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AVERTISSEMENT:




Nous vous proposons différentes photographies qui n'ont qu'un seul but: vous livrer de belles images du Pas-de-Calais, quelques images du monde et quelques clins d'oeil humoristiques. Ces photos ont été copiées sur le web et restent la propriété des gens de talent qui les ont faites.

ITINERAIRE...

1989

- Election au Conseil Municipal de Guines

1992

- Membre de la liste régionale

1994

- Elu Conseiller Général du Canton de Guînes

1995

- Elu Maire de Guînes

1997

- Elu Président de la Communauté de Communes des Trois-Pays (CCTP)

 - Suppléant du député Dominique Dupilet

1998

- Vice-Président du Conseil Général

- Président d'Eden 62

2000

- Nommé élu référent pour l'Opération Grands Sites des Caps

2001 Réélu

- Maire de Guînes

- Conseiller Général

- Président CCTP

2002

- Suppléant du député Jack Lang

2004

- Membre de la liste régionale

- Elu président du Comité de Bassin de l'Agence de l'eau Artois-Picardie (--> 2014)

2004

- Elu président du Pays de Calais (-->2006)

2005

- Elu président de la Conférence Sanitaire du Littoral (-->2009)

2007

- Suppléant du député Jack Lang

- Démission du poste de maire

2008 Réélu

- Conseiller Général

- Adjoint à Guînes

- Président de CCTP

- Président Agence Eau

2011 Réélu

- VP du Conseil Général

- Président du Comité de Bassin de l’Agence de l’eau

- Membre de la liste sénatoriale

2012 :

- Candidat aux législatives

- Elu Président du Parc Naturel

2013

- Sénateur du Pas-de-Calais 

- Démission de la CCTP

- Démission du CM de Guînes

2014 Réélu

- VP du Conseil général

- Président du Parc

2015

- Arrêt du Conseil Général

- Arrêt  Eden

-Arrêt Parc Naturel

2017

- Arrêt du Sénat

 

PHOTOS

 

Poher (19)      

Poher (7)

Poher (18)     

Andre-et-Gilbert     

Contrat-avenir.jpg   

En-assembl-e.jpg

GB     

Inauguration-Petit-Prince.jpg      

Langelin-maire-honoraire.jpg

election 2007    

Ardres     

Conservatoire 2

Poher herve (6)     

2004 fete de la randonnee    

Bouquehault     

Kluisbergen     

Poher (14)     

tour     

99 Inauguration ADSL

MDR             

repas vieux      

jardin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

25 juin 2015 4 25 /06 /juin /2015 19:06
25/06/2015: A la cérémonie pour ceux qui quittent les instances du Parc.

Réunion du Parc Naturel des Caps et Marais d’Opale/ Escoeuilles

 

   « Votre hommage me touche beaucoup… Me touche d’autant plus qu’il y a toujours eu, dans mes rapports avec le Parc, une certaine ambiguïté.

 

Je m’explique.

 

   Dans les années 90, j’étais conseiller municipal d’opposition et j’ai enquiquiné le maire, pendant 6 ans, pour qu’il demande l’adhésion de la ville de Guînes au Parc du Boulonnais.

 

   Quelques années après, moi-même maire et président de la Communauté de Communes des Trois-Pays, j’ai enquiquiné Dominique Dupilet pour qu’il prenne les Trois-Pays dans le Parc. Mais du coup, les 2 Parcs, boulonnais et audomarois se touchaient… Ce qui est interdit… D’où l’histoire que vous connaissez.

  

   Une fois dans le Parc, j’ai enquiquiné les techniciens pour leur rappeler que ce sont les élus qui décident et que l’imagination, c’est plus important que l’administration.

 

   Et enfin, à partir de 2012, président du Parc, j’ai enquiquiné tout le monde pour faire valider la charte.

  

   En repensant à tout cela, j’en ai donc déduit que je suis un enquiquineur !!

 

    Et les enquiquineurs, pour s’en débarrasser, il faut leur faire des cadeaux…

 

   Donc, je prends vos cadeaux… Mais je trouverai bien un moyen pour continuer à vous enquiquiner. »

 

Hervé Poher

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Published by popo - dans Parc
12 juin 2015 5 12 /06 /juin /2015 18:35
12/06/2015: Passation de pouvoir au Parc Naturel.

Escoeuilles, le 12/06/2015 :

Avant l’élection de Dominique Rembotte en tant que nouvelle Présidente du Parc Naturel régional des Caps et Marais d’Opale.

Mesdames et Messieurs.

   Etant encore président pour quelques minutes, j’ai le devoir de vous accueillir. Je devrais plutôt dire : «  J’ai le plaisir de vous souhaiter la bienvenue. »

   Mais avant de céder la place au grand chambellan qui va diriger les opérations, je vais me permettre de dire 2 mots. Et quand je dis 2 mots, c’est 2. Pas comme certains qui disent qu’ils vont dire 2 mots et qui parlent 2 heures.

   Tout d’abord un mot d’excuse. Excuse car je vous ai convoqués 4 fois en 3 ans pour élire un président. 4 fois, ça fait beaucoup et je crois savoir que ce ne sera pas fini. Mais le calendrier électoral et la respiration démocratique nous obligeaient à cette gymnastique.

   Mais pour cette quatrième fois, je vous rassure : je ne serai pas candidat !

  Second mot… J’ai hésité à l’appeler « mot d’affection », ou « mot de volonté ». Pour finir, je l’appelle « mode d’emploi du Parc. »

   J’ai souvent dit, répété, voire seriné : « Le Parc est un territoire d’expérimentation, d’exception et d’excellence. » Ce n’est pas de moi, mais  c’était mon devoir de Président de le répéter. J’aurais pu dire aussi : « C’est un territoire d’aventures, d’avancées et d’audace. »… A condition que vous le vouliez, bien entendu.

   Si je vous dis cela, c’est que vous êtes tous des décideurs, des responsables ou des élus et que dans notre système, votre système, des espaces d’aventure, d’audace et de rêves, il n’y en a pas beaucoup… Ils sont même rares. De plus, notre système n’aime pas les personnes, les idées ou les démarches qui sont hors norme.

   Alors profitez du Parc ; profitez de cet espace de liberté. Je sais que vous en avez besoin et je suis persuadé que vos populations sont demandeuses.

   Voilà. Mesdames et Messieurs. Il y a 3 ans, vous m’avez confié le Parc avec une certaine mission. Aujourd’hui, je vous le remets entre les mains : mission accomplie et il est actuellement en bonne santé… Et il le restera.

   Bonne chance au Parc et bon courage à vous.

Hervé Poher

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Published by popo - dans Parc
5 mai 2015 2 05 /05 /mai /2015 19:56
05/05/2015: Message au personnel du Parc des Caps et Marais d'Opale/ Hervé Poher

Parc Naturel des Caps et Marais D'Opâle

 

Trois fois « Merci ».

   « Merci » de m’avoir épaulé dans ma fonction de président. Président pour seulement trois ans, mais trois années intenses, drues, refondatrices ; trois années qui nous ont permis de défendre la Charte, d’aller chercher, voix après voix, l’accord des communes et de repartir sur de nouvelles bases pour de nouvelles aventures. Tout cela, nous l’avons fait ensemble, élus, techniciens, employés… Et nous pouvons être tous fiers du résultat.

   « Merci » pour cette soirée « d’au revoir » à Saint-Joseph Village. C’était sympa, décontracté et sincère. Après toute une histoire que j’assume avec le Parc (avant et pendant la présidence, avec des périodes anti et des périodes pro, avec la fougue de la jeunesse et la sagesse de l’expérience),  je ne pouvais pas partir sans vous faire un dernier clin d’œil. Et, paradoxe de la vie, c’est vous qui m’avez fait quelques clins d’œil. Cela m’a fait plaisir et cela m’a touché.

   « Merci » enfin de garder ce Parc, de garder la dynamique parc, de garder l’esprit Parc. Dans une société un peu déboussolée, dans une société où les valeurs semblent ne plus avoir beaucoup de sens, dans une société où les gens ont besoin qu’on leur raconte une histoire, vous êtes, comme je vous l’ai dit « les gardiens du temple » et vos trésors seront toujours indispensables à nos concitoyens. Alors continuez : malgré les critiques, malgré les épreuves, malgré les « Poher » ronchons que vous rencontrerez encore forcément… « Vous êtes dans la vérité et, quand on est dans la vérité, on finit toujours par gagner.»

   Et permettez-moi de terminer par une citation… qui n’est pas de moi !

   Pierre Dac disait : «  Monsieur a son avenir devant lui, mais il l’aura dans le dos chaque fois qu’il fera demi-tour »… Alors, regardez bien devant… Et avancez.

    Avec toute mon amitié.

    Hervé Poher

                                                

05/05/2015: Message au personnel du Parc des Caps et Marais d'Opale/ Hervé Poher
05/05/2015: Message au personnel du Parc des Caps et Marais d'Opale/ Hervé Poher
05/05/2015: Message au personnel du Parc des Caps et Marais d'Opale/ Hervé Poher
05/05/2015: Message au personnel du Parc des Caps et Marais d'Opale/ Hervé Poher
05/05/2015: Message au personnel du Parc des Caps et Marais d'Opale/ Hervé Poher
05/05/2015: Message au personnel du Parc des Caps et Marais d'Opale/ Hervé Poher
05/05/2015: Message au personnel du Parc des Caps et Marais d'Opale/ Hervé Poher
05/05/2015: Message au personnel du Parc des Caps et Marais d'Opale/ Hervé Poher
05/05/2015: Message au personnel du Parc des Caps et Marais d'Opale/ Hervé Poher
05/05/2015: Message au personnel du Parc des Caps et Marais d'Opale/ Hervé Poher
05/05/2015: Message au personnel du Parc des Caps et Marais d'Opale/ Hervé Poher
05/05/2015: Message au personnel du Parc des Caps et Marais d'Opale/ Hervé Poher
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Published by popo - dans Parc
5 mai 2015 2 05 /05 /mai /2015 15:14
05/05/2015: Quelques années de Parc ... En photos/ Hervé Poher

Quelques années de Parc des Caps et Marais d'Opale... Avec des photos... Qui nous rajeunissent !!!

