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AVERTISSEMENT:




Nous vous proposons différentes photographies qui n'ont qu'un seul but: vous livrer de belles images du Pas-de-Calais, quelques images du monde et quelques clins d'oeil humoristiques. Ces photos ont été copiées sur le web et restent la propriété des gens de talent qui les ont faites.

ITINERAIRE...

1989

- Election au Conseil Municipal de Guines

1992

- Membre de la liste régionale

1994

- Elu Conseiller Général du Canton de Guînes

1995

- Elu Maire de Guînes

1997

- Elu Président de la Communauté de Communes des Trois-Pays (CCTP)

 - Suppléant du député Dominique Dupilet

1998

- Vice-Président du Conseil Général

- Président d'Eden 62

2000

- Nommé élu référent pour l'Opération Grands Sites des Caps

2001 Réélu

- Maire de Guînes

- Conseiller Général

- Président CCTP

2002

- Suppléant du député Jack Lang

2004

- Membre de la liste régionale

- Elu président du Comité de Bassin de l'Agence de l'eau Artois-Picardie (--> 2014)

2004

- Elu président du Pays de Calais (-->2006)

2005

- Elu président de la Conférence Sanitaire du Littoral (-->2009)

2007

- Suppléant du député Jack Lang

- Démission du poste de maire

2008 Réélu

- Conseiller Général

- Adjoint à Guînes

- Président de CCTP

- Président Agence Eau

2011 Réélu

- VP du Conseil Général

- Président du Comité de Bassin de l’Agence de l’eau

- Membre de la liste sénatoriale

2012 :

- Candidat aux législatives

- Elu Président du Parc Naturel

2013

- Sénateur du Pas-de-Calais 

- Démission de la CCTP

- Démission du CM de Guînes

2014 Réélu

- VP du Conseil général

- Président du Parc

2015

- Arrêt du Conseil Général

- Arrêt  Eden

-Arrêt Parc Naturel

2017

- Arrêt du Sénat

 

PHOTOS

 

Poher (19)      

Poher (7)

Poher (18)     

Andre-et-Gilbert     

Contrat-avenir.jpg   

En-assembl-e.jpg

GB     

Inauguration-Petit-Prince.jpg      

Langelin-maire-honoraire.jpg

election 2007    

Ardres     

Conservatoire 2

Poher herve (6)     

2004 fete de la randonnee    

Bouquehault     

Kluisbergen     

Poher (14)     

tour     

99 Inauguration ADSL

MDR             

repas vieux      

jardin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

16 septembre 2017 6 16 /09 /septembre /2017 10:25
16/09/2017: CCTP/ Hervé Poher / Inauguration du siège de la Communauté de Communes Pays d'Opale

« Tout a été dit ; tout a été bien dit… Je n’ai plus rien à dire… Ou si peu !

   C’est une belle journée ; c’est une belle réhabilitation ; c’est une belle construction ; c’est une belle inauguration ; c’est des beaux élus… Pas tous, mais ils sont quand même pas mal !

   Vous savez, ce type de manifestation, pour une collectivité, c’est très important : parce que dans ces manifestations, on essaye de faire passer des messages et on essaye de mettre en évidence des choses qui sont importantes. Mais les choses importantes ne sont importantes qu’à l’aulne de sa personnalité, de son histoire et du contexte local.

   Et moi, je vais citer 3 choses importantes pour moi, aujourd’hui.

   La première, c’est que je suis frustré… Parce que Madame Bourguignon n’est pas là. Je vais m’expliquer mais je voulais simplement lui faire un cadeau. Dans le protocole républicain, dans l’ordre républicain, quand on fait des discours, on part toujours du moins gradé et on termine au plus gradé… Et en général, c’est l’Etat qui termine les discours. C’est comme ça. C’est-à-dire qu’un sénateur, c’est moins gradé qu’un député et que j’aurais toujours dû parler avant Madame Bourguignon et qu’elle devait parler après moi. Mais figurez-vous que depuis 2012, l’ordre républicain à Guînes, c’est l’ordre guînois, c’est-à-dire que systématiquement, je parlais après madame la députée. Et j’ai dit, tout à l’heure à Eric et à Marc « Il faut qu’on remette l’ordre républicain ». Sans doute pour des raisons qui me sont personnelles… Mais à un moment, il faut rentrer dans le rang.

   Deuxième message important : Vous l’avez vu et cela été signalé par Marc : C’est sans doute l’une des dernières réalisations du Calaisis qui va bénéficier de l’enveloppe parlementaire… Cette fameuse enveloppe parlementaire qu’on a montré du doigt ; qu’on a voulu tuer ; qu’on a tuée ; Et nous, parlementaire, on était au chevet de l’enveloppe à l’agonie… Remarquez, l’agonie a été relativement courte… En 2 mois de temps, il n’y avait plus d’enveloppe parlementaire. Et je voulais simplement dire que cette enveloppe parlementaire, je ne suis pas sûr qu’il fallait la supprimer. Parce que ceux qui perdent quelque chose, ce ne sont pas les parlementaires : ce sont les communes ; ce sont les associations. Et quelquefois les 10, 15, 20 000 Euros permettent de basculer et de réaliser un dossier. Ça a été supprimé donc c’est supprimé…

   On a évoqué la transparence… Mais comme dit la dame qui tient le pressing à Calais : « Quand tu veux laver plus blanc que blanc, tu finis par faire des trous dans la chemise. » Alors, la transparence a quand même des limites.

  Et puis dernier message pour moi aujourd’hui, c’est qu’il y a 22 ans, je rentrais dans la vie publique avec un très gros dossier qui s’appelait la création de la communauté de communes des Trois-Pays. Dossier difficile… C’est là que j’ai commencé à avoir des cheveux blancs… Après j’ai porté des lunettes… Et les oreilles… Je n’en parle pas !!! Dossier très difficile… Mais aujourd’hui, 22 ans après, je termine mon engagement politique en inaugurant le siège de la communauté de communes du Pays d’Opale. C’est-à-dire qu’il y a 22 ans, beaucoup d’entre vous, ici présents, m’ont aidé à écrire une page. Et ces mêmes personnes sont là, aujourd’hui, pour m’aider à tourner la page. Pour cela, je voulais vous dire simplement un grand merci.

   Alors je souhaite à tous les gens du Pays d’Opale : continuez à remplir des pages ; continuez à écrire des histoires ; continuez à nous faire rêver… Parce que je vous préviens… Et je suis gentil en vous prévenant… Je vais redevenir un citoyen lambda… Et si vous ne me racontez pas d’histoires et si vous ne me faites pas rêver… Je vais vous enquiquiner !!! Vous n’aurez plus un moment de libre !

   Mesdames et Messieurs. Merci à vous et bonne journée. »

Hervé Poher

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Published by popo - dans CCTP (divers)
25 février 2016 4 25 /02 /février /2016 15:40
Cérémonie de pose de la première pierre, à la minoterie Boutoille, pour ce qui deviendra le siège de la Communauté de Communes des Trois-Pays

Cérémonie de pose de la première pierre, à la minoterie Boutoille, pour ce qui deviendra le siège de la Communauté de Communes des Trois-Pays

Pose première pierre Minoterie Boutoille

Mesdames et Messieurs.

 

   Je vais essayer d’être rapide car je vois l’auditoire en train de se clairsemer… Je perçois que les gens sont transits de froid… Et même si l’épidémie de grippe est à son maximum, je ne voudrais pas être responsable du fait que vous soyez couchés, ce soir, avec des symptômes pseudo-grippaux.

 

   Je ne sais pas trop à quel titre je dois parler… Si je parle en tant qu’ancien membre éminent des Trois-Pays, on va dire « Regarde, le vieux, il radote encore ! ». Si je parle en tant que sénateur, cela n’a pas beaucoup de valeur… En effet, un sénateur n’est intéressant que pour son enveloppe parlementaire… Et des coureurs de dot, il y en a beaucoup dans ce pays !

 

   Non, si vous le permettez, je vais reprendre ma vieille casquette de président du Parc naturel des Caps et Marais d’Opale… Car vous êtes dans un Parc, ici, il ne faut pas l’oublier !

 

  Et, en tant qu’ancien  Président du Parc, je me permets de dire à Marc Médine et aux élus de l’intercommunalité : Merci ! Merci !  2 fois merci.

