour nous, une mauvaise habitude.

 

   Monsieur le Président du Conseil Général, mon ami Dominique DUPILET aurait tendance à dire, pour me taquiner que c’est parce que je suis un dictateur !

Eh bien non !! C’est simplement le résultat d’une gestion collective, basée sur 3 principes :

 

-         1er principe : « On ne passe jamais une délibération en force »

Si une décision communautaire ne peut pas recueillir, au minimum 90% des votes, c’est que le dossier doit être revu et qu’il peut être amélioré.

Créer des rancoeurs, implanter des aigreurs ou des sentiments d’injustice finit toujours par nuire à la dynamique collective.

  

-         2ème principe : « Autonomie complète et confiance absolue dans le travail des Vice-Présidents, des présidents de commissions et des membres du bureau. Quand on veut que des gens se dévouent pour le bien public, il faut qu’ils se sentent investis d’un devoir et d’un pouvoir. La confiance est, je le pense sincèrement , un des moteurs essentiels de nos structures.

 

-         3ème principe : Dés le départ, nos objectifs étaient clairs :

 

·        Nous avons défini notre image «  Le Vert, Le Vrai, La Vie » que je résume, bien souvent en disant : » Ruraux et fiers de l’être »

·        Nous avons défini nos ambitions, à notre taille et selon nos moyens, en étant réalistes et pragmatiques.

·        Nous avons défini notre philosophie d’action, en dehors de toute contingence politique et visant un seul objectif : LE SERVICE PUBLIC .

 

   Comment voulez vous, qu’en appliquant ces principes de gestion, nous n’ayons pas, presque à chaque fois, une unanimité au sein de notre assemblée. Et quand, par hasard il y a 1 ou 2 votes négatifs ou même une seule abstention, la, plupart des délégués disent : « Qu’est ce qu’il lui a pris ? »

   Et ce n’est pas une unanimité forcée ou de façade ; c’est une unanimité voulue résultat du principe de concertation.

 

   Mais cette façon de gérer a, je l’avoue, 2 inconvénients :

 

1.      1er inconvénient : L’évolution de notre structure et de ses compétences est parfois plus lente. Nous, on envisage, on discute, on négocie. Le bureau m’a souvent entendu dire : » On ne viole pas les gens ! ». Mais je suis persuadé que cette façon de faire correspond mieux au tempérament rural de beaucoup d’entre nous et j’ai la faiblesse de croire que, quand on a un minimum d’intelligence et de bonne volonté, et si on accepte de se mettre autour d’une table, on finit toujours par trouver des solutions consensuelles.

 

2.      2ème inconvénient : Nous faisons très rarement la une des journaux, parce que, dans nos réunions officielles, il n’y a pas de vociférations théâtrales, pas de claquements de portes, pas de déclarations intempestives. Mais, je l’avoue, c’est aussi bien comme cela. Comme dit le proverbe : « Vivons heureux, vivons cachés ».

   Voilà pour ce qui est du fonctionnement.

 

 

   Quant à nos ambitions et à nos décisions, en faisant le bilan de 8 années de travail, j’ai découvert un fil conducteur qui n’est pas affiché clairement, mais qui est omniprésent. Et ce fil conducteur qui nous a toujours guidés, au grés du temps et au grés des décisions, est relativement simple :

         « Nous avons toujours voulu que notre collectivité soit, consciemment ou inconsciemment, une terre d’originalité, un creuset d’expériences. Bref, qu’elle soit originale et novatrice. "

   Et si vous en doutez, laissez moi vous fournir quelques exemples :

 

*ORIGINALE ET NOVATRICE, cette idée de mettre en place une politique de la petite enfance, en milieu rural.

   Rappelez vous, en 99 et en 2000 ; beaucoup de gens étaient septiques et affirmaient de façon péremptoire ; » Ca ne peut pas marcher ! »

   Avec l’aide de tous nos partenaires ( Etat, Région, Conseil Général, CAF), nous venons d’ouvrir la seconde halte garderie, à Hardinghen et nos 2 structures marchent très bien.

