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AVERTISSEMENT:




Nous vous proposons différentes photographies qui n'ont qu'un seul but: vous livrer de belles images du Pas-de-Calais, quelques images du monde et quelques clins d'oeil humoristiques. Ces photos ont été copiées sur le web et restent la propriété des gens de talent qui les ont faites.

ITINERAIRE...

1989

- Election au Conseil Municipal de Guines

1992

- Membre de la liste régionale

1994

- Elu Conseiller Général du Canton de Guînes

1995

- Elu Maire de Guînes

1997

- Elu Président de la Communauté de Communes des Trois-Pays (CCTP)

 - Suppléant du député Dominique Dupilet

1998

- Vice-Président du Conseil Général

- Président d'Eden 62

2000

- Nommé élu référent pour l'Opération Grands Sites des Caps

2001 Réélu

- Maire de Guînes

- Conseiller Général

- Président CCTP

2002

- Suppléant du député Jack Lang

2004

- Membre de la liste régionale

- Elu président du Comité de Bassin de l'Agence de l'eau Artois-Picardie (--> 2014)

2004

- Elu président du Pays de Calais (-->2006)

2005

- Elu président de la Conférence Sanitaire du Littoral (-->2009)

2007

- Suppléant du député Jack Lang

- Démission du poste de maire

2008 Réélu

- Conseiller Général

- Adjoint à Guînes

- Président de CCTP

- Président Agence Eau

2011 Réélu

- VP du Conseil Général

- Président du Comité de Bassin de l’Agence de l’eau

- Membre de la liste sénatoriale

2012 :

- Candidat aux législatives

- Elu Président du Parc Naturel

2013

- Sénateur du Pas-de-Calais 

- Démission de la CCTP

- Démission du CM de Guînes

2014 Réélu

- VP du Conseil général

- Président du Parc

2015

- Arrêt du Conseil Général

- Arrêt  Eden

-Arrêt Parc Naturel

2017

- Arrêt du Sénat

 

PHOTOS

 

Poher (19)      

Poher (7)

Poher (18)     

Andre-et-Gilbert     

Contrat-avenir.jpg   

En-assembl-e.jpg

GB     

Inauguration-Petit-Prince.jpg      

Langelin-maire-honoraire.jpg

election 2007    

Ardres     

Conservatoire 2

Poher herve (6)     

2004 fete de la randonnee    

Bouquehault     

Kluisbergen     

Poher (14)     

tour     

99 Inauguration ADSL

MDR             

repas vieux      

jardin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

16 septembre 2017 6 16 /09 /septembre /2017 10:25
16/09/2017: Inauguration du siège de la Communauté de Communes Pays d'Opale

« Tout a été dit ; tout a été bien dit… Je n’ai plus rien à dire… Ou si peu !

   C’est une belle journée ; c’est une belle réhabilitation ; c’est une belle construction ; c’est une belle inauguration ; c’est des beaux élus… Pas tous, mais ils sont quand même pas mal !

   Vous savez, ce type de manifestation, pour une collectivité, c’est très important : parce que dans ces manifestations, on essaye de faire passer des messages et on essaye de mettre en évidence des choses qui sont importantes. Mais les choses importantes ne sont importantes qu’à l’aulne de sa personnalité, de son histoire et du contexte local.

   Et moi, je vais citer 3 choses importantes pour moi, aujourd’hui.

   La première, c’est que je suis frustré… Parce que Madame Bourguignon n’est pas là. Je vais m’expliquer mais je voulais simplement lui faire un cadeau. Dans le protocole républicain, dans l’ordre républicain, quand on fait des discours, on part toujours du moins gradé et on termine au plus gradé… Et en général, c’est l’Etat qui termine les discours. C’est comme ça. C’est-à-dire qu’un sénateur, c’est moins gradé qu’un député et que j’aurais toujours dû parler avant Madame Bourguignon et qu’elle devait parler après moi. Mais figurez-vous que depuis 2012, l’ordre républicain à Guînes, c’est l’ordre guînois, c’est-à-dire que systématiquement, je parlais après madame la députée. Et j’ai dit, tout à l’heure à Eric et à Marc « Il faut qu’on remette l’ordre républicain ». Sans doute pour des raisons qui me sont personnelles… Mais à un moment, il faut rentrer dans le rang.

   Deuxième message important : Vous l’avez vu et cela été signalé par Marc : C’est sans doute l’une des dernières réalisations du Calaisis qui va bénéficier de l’enveloppe parlementaire… Cette fameuse enveloppe parlementaire qu’on a montré du doigt ; qu’on a voulu tuer ; qu’on a tuée ; Et nous, parlementaire, on était au chevet de l’enveloppe à l’agonie… Remarquez, l’agonie a été relativement courte… En 2 mois de temps, il n’y avait plus d’enveloppe parlementaire. Et je voulais simplement dire que cette enveloppe parlementaire, je ne suis pas sûr qu’il fallait la supprimer. Parce que ceux qui perdent quelque chose, ce ne sont pas les parlementaires : ce sont les communes ; ce sont les associations. Et quelquefois les 10, 15, 20 000 Euros permettent de basculer et de réaliser un dossier. Ça a été supprimé donc c’est supprimé…

   On a évoqué la transparence… Mais comme dit la dame qui tient le pressing à Calais : « Quand tu veux laver plus blanc que blanc, tu finis par faire des trous dans la chemise. » Alors, la transparence a quand même des limites.

  Et puis dernier message pour moi aujourd’hui, c’est qu’il y a 22 ans, je rentrais dans la vie publique avec un très gros dossier qui s’appelait la création de la communauté de communes des Trois-Pays. Dossier difficile… C’est là que j’ai commencé à avoir des cheveux blancs… Après j’ai porté des lunettes… Et les oreilles… Je n’en parle pas !!! Dossier très difficile… Mais aujourd’hui, 22 ans après, je termine mon engagement politique en inaugurant le siège de la communauté de communes du Pays d’Opale. C’est-à-dire qu’il y a 22 ans, beaucoup d’entre vous, ici présents, m’ont aidé à écrire une page. Et ces mêmes personnes sont là, aujourd’hui, pour m’aider à tourner la page. Pour cela, je voulais vous dire simplement un grand merci.

   Alors je souhaite à tous les gens du Pays d’Opale : continuez à remplir des pages ; continuez à écrire des histoires ; continuez à nous faire rêver… Parce que je vous préviens… Et je suis gentil en vous prévenant… Je vais redevenir un citoyen lambda… Et si vous ne me racontez pas d’histoires et si vous ne me faites pas rêver… Je vais vous enquiquiner !!! Vous n’aurez plus un moment de libre !

   Mesdames et Messieurs. Merci à vous et bonne journée. »

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Published by popo - dans CCTP (divers)
25 février 2016 4 25 /02 /février /2016 15:40
Cérémonie de pose de la première pierre, à la minoterie Boutoille, pour ce qui deviendra le siège de la Communauté de Communes des Trois-Pays

Cérémonie de pose de la première pierre, à la minoterie Boutoille, pour ce qui deviendra le siège de la Communauté de Communes des Trois-Pays

Pose première pierre Minoterie Boutoille

Mesdames et Messieurs.

 

   Je vais essayer d’être rapide car je vois l’auditoire en train de se clairsemer… Je perçois que les gens sont transits de froid… Et même si l’épidémie de grippe est à son maximum, je ne voudrais pas être responsable du fait que vous soyez couchés, ce soir, avec des symptômes pseudo-grippaux.

 

   Je ne sais pas trop à quel titre je dois parler… Si je parle en tant qu’ancien membre éminent des Trois-Pays, on va dire « Regarde, le vieux, il radote encore ! ». Si je parle en tant que sénateur, cela n’a pas beaucoup de valeur… En effet, un sénateur n’est intéressant que pour son enveloppe parlementaire… Et des coureurs de dot, il y en a beaucoup dans ce pays !

 

   Non, si vous le permettez, je vais reprendre ma vieille casquette de président du Parc naturel des Caps et Marais d’Opale… Car vous êtes dans un Parc, ici, il ne faut pas l’oublier !

 

  Et, en tant qu’ancien  Président du Parc, je me permets de dire à Marc Médine et aux élus de l’intercommunalité : Merci ! Merci !  2 fois merci.

 

  Merci tout d’abord parce que j’ai vu, dans la presse que la communauté de Communes des Trois-Pays  avait été retenue comme Territoire à Energie Positive. Et retenue 2 fois, en étant comptée dans 2 territoires différents, le territoire du Parc Naturel et le territoire du Sympac. Vérification faite, c’est autorisé et le ministère accepte le chevauchement des territoires. Territoire à Energie positive, c’est une démarche issue de la loi sur la transition énergétique et le principe en est simple : on envisage qu’un territoire peut produire plus d’énergie qu’il n’en consomme. Du coup, il faut être inventif, imaginatif, parfois audacieux.

 

   C’est le dernier dossier dont je m’étais occupé au Parc, fin 2014. Le Parc a été retenu ; le Sympac vient d’être retenu… Et moi, je suis fier d’appartenir à une collectivité qui va dans cette direction-là, d’autant que c’est un peu le domaine dont je m’occupais, au Conseil Général, puisque j’étais en charge de l’environnement, de l’énergie et du développement durable.

 

   Second merci car vous donnez raison et vous illustrez les options prises par le président de parc que j’étais. Je m’explique.

 

   En avril 2012, j’ai été élu président du Parc Naturel des Caps et Marais d’Opale, avec un seul devoir, un seul but, une seule obligation : faire valider la charte de ce parc et récupérer le label… Travail difficile et combat parfois ardu.

   D’autant qu’il y avait dans cette charte quelques points durs, quelques points sur lesquels les communes pouvaient achopper. Et en particulier l’urbanisme.

 

   Figurez-vous que l’Etat nous avait dit : « Un Parc, c’est un territoire d’exception, d’expérimentation et d’excellence. Mais, avec vous, nous avons un problème : vous avez consommé, durant les 12 dernières années, 9 % des terres agricoles pour faire, principalement, de l’urbanisme. Vous êtes le Parc de France qui consomme le plus de terres agricoles. Dans la prochaine charte, cette consommation devra passer à 3% sur 12 ans… C’est-à-dire diviser par 3 la consommation de terres »…

 

   Pas facile pour trouver le moyen de respecter cet objectif… Alors, il a fallu mettre en valeur ou inventer de nouvelles pratiques. Dans les documents d’urbanisme, « Utilisation des dents creuses, créer des espaces de respiration, réhabiliter les friches industrielles… Comme ici ». Il fallait trouver des solutions. Imaginez : passez de plus de 9% à moins de 3% de consommation de terres agricoles.