 

  Merci tout d’abord parce que j’ai vu, dans la presse que la communauté de Communes des Trois-Pays  avait été retenue comme Territoire à Energie Positive. Et retenue 2 fois, en étant comptée dans 2 territoires différents, le territoire du Parc Naturel et le territoire du Sympac. Vérification faite, c’est autorisé et le ministère accepte le chevauchement des territoires. Territoire à Energie positive, c’est une démarche issue de la loi sur la transition énergétique et le principe en est simple : on envisage qu’un territoire peut produire plus d’énergie qu’il n’en consomme. Du coup, il faut être inventif, imaginatif, parfois audacieux.

 

   C’est le dernier dossier dont je m’étais occupé au Parc, fin 2014. Le Parc a été retenu ; le Sympac vient d’être retenu… Et moi, je suis fier d’appartenir à une collectivité qui va dans cette direction-là, d’autant que c’est un peu le domaine dont je m’occupais, au Conseil Général, puisque j’étais en charge de l’environnement, de l’énergie et du développement durable.

 

   Second merci car vous donnez raison et vous illustrez les options prises par le président de parc que j’étais. Je m’explique.

 

   En avril 2012, j’ai été élu président du Parc Naturel des Caps et Marais d’Opale, avec un seul devoir, un seul but, une seule obligation : faire valider la charte de ce parc et récupérer le label… Travail difficile et combat parfois ardu.

   D’autant qu’il y avait dans cette charte quelques points durs, quelques points sur lesquels les communes pouvaient achopper. Et en particulier l’urbanisme.

 

   Figurez-vous que l’Etat nous avait dit : « Un Parc, c’est un territoire d’exception, d’expérimentation et d’excellence. Mais, avec vous, nous avons un problème : vous avez consommé, durant les 12 dernières années, 9 % des terres agricoles pour faire, principalement, de l’urbanisme. Vous êtes le Parc de France qui consomme le plus de terres agricoles. Dans la prochaine charte, cette consommation devra passer à 3% sur 12 ans… C’est-à-dire diviser par 3 la consommation de terres »…

 

   Pas facile pour trouver le moyen de respecter cet objectif… Alors, il a fallu mettre en valeur ou inventer de nouvelles pratiques. Dans les documents d’urbanisme, « Utilisation des dents creuses, créer des espaces de respiration, réhabiliter les friches industrielles… Comme ici ». Il fallait trouver des solutions. Imaginez : passez de plus de 9% à moins de 3% de consommation de terres agricoles.

 

   Ensuite, pas évident à expliquer aux communes ; message relativement difficile à faire passer… Et pourtant, nous n’avions pas le choix, il fallait le faire si nous voulions rester Parc Naturel…. Et nous nous sommes donc mis en campagne, avec la Région, pour expliquer cette nouvelle façon de faire.

 

   Eh bien, figurez-vous que le résultat a été complet : 153 communes sur 153 ont voté pour cette charte ; 13 intercommunalités sur 13 ont approuvé ; 2 départements ont voté et une région à validé la charte. C’est-à-dire que tout le monde a accepté cette charte avec ces nouvelles règles d’urbanisme… Et vous, ici, vous les avez votées !

 

 Et je vous rappelle que ces règles d’urbanisme incluses dans la charte du parc s’imposent à tous, s’imposent à tous les documents d’urbanisme !!! Vous n’avez pas le choix.

 

  Et ces nouvelles pratiques d’aménagement du territoire, c’est voir autrement : c’est voir l’urbanisme autrement ; c’est voir l’environnement autrement ; c’est voir l’agriculture autrement…

 

    C’est simplement reconnaitre qu’il faut arrêter de faire de l’urbanisme n’importe comment, laisser construire des alignements de maisons le long des routes, faisant qu’au bout d’un moment vous n’avez plus de centre de village, plus de cœur de village.

 

   C’est voir l’environnement autrement avec l’idée de préserver nos paysages, notre environnement, nos collines, tout ce qui entoure une commune et qui fait sa richesse et sa personnalité.

 

   C’est voir l’agriculture autrement, en aidant les agriculteurs à effectuer leur mutation… En plus, ils sont demandeurs. Je te rappelle, Marc, que dans le premier PLU de Guînes, nous avions entouré la commune avec une ceinture verte. Alors pourquoi ne pas aider les agriculteurs à passer en agroforesterie autour de la ville. Ce serait gagnant-gagnant. Gagnant pour l’agriculteur, gagnant pour la ville.

 

  Et quand je vois, dans la presse, que certains se posent des questions sur l’environnement de leur commune, constructible ou non… Les lois sont ce qu’elles sont, la charte est là et vous l’avez votée : vous ne pourrez plus construire  pour 15, 20 voire 30 ans et il faut imaginer autre chose. Alors autant travailler avec les agriculteurs pour imaginer cette autre chose car la terre et les paysages, c’est notre environnement  et nous devons le léguer à nos enfants; car la terre et les paysages, pour les agriculteurs, c’est leur outil de travail et ils ont tout intérêt à le préserver et le mettre en valeur.

 

    Voilà ce que j’avais à dire. Je sais que je suis un élu à obsolescence programmée mais tant que je le pourrais, je veux bien mettre mes colères à disposition pour rappeler aux élus qu’il faut arrêter de faire n’importe quoi, de bâtir n’importe comment, de détruite les paysages, de saccager l’environnement… Et quand on est dans un Parc, qu’on est dans une communauté de communes qui s’appelle « Les Trois-Pays » et qu’il est écrit « Le Vert, le Vrai, la Vie », on ne peut pas faire n’importe quoi.

 

   Il faut que vous en soyez persuadé… Comme je le suis  

 

Hervé Poher

25/02/2016: Première pierre pour le siège de la Communauté de Communes CCTP/ Hervé Poher
25/02/2016: Première pierre pour le siège de la Communauté de Communes CCTP/ Hervé Poher
25/02/2016: Première pierre pour le siège de la Communauté de Communes CCTP/ Hervé Poher
25/02/2016: Première pierre pour le siège de la Communauté de Communes CCTP/ Hervé Poher

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Published by popo - dans CCTP (divers)
29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 12:37
29/09/2015 : CCTP/ Hervé Poher / Inauguration du Village de la Famille.

29/09/2015 : Inauguration du Village de la Famille.

Mesdames et Messieurs.

   C’est vrai que ce matin, j’avais 2 manifestations importantes : une réunion à Paris en présence du  Premier  Ministre et l’inauguration du village de la famille. Eh bien, j’ai préféré être ici, au village de la famille. Et cela pour 3 raisons.

 

   La première est qu’il faut que je me montre à Guînes… C’est vrai que depuis quelques mois, je ne me suis pas trop présent… Or « A force de ne pas être vu, on devient invisible ! »… Je ne sais pas si vous avez déjà vu un film sur l’Homme Invisible, mais la psychologie de l’Homme Invisible n’est pas très facile

 

   Deuxième raison. C’est que, il y a trois semaines, est sorti  l’Echo du Pas-de-Calais avec un article sur cette manifestation… Et figurez-vous qu’on y disait beaucoup de bien de moi. Alors, c’est tellement rare qu’il faut que j’en profite… Car ça ne va pas durer.

 

   Dernière raison, c’est que je voulais saluer mes amis, la communauté de communes et le CIAS. Vous faites, en effet, partie de mes souvenirs, d’un petit coin de mon cœur et de mon histoire personnelle.

 

   Et ce CIAS, ça n’a pas été facile ! Quand il a fallu rappeler aux élus locaux que, comme l’a dit Marc, le mot Solidarité, n’est pas un gros mot ; que le fait de tendre la main et de regarder les autres, ce n’est pas une honte ; Et que c’est logique, pour une collectivité de le faire pour les autres. Heureusement que nous étions motivés… Qu’il était motivé (en désignant Yves Lefebvre) car moi, je n’étais que le président : le vrai moteur, c’était lui.

 

   Et Dieu sait si ce n’était pas évident… Même au département, ils se demandaient ce que nous voulions faire avec notre CIAS… Le seul au nord de la France… Le premier au nord de Paris… Et pour finir, on l’a fait et le Conseil Général l’a inscrit dans toutes les procédures de contractualisation. Une belle aventure quand même.