   Et je ne compte plus le nombre d’élus d’autres intercommunalités, venus chez nous, pour voir nos bâtiments et comprendre notre fonctionnement, afin de pouvoir créer, chez eux, les mêmes centres pour la petite enfance.

 

*ORIGINALE ET NOVATRICE, cette idée, avant 2000,  d’installer des cybercentres en milieu rural. Nous sommes,  probablement les 1er  à l’avoir fait.

Maintenant, c’est presque dans tous les programmes des communautés de communes. Mais quand nous avons osé le faire, soyons honnêtes, nous avions quelques doutes.

 

*ORIGINALE ET NOVATRICE, cette Opération Programmée pour l’Amélioration de L’Habitat, que nous venons de terminer.

   Une OPAH, il n’y a rien de plus classique, de plus formatée, de plus réglementée. Mais quand nous, CCTP, décidons

·        De mettre la main au portefeuille afin d’attribuer des aides supplémentaires et d’entraîner l’ANAH dans une majoration des subventions.

·        Quand on décide d’y ajouter une opération » LES 3 PAYS EN COULEUR », opération récompensée au niveau national par l’Association des Maires de France

·        Quand nous décidons d’y inclure une opération Vieilles Enseignes, destinées aux artisans et aux commerçants.

·        Quand nous servons de territoire expérimental pour subventionner tous les travaux d’économie d’énergie.

·        Et quand, enfin, nous lançons l’OPAH  en éditant un guide de l’habitat, conçu en partenariat avec le Parc.

   Alors cette OPAH, qui aurait pu être une OPAH classique, devient, comme l’ont qualifiée les services de l’Etat une OPAH complexe. Et beaucoup de nos initiatives, inventées pour cette OPAH, sont reprises, actuellement dans d’autres territoires.

 

*ORIGINALE ET NOVATRICE, cette idée du TAXI VERT. Tout le monde le sait : Un des gros handicaps de la ruralité, c’est le problème de la circulation des biens et des personnes. Offrir pour 2 Euros, le transport à toute personne de notre territoire, quelles que soient la distance et la destination, sachant que la collectivité paye le différentiel, c’est quand même un geste fort. Bien sur, cela nous coûte de l’argent, mais l’argent public doit servir au service public.

 

*ORIGINALE ET VOLONTARISTE, quand nous avons imaginé cette fameuse opération ARARAT, déclarée exemplaire par tous nos partenaires. Il nous fallait lutter contre l’érosion des sols et les inondations, en revenant au B. A .BA de l’aménagement rural : des haies, des bandes enherbées, des fossés entretenus, des mares de rétention. Soyons francs ! Nous n’avons rien inventé ; nous n’avons, avec l’aide du Parc fait qu’appliquer des traitements de base connus de tous. Encore fallait-il le faire.

 

*ORIGINALE ET NOVATRICE, cette journée du bien être que nous avons, avec l’aide du CG, mis en place, dans le cadre des Programmes Régionaux de Santé. Journée d’information, de communication, d’échanges et le résultat est là : Dans la région N/PDC, le canton de Guines est celui qui a déposé le plus de dossiers par tête d’habitants.

   Certains esprits tortueux pourraient fantasmer et dire : »C’est normal car le Président de la CCTP est en même temps vice-président du CG, chargé de la santé ». Eh bien, très sincèrement, je n’y suis pour rien !!. Si nous pouvons être fiers d’une telle mobilisation, c’est simplement le fruit d’une manifestation bien pensée et du travail effectué par la CC, le monde associatif et le personnel de l’unité territoriale du CG.

   Et ce résultat a tellement impressionné les autorités départementales que la DASS a décidé d’inclure le canton de Guines dans les 3 cantons test pour l’évaluation de la campagne de dépistage du cancer du sein.

 

*ORIGINALE ET NOVATRICE, cette idée de faire signer une charte tripartite, de coopération entre des flamands, des français et des maliens. C’est une première dans son genre.

   Et à titre personnel, je suis très fier d’avoir réuni, dans une même manifestation, 3 peuples différents, 3 cultures différentes et des races différentes. Ce genre d’initiative est la meilleure réponse que l’on puisse faire aux mauvaises odeurs de certains discours racistes ou xénophobes.