 

   Ensuite, pas évident à expliquer aux communes ; message relativement difficile à faire passer… Et pourtant, nous n’avions pas le choix, il fallait le faire si nous voulions rester Parc Naturel…. Et nous nous sommes donc mis en campagne, avec la Région, pour expliquer cette nouvelle façon de faire.

 

   Eh bien, figurez-vous que le résultat a été complet : 153 communes sur 153 ont voté pour cette charte ; 13 intercommunalités sur 13 ont approuvé ; 2 départements ont voté et une région à validé la charte. C’est-à-dire que tout le monde a accepté cette charte avec ces nouvelles règles d’urbanisme… Et vous, ici, vous les avez votées !

 

 Et je vous rappelle que ces règles d’urbanisme incluses dans la charte du parc s’imposent à tous, s’imposent à tous les documents d’urbanisme !!! Vous n’avez pas le choix.

 

  Et ces nouvelles pratiques d’aménagement du territoire, c’est voir autrement : c’est voir l’urbanisme autrement ; c’est voir l’environnement autrement ; c’est voir l’agriculture autrement…

 

    C’est simplement reconnaitre qu’il faut arrêter de faire de l’urbanisme n’importe comment, laisser construire des alignements de maisons le long des routes, faisant qu’au bout d’un moment vous n’avez plus de centre de village, plus de cœur de village.

 

   C’est voir l’environnement autrement avec l’idée de préserver nos paysages, notre environnement, nos collines, tout ce qui entoure une commune et qui fait sa richesse et sa personnalité.

 

   C’est voir l’agriculture autrement, en aidant les agriculteurs à effectuer leur mutation… En plus, ils sont demandeurs. Je te rappelle, Marc, que dans le premier PLU de Guînes, nous avions entouré la commune avec une ceinture verte. Alors pourquoi ne pas aider les agriculteurs à passer en agroforesterie autour de la ville. Ce serait gagnant-gagnant. Gagnant pour l’agriculteur, gagnant pour la ville.

 

  Et quand je vois, dans la presse, que certains se posent des questions sur l’environnement de leur commune, constructible ou non… Les lois sont ce qu’elles sont, la charte est là et vous l’avez votée : vous ne pourrez plus construire  pour 15, 20 voire 30 ans et il faut imaginer autre chose. Alors autant travailler avec les agriculteurs pour imaginer cette autre chose car la terre et les paysages, c’est notre environnement  et nous devons le léguer à nos enfants; car la terre et les paysages, pour les agriculteurs, c’est leur outil de travail et ils ont tout intérêt à le préserver et le mettre en valeur.

 

    Voilà ce que j’avais à dire. Je sais que je suis un élu à obsolescence programmée mais tant que je le pourrais, je veux bien mettre mes colères à disposition pour rappeler aux élus qu’il faut arrêter de faire n’importe quoi, de bâtir n’importe comment, de détruite les paysages, de saccager l’environnement… Et quand on est dans un Parc, qu’on est dans une communauté de communes qui s’appelle « Les Trois-Pays » et qu’il est écrit « Le Vert, le Vrai, la Vie », on ne peut pas faire n’importe quoi.

 

   Il faut que vous en soyez persuadé… Comme je le suis  

 

Hervé Poher

25/02/2016: Première pierre pour le siège de la Communauté de Communes CCTP/ Hervé Poher
25/02/2016: Première pierre pour le siège de la Communauté de Communes CCTP/ Hervé Poher
25/02/2016: Première pierre pour le siège de la Communauté de Communes CCTP/ Hervé Poher
25/02/2016: Première pierre pour le siège de la Communauté de Communes CCTP/ Hervé Poher
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Published by popo - dans CCTP (divers)
30 mars 2015 1 30 /03 /mars /2015 12:05
30/03/2015: Remerciements aux  élus du canton de Guînes

                                                                  Paris, le 19 mars 2015

 

                    Madame le Maire, Monsieur le Maire.

 

   Après 21 ans au Conseil général, afin de représenter le canton de Guînes, je me dois, très naturellement, de « laisser tomber le rideau ».

 

   J’ai, durant toutes ces années, travaillé pour ce canton, défendu son identité et vécu avec ses habitants. Je l’ai fait à ma manière, avec des idées, avec des convictions mais aussi avec mes atouts et, bien entendu, avec quelques défauts. Et le résultat n’est pas si mauvais que cela… !

 

   Mais cette démarche n’aurait pas eu le même impact si vous n’aviez pas, à un moment ou à un autre, maire ou conseiller municipal ou même simple citoyen, été avec moi. En politique, en gestion publique et en réussite citoyenne, les idées sont collectives, la dynamique est collective et le succès est collectif. Le personnage providentiel n’existe que très rarement.

 

   Aussi, je tenais personnellement à vous remercier de ce bout de chemin que nous avons fait ensemble. J’en garderai un excellent souvenir et comme je l’ai dit lors des cérémonies de vœux : « J’étais fier d’être votre conseiller général et c’était, pour moi, un grand honneur. Et on se doit toujours de remercier ceux qui vous ont fait confiance. »

 

    Etant encore sénateur du Pas-de-Calais, je reste, bien entendu à votre disposition et à votre service pour tous les dossiers où « mon pouce pourrait donner un petit coup… »

 

   En vous remerciant très sincèrement, je vous adresse, Monsieur le maire, mes salutations respectueuses. 

                                                                                                                       Hervé Poher

                                                                                                             Sénateur du Pas-de-Calais

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Published by popo - dans CCTP (divers)
4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 20:38

Belle photo (109)

Guînes, Conseil Communautaire du 4 avril 2013

Chers amis.

   Juste un petit mot et contrairement à mes fâcheuses habitudes, celui-là sera court.

  Je ne reviendrai pas sur les raisons de cette réunion exceptionnelle, ni sur les circonstances qui ont rendu cette réunion obligatoire. Tout cela est de ma faute. Je l’avoue et je l’assume.

   Mais ce « tout cela », je vous l’ai expliqué dans un courrier que j’ai dû faire en urgence et « ce tout cela » a été longuement expliqué et détaillé dans la presse.

   Aussi avant d’aller voguer vers d’autres cieux, je me devais de venir vous saluer. Vous saluer car

·                    beaucoup d’entre vous étaient déjà là, en 1997, quand nous avons créé, tous ensemble, la Communauté de Communes des Trois-Pays.

·                    beaucoup d’entre vous ont participé à la belle aventure qu’est la création d’une collectivité locale, avec ses enthousiasmes et ses stress, avec ses fiertés et ses embûches.

·                    Beaucoup d’entre vous ont été bercés par certains mots répétés, redondants, voire obsédants : des mots comme audace, utopie, service public et solidarité.

   Et pour les autres, ceux arrivés en cours de route, l’apprentissage a été rapide, la démarche a été volontariste et la dynamique a toujours été préservée.

   Depuis 16 ans, nous avons réussi à afficher :

-                      L’image d’un territoire de consensus : Bien sûr, on n’était pas d’accord sur tout mais, comme je l’ai déjà dit, « Chez nous, les ruraux, on se dispute sous la couverture ; on n’exhibe pas nos humeurs ! Ca fait mauvais genre.»

-                     L’image d’un territoire en adéquation avec son logo : le Vert, le Vrai, la Vie.

-                     L’image d’un territoire de projets et d’expérimentation :

ü    Rappelez-vous : les premières haltes garderies en milieu rural… Et nous avons été copiés.

ü    Rappelez-vous : le premier transport à la demande et les départements sont en train de reprendre l’idée.

ü    Rappelez-vous : ARARAT et la lutte contre les inondations. 

ü    Rappelez-vous : le premier SPANC et le premier CIAS au nord de Paris. Tout cela a fait des petits. 

ü    Rappelez-vous enfin : le premier PLUI avec la protection des espaces agricoles… 1er dossier de ce type en France.

                Tout cela, nous l’avons fait ensemble et vous avez toutes les raisons d’en être fiers.

   Bien sûr, tout n’est jamais joué d’avance et certains dossiers sont un peu plus difficiles que les autres : l’assainissement non- collectif et les ordures ménagères secouent un peu notre collectivité. Mais il faut bien que quelqu’un s’y colle et ose assumer, au nom de tous, certaines responsabilités. Mais un territoire, c’est comme un être vivant : il a des phases de repos alternant avec des périodes de fébrilité.

   Et je vous parle de fébrilité car je sais que cette fébrilité sera un peu plus intense, dans les mois à venir, car des élections municipales sont inscrites au calendrier. Mais quels que soient les soubresauts électoraux, essayez de préserver la CCTP car elle est porteuse de certaines valeurs qui justifient son existence et justifient le respect : l’enfance, l’aménagement du territoire, le service public et la solidarité. Tout cela ne doit pas et ne peut pas être égratigné.

   Et permettez-moi de rappeler, aux élus que vous êtes, que la Communauté de Communes n’est pas une concurrente pour vos communes, mais c’est une aide, une compagne, un complément, voire un substitut quand il le faut. Et c’est bien pratique, de temps en temps de trouver un coupable.

   En 1997, certains disaient : « les Trois-Pays… Quel drôle de nom ! »

   En 2013, les mêmes disent : « Les Trois-Pays, on sait où c’est ! »

   Alors pour l’avenir, n’ayez pas peur d’avoir des utopies et n’ayez pas honte de mettre les deux pieds dans la boue. J’ai souvent entendu : « Un bon élu, c’est quelqu’un qui a les 2 pieds dans la boue mais qui garde la tête dans les étoiles ». C’est tout ce que je vous souhaite.

   Quant à moi, vous le savez, je resterai, de par mes fonctions, à côté de vous et de toute façon, je ne me gênerai pas pour venir, de temps à autres, vous voler un morceau de pâté avec de la bière. Au Sénat, le pâté n’a pas le même goût. Je vous en remercie d’avance.