 

   Et pour terminer, je vous livre, comme d’habitude une petite anecdote.

 

   Lorsqu’Yves m’a demandé, il y a 3 semaines, si je pouvais prêter quelques poules, j’ai dit : « Pas de problèmes. Il suffit de les mettre en boite, la veille au soir, quand elles dorment. » Car, comme vous vous en doutez : « Les poules, c’est comme les sénateurs : quand ils dorment, on peut tout faire. »

 

   Mais, comme vous le savez aussi, je suis un grand démocrate. Alors je suis allé dans le poulailler et j’ai dit : «  Hello, les filles ! Il parait qu’il y a une sortie prévue le 29… Vous êtes partantes ? »  Vous pensez bien qu’elles étaient toutes d’accord. Mais j’ai rajouté : « Mais je vous préviens : il y aura Monsieur Ludovic Loquet,  Monsieur Médine, monsieur Lefebvre… » Là, elles étaient moins excitées… Car il parait que Monsieur Loquet aime bien la poule au pot…

 

   Bref, il fallait que je fasse un choix….  Et ce n’était pas évident… Poules de race ou mélange inconnu ?

 

   Vous savez, un poulailler, c’est un peu l’image de la société : Les coqs croient que ce sont eux qui dirigent… Alors que ce sont les poules qui dirigent.

 

   On y voit des histoires d’amour… Et j’ai même vu des partouzes de poules…

 

   Et quelquefois, on y observe des réactions bizarres. Par exemple quand j’introduis dans le poulailler une ou plusieurs  autres poules. Les poules déjà présentes regardent la nouvelle venue en disant :

 

« C’est qui celle-là ? C’est quoi cette migrante ? Vous avez vu : elle n’a pas les mêmes plumes que nous ; elle n’a pas la même couleur que nous ; ce n’est pas la même race que nous… Et elle a un aspect pas très catholique… »

 

   Bref, l’atmosphère est un peu tendu et quelquefois, il y a quelques frictions… Mais au bout de quelques temps, les choses s’arrangent : le calme revient et les nouvelles peuvent partager le logis, les repas et même les amours. Et j’ai des petites poules, résultats de mélanges bizarres… Il y en a une qui est laide comme le péché… Mais je l’aime quand même parce que c’est une poule et qu’elle fait partie de mon environnement… Alors, les poules que j’ai prêtées, ne sont pas de pure race… C’est le résultat d’incroyables mélanges…

 

   Et quand je regarde la télévision et que je lis les informations, je me dis que certains politiques devraient avoir un poulailler chez eux…  : ça leur apprendrait la sérénité, la tolérance, l’humanité et la solidarité.

 

Merci à vous.

Hervé Poher

29/09/2015 : CCTP/ Hervé Poher / Inauguration du Village de la Famille.

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Published by popo - dans CCTP (divers)
30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 20:26
30/01/2015: Voeux de la CCTP / Hervé Poher

Bois-en-Ardres, le 30 janvier 2015

 

Je ne sais pas par quoi commencer… Alors je vais faire du Charlie Hebdo !

« Qu’est-ce-qu’il est long Médine ! Il a peut-être été opéré de la hanche mais il n’a pas été opéré de la langue !! »

Oui, un façon de dire tout simplement  qu’on est heureux de le revoir. Cela nous rassure. On commençait à être inquiets. Sa convalescence durait un peu trop et on se faisait des idées. Des mauvaises idées.

Et moi, en tant que médecin, j’étais aussi inquiet parce que je sais que l’activité physique, c’est ce qu’il y a de mieux pour lutter contre l’obésité… Il y a des calories dans le chocolat… En plus, il passait son temps à regarder la télé, allongé dans son canapé… C’était le début d’une involution cérébrale…

Non ! Plus sérieusement, je me permets de dire : Heureux que tu sois revenu Marc. Bienvenu ! Bienvenu dans ta maison.

Alors, maintenant, je ne vais pas vous parler de la Communauté de Communes. On vient d’en parler en long, en large et en travers. On vous en a parlé verticalement et horizontalement… C’est bien assez.

Je pourrais vous parler de mes gallinacées… Vous savez, ces petites choses avec des plumes et qui font Cot-Cot… Mais ça ne vous intéresserait pas… Savez-vous pourquoi je dis « gallinacées » ? Simplement parce que si j’avais dit « Je vais vous parler de mes poules. », je sais pertinemment que, demain, à Guînes, quelqu’un aurait dit : « Je te l’avais bien dit que Poher, il avait des poules ! »

Alors, je vais simplement vous parler de ma famille… Et si certains y voient des analogies ou des ressemblances avec ce qui nous réunit ce soir, ils n’auront pas entièrement tort.

J’ai 3 enfants et mon ainé, c’est une fille… C’est Ma fille ! Vous connaissez tous, les rapports très spéciaux qu’il y a entre un père et sa fille… On a une connivence, on se comprend avec le regard… Bref, c’est Ma fille.

J’ai assisté à sa naissance… On a eu un peu peur mais cela s’est bien passé. Ensuite, au début, comme Martine était fort prise à l’hôpital, c’est moi qui m’en suis occupé… beaucoup. Je la gardais, je la câlinais, je la soignais, je lui racontais des histoires… C’était Ma fille. D’autant que c’était la première et qu’en plus, c’est elle qui, du point de vue caractère, me ressemble le plus : toujours souriante et aimable.

Et puis, je l’ai surveillée pendant sa jeunesse et pendant son adolescence… Faisant tout pour qu’elle soit la meilleure. D’ailleurs, c’est la plus belle et la plus intelligente… Et dans son univers, il n’y avait un homme principal : moi.

Et puis un jour, elle nous a dit qu’elle voulait nous présenter un homme… Un autre homme !! Et qui, éventuellement, pourrait partager sa vie… On savait que c’était dans l’ordre logique des choses, mais imaginer un autre homme !!! Un homme qui pourrait prendre ma place !!!

Alors, bien entendu, on a dit « Oui, amène-le. » Il est venu et ce jour-là, ce garçon, il avait les jetons ; et Marie, elle aussi, avait les jetons ; et Martine et moi, on avait aussi les jetons… Ça s’est bien passé et, très naturellement, elle est partie faire sa vie avec lui… Mais on lui avait bien dit : « Si ça ne va pas, tu peux revenir; on est toujours là ! ».

Mais ça s’est bien passé. Elle a pris son envol ; elle a fait sa vie ; elle a même fait des petits… Tout ça loin de son père… Son père qui a compris qu’il n’était plus le premier homme de sa vie. Bien sûr, je serai toujours son père, mais je ne serai plus le premier homme de sa vie. C’est dur, vous savez, d’admettre ça … De ne plus être le premier homme ; c’est un moment difficile quand on sait qu’on doit s’éloigner. Mais on le fait plus facilement quand on voit qu’elle est heureuse et qu’elle est en train de construire ailleurs... Et sans vous.

Marc a dit que j’étais le père fondateur de la Communauté de Communes… Du coup je vous ai parlé de ma fille…

Alors mesdames et messieurs. Je vais terminer. Vous voyez : j’ai été beaucoup plus court que Marc.

Et c’est le dernier discours de la dernière cérémonie… Vous en avez, sans doute, marre et moi aussi ! Mais je vais en profiter pour vous parler, une dernière fois, de bisous et de câlins. En janvier, on peut le faire.

Parce que, il faut avouer une chose : placer les mots « bisous et câlins » dans un discours, ce n’est pas très facile !! Imaginez ! A partir de la semaine prochaine, nous devons, au Sénat, parler de la transition énergétique. Je ne vois pas comment je placerais les mots « Câlins et Bisous » dans mes interventions… Même si un gros câlin, c’est une forme de transition énergétique.

Dans 10 jours, je dois intervenir sur la bio méthanisation… Je ne me vois pas faire un discours sur la production de gaz, devant madame la ministre Ségolène Royal, et réussir à glisser « des bisous et des câlins »… Impossible !

En tous cas, ce soir, je vous souhaite et je souhaite à la Communauté de Communes une année 2015 pleine de joie, de santé, d’espoirs et d’avenir. N’oubliez pas ce que disait Pierre Dac : « Monsieur a son avenir devant lui mais il l’aura dans le dos chaque fois qu’il fera demi-tour. » Que l’année 2015 soit pour vous tous douce et merveilleuse.