 

*ORIGINALE ET NOVATRICE était, dés 1997, cette initiative que nous avons prise, en voulant collaborer, dans le cadre du tourisme, avec notre grand voisin calaisien. Et si aujourd’hui, il existe un Office de Tourisme de Pôle, nous y sommes un peu pour quelque chose.

   Et c’est parce que nous avons montré, depuis des années une volonté d’ouverture et de dialogue avec nos voisins, tous nos voisins, que, tout naturellement l’Etat nous a demandé d’être les porteurs du projet de pays du calaisis.

 

*ORIGINALE ET NOVATRICE, cette démarche que nous avons, avec le CG pour imaginer le développement de la culture en milieu rural. Il nous faut imaginer, coordonner, travailler pour finalement contractualiser avec    l’institution départementale. C’est notre intérêt et c’est l’intérêt du Département sachant que le mot d’ordre accepté par tous est : » Les ruraux ont autant le droit à la culture que les autres »

 

*ORIGINALE ET NOVATRICE, enfin, cette dernière décision que nous venons de prendre : La création d’un CIAS.

Parce que les problèmes sociaux sont de plus en plus évidents

Parce qu’on a pas le droit de laisser quelqu’un au bord de la route

Parce que la solidarité doit être inscrite génétiquement dans toute action politique

Nous ne pouvions pas faire autrement que de faire le pas en disant : »Vos problèmes, vos exclus, votre misère sont aussi les nôtres »

 

   Voilà quelques exemples de ce fil conducteur que nous avons suivi, depuis quelques années. Certains nous regardaient avec curiosité, quelquefois avec malice ; d’autres qualifiaient cela « d’expériences hasardeuses » ; D’autres encore nous prédisaient de cuisantes déceptions.

   L’histoire a montré que ces originalités nous ont fait avancer, avec ce paradoxe qui fait que nous étions peut être en retard sur l’évolution de nos statuts mais que nous étions toujours en avance dans l’innovation et la réalisation de nouveaux programmes.

   Nous avons voulu être une terre d’expériences. Après 8ans, je crois pouvoir affirmer que nous avons réussi.

 

Mais je me dois, M, M, d’être honnête avec vous : Nous ne sommes pas des magiciens ni des sorciers et si tout cela a été possible, c’est bien parce que, dans cette dynamique incontournable, nous étions associés à tous nos partenaires

 

·        Tout d’abord l’Etat qui a toujours joué le jeu par ses conseils et ses aides financières. Et si par le passé, il m’est arrivé de taquiner quelques sous-préfets ou de montrer mon mauvais caractère, ce n’est jamais contre l’Etat mais bien contre le carcan des procédures et le labyrinthe de l’administration.

·        La Région, ensuite, qui par l’intermédiaire du Contrat de Développement Rural nous a beaucoup aidés.

·        Le Conseil Général, enfin, présent dans presque tout nos dossiers, parce qu’il se veut proche des territoires, proche des communes, proche de la ruralité.

·        Permettez moi d’associer à ces remerciements, le Parc, la CAF, l’Union Nationale des Centres d’Action Sociale. Que ceux que j’oublie me pardonnent, mais nous avons tellement inventé

tellement monté de dossiers, qu’avec mon grand age, j’ai du mal a me rappeler tous les partenaires.

 

   ORIGINAUX ET NOVATEURS, je reprends ces termes et je les assume. Car voyez vous, M, M, si nous n’étions pas un peu utopistes, si nous ne mettions pas un peu de sel dans notre action, si nous n’étions pas, parfois, un peu farfelus, bref si nous nous limitions à la gestion stricto sensu de notre collectivité, la vie serait bien triste et notre travail d’élu serait bien morne…pour ne pas dire autre chose.

 

   Alors pour 2005, Md et Mr les élus et les techniciens de la CCTP, je vous souhaite d’être des bâtisseurs, des créateurs, des inventeurs, motivés par la solidarité, le progrès et bercés par l’utopie  

Et à vous tous, je ne peux que souhaiter :

·        Une santé de fer

·        Un moral d’acier

·        Un bonheur en béton

·        Et de l’amour à profusion

Et accessoirement  6 bons numéros au loto.