05/05/2015: Quelques années de Parc ... En photos/ Hervé Poher
05/05/2015: Quelques années de Parc ... En photos/ Hervé Poher
05/05/2015: Quelques années de Parc ... En photos/ Hervé Poher
05/05/2015: Quelques années de Parc ... En photos/ Hervé Poher
05/05/2015: Quelques années de Parc ... En photos/ Hervé Poher
05/05/2015: Quelques années de Parc ... En photos/ Hervé Poher
05/05/2015: Quelques années de Parc ... En photos/ Hervé Poher
05/05/2015: Quelques années de Parc ... En photos/ Hervé Poher
05/05/2015: Quelques années de Parc ... En photos/ Hervé Poher
05/05/2015: Quelques années de Parc ... En photos/ Hervé Poher
05/05/2015: Quelques années de Parc ... En photos/ Hervé Poher
05/05/2015: Quelques années de Parc ... En photos/ Hervé Poher
05/05/2015: Quelques années de Parc ... En photos/ Hervé Poher
05/05/2015: Quelques années de Parc ... En photos/ Hervé Poher
05/05/2015: Quelques années de Parc ... En photos/ Hervé Poher
05/05/2015: Quelques années de Parc ... En photos/ Hervé Poher
05/05/2015: Quelques années de Parc ... En photos/ Hervé Poher
05/05/2015: Quelques années de Parc ... En photos/ Hervé Poher
05/05/2015: Quelques années de Parc ... En photos/ Hervé Poher
05/05/2015: Quelques années de Parc ... En photos/ Hervé Poher
05/05/2015: Quelques années de Parc ... En photos/ Hervé Poher
05/05/2015: Quelques années de Parc ... En photos/ Hervé Poher
05/05/2015: Quelques années de Parc ... En photos/ Hervé Poher
05/05/2015: Quelques années de Parc ... En photos/ Hervé Poher
05/05/2015: Quelques années de Parc ... En photos/ Hervé Poher
05/05/2015: Quelques années de Parc ... En photos/ Hervé Poher
05/05/2015: Quelques années de Parc ... En photos/ Hervé Poher
05/05/2015: Quelques années de Parc ... En photos/ Hervé Poher
05/05/2015: Quelques années de Parc ... En photos/ Hervé Poher
05/05/2015: Quelques années de Parc ... En photos/ Hervé Poher
05/05/2015: Quelques années de Parc ... En photos/ Hervé Poher
05/05/2015: Quelques années de Parc ... En photos/ Hervé Poher
05/05/2015: Quelques années de Parc ... En photos/ Hervé Poher
05/05/2015: Quelques années de Parc ... En photos/ Hervé Poher
05/05/2015: Quelques années de Parc ... En photos/ Hervé Poher
05/05/2015: Quelques années de Parc ... En photos/ Hervé Poher
05/05/2015: Quelques années de Parc ... En photos/ Hervé Poher
05/05/2015: Quelques années de Parc ... En photos/ Hervé Poher
05/05/2015: Quelques années de Parc ... En photos/ Hervé Poher
05/05/2015: Quelques années de Parc ... En photos/ Hervé Poher
05/05/2015: Quelques années de Parc ... En photos/ Hervé Poher
05/05/2015: Quelques années de Parc ... En photos/ Hervé Poher
05/05/2015: Quelques années de Parc ... En photos/ Hervé Poher
05/05/2015: Quelques années de Parc ... En photos/ Hervé Poher
05/05/2015: Quelques années de Parc ... En photos/ Hervé Poher
05/05/2015: Quelques années de Parc ... En photos/ Hervé Poher
05/05/2015: Quelques années de Parc ... En photos/ Hervé Poher
05/05/2015: Quelques années de Parc ... En photos/ Hervé Poher
05/05/2015: Quelques années de Parc ... En photos/ Hervé Poher
05/05/2015: Quelques années de Parc ... En photos/ Hervé Poher
05/05/2015: Quelques années de Parc ... En photos/ Hervé Poher
05/05/2015: Quelques années de Parc ... En photos/ Hervé Poher
05/05/2015: Quelques années de Parc ... En photos/ Hervé Poher
05/05/2015: Quelques années de Parc ... En photos/ Hervé Poher
05/05/2015: Quelques années de Parc ... En photos/ Hervé Poher
05/05/2015: Quelques années de Parc ... En photos/ Hervé Poher
05/05/2015: Quelques années de Parc ... En photos/ Hervé Poher
05/05/2015: Quelques années de Parc ... En photos/ Hervé Poher
05/05/2015: Quelques années de Parc ... En photos/ Hervé Poher
05/05/2015: Quelques années de Parc ... En photos/ Hervé Poher
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Published by popo - dans Parc
26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 23:42
26/01/2015: Voeux du Parc Naturel des Caps et Marais d'Opâle / Hervé Poher

Samer, le 26/01/2015

D’emblée, je vais me permettre d’être franc avec vous. Franc en vous avouant que lorsque j’ai voulu écrire quelques mots pour les vœux du Parc, c’était il y a 72 heures, je me suis retrouvé « cérébralement » bloqué.

 

En effet: impossible de trouver un thème, impossible de saisir une idée, impossible de trouver un fil conducteur, un semblant d’ossature à un discours des vœux digne de ce nom.

 

Et pour le discours d’un président de Parc, l’improvisation n’est pas souhaitable… Le dérapage ou le mot malheureux mal interprété est trop souvent repris par les médias… Alors chaque mot compte… Surtout pour ce discours-là.

 

Non, je n’y arrivais pas : effet de décompression après 2 années intenses pour défendre notre nouvelle charte, peut-être ; ambiance générale avec des événements nationaux préoccupants, sans doute ou simplement l’esprit ailleurs, déjà ailleurs… probablement.

 

Bien sûr, je pourrais vous dire : « Bonne année, bonne santé… Allez, on passe à table ! ». Mais cela ne ferait pas sérieux et amènerait, à coup sûr, quelques remarques désobligeantes sur notre courage inversement proportionnel à notre embonpoint… Du moins pour certains.

 

Bien sûr, j’aurais pu vous faire, une fois de plus, l’apologie du Parc, de la dynamique Parc, de l’image Parc ou de l’esprit Parc. Mais tous ces mots, vous les avez maintes fois entendus, surtout depuis ces 2 dernières années, puisque nous étions en campagne pour le renouvellement de la charte et, de plus, je n’ai aucun doute sur l’attachement viscéral que vous avez tous pour le Parc.

 

Et pourtant, il fallait que je trouve le moyen de vous présenter des vœux, de vous faire passer un message tout en vous parlant du Parc…

 

N’y arrivant pas, je me suis un peu énervé, d’autant plus que le même jour, la machine à laver la vaisselle est tombée en panne et que je n’avais plus de réseau SFR. Vous pouvez imaginer mon taux d’adrénaline !!! De guerre lasse, j’ai abandonné et j’ai décidé de passer… au classement de mes photos de Noël.

 

Et c’est en regardant les photos qu’une idée s’est imposée.

 

Comme pour vous tous, Noël, chez moi, c’est une fête familiale et cette année, nous avions la chance d’avoir à la maison, les trois enfants, les pièces rapportées et les 6 petits-enfants. Et quand je dis petits-enfants, ils sont vraiment petits : le plus vieux à 4 ans et la plus jeune à 8 mois. Et il y en a 6… Comme dirait l’autre, c’était un tir groupé.

 

Et mes petits-enfants ont tous quelque chose en commun… Outre qu’ils sont extrêmement intelligents comme leur grand-père, ils veulent tous qu’on leur raconte une histoire avant de dormir. Et c’est toujours le même livre d’histoires… Ce sont toujours les mêmes histoires… Ils les connaissent par cœur… Et si on change un tant soit peu le déroulé de l’histoire, ils râlent sur le Papy ou la Mamie qui a osé modifier le scénario…

 

Mais ce qu’ils veulent, c’est qu’on leur raconte une histoire, avec ses événements, avec son rythme, avec son imaginaire. Et ils écoutent, les yeux grands ouverts, sachant que ce n’est qu’une histoire mais ils ont besoin de cette histoire.

 

En repensant à ces petits moments de bonheur, je me suis souvenu d’un éditorial que j’avais entendu à la radio, il y a 2 ou 3 ans, avec un thème que je m’étais permis de reprendre dans une intervention au Conseil général au sujet de l’Agenda 21. Et cet éditorial disait simplement :

 

« Mesdames et Messieurs les politiques, Mesdames et Messieurs les responsables, Mesdames et messieurs les décideurs. N’oubliez jamais que les gens veulent qu’on leur raconte une histoire, triste ou gaie, héroïque ou banale, irréaliste ou quotidienne… Ils ont besoin d’entendre une histoire et c’est à vous d’imaginer, de leur concocter, de leur proposer et de leur raconter une histoire.

Si vous ne le faites pas, les gens et les peuples écrieront leur histoire eux-mêmes et le résultat pourrait être surprenant et pourrait ne pas vous plaire. Tout le monde a besoin de croire, d’espérer et aussi de rêver. Tout le monde a besoin d’une histoire.»

 

Certains d’entre vous doivent se demander pourquoi je vous parle de ce sujet bien précis… Pourquoi cette interpellation ? Pourquoi vous parler d’histoire ?