 

Hervé Poher

30/01/2015: Voeux de la CCTP / Hervé Poher
30/01/2015: Voeux de la CCTP / Hervé Poher
30/01/2015: Voeux de la CCTP / Hervé Poher

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Published by popo - dans CCTP (divers)
31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 20:16

Belle photo (9)   

Guines, le 31/01/2014

 Pour moi, cette soirée est un peu spéciale : c’est la première fois, depuis un an que je me retrouve face aux Trois-Pays. Et si, depuis plusieurs mois, je ne suis pas venu à l’hôtel communautaire ou dans des réunions de PLUI, parce que je pouvais être là en tant que représentant du Conseil Général, c’est volontairement… Peut- être parce que j’avais des choses à dire et que je ne savais pas comment les dire… Et comme je ne savais pas comment les dire, alors je les ai écrites… Et si vous me le permettez, je vais vous lire la lettre que j’ai envoyée à madame la Communauté de Communes des Trois-Pays.

Lettre à la Communauté de Communes des Trois-Pays

Ma vieille compagne, ma vieille maitresse.

   Oui, c’est vrai ! Je t’ai quittée un peu brusquement, en avril dernier, mais les événements le voulaient ainsi… Et je n’avais pas vraiment le choix.

   D’un autre côté, sans vouloir te culpabiliser, j’ai constaté que tu as trouvé très rapidement quelqu’un pour me remplacer. Bien sûr, il est plus jeune ; bien sûr, il est plus calme ; bien sûr, il bricole mieux que moi … Ce n’est pas de la jalousie mais, c’est humain, on a toujours tendance à se croire indispensable, voire irremplaçable. Et je crois savoir, en plus, que tu t’entends bien avec ton nouveau compagnon. Pourvu que ça dure !!

   Si j’ai eu besoin de t’écrire, c’est qu’il est important de dire certaines choses avant de se quitter, avant de s’oublier et avant de tourner la page… Et c’est bien plus facile de tourner la page avec du vrai papier que de tourner la page dans son cœur.

   Et de te rappeler, ma vieille amie, comment nous avons foncé, inventé, rêvé voulant simplement illustrer les idées de « dynamique collective », « de courage politique » et « d’utopie au pouvoir ».

  Oui, j’ai dit « dynamique collective » car si tu as  avancé, c’est bien parce que la très grande majorité d’entre nous a joué le jeu, a été positive et a su être conquérante.

   Bien sûr, tu le sais, nous avions nos différences ; bien sûr, nous avions parfois des états d’âme ; bien sûr, nous avions parfois des visages bougons ; bien sûr, nous avions de temps en temps des accès de « poujadisme local » faisant que certains d’entre nous défendaient leur clocher et uniquement leur clocher sans s’occuper de la détresse ou de l’avenir du voisin et sans s’occuper du bien-être collectif…

    Mais c’est logique et c’est le défaut immuable de quelques-uns qui ne voient pas plus loin que la haie au bout de leur jardin. Mais plus le terrain est petit, plus les taupes sont concentrées… Ça, c’est un très, très vieux proverbe chinois que je viens d’inventer !

   Mais dans ce domaine-là, tu l’as vu,  le président que j’étais n’a pas eu à se plaindre : Sur 16 années de présidence, les vrais grands problèmes, ceux qui empoisonnent les nuits et ceux qui font déraper  les réunions, je peux les compter sur les doigts d’une seule main.

   Et en plus, nous avions l’intelligence de ne pas faire l’étalage de nos doutes dans les médias ou en séance publique. Jamais nous n’avons fait la une des journaux avec des querelles idiotes. Et c’est une preuve d’intelligence de savoir, à certains moments, être discret. La publicité ne fait pas vendre quand elle est excessive  et une image positive, ça se construit et ça se préserve.     

   Mais pourquoi avons-nous eu cette force collective, force collective dans une certaine sérénité, sérénité qui nous différenciait d’ailleurs de beaucoup de nos voisins…  Je crois simplement que c’est à cause de ta naissance… Car tu es née, ma vieille amie, il faut l’avouer, dans la douleur.

   Rappelle-toi, mai 1996. Nous avions imaginé une grande intercommunalité rurale, au sud de Calais… Mais l’état, avec l’aide de quelques snipers politiques, nous a mis une magnifique gifle en disant que ce projet était irréalisable et que jamais on ne pourrait obliger une commune à intégrer, de force, une structure intercommunale. Jamais …

   Avoue franchement, qu’avec le temps, le discours a nettement évolué… Mais avec le temps, j’ai aussi acquis un peu de retenue…  Alors je ne ferai pas de commentaires… Commentaires qui seraient désobligeants pour l’Etat et pour certains politicards qui vivent avec des œillères… Seul commentaire que je me permets: c’est qu’on a toujours tort d’avoir raison trop tôt.  

   Mais tu es née le 1er janvier 1997, plus petite, plus resserrée, sans doute moins riche mais cette naissance difficile nous a donné deux ambitions : d’abord prouver que sur le fond, nous avions raison et ensuite prouver que nous pouvions, quand même, être parmi les meilleurs. Et cette ambition-là, c’était bien une ambition collective, partagée dans le petit village d’Hocquinghen et dans la grande ville de Guînes. 

   Oui, j’ai dit aussi « courage politique », et le courage politique, tu le sais bien, ce n’est pas une qualité partagée par  tout le monde…

   Parce qu’il faut du courage politique pour oser imaginer et défendre le premier SPANC du département…

   Parce qu’il faut du courage politique pour essayer de trouver des solutions dans le problème des ordures ménagères, sachant qu’il n’y a pas de vraies bonnes solutions…

   Parce qu’il faut du courage politique pour implanter des maisons de l’enfant en milieu rural …

   Parce qu’il faut du courage politique pour se lancer dans un PLU intercommunal avec des zones classées et sanctuarisées…

   Parce qu’il faut du courage politique pour réaffirmer que la solidarité est une priorité qui s’impose à nous tous qu’on le veuille ou non …

   Parce qu’il faut du courage politique pour obéir à la loi et changer l’ordre établi, sachant qu’on n’attrapera que des coups et qu’on attendra vainement les mercis …

   Et parce qu’il faut du courage politique pour accepter, à l’unanimité, un jour, de baisser fortement les dotations communales pour sauver l’intercommunalité, après une fermeture d’entreprise. Nous, on l’a fait !

   Oui, tu vois, ma vieille complice. On peut te reprocher beaucoup de choses… Mais ceux qui t’accompagnent depuis ta naissance n’ont jamais manqué de courage politique ou quand il y a eu des ratés, ils les ont vite rattrapés.

   Et enfin j’ai dit « L’utopie au pouvoir », je l’assume au nom de tous et je le revendique au nom de chacun d’entre nous…

Parce que nous avons été fiers d’imaginer  ce dont nous avions rêvé…

Parce que nous avons été fiers quand nous avons lancé : le Vert, le Vrai, la Vie… Et que nous avons voulu intégrer le Parc naturel…

Parce que nous avons été fiers d’être regardés, d’être jalousés et d’être copiés dans tout le département…

Parce que nous avons été fiers enfin d’inventer Ararat sous les applaudissements, rappelez-vous ! D’inventer le CIAS, d’inventer le transport à la demande, d’inventer le SPANC.

   Marc, ton nouveau compagnon, l’a dit : « Nous avons voulu être un territoire d’expérimentation et d’innovation… ». Et nous avons réussi parce que tout le monde a joué le jeu. 

   Voilà, ma vieille amie. Une autre tranche de vie vient de commencer pour toi, avec des compagnons supplémentaires, avec des élections dans quelques semaines et avec sans doute de nouvelles obligations…

   Mais je t’en prie, garde nos souvenirs : souvenir de nos combats, souvenirs de nos victoires, souvenirs de ceux qui ont créé notre légende qu’ils soient encore là ou qu’ils soient partis vers d’autres horizons plus reposants…

   Et je t’en supplie : reste comme tu étais… Belle, conquérante, dans la sérénité, dans l’entente, dans l’imagination, en dehors de la mesquinerie politique et en faisant la promotion des idées, que les idées, pas la promotion des intérêts.