    Merci pour tout. Notre trésor commun, ce sont nos souvenirs et ça, en politique, ça n’a pas de prix.

   Alors continuez et rappelez-vous que « L’important n’est pas de gagner, l’important c’est d’être dans la vérité. Et quand on est dans la vérité, on finit toujours par gagner. »

    Bon courage à vous et bonne chance, de tout cœur, à la Communauté de Communes des Trois-Pays.

Hervé Poher

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Published by popo - dans CCTP (divers)
21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 08:17

cctp.gif 

Madame, Monsieur

   Vous le savez peut-être, vous allez l’apprendre ou vous vous en doutiez mais aujourd’hui, je me dois de vous le confirmer.

  

 Je suis, depuis le 1er mars 2013, sénateur du Pas-de-Calais. C’est pour moi un honneur et une étape supplémentaire dans mon engagement public. Et c’est, sans doute, pour notre petit coin de terroir un atout complémentaire, atout  qu’il a déjà connu par le passé mais atout qu’il est intéressant de retrouver à nouveau.

  

 Mais cette nouvelle promotion m’amène à une situation prévue par la loi : le non-cumul des mandats qui prévoit « qu’un élu ne peut pas faire partie de plus de 2 assemblées élues ». Or je suis membre du Sénat, du Conseil Général et du Conseil Municipal de Guînes. La CCTP ne compte pas car, pour y siéger, nous sommes désignés par les conseils municipaux.

  

 Confronté à l’exigence de la loi, j’avais 1 mois, à partir du 1er mars pour choisir. Pour plusieurs raisons que je vous expliquerai bientôt, j’ai choisi de démissionner du Conseil Municipal de Guînes, restant ainsi Conseiller Général et Sénateur. Mais n’étant plus membre du Conseil Municipal, je ne peux plus être membre de la Communauté de Communes et encore moins président. Je me dois donc de vous quitter et ce que je tenais à vous dire.

  

 Abandonner un Conseil Municipal après 24 ans, quitter après 15 ans d’investissement une intercommunalité que j’ai portée sur les fonts baptismaux … Pour moi, pour beaucoup  d’entre vous, pour nos collaborateurs, c’est une page qui se tourne mais il ne faut pas avoir peur de la tourner. Les talents sont nombreux ; ils ne demandent qu’à s’exprimer. Les idées ne trouvent que si on les cherche… et des chercheurs, nous en connaissons plein.

  

 Pardonnez-moi de n’avoir pas eu le temps de tous vous rencontrer et de vous en parler mais le Sénat n’était pas vraiment prévu ; alors on s’adapte… Mais on n’a qu’un mois pour choisir ; alors on fait vite… Mais ce n’est pas facile de quitter une vieille compagne ; alors on préfère se taire…

  

 Merci à vous tous pour ce que vous avez fait et ce que vous ferez pour que les Trois-Pays restent un territoire d’innovation, d’exception et un territoire d’exemple.

  

 D’ici quelques semaines, je vous inviterai tous à un pot de l’amitié, à titre personnel pour y fêter sereinement mon départ et pour fêter joyeusement l’arrivée du printemps.

 

   Merci pour tout           

Hervé Poher    

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Published by popo - dans CCTP (divers)
1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 10:37

 162.Guines.jpg      

 PLUI… Certains d’entre vous doivent penser : « Encore un sigle… Encore de l’administration… Encore des complications… ». C’est vrai que notre société est bardée de sigles en tout genre, de contraintes administratives et procédures parfois peu compréhensibles. Mais un Plan Local d’Urbanisme, communal ou intercommunal, c’est une avancée importante pour le citoyen et l’habitant ; et ce sera un document de travail indispensable pour les collectivités et les élus.

   Avant, on disposait des POS (Plan d’Occupation des Sols) ou de cartes communales qui indiquaient si un terrain était constructible ou pas, en fixant en plus quelques règles d’urbanisme. Mais un POS ne permettait pas de voir le territoire dans son ensemble, le territoire dans sa région, le territoire dans son contexte économique et social. Il disait si un terrain était constructible ou pas.

    Avec les PLU, la démarche est différente. Le raisonnement initial n’est pas de dire : « On construit là et pas là »… Non, un PLU, c’est d’abord des réponses à plein de questions : « Comment  ont évolué les Trois-Pays depuis 10 ans ? Pourquoi habitons-nous les Trois-Pays ? Comment faut-il que ça avance ? Comment résoudre nos problèmes ? Les trois-Pays, dans 20 ans, ce sera quoi ?  ». Autant de questions essentielles qu’on ne se posait pas avec les anciens documents d’urbanisme mais que les lois nous demandent, désormais,  d’examiner pour pouvoir, dans un second temps, mettre des réponses sur le papier.

   Tout cela pourrait sembler purement administratif, mais ce n’est pas le cas : cet exercice nous oblige à définir le cadre de vie que nous souhaitons (rural, semi-rural, urbain…), à imaginer l’évolution, les aléas et le fonctionnement de notre environnement (les paysages, la nature, l’eau, l’agriculture…), à prévoir le développement des services ou des infrastructures (crèches, écoles, transport, CIAS…), à faciliter l’activité économique et l’emploi…. Tout cela en essayant d’estomper nos faiblesses et en essayant de garder nos atouts.

   Ce n’est pas forcément un exercice facile et chacun a tendance à raisonner pour son territoire, sa maison, son terrain… Mais vous habitez « Les Trois-Pays » et en dessous de notre logo, il est noté « Le Vert, le Vrai, La vie. » : ce slogan veut dire quelque chose pour les habitants ; ce slogan est un message adressé aux gens de l’extérieur ; ce slogan est la définition d’un cadre de vie, résultat de toute une histoire ; ce slogan a encore plus de signification depuis que nous sommes dans un Parc Naturel… A vous et à nous de dire si ce slogan nous va bien !

    Nous ne sommes qu’à la première étape de ce PLUI : Etat des lieux, diagnostic, atouts, faiblesses, grandes orientations…  Et c’est là que l’avis des habitants est important. Quelqu’un peut dire : « Moi, je veux continuer à vivre à la campagne… » Et c’est légitime. Un autre peut dire : « Moi, je souhaite une usine et un emploi à côté de chez moi » Et c’est son droit. Un dernier enfin peut dire : « Moi, je ne reste pas au village parce qu’il n’y a pas de moyen de transport » Et c’est compréhensible.

   Dans cette première phase du PLUI, des cabinets d’étude spécialisés ont travaillé, des dizaines de réunions  se sont déroulées, des rencontres avec des socio-professionnels ont eu lieu, les élus ont essayé de mettre sur le papier leur ressenti et leurs impressions. Mais même avec autant de gens autour de la table, il est parfois possible qu’on oublie tel ou tel problème. C’est pourquoi, à un moment bien précis de la démarche, la parole est donnée à l’habitant et au citoyen. C’est un exercice de démocratie participative qui permet de rappeler qu’un territoire, ce n’est pas qu’une image ; c’est un endroit où les gens vivent…  A eux de dire, à eux de nous raconter comment ils veulent vivre …

Hervé Poher

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Published by popo - dans CCTP (divers)
26 mai 2012 6 26 /05 /mai /2012 06:57

Herve Poher (228)

Monsieur le Président.

   Rassurez-vous, une fois n’est pas coutume : je serai bref, du moins, je vais essayer.

   Bref, parce que le soleil de cette fin de semaine nous incite plus à déambuler dans la campagne et quand je dis « la campagne », je pense à la nature et non pas à la campagne électorale.

   Bref parce que ce contrat a déjà été discuté, présenté et validé à la commission permanente du Conseil Général et qu’il m’a déjà été donné de parler des spécificités et de quelques originalités de ce document. Je sais bien que tout le monde n’a pas la chance d’assister à la commission permanente… Mais chacun a le droit de garder des privilèges. Et de toute façon, nous avons discuté de cette contractualisation à maintes fois, au sein de la CCTP.

   Bref enfin, parce que, dans le renouvellement de ce contrat, nous avons pris deux ans de retard et on m’a toujours appris que quelqu’un qui arrive en retard doit se faire tout petit ! D’autant plus que ce retard, je l’assume personnellement.

   Mais permettez-moi, quand même, quelques mots.

   Lors de la présentation de ce contrat, en commission permanente, j’avais parlé de «  Continuité, de confirmation, de confortement et d’expérimentation », chaque terme se rapportant à toute une série de politiques et d’actions inscrites dans le document. Et l’association de ces 3 mots « Continuité, confirmation et confortement » à un 4ème mot qui est  «  expérimentation » voulait montrer que la contractualisation, tout en amenant à nos EPCI un cadre rassurant, n’empêchait pas d’être inventif, imaginatif et productif. Au contraire, l’accompagnement devait nous inciter à être novateurs.

   Et je dis bien « cadre rassurant » car un partenariat avec une grande structure comme le Conseil Général est forcément rassurant. Tout le monde le sait :   l’angoisse de nos collectivités et l’inquiétude de nos collègues élus locaux sont en train de plomber notre fonctionnement sociétal. Des réformes financières en urgence, des réorganisations administratives et territoriales peu concertées, une précarisation de nos populations et des banquiers qui n’osent même plus vous regarder en face… Tout cela est porteur d’incertitude et les élus n’aiment pas l’incertitude !

   Or, c’est humain, c’est naturel et c’est comme cela depuis que le monde est monde : Dans les périodes d’agitation et d’incertitude, on se replie sur soi et on ne bouge plus. Il en est des collectivités comme il en est des hommes. C’est-à-dire qu’on fait l’inverse de ce qui est souhaitable.

   Alors, c’est rassurant d’être accompagné par une grande sœur ; c’est rassurant de se dire qu’on n’est pas tout seul dans la tempête et qu’une structure beaucoup plus importante que nous, est toujours à nos côtés ; et c’est rassurant de se dire que malgré le coup de vent, on va pouvoir maintenir un socle minimum.

   Et dans ce socle minimum, je mets, bien entendu tout ce qui me semble inimaginable de ne plus faire : la solidarité, l’enfance, la culture, le service au public en milieu rural, l’aménagement du territoire… Bref, tout ce qui fait le devoir et l’honneur d’une collectivité.