 

J’ai deux expériences pouvant expliquer ma démarche.

 

La première est la conclusion d’une réunion de bureau du Parc à Bonningues-les-Ardres, il y a peu de temps.

 

Ce jour-là, en présence de quelques élus et de plusieurs techniciens du Parc, le directeur, Monsieur Putot, a posé une question : « Le ministère de l’environnement a lancé un appel à projets concernant les territoires à énergie positive, c’est-à-dire des territoires qui ont pour objectif de produire autant ou plus d’énergie qu’ils n’en consomment. Doit-on répondre à cet appel à projets ? ».

 

Immédiatement, j’ai répondu : « Bien sûr qu’on doit répondre à cet appel à projets ! Si un Parc ne répond pas à cette ambition, ce n’est pas un Parc. C’est dans la logique Parc, dans l’esprit Parc… c’est l’essence même d’un Parc que de vouloir être un territoire à énergie positive. C’est de l’environnement avec de l’économique, plus du social. Mais parce que nous sommes Parc, ce sera pour nous, sans doute plus difficile que pour les autres. Rendre un territoire lambda positif dans son équilibre énergétique, ce ne doit pas être difficile : on s’arrange pour diminuer un peu les consommations, toutes formes de consommations et on installe des éoliennes partout.

 

Par contre, dans un Parc, dans notre Parc, il va falloir qu’on imagine autre chose. IL va falloir que le mix énergétique soit la résultante de plein de choses qu’on aura valorisées, qu’on aura inventées, qu’on aura créés ou qu’on aura fédérées… Et avec un seul but : arriver au même résultat sans planter des forêts d’éoliennes… Parce que là, un Grand Site National Classé… Parce que là-bas un site Men and Biosphère… Et entre les deux, quelques villages avec des paysages et des cimetières 14-18...

 

Et pour arriver à cela, il va falloir faire marcher nos neurones, nos oreilles, nos langues et être imaginatif. » En disant cela comme cela, j’ai fixé la barre très haut et j’aurai presque pu rajouter :  « On va essayer d’atteindre l’inaccessible… ».

 

Eh bien, Mesdames et Messieurs, à la fin de mon argumentaire, j’ai vu le regard de mes collègues élus qui étaient rieurs et riants et j’ai été surpris de voir que tous les yeux des techniciens du Parc étaient grands ouverts… Comme ceux de mes petits-enfants.

 

Et en partant, ce soir-là, je me suis dit que sans le faire exprès, je leur avais raconté une histoire. Et que cette histoire-là leur avait plu.

 

La seconde expérience est plus ancienne ; elle date de 2004 ou 2005.

 

Nous étions à Lille, au Conseil Régional, en « méga-réunion », afin de parler du SRADDT (Schéma Régional d’Aménagement et de Développement Durable du Territoire), présenté par le vice-président de l’époque, Jean-François Caron. A la fin de l’exposé, parmi d’autres, je me suis permis une remarque et j’ai simplement dit que ce schéma était bien fait mais qu’il ne faisait pas rêver…

 

Qu’avais-je dit là ! Un vice-président de la région, alors maire d’une grande commune de la banlieue lilloise, m’a remis vertement à ma place en disant : Qu’on n’était pas là pour rêver… Qu’on devait avant tout gérer… Que les difficultés financières et les problèmes sociaux ne permettaient pas de rêver et que les élus locaux avaient les mains dans le cambouis … Bref, que j’avais tout faux…

 

Et Jean-François Caron, très diplomate, avait finalement essayé de détendre l’atmosphère et de concilier les 2 points de vue en rappelant qu’un élu, c’est avant tout quelqu’un qui doit « avoir les pieds dans la boue mais la tête dans les étoiles ».

 

Alors, Mesdames et Messieurs, nous sommes nombreux dans cette salle à avoir été ou à être encore élus locaux. Et nous savons tous pertinemment que : l’administration, c’est compliquée ; que la réglementation, c’est pénible ; que les nuits sont longues quand on n’arrive pas à boucler un budget, qu’on a toujours l’impression de devoir faire plus en ayant souvent moins… Et que les financiers sont souvent à l’affût et sont toujours des tueurs d’initiatives ou de rêves…

 

Bref, que la vie d’un élu local n’est pas une sinécure.

 

Pourtant, il existe encore quelques niches ; non pas des niches fiscales mais des niches d’imagination, des territoires d’expérimentation, des horizons de vagabondage… Tout cela, vous pouvez le trouver… Simplement, dans un Parc et dans une charte de Parc.

 

Oui Mesdames et Messieurs, vous êtes dans un Parc. Et cela peut vous servir à condition que vous ne preniez pas le Parc comme une structure supplémentaire du mille-feuilles, pas comme une construction technocratique « gendarmesque », pas comme un « Bidule » que certains ont créé pour se faire plaisir…

 

Oui, vous êtes dans un Parc et reprenez simplement la charte du Parc et potassez-la… Vous pouvez y trouver tout ce dont vous avez besoin… Sauf les sous… Mais ça, ça peut venir après. Vous pouvez y trouver l’environnement sous toutes ses formes, l’aménagement du territoire, l’agriculture, l’histoire locale, l’éducation… Et j’en passe… Et dans ce Parc, vous trouvez des élus, des non-élus, des professionnels, des associatifs… Un panel complet de notre société. Et en plus, cerise sur le gâteau, il y a l’Etat, la Région, le Département qui eux aussi aiment bien les dynamiques collectives pour être des bâtisseurs d’avenir.

 

Oui, vous êtes dans un Parc et vous pouvez y trouver tous les éléments pour construire une histoire… Mais avec vos passions, avec votre imagination, avec votre langage. N’oubliez jamais qu’un Parc, c’est un territoire, d’exception, d’excellence et surtout d’expérimentation mais à condition que les gens en aient conscience et s’en servent.

 

Alors servez-vous en et n’ayez pas peur ; N’ayez pas peur de puiser dans le Parc, de vous servir du Parc, d’essayer dans le Parc et avec le Parc : c’est son rôle, c’est sa mission, c’est son ADN.

 

Oui, vous êtes dans un Parc et vous avez le droit d’avoir des idées, vous avez même le droit de voler des idées et vous avez aussi le droit d’être, dans l’imaginaire et le progrès, meilleurs que les autres. Personne ne vous reprochera de vouloir avancer, de vouloir inventer, de vouloir progresser. Et le Parc peut être le laboratoire de vos expériences, doit être un des outils de vos ambitions collectives et peut être le support de vos histoires.

 

Et je terminerai comme j’ai commencé : avec mes petits-enfants.

 

Savez-vous que j’ai écrit pour chacun d’eux, un conte… Des contes qui sont fait pour eux. Et je dois reconnaitre que ce n’est pas un exercice facile… C’est dur d’écrire une histoire. Et le plus dur, bien souvent, ce n’est pas de trouver une idée mais de trouver le mot, le mot qui peut déclencher l’idée…

 

J’espère que ce soir, je vous ai donné envie d’écrire ou même de dessiner et j’espère que vous aurez compris qu’il y a des endroits où l’on peut encore trouver certains mots…

 

Mesdames et Messieurs. Excusez-moi si j’ai été un peu long ; excusez-moi si j’ai été un peu grandiloquent ; excusez-moi si j’ai fait du « Poher »… Mais, dans l'existence, il y a des moments qu’on ne vit pas 2 fois.

 

Mesdames et Messieurs. Je vous souhaite pour l’année qui vient et pour celles qui suivront, je vous souhaite d’avoir confiance dans l’avenir, de trouver les mots, d’oser et de réussir, d’inventer de belles histoires et d’être, dans votre vie de tous les jours, tout simplement heureux.

 

Hervé Poher

26/01/2015: Voeux du Parc Naturel des Caps et Marais d'Opâle / Hervé Poher
26/01/2015: Voeux du Parc Naturel des Caps et Marais d'Opâle / Hervé Poher
26/01/2015: Voeux du Parc Naturel des Caps et Marais d'Opâle / Hervé Poher
26/01/2015: Voeux du Parc Naturel des Caps et Marais d'Opâle / Hervé Poher
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Published by popo - dans Parc
16 octobre 2014 4 16 /10 /octobre /2014 11:03

Hervé Poher2

Tournehem-sur -la -Hem, le 16 octobre 2014

Permettez, une fois n’est pas coutume que je joue aux anciens combattants. Et en disant combattant, je m’aperçois que le terme de combat est bien choisi.

   Si vous lisez le petit document qu’on vous a remis, vous pourriez croire que ce dossier a commencé à être échafaudé en 2006 ou 2009, après les fortes inondations qui ont marqué notre territoire. C’est vrai que ces inondations-là nous ont bien marqués. Mais en réalité, notre réflexion a débuté en 2000, fin 2000 exactement.

   En octobre et novembre 2000, il est tombé, en 6 semaines, l’équivalent annuel de 8 mois de pluie. Tout le pays de Guînes et de Licques était sous l’eau ; des coulées de boues envahissaient Guînes tous les jours ; la vallée de la Hem n’était plus qu’un vaste espace de flaques, de boue et de prairies inondées.

   Le 10 décembre 2000, j’ai donc interpellé, en séance plénière, le préfet du Pas-de-Calais qui était, à l’époque, Jean Dussourd. Le préfet m’a bien écouté et en réponse, il m’a simplement dit : « Monsieur Poher. Nous sommes de tout cœur avec vous mais comme dit le proverbe : Aide-toi et le ciel t’aidera. »

   J’avais compris le message. Du coup réunions, contre-réunions, expertises, études… pour aboutir, vers 2002, 2003 au programme Ararat, programme de lutte contre les inondations. Et je rappelle qu’Ararat n’est pas un sigle, c’est simplement le nom de la montagne sur laquelle s’est échoué Noé. Ararat l’a sauvé des eaux !