   C’est ce qui a fait ta force et ce qui a fait que dans le grand charcutage intercommunal, malgré ta petite taille, personne n’a osé s’attaquer aux Trois-Pays.

   Pour terminer, je me dois d’être franc: je t’ai quittée mais je me suis déjà mis à la colle avec un autre territoire, le Parc Naturel… Normalement, c’est aussi un territoire d’expérimentation et d’excellence… On verra mais c’est un autre défi à relever et, dans tous les cas, ce sera une autre histoire…

   Alors, vieille compagne, madame La Communauté de Communes des Trois-Pays… Je vous salue bien bas, madame. Continuez votre chemin et laissez tourner les girouettes, elles n’ont jamais empêché le vent de souffler.

   On termine un chapitre mais d’autres écriront le suivant. J’espère simplement qu’ils l’écriront à la plume et non pas au crayon de bois.

   On dit souvent que lorsqu’on va voir sa maitresse, le moment le plus agréable, c’est quand on monte l’escalier… Mais je peux vous confirmer que le moment le plus difficile, c’est après, quand on referme la porte, en essayant de garder quelques images et qu’on s’en va sur la pointe des pieds pour ne pas réveiller sa compagne.

   Certains diront que cette lettre, ce n’est pas une lettre d’adieu, mais que c’est une lettre d’amour. Peut-être mais c’est la seule façon que j’ai trouvée pour tourner définitivement cette page…

  Alors, simplement, ma vieille complice, ma vieille compagne, ma vieille maitresse. Merci de ce que tu nous as apporté. Et à toi et à tous tes compagnons : bonne année, bon vent et bon courage pour tous les temps futurs.

Je vous remercie.

Hervé Poher

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4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 20:38

Belle photo (109)

Guînes, Conseil Communautaire du 4 avril 2013

Chers amis.

   Juste un petit mot et contrairement à mes fâcheuses habitudes, celui-là sera court.

  Je ne reviendrai pas sur les raisons de cette réunion exceptionnelle, ni sur les circonstances qui ont rendu cette réunion obligatoire. Tout cela est de ma faute. Je l’avoue et je l’assume.

   Mais ce « tout cela », je vous l’ai expliqué dans un courrier que j’ai dû faire en urgence et « ce tout cela » a été longuement expliqué et détaillé dans la presse.

   Aussi avant d’aller voguer vers d’autres cieux, je me devais de venir vous saluer. Vous saluer car

·                    beaucoup d’entre vous étaient déjà là, en 1997, quand nous avons créé, tous ensemble, la Communauté de Communes des Trois-Pays.

·                    beaucoup d’entre vous ont participé à la belle aventure qu’est la création d’une collectivité locale, avec ses enthousiasmes et ses stress, avec ses fiertés et ses embûches.

·                    Beaucoup d’entre vous ont été bercés par certains mots répétés, redondants, voire obsédants : des mots comme audace, utopie, service public et solidarité.

   Et pour les autres, ceux arrivés en cours de route, l’apprentissage a été rapide, la démarche a été volontariste et la dynamique a toujours été préservée.

   Depuis 16 ans, nous avons réussi à afficher :

-                      L’image d’un territoire de consensus : Bien sûr, on n’était pas d’accord sur tout mais, comme je l’ai déjà dit, « Chez nous, les ruraux, on se dispute sous la couverture ; on n’exhibe pas nos humeurs ! Ca fait mauvais genre.»

-                     L’image d’un territoire en adéquation avec son logo : le Vert, le Vrai, la Vie.

-                     L’image d’un territoire de projets et d’expérimentation :

ü    Rappelez-vous : les premières haltes garderies en milieu rural… Et nous avons été copiés.

ü    Rappelez-vous : le premier transport à la demande et les départements sont en train de reprendre l’idée.

ü    Rappelez-vous : ARARAT et la lutte contre les inondations. 

ü    Rappelez-vous : le premier SPANC et le premier CIAS au nord de Paris. Tout cela a fait des petits. 

ü    Rappelez-vous enfin : le premier PLUI avec la protection des espaces agricoles… 1er dossier de ce type en France.

                Tout cela, nous l’avons fait ensemble et vous avez toutes les raisons d’en être fiers.

   Bien sûr, tout n’est jamais joué d’avance et certains dossiers sont un peu plus difficiles que les autres : l’assainissement non- collectif et les ordures ménagères secouent un peu notre collectivité. Mais il faut bien que quelqu’un s’y colle et ose assumer, au nom de tous, certaines responsabilités. Mais un territoire, c’est comme un être vivant : il a des phases de repos alternant avec des périodes de fébrilité.

   Et je vous parle de fébrilité car je sais que cette fébrilité sera un peu plus intense, dans les mois à venir, car des élections municipales sont inscrites au calendrier. Mais quels que soient les soubresauts électoraux, essayez de préserver la CCTP car elle est porteuse de certaines valeurs qui justifient son existence et justifient le respect : l’enfance, l’aménagement du territoire, le service public et la solidarité. Tout cela ne doit pas et ne peut pas être égratigné.

   Et permettez-moi de rappeler, aux élus que vous êtes, que la Communauté de Communes n’est pas une concurrente pour vos communes, mais c’est une aide, une compagne, un complément, voire un substitut quand il le faut. Et c’est bien pratique, de temps en temps de trouver un coupable.

   En 1997, certains disaient : « les Trois-Pays… Quel drôle de nom ! »

   En 2013, les mêmes disent : « Les Trois-Pays, on sait où c’est ! »

   Alors pour l’avenir, n’ayez pas peur d’avoir des utopies et n’ayez pas honte de mettre les deux pieds dans la boue. J’ai souvent entendu : « Un bon élu, c’est quelqu’un qui a les 2 pieds dans la boue mais qui garde la tête dans les étoiles ». C’est tout ce que je vous souhaite.

   Quant à moi, vous le savez, je resterai, de par mes fonctions, à côté de vous et de toute façon, je ne me gênerai pas pour venir, de temps à autres, vous voler un morceau de pâté avec de la bière. Au Sénat, le pâté n’a pas le même goût. Je vous en remercie d’avance.

    Merci pour tout. Notre trésor commun, ce sont nos souvenirs et ça, en politique, ça n’a pas de prix.

   Alors continuez et rappelez-vous que « L’important n’est pas de gagner, l’important c’est d’être dans la vérité. Et quand on est dans la vérité, on finit toujours par gagner. »

    Bon courage à vous et bonne chance, de tout cœur, à la Communauté de Communes des Trois-Pays.

Hervé Poher

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21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 08:17

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Madame, Monsieur

   Vous le savez peut-être, vous allez l’apprendre ou vous vous en doutiez mais aujourd’hui, je me dois de vous le confirmer.

  

 Je suis, depuis le 1er mars 2013, sénateur du Pas-de-Calais. C’est pour moi un honneur et une étape supplémentaire dans mon engagement public. Et c’est, sans doute, pour notre petit coin de terroir un atout complémentaire, atout  qu’il a déjà connu par le passé mais atout qu’il est intéressant de retrouver à nouveau.

  

 Mais cette nouvelle promotion m’amène à une situation prévue par la loi : le non-cumul des mandats qui prévoit « qu’un élu ne peut pas faire partie de plus de 2 assemblées élues ». Or je suis membre du Sénat, du Conseil Général et du Conseil Municipal de Guînes. La CCTP ne compte pas car, pour y siéger, nous sommes désignés par les conseils municipaux.

  

 Confronté à l’exigence de la loi, j’avais 1 mois, à partir du 1er mars pour choisir. Pour plusieurs raisons que je vous expliquerai bientôt, j’ai choisi de démissionner du Conseil Municipal de Guînes, restant ainsi Conseiller Général et Sénateur. Mais n’étant plus membre du Conseil Municipal, je ne peux plus être membre de la Communauté de Communes et encore moins président. Je me dois donc de vous quitter et ce que je tenais à vous dire.

  

 Abandonner un Conseil Municipal après 24 ans, quitter après 15 ans d’investissement une intercommunalité que j’ai portée sur les fonts baptismaux … Pour moi, pour beaucoup  d’entre vous, pour nos collaborateurs, c’est une page qui se tourne mais il ne faut pas avoir peur de la tourner. Les talents sont nombreux ; ils ne demandent qu’à s’exprimer. Les idées ne trouvent que si on les cherche… et des chercheurs, nous en connaissons plein.