   Et c’est pour cela que l’accompagnement du conseil Général est essentiel et rassurant. Parce que nous, simplement au niveau de l’intercommunalité, nous sommes heureux de faire de la culture, nous sommes enthousiasmés de faire de l’enfance et nous n’avons pas honte de faire de la solidarité.

   Et cette assistance rassurante va plus loin puisque le Conseil Général nous accompagne dans l’expérimentation et dans l’innovation. Je veux parler, bien entendu, de notre démarche vers un Plan Local d’Urbanisme Intercommunal, PLU qui va essayer d’intégrer certaines dispositions de la loi de 2005 sur le développement des territoires ruraux et sur les compétences du département  et certaines mesures obligatoires du Grenelle II. Le tout devant être en harmonie avec la charte du parc naturel…

   Nous le savons : L’exercice peut être aléatoire ; l’exercice semble osé ; l’exercice sera périlleux… Parce qu’il est évident que nous allons voir resurgir

Ø  les vielles tentations d’égocentrisme,

Ø  les vieilles balivernes d’un poujadisme local dépassé,

Ø  et certains vieux réflexes de gestion locale électoraliste.

   Mais

       ·         parce que nous nous appelons la communauté de communes des Trois-Pays,

·         parce que, depuis que nous avons été créé, nous avons toujours innové,

·         parce que notre  slogan est : « Le vert, le Vrai, la Vie »,

·         parce que nous sommes intégralement, naturellement et philosophiquement intégrés dans un parc naturel…

·         Parce que tout ça…  nous devons avancer dans cette réflexion et montrer que chez nous, l’intérêt général n’est pas que la juxtaposition des intérêts particuliers et qu’une vision générale d’avenir, ce n’est pas un patchwork des visions personnelles du moment. Sinon, nous nous sommes tous trompés !

   Mais, je le répète, l’exercice sera osé et il sera périlleux. Et c’est pourquoi je remercie le Conseil Général de son accompagnement financier, intellectuel et humain.  

   Monsieur le Président. Lorsque vous avez voulu la contractualisation, les choses étaient claires : « C’est du donnant-donnant ; je vous aide dans vos politiques, mais vous m’aidez dans les miennes… ». Tout cela  a été parfaitement intégré… et moi, par honnêteté intellectuelle et affective, je l’ai intégré peut-être encore un peu plus que les autres.

   Mais dans cette histoire-là, je peux vous l’avouer, Monsieur le Président : vous avez quand même été roulé… Parce qu’une contractualisation, ce sont des projets, certes ! Ce sont des financements, certes ! Ce sont des mutualisations, certes !

   Mais c’est aussi et surtout une assurance, un accompagnement, une présence rassurante, c’est une grande sœur ( si on parle des collectivités) ou un grand-frère (si on parle des départements) et ça, vous avez oublié de l’estimer et pourtant, vous le savez, une grande sœur, ça n’a pas de prix !

   Merci à vous tous.

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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 10:27

Belle photo (102)

 Pour la Communauté de Communes des Trois-Pays, 2012 ne sera pas une année tout à fait comme les autres. Ce sera une année d’écoute, de discussion et  d’imagination.

   Ne croyez surtout pas que les années précédentes étaient vides de ces 3 moteurs essentiels de la gestion publique. Non ! Vos élus ont toujours essayé de vous comprendre et ont toujours tenté d’être dans l’imagination, au service des habitants. Ils l’ont fait au niveau intercommunal comme ils le font quotidiennement au niveau communal. L’enfance, la culture, la solidarité, les services à la personne… Autant de preuves de notre motivation. Mais 2012 aura, parce que l’histoire le veut ainsi, un autre aspect, une autre valeur et, peut-être, d’autres saveurs.

   Aspect, valeur, saveurs car, tous ensembles, élus et citoyens, nous devons patiemment et audacieusement façonner l’avenir… en travaillant sur un simple document administratif (le Plan Local d’Urbanisme) mais quel document !  Car c’est au travers de ce fameux document que nous devrons réaffirmer notre identité ; que nous devrons illustrer à nouveau  notre slogan : le Vert, le Vrai, la Vie ; que nous devrons repréciser les limites de nos paysages, de notre environnement et du pays que nous voulons garder. Le PLU, un simple document certes,  mais qui est à la base de toute vision locale, de tout aménagement du territoire et de tout développement durable!

   Aspect, valeur, saveurs car le Préfet en a décidé ainsi : nous devons fusionner la Communauté des Trois-Pays avec huit communes du Pays d’Ardres. Et d’un côté comme de l’autre, nous sommes parfaitement conscients que cette démarche sera un « pied de nez » à l’histoire. En 1520, Le roi de France, François Ier était à Ardres ; Henry VIII, le roi anglais, était à Guînes et entre les deux, il y avait le Camp du Drap d’Or… Et pendant six siècles, le Pays de Guînes et le Pays d’Ardres se sont regardés un peu en chiens de faïence, de part et d’autre d’une frontière invisible… Or, en une signature, au bas d’un arrêté, le Préfet a décidé que tout cela devait devenir de l’histoire, ne rester rien qu’une histoire mais demeurer une  bien belle histoire… En plus, c’est un morceau de l’histoire de France ! Alors, nous allons réfléchir, discuter et imaginer avec nos amis de l’ardrésis pour passer de trois pays à quatre pays, pour construire une intercommunalité profitable à tous et utile à chacun. Ce ne sera pas facile car le monde administratif et le monde comptable ne facilitent pas toujours les  bonnes volontés, mais nous y arriverons.

   Aspect, valeur, saveurs enfin car ce projet de fusion et l’extension de nos compétences dans différents domaines vont nous obliger à imaginer un lieu de regroupement de tous nos services : services administratifs, Centre Intercommunal d’action Sociale, avec l’Epicerie, les jardins solidaires et des lieux d’insertion, Pôle touristique… Actuellement, tout est dispersé et notre façon de travailler n’est pas un exemple d’économie, de rationalité et de développement écologique. Bref, tout en gardant nos piliers territoriaux que sont nos maisons de l’enfant, il nous faut réfléchir à un centre stratégique, décisionnel et administratif plus adapté à notre multi-fonctionnement, pour un meilleur accueil de nos concitoyens et pour un respect minimum de notre personnel.     

   Vous voyez que 2012 sera bien une année de réflexion et de mutation. Mais il en est des collectivités comme il en est des hommes : les périodes de repos alternent avec des phases de progrès… Ecoute, discussion et imagination… L’année 2012 sera chargée et nous aurons besoin de toutes les bonnes volontés...  Pour façonner une nouvelle phase de notre vie collective.          

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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 16:12

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    Après 2 années d’un silence relatif bien involontaire, la Communauté de Communes des Trois-Pays a décidé de communiquer à nouveau, de vous parler, de vous expliquer…

   Ce silence était dû à la conjonction de plusieurs événements : Tout d’abord une réorganisation interne de nos services, réorganisation rendue nécessaire par une obligation de rationalisation et d’économie budgétaire. Silence aussi car la mise en place de certaines politiques expérimentales est souvent source d’incertitude, de tâtonnements et, avouons-le, d’erreurs. Aussi, avant de vous offrir certaines certitudes, encore faut-il que vos responsables en soient, eux-mêmes, sûrs. Silence enfin, car la disparition d’un de nos collaborateurs très proche a, un tant soit peu, bloqué notre démarche.

   Le mot silence est sans doute exagéré car nous ne pouvons pas oublier que la CCTP a publié, l’an passé, un guide du développement durable, guide vous rappelant les différentes politiques communautaires, guide rappelant l’esprit d’initiative,  l’esprit d’innovation et le besoin de service public. Un guide détaillé et complet permettant d’avoir un regard d’ensemble sur votre communauté de communes.

   Mais, pour tous vos élus, il devenait urgent de remettre en place un outil d’information et les moyens de dialogue avec les habitants, avec nos voisins, avec nos concitoyens. Pourquoi cela et pourquoi maintenant ?

   Dialogue et communication… Parce que la Communauté de Communes des Trois-Pays va bientôt avoir 15 ans et qu’elle est, désormais, entrée dans votre paysage personnel et familial. Certains doivent dire : « A quoi ça sert, la CCTP ? » En disant cela, ils oublient que leur fils va à la halte-garderie, que leur fille va à  l’école de musique, qu’ils ont été voir une pièce  de théâtre dans leur village, que leur voisin qui passe une période difficile fréquente l’épicerie sociale, qu’il ont apprécié la Randonnée nocturne, qu’on a fait beaucoup de travaux pour limiter les inondations, qu’ils peuvent circuler avec le Taxi Vert… On pourrait continuer ainsi pendant fort longtemps pour rappeler uniquement que tout cela, c’est la volonté et le travail des Trois-Pays.

   Dialogue et communication… Parce que nous sommes déjà dans une période où il faut expliquer à nos concitoyens que certaines politiques qui peuvent paraître « ennuyeuses, coûteuses et contraignantes », ne sont pas des lubies d’élus ou de responsables : le contrôle d’assainissement non-collectif, c’est la loi ! L’augmentation des taxes sur les ordures ménagères, c’est la loi ! Le respect de l’environnement, c’est la loi ! Tout cela pour rappeler qu’un collectivité comme la CCTP a des politiques volontaristes où elle essaye d’innover mais a aussi beaucoup de politiques où elle ne fait qu’appliquer la loi, toute la loi, rien que la loi. Et dans certains domaines, nous savons que si la loi n’est pas appliquée, les sanctions seront lourdes. Attention aux mauvais conseilleurs qui ne seront pas les payeurs. Rappelons aussi que si la CCTP s’est engagée dans certaines de ces politiques peu « agréables », c’est aussi et surtout pour soulager vos communes qui n’ont pas le personnel et les moyens de tout faire.

   Dialogue et communication… car les journaux sont pleins de bruits, rumeurs et parfois de contrevérités sur l’avenir des intercommunalités. Oui, certaines vont disparaitre. Oui, certaines vont s’agrandir. Oui, on propose à la CCTP d’élargir ses frontières et de devenir ainsi les Quatre-Pays, voire les Cinq-Pays !!! Rien n’est fait, tout se discute mais deux choses doivent être réaffirmées : on ne se permet pas de parler à la place du voisin et on ne marie pas les gens contre leur gré… Sinon le mariage ne dure pas longtemps !! Et dans ce domaine là, nous, élus de la CCTP, nous connaissons très bien (ou trop bien) le dossier : Il y a 15 ans, nous avons été les premiers à proposer une intercommunalité plus grande… Et cela nous avait été refusé !  Comme quoi, on a toujours tort d’avoir raison trop tôt !