  Tout ce programme était porté par la Communauté de Communes des Trois-Pays. Mais nous avions un problème. La vallée de la Hem n’est pas entièrement dans les Trois-Pays. Le haut de la vallée est dans les Trois-Pays ; ensuite on passait dans la Communauté d’Ardres et de la vallée de la Hem ; enfin, on terminait dans la Communauté de Communes d’Audruicq.

   Mais on ne pouvait pas traiter les inondations sans s’occuper de la vallée de la Hem. Qu’à cela ne tienne ! J’ai proposé que la communauté de Communes des Trois-Pays s’occupe de tout, sur tout le long de la vallée. Ce à quoi, il m’a été répondu que « ça ne marchait pas comme cela », « Que je ne pouvais pas être maitre d’ouvrage chez les voisins » et qu’il fallait trouver une autre solution.

   Nous avons donc cherché et nous nous sommes aperçu qu’il y avait un Plus Petit Dénominateur Commun qui s’appelait le Parc naturel, le grand Parc naturel dans lequel était la Communauté de Communes des Trois-Pays et celle de Lumbres et  qui venait d’intégrer une partie de la Communauté de Communes d’Audruicq et une partie de la Communauté de communes d’Ardres. Le Parc pouvait donc être le fédérateur de ce dossier.

   J’ai donc réussi à persuader le Président Dupilet, président du Parc à cette époque-là, de tout l’intérêt d’une dynamique commune. Et c’est comme cela, que nous nous sommes retrouvés, un jour, en sous-préfecture de Saint-Omer pour signer un engagement de coopération. Il y avait Dominique Dupilet qui représentait le Conseil Général et le Parc ; Jean-Claude Leroy , président de la Communauté de Communes de Lumbres ; moi-même pour les Trois-Pays ; Bernard Carpentier président d’Ardres er de la vallée de la Hem ;  Yves Beugnet, président de la Communauté de Communes d’Audruicq et même Albert Doublet, conseiller général d’Audruicq, était présent.

   Et c’est ainsi que nous avons créé le comité de rivière, dont la présidence sera assumée par Yves Beugnet, comité dont le travail a abouti, quelques années plus tard à un contrat de rivière sur la Hem et à la création du Symvahem.

   C’est vrai que ce dossier n’était pas facile ; c’est vrai qu’il a fallu être patient ; c’est vrai que les idées ont changé. La plupart des élus, moi comme les autres, ont tendance à régler les problèmes d’eau à grands coups de bassin de rétention. Mais ce n’est pas toujours la meilleure solution. C’est ce qu’on nous a expliqué et, c’est vrai que les petits aménagements sont parfois aussi efficaces.

   C’est vrai que ce dossier a été parfois explosif. Je me souviens de Christian Pette qui avait des états d’âme en  disant que les choses n’avançaient pas…

   Et des coups de gueule, il y en a eu !

   Je me souviens aussi des colères d’Yves Beugnet, ici, dans une salle à côté. Nous étions en réunion et nous parlions des inondations, de la détresse des gens, que la commune de Polincove était inondée presque quotidiennement et que Yves Beugnet, à l’époque maire de Polincove, avait beaucoup de courage… Bref, nous évoquions les pistes possibles pour stopper ce cercle infernal ... A ce moment-là, un technicien, d’un organisme dont je tairai le nom s’est permis de dire «  Attention, n’oubliez-pas la migration des poissons !! ». Nous évoquions le malheur des gens et ce monsieur nous parlait de la migration des poissons !!! J’ai cru qu’Yves Beugnet allait faire une attaque…

   Et cette colère enfin, lors des inondations d’août 2006. Je reviens en urgence de vacances et le soir, à FR3, je vois un agriculteur qui se plaint et qui dit « Mais que font les élus ? ». Mon sang n’a fait qu’un tour et le lendemain, je répondais à ce même FR3 : « Que les élus faisaient ce qu’ils pouvaient ; qu’ils étaient prêts à faire mais qu’avant de faire il fallait discuter ; mais que pour discuter il fallait être deux et que les élus, pour l’instant, étaient tout seuls. »

   Voilà, l’histoire de ce dossier. C’est vrai que les choses ont un peu évolué et merci, à la Chambre d’Agriculture, d’avoir servi de conciliateur. Et les travaux que nous venons  d’inaugurer sont bien la preuve que les choses avancent. Même s’il reste beaucoup à faire.

   Mais nous ne pouvons pas nous arrêter. Nous le devons à la vallée de la Hem, à ses habitants, et à tous ceux qui ont œuvré dans ce dossier.

   Alors, il est évident que pour quelques-uns d’entre nous, c’est un chapitre qui se termine, mais pour beaucoup de responsables, ce n’est qu’une étape d’un grand chantier, d’un beau chantier. Merci à ceux qui le continueront.

16/10/2014 : Inauguration travaux hydraulique douce à Tournehem-sur-la-Hem
16/10/2014 : Inauguration travaux hydraulique douce à Tournehem-sur-la-Hem
16/10/2014 : Inauguration travaux hydraulique douce à Tournehem-sur-la-Hem
16/10/2014 : Inauguration travaux hydraulique douce à Tournehem-sur-la-Hem
16/10/2014 : Inauguration travaux hydraulique douce à Tournehem-sur-la-Hem
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16/10/2014 : Inauguration travaux hydraulique douce à Tournehem-sur-la-Hem
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4 octobre 2014 6 04 /10 /octobre /2014 18:32

Maison Marais Poher

Saint-Omer, le 04/10/2014

    Six fois un quart d’heure, cela fait 1 heure et demi… Je dis cela car dans la programme, il est écrit six discours d’un quart d’heure….

   Permettez-moi de dire qu’une heure et demi de discours, c’est mauvais pour la tension artérielle et ce n’est pas bon pour l’attention intellectuelle car, au bout d’une heure et demi, on n’écoute plus les discours !!  Et comme les gens importants passent à la fin… Donc, je vais faire court.

Trois mots ; rien que trois mots ; et quand je dis trois, c’est trois. Je ne suis pas comme ceux qui disent qu’ils vont dire trois mots et qui en rajoutent 1500 après !

   Trois mots : Idée, Volonté, Trophée.

   L’idée de cette maison. Vieille idée qui traine depuis 40 ans. Au début, on parlait même de la maison de l’eau. Et ce n’est pas anormal. Quand vous voyez que nous vivons avec l’eau, entouré d’eau… que notre vie est rythmée par l’eau, une maison de l’eau se justifie pleinement.

   Alors pourquoi ici ? Parce que le marais audomarois est un lieu d’exception, un lieu remarquable, un lieu non ordinaire, c’est-à-dire extraordinaire. Un lieu comme il y en a peu. Et dans ce lieu, il fallait pouvoir rassembler tous les symboles.

   Symbole de l’eau, bien entendu ; eau omniprésente ; eau qui nous accompagne ; eau et l’histoire de l’eau… Ici, vous êtes à la pointe sud de la zone de wateringues, 85 000 hectares, 450 000 habitants, des gens qui vivent au milieu des watergangs, des wateringues et des marais.

   J’ai l’habitude de dire que ces gens vivent en permanence entre les endorphines et l’adrénaline : endorphine quand ils réalisent qu’ils ont la chance d’avoir de l’eau ; adrénaline quand ils s’aperçoivent qu’ils ont un peu trop d’eau. 

  Et en plus, ce marais est un symbole de la biodiversité, un symbole de l’environnement.

   Eau, biodiversité, environnement… Et au milieu de tout cela, l’homme, la vie de l’homme, la culture de l’homme, l’agriculture de l’homme. L’homme qui a créé ces marais, qui a façonné ces marais,  qui a personnalisé ces marais. L’homme qui est un « maraîtier. » Et, vous le savez, j’ai été maire d’une commune où il y a aussi un marais. Et bien, je peux affirmer : Les maraîtiers ne sont pas des urbains et les urbains ne sont pas des maraîtiers.

Deuxième mot : la volonté.

   Et il faut l’avouer, cette maison n’existerait pas s’il n’y avait pas eu une forte volonté locale, une passion locale, une volonté et une dynamique des élus locaux.

   Et cette passion, ces élus locaux ont réussi à la faire partager et à se faire entendre par le département et par la région. D’où le groupe de travail marais ; d’où l’implication du Parc qui a servi de catalyseur.

   Bien sûr, au Parc, nous avons un peu aidé… En particulier un membre du personnel du parc qui est un obsédé du marais.

   Et puis, il y a eu le contrat de marais, contrat dont certaines mesures pourraient être prises en exemple pour d'autres espaces.

   Troisième mot : Le trophée.

   Le trophée, c’est bien sûr Ramsar et le Men and Biosphère. Et pour ce trophée, il fallait un écrin. Voilà, nous avons construit l’écrin.

   Certains grincheux pourraient dire que c’est cher pour un écrin. Mais dans cette écrin, il n’y a pas qu’un trophée : il y a des hommes, il y a une histoire, il y a un territoire, il y a un marais avec ses paysages, ses atmosphères, son humidité, ses odeurs. Bref, tout cela est ici.

   Alors, pour terminer car j’ai déjà été trop long.

   Merci.

   Merci à ceux qui ont rêvé ; merci à ceux qui ont osé ; merci à ceux qui ont donné… Et pas uniquement donné des sous, mais donné de leur temps, de leur rêve, de leur passion…

   Merci enfin à ceux qui nous ont prouvé que l’envie, la volonté et l’utopie sont des merveilleux moteurs pour l‘aménagement du territoire et le progrès. Dans une période un peu morose comme nous la vivons, cela fait du bien.