  

 Pardonnez-moi de n’avoir pas eu le temps de tous vous rencontrer et de vous en parler mais le Sénat n’était pas vraiment prévu ; alors on s’adapte… Mais on n’a qu’un mois pour choisir ; alors on fait vite… Mais ce n’est pas facile de quitter une vieille compagne ; alors on préfère se taire…

  

 Merci à vous tous pour ce que vous avez fait et ce que vous ferez pour que les Trois-Pays restent un territoire d’innovation, d’exception et un territoire d’exemple.

  

 D’ici quelques semaines, je vous inviterai tous à un pot de l’amitié, à titre personnel pour y fêter sereinement mon départ et pour fêter joyeusement l’arrivée du printemps.

 

   Merci pour tout           

Hervé Poher    

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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 10:37

 162.Guines.jpg      

 PLUI… Certains d’entre vous doivent penser : « Encore un sigle… Encore de l’administration… Encore des complications… ». C’est vrai que notre société est bardée de sigles en tout genre, de contraintes administratives et procédures parfois peu compréhensibles. Mais un Plan Local d’Urbanisme, communal ou intercommunal, c’est une avancée importante pour le citoyen et l’habitant ; et ce sera un document de travail indispensable pour les collectivités et les élus.

   Avant, on disposait des POS (Plan d’Occupation des Sols) ou de cartes communales qui indiquaient si un terrain était constructible ou pas, en fixant en plus quelques règles d’urbanisme. Mais un POS ne permettait pas de voir le territoire dans son ensemble, le territoire dans sa région, le territoire dans son contexte économique et social. Il disait si un terrain était constructible ou pas.

    Avec les PLU, la démarche est différente. Le raisonnement initial n’est pas de dire : « On construit là et pas là »… Non, un PLU, c’est d’abord des réponses à plein de questions : « Comment  ont évolué les Trois-Pays depuis 10 ans ? Pourquoi habitons-nous les Trois-Pays ? Comment faut-il que ça avance ? Comment résoudre nos problèmes ? Les trois-Pays, dans 20 ans, ce sera quoi ?  ». Autant de questions essentielles qu’on ne se posait pas avec les anciens documents d’urbanisme mais que les lois nous demandent, désormais,  d’examiner pour pouvoir, dans un second temps, mettre des réponses sur le papier.

   Tout cela pourrait sembler purement administratif, mais ce n’est pas le cas : cet exercice nous oblige à définir le cadre de vie que nous souhaitons (rural, semi-rural, urbain…), à imaginer l’évolution, les aléas et le fonctionnement de notre environnement (les paysages, la nature, l’eau, l’agriculture…), à prévoir le développement des services ou des infrastructures (crèches, écoles, transport, CIAS…), à faciliter l’activité économique et l’emploi…. Tout cela en essayant d’estomper nos faiblesses et en essayant de garder nos atouts.

   Ce n’est pas forcément un exercice facile et chacun a tendance à raisonner pour son territoire, sa maison, son terrain… Mais vous habitez « Les Trois-Pays » et en dessous de notre logo, il est noté « Le Vert, le Vrai, La vie. » : ce slogan veut dire quelque chose pour les habitants ; ce slogan est un message adressé aux gens de l’extérieur ; ce slogan est la définition d’un cadre de vie, résultat de toute une histoire ; ce slogan a encore plus de signification depuis que nous sommes dans un Parc Naturel… A vous et à nous de dire si ce slogan nous va bien !

    Nous ne sommes qu’à la première étape de ce PLUI : Etat des lieux, diagnostic, atouts, faiblesses, grandes orientations…  Et c’est là que l’avis des habitants est important. Quelqu’un peut dire : « Moi, je veux continuer à vivre à la campagne… » Et c’est légitime. Un autre peut dire : « Moi, je souhaite une usine et un emploi à côté de chez moi » Et c’est son droit. Un dernier enfin peut dire : « Moi, je ne reste pas au village parce qu’il n’y a pas de moyen de transport » Et c’est compréhensible.

   Dans cette première phase du PLUI, des cabinets d’étude spécialisés ont travaillé, des dizaines de réunions  se sont déroulées, des rencontres avec des socio-professionnels ont eu lieu, les élus ont essayé de mettre sur le papier leur ressenti et leurs impressions. Mais même avec autant de gens autour de la table, il est parfois possible qu’on oublie tel ou tel problème. C’est pourquoi, à un moment bien précis de la démarche, la parole est donnée à l’habitant et au citoyen. C’est un exercice de démocratie participative qui permet de rappeler qu’un territoire, ce n’est pas qu’une image ; c’est un endroit où les gens vivent…  A eux de dire, à eux de nous raconter comment ils veulent vivre …

Hervé Poher

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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 10:32

 Divers (117)     

Notre société est étrange et paradoxale…

Etrange et paradoxale… parce qu’on apprend, par les médias, que depuis plusieurs années, quelques personnes construisent de véritables  fortunes alors qu’autour de nous, beaucoup de gens ont bien du mal à vivre !

Etrange et paradoxale… parce que beaucoup de gens veulent de plus en plus de service public (école, transport, enfance, sécurité, santé…) et que ces mêmes gens veulent, surtout, que tout cela soit payé par les autres  et pas par eux !

Etrange et paradoxale… parce que certains critiquent le « trop de solidarité  pour tout le monde » et qu’en même temps, ils sont les premiers à demander des allocations légales et ils nous disent, bien souvent : « vous n’en faites pas assez pour ma famille » !

Oui, étrange et paradoxale… Et c’est normal : parce qu’une société est faite d’humains, avec leurs caractéristiques, leurs aspirations, leurs envies et leurs problèmes. Dans une société d’incertitude, où on apprend des mauvaises nouvelles tous les jours, le citoyen a tendance à se recroqueviller sur ses soucis, sa maison et sa famille. Ce n’est pas souhaitable mais c’est naturel et compréhensible. D’où des secousses et des épisodes de tempête.

Mais le ciel bleu, le soleil et le calme viennent souvent après la tempête…

Alors, pour 2013, souhaitons à ceux qui en ont besoin, beaucoup de ciel bleu. Ça remonte le moral et ça ne coute pas cher…

Hervé Poher

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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 19:19

Belle photo (4)

Plus le temps passe, plus l’expérience se peaufine, plus les connaissances se précisent, et plus j’ai la certitude que rien ne se fait par hasard et qu’il y a toujours une raison à chaque chose.

   Je vous dis cela parce que je me suis posé la question récemment: En effet, j’ai opté pour une cérémonie des vœux à Campagne-les-Guînes… Dans une salle formidable, une salle rajeunie, superbe outil  pour une petite commune mais une salle un peu juste pour une cérémonie de vœux d’une intercommunalité, d’autant quand cette cérémonie est étendue aux voisins.  

    Et à cette question : « Est-ce un acte manqué ? Pourquoi dans cette salle ? », Je me suis répondu « Parce que ! »

·         Parce que j’avais peut-être l’impression qu’il fallait faire plus modeste et moins expansionniste que d’habitude.

·         Parce que j’avais peut-être le pressentiment qu’il y aurait moins de monde… Et pourtant, je ne suis pas responsable des virus !

·         Parce que j’avais peut-être le besoin qu’on se retrouve serrés, nous les élus des trois-Pays… serrés, plus serrés que d’habitude, comme dans un cocon, comme on peut l’être en famille, quand parfois on a le besoin instinctif de se retrouver en tribu.

   Tout cela pour dire que le choix de la salle de Campagne n’est pas, de ma part,  un acte raisonné mais ce n’est, sans doute pas, un acte innocent.

   Mais du coup, vous êtes debout et le discours sera moins long. D’habitude je fais systématiquement 10 pages en caractères 12 ; là vous n’aurez que 7 pages en caractères 14.

   Et  je remercie la commune de Campagne qui nous accueille si gentiment.

   Vous le savez, j’ai souvent comparé la CCTP à un être vivant qui est né, qui a grandi, qui éprouve des moments de joie et des moments de difficultés et qui passe par tous les stades d’évolution d’un être vivant.