   Dialogue et communication enfin… Parce qu’un dossier capital va mobiliser toute notre équipe, élus et techniciens, pendant les 2 années à venir… Mais que ce dossier ne peut se construire et exister sans l’avis, sans la compréhension et sans l’accord de tout un territoire : Nous devons élaborer notre Plan Local d’Urbanisme Intercommunal, document qui nous dira comment et où on peut construire, document qui expliquera comment on peut protéger l’eau de notre sous-sol et garder les paysages auxquels nous sommes tous attachés, document qui posera une question essentielle : « Comment maintenir notre caractère rural et comment sauvegarder et aider notre agriculture ? », document, enfin, qui permettra, pour chacun d’entre nous, d’imaginer les Trois-Pays dans 15 ou 20 ans.

   Voilà pourquoi nous devons communiquer et dialoguer : pour plus de clarté, pour plus de compréhension et pour plus d’efficacité.

   Un journal trimestriel, un site internet plus convivial, des bulletins d’information dans vos mairies… Tout un panel de moyens pour un vrai dialogue.

   Le Préfet nous a proposé de nous agrandir, le Président du Conseil Général propose de soutenir nos dossiers, le Parc et la Région veulent que nous soyons un territoire d’expérience, d’invention et de mobilisation… Tous ces décideurs nous font confiance ; alors, avançons encore et toujours… Nous avons tout à gagner.

    Hervé Poher

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11 septembre 2011 7 11 /09 /septembre /2011 11:33

11.09 Parc 

 

 

Hardinghen

  Trois mots : Bienvenue, bienvenue, bienvenue. Trois fois bienvenue dans les Trois-Pays et pour la troisième fois. La première a eu lieu à Guînes ; la seconde à Licques et la troisième à Hardinghen.

   Et les Trois-Pays, ce sont aussi trois mots : Le Vert, le Vrai, la Vie. Presque une devise de parc.

   Et, dans les Trois-Pays, nous sommes  totalement infectés, imbibés et motivés par l’esprit parc, par l’image parc naturel. Et si c’est comme cela, je me dois d’être honnête, ce n’est pas par volonté politique ou par décision d’élus. Non, l’adhésion à l’esprit parc n’est que le résultat de la conjonction de facteurs historiques, géographiques et du hasard.

   Tout d’abord, il faut se rendre compte que la Communauté de Communes est entièrement incluse dans un triangle Calais, Boulogne, Saint Omer. Vous pouvez comprendre que, de ce fait, nous connaissons bien le problème de la périurbanisation et certains disent que nous avons été la région la plus touchée par la consommation des terres agricoles.

   En deux, il faut savoir que nous avons, sous nos pieds, ici à Hardinghen, à Alembon et à Guines, un des champs captants, probablement le plus important du Nord-Pas-de-Calais ; et cela nous impose, de fait, quelques obligations.

   En trois. Nous avons sur notre territoire cette frontière naturelle qui sépare les monts d’Artois et la plaine de Flandres avec le système des wateringues.

   Quatrièmement. Nous avons la chance d’avoir gardé des massifs forestiers importants.

   Et enfin, nous avons une histoire riche avec des moines à Licques, Henry VIII à Guines et des mineurs à Hardinghen.

   Dernier point, qui peut expliquer pourquoi nous adhérons encore plus à l’esprit parc, c’est que nous n’avons pas, sur notre territoire, un Grand Site National classé ou un trésor naturel comme le Romelaere.

   Voilà pourquoi nous sommes imbibés de parc. Et s’il fallait une preuve supplémentaire, je vous rappellerais que dans la contractualisation avec le Conseil Général, c’est dans les Trois-Pays que nous faisons des expérimentations et des dossiers innovants.

   Avec la remise en état et l’entretien des chemins de randonnée, par la CCTP avec l’aide du Conseil Général.

   Ensuite avec ce dossier unique en France, du moins sur une telle échelle, d’un Plan Local d’ Urbanisme avec application d’une compétence du Conseil Général qui est la protection agricole et des espaces naturels périurbains. Ce qui nous permettra d’avoir une gestion et une maitrise des sols en protégeant l’outil agricole.

   Voilà ce que sont les Trois-Pays avec le Vert, le Vrai, la Vie et sachez que chez nous, le vrai est authentique, la vie est sympathique et, pour faire un mot, sachez que le vert n’est pas solitaire.

 

Hervé Poher

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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 20:51

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Comme chaque année et comme la loi l’exige, je me dois de vous informer des principales orientations budgétaires de notre communauté de communes.

  Mais avant d’évoquer les perspectives 2011, permettez-moi de revenir sur le bilan 2010, car, il faut bien l’avouer, l’accouchement du budget 2010 s’était fait dans la douleur, avec beaucoup d’incertitudes et, je dois l’avouer, certaines angoisses.

   Les données du problème 2010 étaient simples :

·        Première donnée : Il nous fallait répercuter la baisse importante de dotations issues de la TP, baisse faisant suite à la fermeture de l’usine CIDER, à Guînes. Un delta budgétaire et des subventions de compensation nous avaient permis de retarder au maximum les effets néfastes de cette disparition. C’est vrai qu’en toute logique comptable, nous aurions pu ou nous aurions dû anticiper cette baisse de recettes à partir de 2006… Mais le résultat aurait été sensiblement le même mais plus étalé dans le temps et chacune de nos communes auraient, à l’extrême, été plus perdantes financièrement.

 

·        Deuxième donnée : Tout en ayant un budget à la baisse, il nous fallait continuer des politiques communautaires sans réduire le service rendu à la population, simplement parce que ces services sont devenus, avec le temps, indispensables.

   Avoir moins d’argent, garder des services et imaginer encore…. Voilà les obligations qui se sont imposées à nous et qui nous ont poussés à imaginer la quadrature du cercle…

   Et pour réussir cette quadrature du cercle, nous avons dû appliquer un traitement que je qualifierais de chirurgical.

·        Serrage de ceinture maximum dans le fonctionnement de la CCTP.

·        Et surtout, baisse conséquente des dotations de compensation aux communes. A ce sujet, je me dois de remercier, à nouveau, l’ensemble des communes qui ont accepté cette diminution obligatoire. C’est vrai que si on est solidaire dans la richesse, on se doit d’être solidaire, aussi, dans la difficulté. Tout en reconnaissant que ce principe est beau sur le papier ou logique pour les autres, mais qu’il est bien souvent difficile de se l’appliquer à soi même.

   Au final, je peux vous confirmer, qu’après ces mesures drastiques, le compte administratif 2010 montrera un redressement significatif de nos comptes.

   Sur le budget général, les dépenses de fonctionnement passent de 2,549 millions en 2009 à 2,565 millions en 2010, soit une augmentation de seulement 0.6%. Alors que les recettes sont passées, elles, de 2,651 millions en 2009 à 2,782 millions en 2010, soit une augmentation de 4,95%.

   De plus, je tiens à vous rappeler que comme nous savions que la crise financière allait arriver, nous avons été, depuis quelques années, très prudents coté investissement et la CCTP est, de ce fait, très peu endettée et nos annuités de remboursement sont peu élevées.

   Si bien, qu’au final, le compte administratif 2009 fera apparaitre un excédent d’environ 179 000 euros. Ce qui confirme que nous sortons la tête de l’eau mais que cet excédent reste très modeste pour une collectivité qui a un budget total (budget général et OM) de prés de 5,4 millions.

   Je peux donc affirmer, pour reprendre une comparaison médicale que nous sommes sortis de la phase critique mais que nous restons en observation.

   Si vous suivez l’actualité, vous pouvez voir que plusieurs EPCI voisins sont en train d’assumer ce même genre de problèmes.

   Et c’est avec cette notion d’observation, après une phase critique, donc avec un souci    de prudence que nous allons évoquer l’année 2011.  

  Comme vous vous en doutez, car vous êtes des élus locaux, cette année, comme pour l’année 2010, notre marge de manœuvre restera faible ; je peux même affirmer, sans pessimisme exagéré, qu’elle va forcément diminuer et cela pour plusieurs raisons :

1)      Pour les recettes, l’Etat nous a annoncé un gel des dotations; donc pas de petit plus ou de bonus financier, déficit national et restriction budgétaire obligent. Seul moyen d’intervention que nous a redonné la loi et la réforme budgétaire : agir sur l’impôt, mais vous le savez, ce processus, qui entrera en vigueur cette année, n’est jamais agréable à appliquer, d’autant qu’on assiste à une érosion importante du pouvoir d’achat de nos concitoyens.

 

2)      Pour les dépenses : On peut définir trois axes incontournables qui vont nous amener à dépenser un peu plus et, du coup, diminuer nos marges de manœuvre.

 

Axe 1 : Le personnel. Vous le savez, notre budget est principalement axé sur des dépenses de personnel : administration, petite enfance, école de musique, aide au CIAS. Je l’ai déjà dit, c’est un choix politique que nous avons fait : choix d’un vrai service public et choix de la main tendue.

  Permettez-moi de réaffirmer qu’à une période où certains prônent le chacun pour soi, l’ostracisme et la xénophobie, je suis fier d’appartenir à une collectivité qui défend la culture, l’enfance et la solidarité et qui, pour ce faire, donne du trvail à beaucoup de gens.

   Mais, vous vous en doutez, même à effectif constant, les masses salariales ne vont pas diminuer :

- de par l’évolution naturelle des rémunérations dans la fonction publique

- et aussi, parce beaucoup de nos employés ont la mauvaise manie de passer des concours et ils ont, en plus, pris la mauvaise habitude de les réussir… Je dis, bien entendu, cela avec une note d’humour car nous ne pouvons que nous féliciter de la volonté de formation et d’évolution de carrière de nos collaborateurs.

   Axe 2 : La solidarité, c'est-à-dire l’aide au CIAS

      Sans entrer dans le détail du débat budgétaire du CIAS, je vais me permettre de vous donner quelques informations qui résument bien la problématique de la solidarité sur notre territoire.