  Et la Maison du Marais, ça vaut tous les Prozac du monde.

Hervé Poher

04/10/2014: Inauguration de la Maison du Marais.
04/10/2014: Inauguration de la Maison du Marais.
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14 septembre 2014 7 14 /09 /septembre /2014 11:33
14/09/2014: 30ème fête du Parc Naturel

  

 Guînes, le 14 septembre 2014

   Je vous dirais simplement 2 mots : Bienvenue et merci.

   Bienvenue au Parc, bienvenue  à la fête du Parc, bienvenue à la trentième fête du Parc. Et 30, ce n’est pas un chiffre anodin, un chiffre comme les autres. 30 ce n’est pas un chiffre très grand mais ce n’est pas un chiffre très petit… D’ailleurs quand on parle de l’âge, on dit que 30 ans, c’est l’âge de la maturité. Même si certains à 60 ans ne sont toujours pas mûrs et que d’autres, à 10 ans, sont déjà un peu trop mûrs, voire blets ! 

   Et pour cette trentième fête du Parc, il nous fallait un endroit porteur, à la fois d’une page d’histoire de ce parc  et un lieu porteur et qui soit un peu le condensé  de nos  symboles et de nos problématiques de parc.

   Et vous êtes à Guînes, dans les Trois-Pays, à l’orée de la forêt de Guînes.

   Porteur d’une page d’histoire, en effet. Une certaine page du Parc. Figurez-vous qu’entre 19988 et 1995, la ville de Guînes a été la première à demander son intégration au Parc. Elle a réclamé… Elle voulait entrer dans le Parc. A cette époque-là, il y avait 2 parcs : celui du boulonnais et celui de l’audomarois. Et nous étions entre les deux. D’où cette demande. Cette demande, cette exigence… Cette prière qui a été reprise en 1997 par la communauté de communes des Trois-Pays.

  Mais quand nous sommes entrés dans ce parc, avec d’autres communes d’ailleurs on s’est aperçu  que les 2 parcs se touchaient… et 2 parcs qui se touchent, c’est interdit de par la loi. Il fallait donc imaginer la création d’un grand parc. Et en 2000, réunions, concertations,  discussions… Discussions parfois rudes et orageuses avec crêpage de cheveux !

   Je me souviens même d’une réunion à Lumbres où j’avais « fortement » discuté avec Michel Sergeant et j’avais fini par dire : « Discuter d’un grand parc, c’est comme la masturbation chez un eunuque : Ça fait plaisir, mais ce n’est pas productif ! »

   Bref, Guînes et la communauté de communes sont bien porteurs d’une petite page de l’histoire de ce Parc.

   Et maintenant je suis président de ce parc… Et je suis fier d’être président de ce parc. Avec 2 espaces exceptionnels reconnus nationalement : le Site des Caps et le Marais. 2 sites dans un même parc, ce n’est pas très courant !!

   Et pour cette trentième fête du Parc, nous voulions aussi un endroit porteur de symboles et condensé des problématiques.

   Mesdames et messieurs, vous êtes à Guînes… Et pour arriver vous avez traversé une grande plaine agricole, où il n’y a plus de haies, en voyant devant vous une forêt, des éoliennes, un mât téléphonique et maintenant vous êtes à l’orée d’une forêt.

   Derrière vous, c’est le début de la plaine des Flandres et la zone des wateringues ; devant vous, c’est le début des monts du boulonnais.

  Là-bas, vous avez Calais et Dunkerque, c’est-à-dire un pays urbain avec son économie urbaine. De l’autre côté, vous avez un pays rural où certains villages ont moins de cent habitants… et avec une économie rurale.

  Là vous avez un marais ; ici, vous avez la forêt.

  Là-bas enfin, vous avez une centrale nucléaire. Derrière moi, vous avez des éoliennes.

   C’est-à-dire que d’un coté vous avez un espace humain avec ses caractéristiques et de l’autre un espace humain avec d’autres caractéristiques et d’autres spécificités.

   C’est-à-dire que quelqu’un qui se promène, aujourd’hui, dans cette trentième fête du Parc, ici, à l’orée de la forêt de Guînes, en regardant son environnement sait parfaitement de quoi nous parlons dans les réunions de Parc. 

   Enfin, je voudrais vous dire merci. Merci de nous aider à garder l’esprit Parc ; merci de nous aider à garder cette dynamique Parc .

 Merci aussi de nous protéger… Si je vous dis cela, c’est simplement parce que dans la grande envolée réformatrice et financière qui nous agite actuellement, j’ai l’impression que dans certains ministères, certains technocrates ne veulent pas forcément du bien aux parcs.

   Merci à la commune, à la Communauté de Communes, aux élus du Parc qui me supplée quotidiennement… Merci au personnel du Parc et merci enfin aux gens extérieurs au Parc : Oui je dis aux gens extérieurs au parc car ils sont forcément jaloux et cela nous fait du bien d’être jalousés !!!

   Merci à vous tous et bonne journée.

14/09/2014: 30ème fête du Parc Naturel
14/09/2014: 30ème fête du Parc Naturel
14/09/2014: 30ème fête du Parc Naturel
14/09/2014: 30ème fête du Parc Naturel
14/09/2014: 30ème fête du Parc Naturel
14/09/2014: 30ème fête du Parc Naturel
14/09/2014: 30ème fête du Parc Naturel
14/09/2014: 30ème fête du Parc Naturel
14/09/2014: 30ème fête du Parc Naturel
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28 juin 2014 6 28 /06 /juin /2014 11:11

Parc Web 

 Maison Départementale à Wimille. Le 28 juin 2014

Mesdames et messieurs. Pour la troisième fois, je vous remercie de votre confiance.

   Je serai court, ou du moins, je vais essayer, l’essentiel ayant été expliqué dans ma lettre de candidature. Mais permettez-moi, quand même, de revenir sur 2 points qu’il est important que vous ayez bien  en tête.

   Premier point : J’ai dit que «  la mise en place du nouveau fonctionnement du Parc n’est pas entièrement terminée ». C’est vrai.

   C’est vrai, d’abord parce que notre nouveau schéma de gouvernance est compliqué… Mais c’est ce qui était demandé en haut lieu et c’est ce qui correspondait à une certaine logique de fonctionnement et de gouvernance prévue dans les statuts et qui devait atteindre sa pleine expression en 2023.

   Et lorsque l’on veut expliquer, motiver et impliquer tout le monde sur 154 communes, 10 EPCI, 1 département et 1 grande région… sans oublier les 4 chambres consulaires… On est quand même obligé de faire des montages un peu compliqués…  Et même avec des montages un peu tortueux, on ne peut pas toujours impliquer tout le monde.

   Ensuite parce que la publication au JO du nouveau Parc a été faite le 14 décembre 2013, la réinstallation du Parc le 20 janvier 2014 avec des élections municipales et intercommunales  le 23 mars 2014. Il était sincèrement difficile, pour le paquebot Parc, d’accélérer pour atteindre une vitesse de croisière en devant s’arrêter en route afin d’embarquer certains passagers tout en disant « au revoir » à d’autres partenaires. C’est ce que j’ai appelé une période de transition… J’aurai pu l’appeler période de transit.

   Maintenant, à ce jour, c’est-à-dire le samedi 28 juin 2014, à 11 H 15, il semblerait que la prochaine échéance électorale pouvant influer sur le Parc soit fixée à décembre 2015. Ce qui nous laisse un peu de temps ! Mais les calendriers peuvent encore changer…

   Tout cela pour vous dire que cette période de transition ne nous a pas empêchés d’avancer… Quand même ! des exemples :

  • Continuation de notre action de conseil aux collectivités et aux particuliers et indéniablement, il y a montée en puissance sur l’aide ( et pas seulement des avis…) que nous devrons apporter, aux collectivités, dans l’élaboration des documents d’urbanisme.

  • Rencontre avec la Chambre de Métiers et de l’Artisanat avec pour objectif l’élaboration d’une stratégie commune sur tout le territoire du Parc. Stratégie que nous vous ferons valider en comité syndical.

  • Tenue, avec l’aide de la Chambre d’Agriculture, des 2 premiers actes des assises de l’Elevage. Le second acte ayant eu lieu, il y a, à peine, 48 heures. Là aussi, discussion en assemblée des territoires et présentation du résultat en comité syndical, avant d’aller taper aux portes…

  • Bilan et repositionnement sur le suivi de certaines actions du  label Grand Site de France, pour le site des Caps, label qui est déjà arrivé à mi-parcours.

  • Continuation de la mise en œuvre et de l’affinage du Contrat de Marais qui sera, sans doute, un document exemplaire pour démontrer ce qu’est une dynamique collective.

  • Travail d’une commission spéciale sur le projet de maison de parc, vieux dossier que nous trainons depuis quelques années. Travail et conclusion dont nous vous ferons part dans un prochain comité syndical.

  • Et puis, tous les dossiers que nous assumons de façon régulière.

   Bref, vous voyez que malgré la notion de transition, le Parc a travaillé quand même.

   Second point que je me dois d’évoquer et qui impactera, plus ou moins fort, sur le Parc : c’est la réforme territoriale.

   Lorsque nous avons réinstallé le Parc, en janvier 2014, personne n’avait en tête la notion d’une grande réforme territoriale.  La seule question qu’on se posait à cette époque concernait les élections municipales. Et nous avions acté, dans nos nouveaux statuts, une modification de la gouvernance et une évolution progressive des engagements financiers qui faisaient qu’en 2023, nous étions dans un parfait équilibre : la Région, les EPCI, le Département.