   La CCTP vient de fêter, début janvier, ses 16 ans. C’est-à-dire qu’elle est, sociologiquement une adolescente et qu’elle se situe, médicalement, dans la seconde partie de sa puberté. Et c’est difficile la puberté !

·         La puberté, c’est « On n’est pas encore adulte ; on n’est plus tout à fait enfant ; on a appris plein de choses et on est sûr de conquérir le monde. » 

·         La puberté, c’est « On tente de maitriser son caractère, étant persuadé qu’on a toujours raison, coincé entre une génération des vieux cons et une cohorte de jeunes blancs-becs. »

·         La puberté, c’est : « On a parfois de l’acné ; le corps se transforme, la voix peut changer et les hormones vous travaillent sacrément... Et dans tous les sens… »

  Bref, ce n’est pas une période facile, pas facile pour l’adolescent et pas facile pour l’entourage… surtout pour l’entourage !

   Eh bien, mesdames et messieurs, la CCTP est en pleine puberté. Et son humeur 2012 s’en est ressentie ; et son relationnel 2012 en a été troublé; et il y avait, indéniablement, dans l’air, une ambiance un peu électrique…

  Mais, je le répète, c’est un passage obligatoire. La puberté est une étape nécessaire dans toute maturation. Et une puberté trop précoce, c’est parfois embêtant et une puberté trop tardive, c’est souvent inquiétant…

   Pourquoi vous dis-je cela ? Parce que cette année, nous avons été un peu secoués… Nous avons eu des états d’âme… Nous ne nous sommes pas  posé des questions existentielles mais nous nous sommes posé des questions. Bref, nous avons, comme tout adolescent passé un période de turbulences physiques et intellectuelles. 

   Certains pourraient me dire : « Mais c’est normal ! C’est très humain ; C’est un relâchement naturel après une épreuve… D’autant qu’on parle, en plus, de mariage…». Oui, nous avons passé une épreuve…

   En 2009/2010, nous avons passé un sale moment : impact de la fermeture de la SIDER, problème budgétaire, serrage de vis drastique dans nos politiques… Ce n’était pas évident. Mais devant cette difficulté conjoncturelle, nous avons tous été solidaires, tous été volontaristes et personne n’a manqué à l’appel. Nous avons serré les coudes, nous avons fait bloc ! Et je remercie, encore une fois, tous les élus des Trois-Pays.

   Et on peut l’avouer maintenant : le serrage de ceinture n’est pas un exercice facile à appliquer et ce n’est pas une ambition facile à expliquer. D’ailleurs, certains n’y arrivent pas…

   Et c’est, sans doute, parce que nous savons que nous sommes probablement sortis de la mauvaise passe, que nous savons que ça va mieux et que nous pouvons à nouveau imaginer des projets à long terme…  C’est pour toutes ces raisons là   que nos nerfs ont tendance à se relâcher. La tension étant tombée, notre cerveau peut s’attacher à d’autres préoccupations, notre humeur peut se polariser sur d’autres problèmes et notre corps est à nouveau disponible pour les agressions hormonales prénuptiales. 

   Mais je dois être franc avec vous… Le discours que je vous livre ce soir, n’a rien à voir avec celui que j’avais écrit la semaine dernière. Mais je m’en suis confié à quelques-uns d’entre vous : le premier jet de mon intervention ne me plaisais pas du tout car l’impression générale était morose, triste, un peu découragée… Je montrais une puberté désabusée. Or une puberté ne peut pas être désabusée. Une ménopause ou une andropause peuvent être désabusées ; mais pas une puberté !

   Par définition, la puberté est un nouveau commencement…

   Dans la première version de mon discours, je vous parlais longuement d’une première décharge hormonale qui s’appelle : la taxation des ordures ménagères. Mais à quoi bon vous parler de cela ce soir ? Beaucoup de convives ici présents sont extérieurs au territoire et ceux qui sont habitants ou élus du territoire savent que ce changement, décidé par le SMIRTOM, était inévitable, incontournable, inexorable. Mais c’est vrai que cette première décharge nous a procuré quelques insomnies…

   La deuxième décharge hormonale s’appelle : contrôle d’assainissement non collectif. Là aussi, à quoi bon vous en parler : Tout le monde sait que la loi, c’est la loi ; que nous sommes engagés dans cette démarche pour soulager les communes… On aurait mieux fait de glisser sur une plaque de verglas, ce jour-là… Mais maintenant, nous ne pouvons pas faire autrement que d’aller jusqu’au bout. Un Vice-Président du Conseil Général, président  de Parc et Président du comité de bassin de l’Agence de l’Eau ne peut pas dire aux gens: « Il ne faut pas respecter la loi. » Ce serait une ineptie et une incohérence politique majeure…

   Troisième décharge hormonale : la création de la grande intercommunalité. Et là, permettez-moi d’être un peu plus explicite sur la bouffée de chaleur que nous sommes en train d’éprouver. Et en plus, nous subissons une poussée de boutons…

    Il y a 2 ans, alors qu’on commençait à parler de réorganisation des  intercommunalités, j’ai dit à l’Etat, l’Etat qui seul voulait ce réaménagement « qu’il ne fallait pas me demander mon avis car j’avais, depuis 1996, un électroencéphalogramme plat. Et que, en l’occurrence, la CCTP ne pensait pas et n’avait rien à dire ». Comme cela, on ne pouvait rien nous reprocher…

   L’an passé, après la décision de la commission départementale de coopération intercommunale, j’ai dit que « s’il fallait une bonne volonté politique », je voulais bien, éventuellement, en être le garant même si on sentait que beaucoup de gens allaient vers ce mariage à reculons… Et rentrer dans une église à reculons, ce n’est pas très pratique…  mais au moins, on ne pourrait rien nous reprocher…  

   Les discussions ont donc commencé, avec un très bon état d’esprit mais très rapidement, nous nous sommes aperçus que dans ce mariage arrangé, puisque c’est de cela qu’il s’agit… dans ce mariage arrangé donc, la difficulté ne serait pas d’ordre politique mais la difficulté serait surtout fonctionnelle et financière. Nous avons donc alerté l’Etat… essayant de lui expliquer que pour se marier, il faut des bases saines et qu’il fallait faire très attention car il y a très peu de différences entre un mariage arrangé et un mariage forcé…

   Et que croyez-vous que l’Etat ait fait pendant un an : pas grand-chose. Il s’est contenté de nous réunir trois fois en nous disant : « Alors, où en sont vos discussions ? » Pour lui, le cas était réglé et il avait d’autres chats à fouetter dans le département. Et c’est un peu de notre faute : nous avons été trop coopératifs, trop calmes et les services de la Préfecture se sont polarisés sur les EPCI qui râlaient… Nous, nous n’avons pas râlé et ils nous ont oubliés royalement ! Et bien je suis désolé de le dire : Ici, il n’y avait rien de réglé et l’Etat aurait dû s’intéresser un peu plus à nous.

   Parce que les difficultés, elles sont là et nous sommes incapables, seuls,  de trouver la bonne solution :

·         Difficulté fonctionnelle parce que chacune des deux parties a pris des compétences et des habitudes et que légitimement, elles n’ont pas trop envie d’en changer. Ça existe les habitudes de vieux garçons !! Et on peut être vieux garçon même en étant jeune…

·         Difficulté financière surtout. Depuis l’antiquité, les mariages arrangés sont fait pour cumuler les richesses et fortifier la lignée. Dans le mariage qui nous est proposé, avec les conditions annoncées par l’Etat, conditions financières qui ne sont plus les mêmes qu’il y a un an… Elles ont sacrément changé ces conditions ! Avec ces nouvelles conditions, ceux qui ont déjà fait des gros efforts devraient en faire encore plus et la nouvelle structure intercommunale perdrait complétement ses capacités d’investissement. En théorie, quand on se marie, c’est quand même pour être plus heureux… Du moins au début !!! Et quand on se marie, on espère créer de la richesse, pas partager de la pauvreté…

   Voilà pourquoi il est idiot de créer avec un stabilo une nouvelle collectivité, sans avoir fait avant des simulations financières, des simulations réelles, pas virtuelles…

   Voilà pourquoi la CCTP a voté, en décembre dernier, une délibération disant qu’on ne pouvait pas continuer les discussions… tant que l’Etat ne nous aurait  pas donné les solutions.