·        A la création de l’épicerie sociale, puis du CIAS, 50 foyers étaient pris en charge ; aujourd’hui, c’est presque 200 foyers qui fréquentent notre structure.

·        Avant, vous n’aviez que des familles dans la détresse, ayant une période difficile, chômage ou RMI. Maintenant, vous avez, en plus, des travailleurs pauvres, c'est-à-dire des gens qui ont un emploi mais qui ne peuvent plus joindre les 2 bouts et on commence à voir des retraités qui viennent presque de façon honteuse à l’épicerie sociale… Et sachez qu’aucune commune de notre collectivité n’est épargnée par ce phénomène.

·        A sa création, le CIAS recevait 50 000 euros de subvention ; nous sommes passés à 75 000. Pour cette année, la demande est de 95 000. Ce n’est pas rien, certes mais pouvons-nous faire autrement. Comme je l’ai dit en réunion de bureau, nous ferons des économies ailleurs. La solidarité ne se mégotte pas !!

·        Autre point qu’il faut souligner, c’est l’effet levier de cette subvention au CIAS. 95 000 euros de subventions amènent à 4 fois plus de dépenses sur le territoire : subvention de 95 000 par la CC ; budget annuel de 390 000 euros, sans compter, bien entendu, le RSA versé par le Conseil Général aux ayant-droits.

Axe 3 de nos dépenses : La contractualisation   

   Tout à l’heure, vous m’avez autorisé à signer le contrat territorial de développement durable, avec le Conseil Général. Bien entendu, même si, à l’intérieur de ce contrat, nous ne proposons pas des dossiers exagérément dispendieux, il conviendra d’inscrire et de budgétiser ces actions et ces investissements.

   Voilà, M et M, ce que je tenais à vous rappeler concernant l’année passée et ce dont je devais vous informer pour l’année à venir, sachant que beaucoup de points seront précisés lors du vote du budget.

     Monsieur Duffy vous a préparé un document avec graphes, camemberts, chiffres et pourcentages vous permettant de visualiser l’amélioration modeste mais effective de nos finances et de notre fond de roulement… et vous montrant que l’effort entamé l’année dernière doit être continué. Il vous donnera quelques explications après mon intervention.

   Dernier argument qui nous pousse à une certaine prudence : la réforme territoriale et l’avenir de nos collectivités. Même si nous avons voté un vœu concernant l’avenir des intercommunalités du calaisis, je vous rappelle qu’un vœu n’est qu’un vœu et tant que nous ne saurons pas à quelle sauce nous pourrions être mangés, on se doit d’être modérés… La réorganisation des intercommunalités doit être définitivement appliquée pour 2014. D’ici là, avançons mais prudemment.  Nous n’avons pas besoin de dépenser pour exister : ce serait une erreur de gestion et nos concitoyens ne comprendraient pas.

   Voilà ce qui me semblait important de vous dire à l’occasion de ce Débat d’Orientation Budgétaire.

Hervé Poher

 

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25 octobre 2010 1 25 /10 /octobre /2010 07:36

  

 

Belle photo (15)

 

« Développement durable »… Expression très à la mode, sur-utilisée, voire galvaudée… mais expression qui, au début de ce 21ème siècle,  a probablement un sens. Elle a besoin simplement, tout simplement, d’être expliquée.

  Bien souvent, la dernière création à la mode  ou la nouvelle invention très « techno » est affublée de ce terme : durable (parce que ce petit mot semble vendeur… Même les comptes en banque deviennent « durables »). Trop souvent, les initiatives économiques se targuent et s’affichent comme étant  durables (ce qui veut dire qu’elles ne l’étaient pas !) et désormais, il est de bon ton, pour une collectivité, de dire qu’on fait du développement durable, qu’on est en communion avec l’avenir et qu’on est en osmose avec l’environnement… 

  Mais soyons clairs, soyons réalistes et soyons honnêtes : le développement durable, c’est un état d’esprit, c’est un comportement et c’est une volonté. Or  un état d’esprit, ça ne se décrète pas ; un comportement, ça ne s’invente pas et une volonté, ça met du temps à se forger. Et la notion de développement durable (c'est-à-dire du respect de l’environnement, du respect de l’homme, du respect de l’homme dans son environnement) est fondamentalement contraire aux principes qui gèrent actuellement notre société. Autour de nous, l’exploitation de notre environnement pour faire des profits est une évidence. Chaque jour, la locution « valeur financière »  écrase l’expression « valeurs humaines ». A chaque instant, notre système économique montre qu’il n’a pas intérêt à instaurer la durabilité des choses… Et nous sommes tous les acteurs de cette triste comédie : tous responsables et tous coupables parce qu’on nous pousse à consommer, que nous voulons consommer et, surtout, parce que nous aimons consommer.

  Nous avons créé une société où tout se consomme et où tout se jette. Et dans une société où l’on considère que tout se jette, donc se remplace, on a la fâcheuse tendance à penser que l’homme, aussi, peut se jeter…

   Mais depuis peu, nous commençons à réaliser que tout ne se fabrique pas… Que les ressources de la terre ne sont pas éternelles… Que le climat se modifie… Que la science ne peut pas tout et que, certes, l’homme n’est pas un objet mais qu’à contrario, il n’a pas la puissance d’un dieu…

 Quelques exemples parmi d’autres pour illustrer l’impasse vers laquelle nous nous dirigeons. Depuis quelques années, nous sommes très inquiets sur l’avenir de nos polders, de cette zone qui va de Calais à Dunkerque, via Saint-Omer, de cette plaine qui a été gagnée sur la mer et qui est sous le niveau de la mer… Et la tempête Xynthia est venue appuyer nos craintes. Le ministère de l’environnement et les responsables des wateringues viennent de faire faire une étude sur la diminution de nos capacités d’évacuation de l’eau, dans le territoire des Flandres, diminution due à la montée du niveau de la mer. Seul chiffre à retenir : au large de Dunkerque, suite au réchauffement climatique, le niveau de la mer augmente de 0.4 cm à 1 cm par an. De façon inexorable et continue. Cela fait entre 16 cm et 40 cm sur 40 ans, au minimum… Et le phénomène s’accélère…

   Deuxième exemple, il est prouvé que si l’on compare la terre aujourd’hui à ce qu’elle était, il y a 600 millions d’années, nous avons perdu 99,9% des espèces végétales et animales. C'est-à-dire que lorsqu’on se targue de protéger  la biodiversité, de sauvegarder tel ou tel animal ou d’essayer de garder telle ou telle espèce végétale, on ne raisonne que sur 0,1% de ce qui était notre patrimoine initial. La terre a déjà perdu presque la totalité de ses trésors…Et nous savons que, dans les 50 ans qui viennent, au rythme que nous avons adopté, nous allons perdre encore 50% des espèces actuellement vivantes. Toutes les 10 minutes, une espèce disparait… 150 espèces disparaissent chaque jour !

   Dernier exemple enfin. Le baril de pétrole évolue actuellement entre 70 et 150 dollars, selon la période de fièvre économique. Certains parlent de bientôt 170 mais des chercheurs américains viennent de sortir une étude très sérieuse affirmant qu’un baril à 800 ou 1000 dollars n’était pas inconcevable… Quand nous serons en période de pénurie. Et avec pour conséquences : disparition de 95% des compagnies aériennes, fin de l’urbanisation autour des communes et retour des gens en centre ville, coup d’arrêt à la mondialisation et avènement, enfin, de toutes les nouvelles énergies. Je vous laisse le soin d’imaginer l’avenir et quelles sont les personnes qui, malgré tout, s’en  sortiront!!!

   Et c’est pour parler de ces tristes perspectives que sont organisés, régulièrement des colloques, conférences et sommets : Rio, Copenhague, Nagoya… Avec bien souvent, hélas, des constats d’échec : les intérêts particuliers, les intérêts nationaux et, surtout, les intérêts financiers sont considérés plus importants que la sauvegarde de l’ours blanc, que la persistance de la banquise, que le maintien de la forêt amazonienne et que la survie de l’homme… L’argent est plus important que la beauté ; le profit présent est plus important que le bien-être à venir ; l’égoïsme domine toujours l’utopie. 

  Ces évolutions sont-elles inexorables ? Peut-on éviter le pire ? N’est-il pas trop tard ? Elu, citoyen, homme… Tous doivent faire leur révolution culturelle, changer leur façon de vivre et savoir inculquer, à nos enfants, un nouvel art de vivre, une nouvelle façon de fonctionner et de se développer. C’est ce qu’on appelle «  le développement durable » et c’est pourquoi il nous faut un but, une méthode, une volonté et un espoir.

·        Un but parce que léguer à nos enfants une terre pleine de richesses, de diversité et d’avenir, est la plus noble des ambitions. La terre n’est pas qu’un gisement !

·        Une méthode parce qu’il faut sortir de ce fonctionnement sociétal basé sur le chiffre, le calcul, le profit. Il nous faut savoir réfléchir, inventer et fonctionner avec de vraies valeurs philosophiques et non plus uniquement avec des critères mathématiques. Les chiffres, les bilans, les budgets nous amènent à ne plus rien faire. Redonnons place aux idées et aux rêves. L’homme et la société ne sont pas que des chiffres !

·         Une volonté parce que le changement de comportement de chacun inventera le changement de comportement de tous. Individus, associations, collectivités, sociétés… La dynamique sera collective et le changement sera notre bien commun. La société n’est pas que l’association de solitaires !

·        Un espoir enfin. Espoir qu’il n’est pas trop tard, que l’homme saura comprendre et que la nature saura pardonner…  La nature est puissante mais elle ne peut pas tout réparer. L’homme a du génie mais il ne sait pas tout réparer. Sachons lier nos destins… Parce que nous n’avons pas le choix.

   Voilà ce qu’est le développement durable : changer dans vos têtes pour changer dans votre vie ; avoir de petites idées pour inventer de nouveaux gestes ; accepter aujourd’hui des contraintes pour libérer l’avenir. C’est aussi et avant tout un message d’espérance car nos enfants comprendront… Et, sincèrement, c’est peut-être vexant pour nous, mais les enfants comprennent déjà… eux !