   Surprise ! Le 8 avril 2014, dans son discours de politique générale, le premier ministre annonce, outre le redécoupage des régions,

  1. Une nouvelle carte intercommunale, fondée sur les bassins de vie qui entrera en vigueur au 1er janvier 2018.

  2. Une clarification des compétences et le Premier ministre propose la suppression de la clause de compétence générale. Ainsi, les compétences des régions et des départements seront spécifiques et exclusives.

  3. Il veut engager le débat sur l’avenir des conseils départementaux avec pour objectif, leur suppression à l’horizon 2021.

   Vous avez vu que depuis le 8 avril, certaines choses ont changé, sont en train de changer ou risquent de changer.

    Quoi qu’il en soit, il semble évident que le savant équilibre que nous avions imaginé dans nos statuts, ce savant équilibre sera considéré comme mort avant d’être né, soit pour des raisons de compétence, soit pour des raisons d’existence ou plutôt de non-existence des conseils départementaux.

   Donc, pour tout le monde, élus comme techniciens du parc : nous entrons dans une période d’incertitude… Non pas d’inquiétude, du moins pour l’instant… Mais bien d’incertitude.

   Voilà les 2 sujets que je voulais évoquer devant vous et le second, en particulier, qui risque de nous fournir des sujets de conversations, au moins  jusque décembre 2015. Et comme quelques-uns d’entre vous, nous allons apprendre à vivre au jour-le-jour. Mais cela ne nous empêchera pas de travailler, d’imaginer et d’avancer.

   Avant de terminer, permettez-moi d’avoir une pensée et un salut très amical pour tous ceux et toutes celles qui ont imaginé, créé, façonné et fait fonctionner ce parc. Ils y ont mis du cœur, de l’énergie, de l’enthousiasme… Bref, ils y ont mis de la passion et le Parc est leur enfant. Moi, je ne suis qu’un tuteur momentané.

   Mesdames et messieurs, j’en ai terminé. Encore une fois, je vous remercie de votre confiance. J’essaierai avec le bureau d’en être digne avec un seul rappel permanent :

«  Un Parc, c’est avant tout un territoire d’expérimentation, d’exception et d’excellence. ».  Et ça, il ne faut jamais l’oublier.

    Je vous remercie de votre attention et je vous propose de continuer notre réinstallation.

Hervé Poher

28/06/2014: Election à la présidence du Parc Naturel
28/06/2014: Election à la présidence du Parc Naturel
28/06/2014: Election à la présidence du Parc Naturel
28/06/2014: Election à la présidence du Parc Naturel
28/06/2014: Election à la présidence du Parc Naturel
28/06/2014: Election à la présidence du Parc Naturel
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28 juin 2014 6 28 /06 /juin /2014 10:06

3-6-f mulet-pnrcapsetmarais 

Wimille, Maison Départementale, le 28 juin 2014

Bienvenue à cette réunion d’installation de l’Assemblée des Territoires et merci  de nous consacrer quelques heures de votre samedi. Heureusement à Rio de Janeiro, il n’est que 4 heures et demie du matin…  

   Assemblée des Territoires… Beaucoup d’entre vous doivent se demander ce que représente cette nouvelle structure. Et certains m’ont dit : « Alors que nos dirigeants nationaux veulent réduire le mille-feuille, vous, au Parc, vous en rajoutez une couche ! Vous êtes vraiment de drôles de pâtissiers !»

   Je ne peux pas dire le contraire mais nous étions obligés d’aller dans ce sens.

   D’abord parce qu’il fallait trouver le moyen de discuter avec les territoires. Un parc qui n’est pas à l’écoute de ses différentes composantes peut perdre de son âme, de sa cohérence et de sa crédibilité.

    Un Parc, comme nous l’avons exprimé dans nos nouveaux statuts, doit être le relais des politiques régionales, des ambitions départementales et des aspirations des collectivités locales. Et il nous faut un endroit où on pourra essayer d’assembler, de mélanger et de coordonner tout cela. Et des lieux où vous pouvez mélanger le meilleur de chacun, ce n’est pas très courant ! D’autant qu’il faut y rajouter l’aspect réglementaire imposé par la loi… Et vous le savez, nul ne peut être en dehors de la loi…

   Ensuite, il nous faut endroit qui soit une soupape de sécurité pour vous et pour nous. Le parc a, en effet des missions et des obligations administratives et légales qui sont, quelquefois contraignantes et difficiles pour les autres. Et il arrive que le Parc émette des avis ou participe à des politiques qui ne font pas forcément plaisir aux élus locaux. Mais quitte à avoir une remarque ou une alerte, autant que ce soit le parc, dont vous êtes membre, qui vous la donne, plutôt que le Préfet, les services de l’Etat ou un collectif de gens un peu trop  remuants.

   Et c’est pour pouvoir vous entendre et vous expliquer qu’a été créée cette assemblée. 

   Troisième point : « Quand on ne dit rien, les gens n’entendent rien ; et quand la pièce est vide, cela ne sert à rien de parler. »

   Je veux dire par là qu’il n’y a rien de pire, dans notre fonctionnement institutionnel, que ceux qui font bien mais ne communiquent pas ou que ceux qui veulent communiquer mais ne sont écoutés par personne. Par contre, nous le savons, il y en a beaucoup qui font mal et qui communiquent un peu trop…

   C’est pourquoi nous avions besoin d’un lieu de rencontre, d’échanges et de communication. D’autant, Mesdames et Messieurs, qu’un parc est certes un lieu de gestion, d’organisation et de planification de certaines politiques mais un parc, c’est avant tout un lieu d’expérimentation… Et il n’y a rien de pire qu’une expérimentation mal assumée, mal comprise et mal interprétée. C’est pourquoi nous avons besoin, sur le terrain, de relais, d’interprètes, voire d’ambassadeurs. Ce sera aussi le rôle des membres de cette assemblée. Une décision bien comprise est une politique bien appliquée.

   Bref, mesdames et messieurs, vous intégrez aujourd’hui le parlement du Parc. Rassurez-vous, nous ne vous demanderons pas d’être des godillots ou des béni oui-oui.

   Non, nous vous demandons simplement, à vous élus locaux, de participer à une nouvelle forme de démocratie locale, à une nouvelle forme de coparticipation, à une nouvelle forme de co-imagination.

   Exercice nouveau sans doute pour certains d’entre vous mais exercice aussi nouveau pour les gens du Parc.

   C’est cela, mesdames et messieurs qu’on appelle de l’expérimentation. Et en rentrant chez vous, tout à l’heure, vous pourrez annoncer que vous êtes devenu des cobayes.

   Merci de nous accompagner ; merci d’avance de ce que vous nous apporterez.

   Merci à vous.

Hervé Poher

28/06/2014: Installation de l'Assemblée des Territoires
28/06/2014: Installation de l'Assemblée des Territoires
28/06/2014: Installation de l'Assemblée des Territoires
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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 10:01

Parc coquelicot

Monsieur le Vice-Président.

   Par la présente, je me permets, à nouveau, de déposer ma candidature à la présidence du Parc naturel régional des Caps et Marais d’Opale. 

   Et c’est volontairement que j’ai utilisé la locution « à nouveau » mais ce n’est pas sans certaines raisons.

   En avril 2012, j’avais proposé d’emmener l’armée des militants du Parc pour défendre une nouvelle Charte et gagner à nouveau ce label tant désiré. Ce qui fut fait.

   En janvier 2014, ayant enfin reçu le décret ministériel et dans l’attente de nouvelles élections municipales, nous avons collectivement pensé que la période était peu propice à de grands chambardements.  Il semblait surtout important de commencer la mise en place du nouveau syndicat, des nouvelles structures et du nouveau fonctionnement.

   Ce travail n’est pas entièrement terminé et nous avons, je dois l’avouer, encore à parfaire notre fonctionnement. Cela n’est pas gênant et est parfaitement compréhensible mais beaucoup de choses sont nouvelles, même pour nous. Et tout le monde est à la tâche…

   Mais ce qui vient singulièrement compliquer notre démarche, c’est, vous le savez, l’intention du gouvernement de procéder à une réforme territoriale avec en particulier, la suppression de la clause de compétence générale et « l’obsolescence programmée » des départements à l’horizon 2020… Peut-être.

   Cette réforme impactera  de plein fouet notre parc, en particulier  dans ses statuts et honnêtement, les réflexions, au stade où elles en sont, ne permettent pas, dans l’immédiat, d’avoir une vision claire de notre avenir.

   Je vous propose donc de rester à la barre encore quelques temps, pendant cette période de transition et d’incertitude qui pourrait être un peu mouvementée mais qui, je l’espère pour les élus et le personnel du Parc, ne sera pas trop longue. Il n’y a rien de pire, pour une structure de projets, que de se poser des questions existentielles : le Parc sait parfaitement pourquoi il existe mais il se demande maintenant comment il existera.

   D’abord transition vers une nouvelle charte ; puis  transition en attendant des municipales ; enfin transition en attendant une réforme territoriale. Cela fait beaucoup de transitions mais nous n’avons pas vraiment  le choix et nous devons nous adapter aux événements. Le Parc des Caps et Marais d’Opale le mérite bien.

   Recevez, Monsieur le Vice-Président, l’assurance de mes salutations respectueuses.

                                                                                         Hervé POHER

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27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 12:14

Belle photo (10)  

 Avec la cérémonie des vœux 2014, nous avons définitivement clos un chapitre de notre histoire et nous avons, très symboliquement,  tourné une page : «  La belle aventure » du renouvellement de la charte est désormais terminée.

   Il nous faut maintenant  faire vivre cette charte et surtout montrer que nous sommes vraiment un territoire d’exception et d’imagination. Alors, j’aime autant vous prévenir : vous serez tous mis à contribution… Car les neurones, ça marche mieux que les ordinateurs et les I-Pads… En plus, les ordinateurs ne savent pas rêver !!