   Si vous avez tout ce que je vous ai souhaité, je suis sur de vous revoir l’année prochaine…..sauf si après avoir gagné au loto, vous partez dans les îles.

   Mais à l’extrême, c’est tout le malheur que je vous souhaite.

 

Hervé Poher

 

 

                              

 

 

 

 

 

 

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Published by Hervé POHER - dans CCTP (divers)
30 juin 2004 3 30 /06 /juin /2004 20:23



Conseil Communautaire

 

Avant de commencer cette séance, je me dois de vous tenir informés de certaines évolutions notables de notre partenariat avec d'autres collectivités.

 

Tout d'abord, un mot du pays : le 1er séminaire a eu lieu, samedi dernier. Nous sommes dans la première phase ; c'est l'élaboration de la charte. L'ensemble des représentants des 5 EPCI a montré un esprit constructif, une volonté de dialogue et l'envie d'imaginer l'avenir ensemble, en oubliant certains malentendus du passé.

 

C'est une nouvelle démarche pour une nouvelle structure de concertation et nous y avons toute notre place, d'autant que nous sommes les porteurs du projet.

 

2ème information : hélas, moins optimiste. Vous le savez, les CDR se terminent fin 2004. Mais parallèlement à cette extinction programmée des CDR, dont nous avons largement profité, l'état et la région ont procédé à une révision du CPER et de l'attribution des fonds européens. Cette révision a été placée sous le signe de la restriction et bon nombre de programmes qui nous touchaient directement ont été grandement amputés de moyens financiers. Déjà, nous avons appris que certains projets qui devaient être subventionnés à 70 % ne le seront qu'à 30 %. Dans le financement de la Maison de Pays, à Hardinghen, nous savons que la subvention FEDER ne sera pas à la hauteur de ce qui était prévu dans notre plan de financement.

 

Ces nouvelles règles du jeu mettent notre collectivité, comme d'autres, en difficultés surtout lorsque le projet est presque terminé.

 

Depuis 1997, nous avons été volontaristes, dynamiques et créatifs. Permettez-moi d'être francs avec vous : la fin des CDR, la révision du CPER, les restrictions budgétaires appliquées par l'Etat, et l'absence de marge financière dont nous souffrons, fait que je peux déjà vous annoncer les règles incontournables de notre futur débat d'orientation budgétaire : restriction budgétaire sur tous nos dossiers ; abandon de certains projets, pose dans la dynamique incontournable, voire même, retransfert aux communes de certaines charges, que dans un souci de solidarité, nous avons accepté de payer (même si elles n'existent pas dans nos compétences).

 

Bref, nous avons vécu depuis 1997, une période d'expansion et de vaches grasses. Nous devons envisager pour l'avenir un serrage de ceinture et des vaches maigres.

 

Dernier point d'information : dans le cadre de l'Après Duty-Free, la Ville de Guînes devait recevoir une somme importante pour l'aménagement de la zone d'activités.

Des problèmes d'éligibilité, des problèmes administratifs et les conséquences qui en découlent m'ont amené, en tant que maire de Guînes, à informer le Préfet que la Ville de Guînes renonce à la dotation "Après Duty-Free pour sa zone d'activité à condition que l'ensemble des crédits, promis par Monsieur le Ministre Delevoye, soit reporté sur les projets de l'intercommunalité." C'est-à-dire qu'il faut que le travail de la commune de Guînes soit profitable, à terme à la Communauté de Communes des Trois-Pays. J'attends la confirmation écrite du Préfet de Région.

 

 

Mesdames, Messieurs, je me devais en ce début de séance de vous alerter sur les nuages noirs qui se profilent à l'horizon. Vous me direz, et c'est logique, qu'il aurait été anormal que, toutes les collectivités aient des problèmes budgétaires, les vôtres comme les nôtres, et que la Communauté de Communes des Trois-Pays n'ait aucun souci.

 

Quoi qu'il en soit, l'avenir de notre collectivité dépendra uniquement, des décisions politiques que nous prendrons dans les mois à venir.

 

Hervé Poher

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