                                                                                                                        Hervé Poher

                                                                                                                     Octobre 2010

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16 octobre 2010 6 16 /10 /octobre /2010 19:26

 

 

salon du livre

 

Permettez que je sois très court et cela pour deux raisons. La première, c’est que, comme le disait Pierre Dac «  Les choses les moins longues sont les plus courtes… » et ensuite parce qu’il est toujours difficile de parler après Rose-Marie. Cela a toujours été un problème pour moi : comment parler après Rose-Marie ? Comme disait un président du Conseil Général, « On ne pisse pas sur un monument ! »

   Alors, deux ou trois points.

   Première remarque. Monsieur l’inspecteur de l’éducation nationale. Vous n’avez pas connu madame Guillemant comme enseignante. Je me permets de dire que vous avez bien de la chance… Moi, j’étais maire quand Rose-Marie  était directrice d’école dans ma commune… C’est à cette période que j’ai commencé à avoir des cheveux blancs  et qu’on a observé chez moi une ébauche de calvitie !

   Deuxième remarque L’an passé, le président Dupilet était venu vous exprimer nos questions et nos inquiétudes sur la réforme territoriale ; sur le fait qu’une collectivité comme la notre ne pourrait plus aider d’autres collectivités ; qu’on allait devoir se limiter à nos compétences, toutes nos compétences et rien que nos compétences ; qu’on n’aurait plus le droit de se mêler ou d’aider le sport ou la culture. Vous vous doutez bien que nous avons protesté, râlé et demandé à nos gouvernants de revoir leur copie. Comment voulez vous qu’une commune comme Andres puisse organiser un salon du livre sans l’aide de la communauté de communes et sans l’aide du Conseil Général ? Comment voulez-vous que les associations puissent faire vivre un territoire sans l’aide des collectivités ? Alors, il ne faut pas crier victoire, mais il semble que les protestations des élus locaux, des associations et des forces vives de notre pays aient amené le gouvernement à entrouvrir la porte, à comprendre que nous étions des appuis indispensables à beaucoup d’actions. Le Pas-de-Calais a toujours beaucoup aidé la culture et le sport… Et quand on parle de Romain Barras, champion européen, et de tous nos autres héros sportifs, ce soutien volontariste, on ne le regrette pas. Alors, espérons que la loi sera raisonnable.

   Dernière remarque. C’est aujourd’hui le douzième anniversaire du salon du livre. Douze, un chiffre magique qui exerce sur moi une sorte de fascination. Douze, c’est un chiffre un peu spécial. Douze ans et on peu dire que le salon du livre est entré dans sa puberté… Qu’il a maintenant de l’acné.

   Et douze, quand on regarde Rose-Marie, on pense aux douze travaux d’Hercule… Ou si on veut être plus gentil, on dit les 12 apôtres… Elle doit penser, en me regardant, aux douze salopards et quand elle parle, en réunion, on devient les douze hommes en colère… Voilà pour le chiffre douze… mais je pourrais continuer !

   Pour l’année prochaine, il va falloir que je travaille sur le chiffre treize, chiffre porteur de plein d’autres symboles… J’ai appris dernièrement que dans les hôtels, il n’y avait pas de chambre treize et même pas de treizième étage. Mais tout cela, c’est une autre histoire.

   A l’année prochaine. 

 Hervé Poher

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25 septembre 2010 6 25 /09 /septembre /2010 11:43

 

 
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Intervention à Guines/ Hervé Poher
 
   Vous devez, sans doute, vous demander pourquoi une collectivité, voire une communauté de communes comme la notre s’est impliquée dans une telle manifestation, dans ce village de la famille. Je vais essayer de vous l’expliquer.

   J’y vois, essentiellement, trois raisons :

   La première, c’est que nous vivons dans un monde perturbé, un peu déboussolé, un monde plein d’incertitude et qui se pose beaucoup de questions. Et dans ce monde troublé, nous avons tous besoin de retrouver des valeurs, des repères… ce que j’appelle des jalons. Alors certains se tournent vers la foi, parfois vers les sectes. D’autres font de la politique… Mais de la politique de façon active ; vous pouvez le voir tous les jours dans les journaux. D’autres enfin se tournent vers la nature et l’environnement. Mais quels que soient les choix, on se rend compte que la valeur la plus sûre, l’institution incontournable, c’est la famille et l’enfant… parce que l’enfant, c’est le symbole de la famille. 

  La deuxième raison est purement égoïste pour nous, responsables de la communauté de communes. En effet, comme vous le savez, notre rôle, c’est de créer et d’assumer des politiques. Mais quand nous faisons du service public, 50% des gens râlent ; quand nous nous occupons des documents d’urbanisme et des PLU, 75% des gens protestent. Et quand nous assumons le problème des ordures ménagères, 100% des gens engueulent le président de la communauté de communes. Alors, quand on parle de famille et d’enfance, c’est plus simple pour moi et pour nous, car je sais que je ne risque rien. Et même quand dans ce village, on évoque l’allaitement maternel… Même si madame Badinter évoque le problème de l’allaitement et du statut de la femme, je sais que je ne risque rien. Ce n’est pas le président de la CCTP qui va répondre aux questions de madame Badinter. Tout cela ne dépend pas de moi… De toute façon, avec l’épouse que j’ai, je ne peux pas faire autrement que d’être pour l’allaitement maternel.

   La dernière raison est que, quand on parle famille et enfance, on évoque automatiquement solidarité, éducation et avenir. Et l’éducation, la solidarité et une certaine idée de l’avenir sont quand même les fondements et les bases de l’action d’un élu. Si un élu ne pense pas à l’avenir, donc à l’enfant, ce n’est pas la peine de se présenter à des élections.

   Voilà pourquoi nous nous sommes impliqués dans la mise en place de ce village. Et ces journées, nous avons voulu les dédier à François Lebas… Parce que François qui est décédé il y a 2 ans, juste avant la journée de l’enfant… François était médecin ; Et dans l’idée que je me fais du médecin, cela veut dire qu’il savait porter un regard sur l’autre. François était pédiatre et il savait donc porter un regard sur l’autre. Et, enfin, François a créé Misola : cela prouve simplement qu’il savait porter le regard sur les autres.

   Une dernière anecdote pour terminer. Il y a 8 jours, j’étais chez ma fille, à plus de 1000 kilomètres. Et pendant ce temps, des personnalités importantes sont venus dans le coin, sur le site des Caps. Lundi dernier, nous étions en plénière au Conseil Général et un de mes collègues m’a demandé : « Comment se fait-il que tu n’étais pas là lors de la visite du site des Caps. » J’ai répondu : « Tu vois, je me suis posé la question : Est-ce-que je reste chez ma fille ou est-ce-que je remonte ? Et bien vois-tu, je n’ai pas hésité : je suis resté avec ma fille. » Et mon collègue m’a répondu ; « Sincèrement, c’est toi qui a raison. »

   Mesdames et Messieurs. Cela veut dire qu’il y a des moments où il faut savoir retrouver ses vraies valeurs…     

    Hervé Poher

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31 mars 2010 3 31 /03 /mars /2010 20:43

  CCTP

Conseil communautaire.

Dans le grand chamboulement administratif et financier, suite aux réformes fiscales et territoriales qui nous attendent, nous étions en droit de craindre un flottement, de redouter du tangage, voire d’avoir peur d’une  tempête. Nous savions que cela pouvait arriver, que cela devait logiquement arriver et que c’est le lot de toute collectivité de subir les aléas de l’environnement économique et financier.

  Nous avions peur d’une tempête. Ce ne sera pas une tempête, mais il faut bien avouer que nous allons, quand même, cette année, subir un bon  coup de vent.

   Et puisqu’en début d’année, je vous avais dit que je parlerai clair et que je n’utiliserai pas la langue de bois, permettez-moi de bien préciser les choses.

   La CCTP va passer une année 2010 difficile au point de vue financier. Cela n’est pas dû à la réforme fiscale. Cela n’est pas dû à la réforme des collectivités. Cela est dû simplement à notre mode de fiscalité et surtout à la fermeture de l’usine Desseilles, à Guînes, en 2006. Le fait marquant de notre DOB 2010, c’est bien celui là.

   Mais avant de préciser les choses, je me dois, parce qu’à l’époque certains d’entre vous n’étaient pas élus, de vous rappeler les principes et la philosophie de la TPU, Taxe Professionnelle Unique.

   Lorsque nous avons décidé, en 2004, de passer en TPU, nous avions, comme le voulaient la loi Chevènement et la loi Voynet, 2 objectifs principaux :

-         Premier objectif : Harmoniser nos taux de TP et faire, qu’en 2014, toutes nos communes aient le même taux de taxe professionnelle.

-          Deuxième objectif : Créer une solidarité intercommunale, solidarité qui permet de partager les richesses quand elles sont là mais aussi de partager les problèmes quand ils surviennent. Et c’était cela la véritable ambition de la TPU comme l’a imaginée le législateur: S’arranger pour, qu’à un échelon intercommunal, on ne voit plus certaines communes « riches comme Crésus » côtoyer d’autres communes «  pauvres comme Job.. »

   Et c’est pourquoi, en 2004, nous avons décidé de passer en TPU : la richesse des uns pouvant profiter à tous les autres ; Le malheur des uns pouvant être amorti par l’ensemble des autres. C’est, en gestion politique et administrative, ce qu’on appelle la solidarité. Et je le répète, solidarité, ce n’est pas un gros mot !

   Avant tout, je me dois de vous rappeler le mécanisme fixé par la loi.

   Nous avons décidé de passer en TPU en 2004. Depuis 2005, l’ensemble des taxes professionnelles a été versé à la CCTP. Mais la CCTP a reversé, chaque année,  à chacune des communes l’équivalent de la TP 2004, moins l’équivalent des impôts intercommunaux et avec, chaque année, quelques adaptations.

   Quand, par rapport à 2004, la TP générale a augmenté, la différence a servi à créer et à financer des politiques communautaires. Quand, par malheur, la TP totale a diminué, l’ensemble de l’intercommunalité se devait d’en assumer la baisse… C’est l’esprit de la loi et c’est pour cela que nous avons décidé le passage en TPU : Pour partager les plus et pour atténuer les moins.  