   Alors, mesdames et messieurs, dans un Parc renouvelé, dans un Parc reparti pour 12 ans, dans un Parc plus fort que jamais, je vous souhaite très sincèrement et très simplement une année pleine de trésors, une année pleine de bonheur, une année pleine d'amour… Bref, je vous souhaite … Tout !

Hervé POHER
Président du Parc

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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 19:55

Poher Parc

Escoeuilles, le 20 janvier 2014

Il y a 19 mois, le comité syndical me confiait la présidence du Parc des Caps et Marais d’Opale avec, je l’ai dit tout à l’heure une seule et noble mission : la Charte, toute la Charte, rien que la Charte. Et à l’époque, j’avais même dit que nous devions tous partir en croisade pour aller chercher le Graal.

   Maintenant que le renouvellement est fait et que le label est à nouveau des nôtres, je vais me permettre de vous faire 2 aveux.

   Le premier aveu, c’est que peu après mon investiture,  après avoir fait le point sur ce qu’il fallait faire et mesuré l’ampleur de la tâche, je me suis dit : « Mais qu’est-ce-que j’ai été faire dans cette galère ? »

   Oui, j’ai pensé égoïstement « une galère… ».  Imaginez un peu :

   Défendre un document dont une des mesures phares, c’est de diviser par 4 la consommation annuelle  de terres agricoles en disant aux élus locaux: « Vous aviez de l’espace ; vous avez construit… C’est bien ! Mais maintenant on change les règles du jeu. Vous avez encore le droit de construire, mais vous construirez moins et vous construirez différemment. ». En ce moment, c’est le genre de discours qui n’est pas évident à tenir…

   Défendre un document qui, tout de go, annonce une augmentation  des cotisations et de façon exponentielle et relativement importante… En ce  moment, c’est le genre de discours qui n’est pas très porteur…

 

   Aller affronter 156 communes, 13 EPCI, 4 chambres consulaires, 2 départements et 1 région… Alors que beaucoup de collectivités ont des crises existentielles, qu’elles ont du mal à se coordonner avec leurs voisins et qu’elles tirent à boulets rouges sur tout ce qui est  règlements, lois et contraintes… En ce moment, c’est le genre de discours qui n’est pas très sécurisant…

   Bref, je me suis aperçu que la mission qui m’était confiée n’était pas une mission, c’était un défi… Mais que passé la prise de conscience,  nous n’avions pas beaucoup de choix : ce défi, il fallait le relever.

   Alors maintenant que les choses sont passées, maintenant que nous sommes à nouveau Parc, maintenant que le taux d’adrénaline est retombé à la normale, je peux me permettre de vous faire un deuxième aveu.

   Cette période, entre mai 2012 et juin 2013, entre le début de l’enquête publique et le passage devant le Conseil National de Protection de la Nature, pouvait être une galère… A posteriori, ce fut, pour beaucoup d’entre nous, une période faste, un grand moment de démocratie politique,  de combat intellectuel et même parfois d’émotions insoupçonnées.

   Je dis combat car tout s’est agencé, tout s’est organisé, tout s’est déroulé comme une vraie bataille. Laissez-moi vous raconter cette période assez unique dans la vie d’une collectivité. Cette période qu’on pourrait appeler « La belle aventure ».

   La veillée d’arme se situe vers mai 2012. Avec une enquête publique indispensable, essentielle et pouvant déterminer toute la stratégie future. Car cette enquête devait nous montrer où étaient les points faibles de cette charte et où étaient les idées et les projets que nous devions étayer. Merci à ceux qui ont pris le temps de participer à l’enquête car ils nous ont apporté de formidables renseignements.

   Une fois l’enquête terminée, on en a fait le bilan et on a tous phosphoré. On a analysé toutes les remarques de l’enquête publique ; on a modifié ce qui était modifiable ; on a reformulé ce qui était adaptable ; Et on a assumé, comme on le pouvait, ce qui devait rester en l’état.

    Connaissant parfaitement les défauts de notre document, parce qu’il y en a toujours, nous étions prêts à partir en campagne. Avec un seul but : obtenir le maximum d’adhésion et ne pas se retrouver finalement avec un fromage de gruyère.

   Volontairement et parce que nous savions que la fin d’année 2012 serait difficile, nous avons observé une trêve durant l’été …

   Et, brusquement, à partir du tout début septembre 2012, nous nous sommes tous mis en campagne, le vote des collectivités devant avoir lieu entre novembre 2012 et février 2013.

   Et quand je dis tous, c’est tous : élus du parc, élus de la région et du département, techniciens du parc et d’autres collectivités. Nous avons vu une armée de militants se mettre en marche. Chacun y est allé, dans son coin, à sa manière, avec ses atouts ; de façon ostentatoire ou de façon discrète mais tous dans le même sens…

   Chacun avait compris que pour gagner 156 communes, 13 EPCI, 4 chambres consulaires, 2 départements et une région, il fallait une dynamique qui dépasse les égoïsmes et les intérêts locaux.

   Et que chaque commune comptait, chaque voix comptait, chaque mot pouvait compter.

   Et, pendant 4 mois, nous avons sillonné ce grand parc d’est en ouest, du nord au sud, dans des recoins de ruralité nordique parfaitement inconnus et où j’entendais parler flamand, et jusqu’au cœur des agglomérations.

   Seul point noir pendant cette période : j’ai dû annuler, pour cause d’intempérie, la cérémonie des vœux 2013. Cela aurait pu être un signe de mauvais augure… Alors nous avons sublimé notre appréhension.

   Et, pendant cette campagne, je peux vous l’avouer, nous avions notre service de renseignement, notre NSA, qui nous informait de l’état psychologique du territoire.

   Dès qu’on savait qu’il y avait un problème à un endroit, on y allait, on parlait, on essayait de persuader.

   Tous les EPCI ont été rencontrés ; toutes les communes ayant des états d’âme ont été rencontrées ; tous les maires ou les élus se posant des questions ont été contactés, approchés et concertés.

   Bref, pendant 4 mois, nous avons assisté à l’action d’une formidable machine de guerre… Machine de guerre qui s’est créée presque naturellement parce que chacun avait réalisé que nous devions aller chercher la victoire avec les dents.

   Et à partir de novembre, nous avons surveillé les résultats. En regardant chaque jour et plusieurs fois par jour, sur le site Internet du Parc, la carte se remplir petit à petit. Avec le stress permanent de voir une commune apparaitre en rouge… Et le rouge n’a rien de politique !

   Et nous étions nombreux, dans la région, à surveiller cette formidable  carte.

   Et le 1er mars, nous avons fait le bilan : Résultat 154 communes sur 156 ont approuvé la charte ; 13 EPCI sur 13 ont approuvé la charte et 10 ont adhéré ; les 4 chambres consulaires valident et adhérent ; les 2 départements valident  et le Pas-de-Calais et la Région adhèrent.

   Ce n’est pas un grand schlem, mais ça y ressemble.

   Et ce jour-là, le 1er mars 2013, nous savions que le combat était gagné car le Parc était beaucoup plus fort maintenant  qu’il ne l’était avant.

   Avec de tels résultats, nous étions prêts à affronter n’importe quel sbire parisien…

  En effet, comment voulez-vous que le CNPN réfute une telle dynamique. D’ailleurs le président du CNPN nous l’a dit : « Même s’il y a des points à clarifier dans votre charte, le plus impressionnant, c’est le résultat du vote des collectivités. Car depuis quelques années, et encore plus maintenant, ce n’est plus à la mode de voter pour un Parc. Du coup, beaucoup de parcs ont des problèmes de renouvellement.»

    Et le 12 juin 2013, passage devant le CNPN qui, avec quelques remarques mineures, nous donne un avis positif avec mention très bien.

   Alors, cette victoire, c’est la victoire de tous : Tous ceux qui ont imaginé, travaillé et trituré ce document pendant 5 ans ; Tous ceux qui l’ont lu, relu, appris, simplement pour montrer que ce document pouvait coller au terrain et correspondait à un esprit des lieux; Tous ceux qui ont expliqué, défendu et valorisé l’action passée et l’action future du parc ;

  Et puisque c’est la première fois que nous sommes tous réunis, permettez-moi de vous remercier toutes et tous. J’avais pensé citer chacun d’entre vous mais la soirée n’aurait pas été assez longue parce que l’armée était imposante et j’en aurais forcément oublié quelques-uns… Et quand on oublie, ça créé toujours des malentendus et des rancœurs.

  Mais j’espère que vous garderez, comme moi, le souvenir d’une belle aventure. Et le 12 juin, à 12H30, au pied de la défense, après le passage devant le CNPN, on était quelques-uns à être soulagés, très fatigués mais un petit peu fiers quand même… Et, bon dieu, qu’il était bon le demi de bière que nous avons bu tous ensemble!!

   Alors, simplement, merci à tous.

   Et l’avenir me direz-vous ? Il est simple : c’est la déclinaison de notre charte et nous avons quelques semaines pour nous remettre en route et quelques  années pour imaginer, créer et inventer. Mais nous en reparlerons très bientôt.

   Un dernier aveu, enfin, pour terminer.

   Pendant cette campagne électorale un peu spéciale, savez-vous quel était l’argument qui marchait le mieux ? Ce n’est pas qu’on s’arrangera avec l’urbanisme… Ce n’est pas qu’on adaptera les règlements … Ce n’est pas qu’on aidera à trouver des financements…

   Non, l’argument permanent et le plus efficace était tout autre. L’argument décisif, c’était de dire :

   Que c’est un bonheur d’être dans un parc,

   Que c’est un privilège de vivre dans un Parc

   Que c’est  une chance fantastique d’habiter dans un territoire d’expérience, d’exception et d’excellence,

   Qu’on doit être fier d’être regardés et jalousés…  Tout le monde n’habite pas un parc où il y a, à la fois, un grand site national classé et un territoire Men and Biosphère.

   Que le bonheur de nos paysages, de nos lumières et des hommes qui vivent près de nous est parfois unique mais que ce bonheur-là peut se partager,

    Et que ce type de bonheur-là, si simple, si vrai, ça se désire, ça se construit et ça se protège.

   Alors, mesdames et messieurs, dans un Parc renouvelé, dans un Parc reparti pour 12 ans, dans un Parc plus fort que jamais,

   Je vous souhaite, très simplement et très sincèrement, en mon nom et au nom de toute l’équipe du parc, une année pleine de trésors, de bonheurs et d’amour… En le disant comme cela, j’ai ouvert tous les champs du possible.

Merci à vous tous.

Hervé Poher

20/01/2014: Voeux du Parc à Escoeuilles/ Hervé Poher
20/01/2014: Voeux du Parc à Escoeuilles/ Hervé Poher
20/01/2014: Voeux du Parc à Escoeuilles/ Hervé Poher
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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 18:18

Charte Poher   Colembert, le 20 janvier 2014.   

Mesdames et messieurs, une fois de plus, je vous remercie de votre confiance.

   Juste un mot très rapide… Pour vous confirmer, simplement, la logique et la démarche qui ont été adoptées aujourd’hui, démarche qui m’a amené, avec la bénédiction de la plupart d’entre vous, à vous proposer d’être à nouveau le président du Parc. D’emblée je vous rassure : je ne suis pas un collectionneur de titres !

   Il y a bientôt deux ans, j’ai été élu président de ce Parc avec une seule et véritable mission : la Charte, toute la Charte, rien que la Charte.

   Mission confiée, mission accomplie. Mais mission accomplie grâce à l’implication de tous et de toutes, des membres, des élus, des techniciens du Parc et des techniciens d’autres structures et même, avec une aide appréciable de certains citoyens… Une belle mobilisation et j’aurai l’occasion, tout à l’heure, de remercier toutes celles et tous ceux qui ont été les vrais artisans de ce succès.

   Alors on pourrait dire « Mission accomplie, mission terminée ». C’est un peu vrai et j’ai, très honnêtement, évoqué la situation ! Sauf que la rigueur de la démarche statutaire se heurte à la terrible dictature du calendrier électoral.

   Je m’explique.

   Nous devions installer, le plus vite possible, nos nouvelles instances et dans ces nouvelles instances, vous connaissez la nouvelle place prépondérante des élus communaux et intercommunaux. Or, impératif du calendrier, dans 2 mois, vont avoir lieu de nouvelles élections municipales avec, pour la première fois, des élections intercommunales.

   D’où la présence, aujourd’hui, il faut le savoir, de personnes qui ne seront plus là dans 10 semaines, soient qu’elles arrêtent leur fonction élective, soient que les élections leurs auront été défavorables, soit simplement parce qu’elles ne seront plus représentantes de leur collectivité au sein du Parc.

   Certains ont dit : « vous n’aviez qu’à attendre le mois de juin prochain, que les élections soient passées et que les nouveaux représentants soient désignés. ».

   C’était difficile, mesdames et messieurs, et cela pour 3 raisons.

La première, c’est que JO concernant la nouvelle charte est daté du 14 décembre et que nous ne pouvions pas rester dans un flou administratif et politique jusque la fin juin… Et encore, connaissant le fonctionnement des collectivités, je ne suis pas sûr qu’on aura tous les éléments et toutes les désignations fin juin, surtout quand il y aura, à certains endroits, changement d’équipe.

   Flou administratif et politique, d’autant que quelques dossiers ont été mis en stand-by, le temps d’avoir officiellement notre avis de labélisation et le temps de laisser arriver un nouveau directeur. J’ai d’ailleurs le plaisir de vous présenter monsieur Olivier Putot qui est, depuis le début de cette année notre nouveau directeur. Mais ce stand-by ne peut plus durer. Il devient urgent de reprendre les discussions avec nos partenaires, avec les chambres consulaires et avec les intercommunalités.

  Deuxième raison : Comme toute collectivité, le Parc doit faire, pour 2014, un débat d’orientation budgétaire, définir avec vous tous certaines options pour le futur et construire un budget. Et on ne peut pas attendre le mois de juin.

   Dernière raison et raison majeure : nous avons eu un avis positif du CNPN mais avec quelques remarques. En particulier, le CNPN nous a demandé de faire le point, sur certains dossiers, à période régulière et, en particulier un an après la publication au Journal Officiel, c’est-à-dire mi-décembre. C’est-à-dire que le premier point, nous devons le faire en décembre 2014… Vous comprenez bien qu’on ne peut pas se permettre de perdre encore 6 mois.

   Alors, naturellement, on m’a demandé de mener cette démarche jusqu’au bout et de garder les clefs de la maison. Disons qu’au départ, on m’avait confié une mission, puis on m’a proposé un CDD qui, pour des raisons pratiques, vient d’être prolongé jusqu’à ce que l’environnement soit un peu plus calme.

  Alors, j’assume volontiers ce rôle et pour garder la maison avec moi, pendant cette période de transition de quelques mois, je vais vous proposer certaines personnes  afin de présider les commissions et les groupes de travail… Sachant pertinemment que beaucoup de commissions et groupes de travail n’auront pas le temps de se réunir avant les municipales. Mais la logique administrative ne répond pas toujours au bon sens du terrain.

   Par contre, je le répète, nous devons nous focaliser, très rapidement sur certains dossiers et sur certaines rencontres qui ne peuvent attendre.  Monsieur le directeur a déjà du travail sur la planche.

   Voilà ce que je voulais vous préciser afin que vous ne soyez pas étonnés de la reconduction presque automatique de certains noms. Nous sommes obligés d’assurer la continuité du Parc pendant la période électorale. La même démarche mais avec des noms différents aura lieu en juin prochain… Mais pour plus longtemps.

   Quoi qu’il en soit, mesdames et messieurs, je vous remercie de votre confiance car c’est une preuve de confiance que de donner ses clefs à quelqu’un. J’essayerai d’être digne de cette confiance et  soyez rassurés : moi, contrairement à d’autres, je ne perds jamais mon trousseau de clefs.

   Merci à vous tous.

Hervé Poher

20/01/2014: Réélection à la présidence du Parc
20/01/2014: Réélection à la présidence du Parc
20/01/2014: Réélection à la présidence du Parc
20/01/2014: Réélection à la présidence du Parc
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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 17:35

Logo parc Poher

    Colembert, le 20/01/2014  

    Merci d’être présents, pour la première fois, à cette installation de l’assemblée du territoire du parc naturel des Caps et Marais d’Opale.

   Première pour vous mais première aussi pour le Parc. En effet, cette assemblée du territoire est une nouvelle entité que nous avons proposée dans nos nouveaux statuts et dans notre nouvelle charte.

   Pourquoi cette nouvelle entité ?

   Tout d’abord, parce que dans un grand territoire comme le parc (154 communes, 10 EPCI adhérents, 200 000 habitants, 133 000 hectares), il semblait nécessaire de mettre en place une structure d’écoute, de réflexions, de discussion et de propositions et de créer une interface entre le comité syndical et les collectivités locales.

  En cela, nous n’avons rien inventé. D’autres organismes fonctionnent déjà comme cela. Je prendrai comme exemple les Agences de l’Eau que vous connaissez bien.

   Dans les agences, il y a un Conseil d’Administration qui décide des politiques  et gère les affaires courantes. Et, à côté de ce conseil d’administration, il y a un Comité de Bassin qui discute, qui réfléchit et peut faire des propositions. Et parfois, sur certains grands dossiers, on demande au comité de bassin d’émettre un vote qui doit être, si possible, en conformité avec le vote du Conseil d’administration. Mais ce n’est pas une obligation.

   Seconde raison à la création de cette assemblée. C’est que les statuts de notre parc ont prévu une modification progressive et en pallier de la participation financière de chacun des membres du parc. Actuellement et très schématiquement, le fonctionnement du Parc est assumé à 50% par la Région, 25% par le Conseil Général et 25% par les collectivités locales. A terme, en 2023, ce sera 1/3 région, 1/3 département, 1/3 collectivités locales, c’est-à-dire les communes ou les intercommunalités.

   C’est ce qui était dans les statuts et ce que vous avez tous approuvé.

   Mais qui dit égalité des financements, dit égalité des pouvoirs, c’est-à-dire égalité du nombre de voix.

   Même si, dans l’ancienne formule, les collectivités locales étaient déjà bien représentées, dans le nouveau parc, pour le comité syndical, d’emblée, tout le monde est dans une stricte égalité : 42 voix pour la Région, 42 voix pour le Conseil Général, 42 voix pour les collectivités associées avec les chambres consulaires. Et cette façon de faire semble d’une logique incontournable.

   Voilà, rapidement, le pourquoi de cette assemblée du territoire.

   Nous allons maintenant vous passer 2 diaporamas, pour vous détailler ou vous rappeler la composition de cette nouvelle structure, le mode de désignation au comité syndical et le rôle de cette assemblée.

   Je vous rappelle qu’à la fin de cette première réunion d’installation, aura lieu, vers 18H, un premier comité syndical d’installation. Et pour cela, les 38 personnes, membres de l’assemblée du territoire, personnes désignées pour siéger au Comité Syndical devront passer devant.

  Merci de votre attention et de votre patience… Et ne vous affolez pas si tout cela vous semble compliqué mais les choses se mettront, petit à petit en place et « c’est en marchant qu’on apprend à marcher. »

Hervé Poher

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Hervé Poher             

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