  Permettez-moi de projeter quelques chiffres très parlants.   

  TP % Compens Total %
2004 1 066 564     1 066 564  
2005 1 256 807 17,84   1 256 807 17,84
2006 1 325 214 5,40   1 325 214 5,40
2007 936 973 -29,00 310 436 1 247 409  
-5,90
2008 947 308 1,10 232 827 1 180 135 -5,40
2009 998 656 5,40 155 212 1 153 868 -2,20
2010          
  Evolution 2009/2006    -12,93    

  2005/2006… Pas de problème. Les bases augmentant, la taxe professionnelle globale s’est gonflée de plus de 250 000 Euros. Or 2005, c’est aussi l’année où nous apprenons la fermeture de la Cider, c'est-à-dire l’usine Desseilles.  Or l’usine Desseilles, c’était, Mesdames et Messieurs, 70% de la taxe professionnelle de Guînes ; Desseilles, c’était 40 % de la taxe professionnelle de la CCTP.

  Nous savions, dès lors, qu’un impact sur nos finances  intercommunales était inévitable. Et cet impact est survenu en 2007. Comme vous le montre, à nouveau ce tableau, la TP totale a baissé de prés de 30% en 2007, passant de 1 325 000 euros à 937 000 Euros. Mais, vous le savez, lorsqu’il y a fermeture d’entreprise, il y a versement d’une dotation de compensation qui est dégressive sur 3 ans. C’est ce que vous pouvez voir dans la colonne centrale.

   Quoi qu’il en soit, la TP totale versée à la CCTP entre 2006 et 2009, a baissé de prés de 13 % sur 3 ans. Or, pendant ces 3 années, la communauté de communes a versé la même somme aux communes… Sans répercuter la baisse.

   Pourquoi et comment avons-nous fait ? Je vais vous l’expliquer.

   Deux scénarii étaient possibles :

  Scénario 1 Scénario 2
2007 Retrait:  77805 Euros Tampon par CC
2008 Retrait: 145 079 Euros Tampon par CC
2009 Retrait: 171 346 Euros Tampon par CC
2010 ??? Retrait: 130 000 Euros
     
TOTAL 394 230 Euros 130 000 Euros

-         1er scénario : Nous respectons  l’orthodoxie comptable et nous répercutons strictement la baisse des dotations. C'est-à-dire qu’en 2007, la CCTP aurait dû diminuer de 5,9% les sommes reversées aux communes ; 5,4% supplémentaires en 2008 et encore 2,4% en 2009…. Ce qui représente 394 000 Euros sur 3 ans.

-         2ème scénario : On essaye d’attendre au maximum en comptant sur une amélioration des rentrées et en essayant de tamponner sur le budget de la CCTP. C'est-à-dire que la CC absorberait sur ses propres budgets les manques financiers et essaierait de donner, tant que possible, les mêmes dotations aux communes.

   Vous le savez, c’est ce second scénario que nous avons adopté.

   Tous les ans, la CC a enregistré des recettes en diminution et tous les ans, depuis 2007, nous avons pourtant donné aux communes, la même somme. C’était un choix politique et c’était un choix stratégique.

   Choix politique parce que la CC n’est pas une commune… Quand nous avons imaginé notre intercommunalité, nous l’avons construite comme une structure de service public. C'est-à-dire que nous étions là pour mettre en place des actions et des services que les communes ne feraient pas ou ne feraient plus. Avec un trépied dont nous pouvons être fiers : petite enfance, culture et solidarité.

   Mais parallèlement à cette fonction de base, nous devions être le partenaire des communes. Pour une raison très simple : les communes ont des obligations que nous n’avons pas : les écoles, la voirie, parfois l’assainissement, la défense incendie, le sport, la sécurité… Avec souvent de gros investissements… Ce qui n’est pas le cas de la CCTP.

   Et c’est dans cette esprit de complémentarité que nous avons accepté d’être responsables des documents d’urbanisme, du SPANC, de prendre en charge des cotisations obligatoires de vos communes sans les répercuter sur les dotation et d’essayer d’amortir le choc Desseilles.

   Et c’est avec cet état d’esprit que depuis 3 ans, nous avons fait ce choix politique et plutôt que de thésauriser ou mettre de coté, nous avons compensé et nous avons donné  aux communes, quitte à avoir des comptes administratifs proches de zéro. Ce qui a été le cas.

   Choix stratégique aussi, en se disant que le temps pouvait nous aider à amortir le choc. Amortir le choc grâce à plusieurs processus :

-         1er processus : une ré augmentation des bases, modérée certes, entre 2006 et 2009, mais augmentation réelle.

-         2ème processus : une augmentation des taux dans les communes qui avaient un taux faible. Il est évident que si, dans une commune, un taux de TP a doublé en 5 ans, à bases égales, les sommes engrangées par la CCTP sont plus importantes.

-         3ème processus : L’aménagement et la reprise de la zone d’activité de Guînes. Je vous rappelle que c’est pour amortir un  éventuel départ de Desseilles que je me suis permis de rencontrer, il y a quelques années, le ministre de l’aménagement du territoire, qui était alors JP Delevoye , afin que nous puissions bénéficier d’une partie des fonds après Duty-Free. Ce que nous avons eu. Desseilles partant, il fallait avoir un site d’accueil pour recevoir de nouvelles entreprises.

-         4ème processus : Espérer que dans les 3 années de transition, de nouveaux projets nous viendraient en aide. Et vous le verrez, c’est aussi ce processus là qui nous permet d’avoir une bouffée d’oxygène.

-         Dernier processus, qui est surtout une précaution qui se révèle, aujourd’hui, bien utile : Je vous rappelle, qu’il y a 3 ans, nous avons supprimé l’exonération de 2 ans de la  TP pour les nouvelles entreprises.

   En conclusion, Mesdames et Messieurs, la fermeture de l’usine Desseilles, c’était une perte financière de 400 000 Euros. 400 000 Euros que nous aurions dû retirer, sur 3 ans, de la dotation aux communes.

   Dans le budget 2010, nous vous proposerons de répercuter sur les dotations aux communes, une baisse qui initialement devait être de 300 000, puis 240, puis  de 130 000 euros mais , je vous l’annonce ce soir, qui sera probablement plus proche des 100 000 Euros.

   Pourquoi seulement 100 000 Euros ?

-         Parce que, entre 2006 et 2009, les bases ont augmenté

-         Parce que, entre 2006 et 2009, les taux de TP les plus bas ont augmenté.

-         Et parce que, pour cette année 2010, le mode de calcul nous a permis  d’intégrer de nouvelles bases qu’on n’espérait pas, je dois bien l’avouer: les éoliennes de Fiennes.

   Pour être clair, Mesdames et Messieurs :

-          De 2005 à 2007, la ville de Guînes a  amené des richesses à la CC.

-          De 2007 à 2009, la commune de Caffiers nous a permis d’amortir la fermeture de Desseilles.

-         En 2010, la commune de Fiennes, va nous permettre de solder, à moindre mal,  la fermeture de Desseilles. C’est cela l’esprit intercommunal ; c’est cela l’esprit de la TPU.

-         Je pourrais vous dire que l’année prochaine Licques, Hardinghen ou Campagne vont venir en aide à la collectivité. Mais comme, depuis cette année, la TP n’existe plus, mon raisonnement ne tiendra pas.

   Bien sûr, comme la loi nous le prescrit, nous répercuterons cette retenue sur les communes qui recevaient de la TP, en appliquant le barème basé sur les pourcentages reçus par les  communes. Plus de 75% de cette retenue sera assumé par la commune de Guînes. Je sais que ce n’est pas forcément une bonne nouvelle mais je voudrais que vous ne reteniez que 2 chiffres : En 2007, Desseilles nous prive de 40% de notre TP ; en 2010, nous n’impactons sur vos communes que 10%. 

                  RETOUR DE LA TP  
GUINES 76,60%
CAFFIERS 12,40%
LICQUES 5,62%
FIENNES 2,77%
CAMPAGNE 0,60%
BOURSIN 0,59%
HARDINGHEN 0,42%
HERMELINGHEN 0,29%
HERBINGHEM 0,27%
ALEMBON 0,20%
SANGHEN 0,25%
ANDRES -
BAINGHEN -
BOUQUEHAULT -
HOCQUINGHEN -

  

   Voilà, Mesdames et Messieurs. Pour pouvoir arriver à ce «  moindre mal », je vous confirme que la CCTP s’est recentré sur ses fonctions de base… Et vous le verrez lors de la réunion de la commission finances et lors de la présentation du budget, notre but est bien de passer cette année de transition sans renier nos actions. Mais le principe reste : « Tout ce qu’on économise sur la CCTP, on peut le redonner aux communes. »

 Donc, en application de cette doctrine, je vous confirme les propositions suivantes :

-         Le non remplacement de monsieur Patrick Vasseur

-         Le transfert de Francois Noel et Damien Ledoux vers le siège de la CCTP

-         L’acceptation de la mise en disponibilité d’Alexandre Leprince

-         La demande à tous les services de fonctionner à l’économie

-         La restriction dans notre propre fonctionnement interne

-         Le cadrage de toutes les subventions ou participation de la CC

-         Etc, Etc…. Bref, en résumé, tout ce qui est affiché… Et plus encore ! 

   Je vous rappelle que la CC ne prélève pas l’impôt et que les deux seules variables sur lesquelles il nous est possible d’agir, ce sont la redevance ordure ménagère et la taxe de séjour. Nous aurons l’occasion d’en reparler et, je le répète, tout cela sera examiné en commission finance.

   Voilà, Mesdames et Messieurs, ce que je tenais à vous dire. La fermeture de l’usine Desseilles aurait pu être une tempête dévastatrice pour toutes nos communes et pour tous nos concitoyens. Ceci l’a été pour les familles des 80 employés de l’usine, familles qui habitent toutes notre territoire. Pour la CC, ce sera un gros coup de vent… Il faut quand même le passer, mais c’est bien parce que nous sommes ensemble que la force du vent à été atténuée.

  Pour 2011, aucune prévision de ma part : Avec la disparition de la TP, tout va être remis à plat, mais nous aurons, d’ici la fin d’année, l’obligation de faire souvent le point.

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THEMES ABORDES

Hervé Poher             

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