   Voilà ce que je voulais vous dire sur les mariages forcés ou sur les mariages mal arrangés. Je vois, dans les cérémonies de vœux que certains maires s’impatientent… Principalement dans le pays d’Ardres. Permettez-moi d’être direct  avec nos amis d’Ardres: si nous recommençons les discussions en se basant sur les dernières prévisions données par l’Etat, on risque d’arriver à un refus unanime des communes des Trois-Pays ; et si on prend une démarche plus décapante, découlant des chiffres de l’état, on risque d’obtenir   un refus unanime des communes du Pays d’Ardres… Il vous est déjà arrivé de ne pas voter votre budget !

   Pour résumer et synthétiser : le seul scénario qui nous est actuellement proposé est inacceptable par les 2 futurs mariés. Alors, puisque les couloirs des préfectures regorgent de gens qui ont fait de grandes études, qu’ils planchent là-dessus et qu’ils nous trouvent une solution acceptable par Henry VIII et par François Premier.

   Et c’est ce que nous avons signifié aux services de l’Etat.

   Excusez ma franchise mais « Chat échaudé craint l’eau froide ». En 96, on ne nous a pas pris au sérieux. En 2010, nous avons subi un traitement de choc pour pouvoir encore exister. Alors, on n’a pas envie de passer 2 fois à l’essoreuse !!

  Alors, s’il faut mettre les points sur les I : la délibération prise à l’unanimité par la CCTP n’est pas une motion de défiance vis-à-vis de nos amis du Pays d’Ardres, c’est une motion de mise en demeure adressée à l’Etat pour qu’il nous aide à réussir ce qu’il a décidé, lui, en lui rappelant qu’il nous a menti sur les chiffres. Et il faut qu’il trouve les solutions avant le mois de juin.

   Je suis désolé de le dire mais cette fusion/absorption a été mal préparée. Et c’est mon devoir de Président de CC de défendre les intérêts de tous et de mettre l’état devant ses initiatives malvenues.

   Voilà, excusez-moi d’avoir été un peu long sur ce sujet, mais les bouffées de chaleur sont souvent des moments désagréables qui semblent s’éterniser…  

   Bouffées de chaleur, agression hormonale, acné… Vous pourriez penser : « Rien de bien encourageant pour ce début d’année… »… et encore, je ne vous ai pas parlé de la brutale poussée de poils provoquée par le  SCOT…

   Détrompez-vous ! Comme tout adolescent, nous avons des problèmes qui nous énervent mais nous avons aussi des certitudes et des projets, des tas de projets : Ararat 2 qui arrivera, cette année à un point de non-retour… Parce qu’il faut savoir conclure un dossier ; notre PLU intercommunal qui se veut être un laboratoire de réflexion, de concertation, de discussions et d’innovation ; la réhabilitation de la ferme Boutoille qui sera un projet à long terme mais qui pourra être fédérateur et sur lequel nous devons encore travailler ; notre positionnement dans le Parc, où nous servons de territoire d’expérimentation… Et nos certitudes : le fonctionnement exemplaire de nos structures d’accueil petite enfance, de notre office du tourisme ; le volontarisme et les innovations de notre CIAS… Excusez-moi si je ne cite pas tout le monde et si j’oublie certains acteurs de nos avancées.

   Bref, de la fierté pour ce qui a été fait et de l’ambition pour plein d’autres projets.

   Vous l’avez compris : le début d’année 2013 sera, sans doute, un peu Hard… Mais c’est normal : on n’est pas bien à l’aise quand la moustache se met à pousser et qu’en plus, on doit se marier. Alors, on a tendance à mordre !

   Si tout au long de mon discours sur la puberté, vous avez essayé de déterminer le sexe exact des Trois-Pays, vous en êtes pour vos frais. D’ailleurs, on dit UN EPCI et UNE intercommunalité.  En plus, j’ai mélangé les bouffées de chaleur et l’arrivée de la moustache. Alors disons que nous subissons les assauts d’une puberté hermaphrodite.

   Certains d’entre vous doivent être déçus : en effet, depuis des années, je profite des vœux de la CCTP pour vous asséner des vieux dictons ou prophéties totalement inventées. Cette année, il n’y en aura pas… Parce que parler des changements physiques amenés par la puberté peut toujours être mal interprété et, depuis quelques temps, on est vite politiquement incorrect… Et surtout, vous le savez bien, les adolescents en pleine puberté ont rarement le sens de l’humour… Et les échanges de mails récents, au sujet de la réorganisation intercommunale, montre que la préfecture n’est pas en période de franche rigolade. De fait, j’ai préféré m’abstenir.

Mais comme je l’ai dit récemment dans un journal : « Pour la  médecine, dans notre coin, on manque de spécialistes. » Surtout des endocrinologues…

   Alors pour cette année 2013, mesdames et messieurs, je vous souhaite le moins de bouffées de chaleur possible, le moins de comédons possible,  le moins de … je m’arrête là !  Bref, je vous souhaite un système glandulaire calme et serein ; des surrénales au repos, une thyroïde à l’équilibre… Pour les autres glandes, permettez-moi d’être plus discret. Et en plus de tout cela, de la santé, des rires et beaucoup de câlins.

   Bonne année à vous tous.

Hervé Poher

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26 mai 2012 6 26 /05 /mai /2012 06:57

Herve Poher (228)

Monsieur le Président.

   Rassurez-vous, une fois n’est pas coutume : je serai bref, du moins, je vais essayer.

   Bref, parce que le soleil de cette fin de semaine nous incite plus à déambuler dans la campagne et quand je dis « la campagne », je pense à la nature et non pas à la campagne électorale.

   Bref parce que ce contrat a déjà été discuté, présenté et validé à la commission permanente du Conseil Général et qu’il m’a déjà été donné de parler des spécificités et de quelques originalités de ce document. Je sais bien que tout le monde n’a pas la chance d’assister à la commission permanente… Mais chacun a le droit de garder des privilèges. Et de toute façon, nous avons discuté de cette contractualisation à maintes fois, au sein de la CCTP.

   Bref enfin, parce que, dans le renouvellement de ce contrat, nous avons pris deux ans de retard et on m’a toujours appris que quelqu’un qui arrive en retard doit se faire tout petit ! D’autant plus que ce retard, je l’assume personnellement.

   Mais permettez-moi, quand même, quelques mots.

   Lors de la présentation de ce contrat, en commission permanente, j’avais parlé de «  Continuité, de confirmation, de confortement et d’expérimentation », chaque terme se rapportant à toute une série de politiques et d’actions inscrites dans le document. Et l’association de ces 3 mots « Continuité, confirmation et confortement » à un 4ème mot qui est  «  expérimentation » voulait montrer que la contractualisation, tout en amenant à nos EPCI un cadre rassurant, n’empêchait pas d’être inventif, imaginatif et productif. Au contraire, l’accompagnement devait nous inciter à être novateurs.

   Et je dis bien « cadre rassurant » car un partenariat avec une grande structure comme le Conseil Général est forcément rassurant. Tout le monde le sait :   l’angoisse de nos collectivités et l’inquiétude de nos collègues élus locaux sont en train de plomber notre fonctionnement sociétal. Des réformes financières en urgence, des réorganisations administratives et territoriales peu concertées, une précarisation de nos populations et des banquiers qui n’osent même plus vous regarder en face… Tout cela est porteur d’incertitude et les élus n’aiment pas l’incertitude !

   Or, c’est humain, c’est naturel et c’est comme cela depuis que le monde est monde : Dans les périodes d’agitation et d’incertitude, on se replie sur soi et on ne bouge plus. Il en est des collectivités comme il en est des hommes. C’est-à-dire qu’on fait l’inverse de ce qui est souhaitable.

   Alors, c’est rassurant d’être accompagné par une grande sœur ; c’est rassurant de se dire qu’on n’est pas tout seul dans la tempête et qu’une structure beaucoup plus importante que nous, est toujours à nos côtés ; et c’est rassurant de se dire que malgré le coup de vent, on va pouvoir maintenir un socle minimum.

   Et dans ce socle minimum, je mets, bien entendu tout ce qui me semble inimaginable de ne plus faire : la solidarité, l’enfance, la culture, le service au public en milieu rural, l’aménagement du territoire… Bref, tout ce qui fait le devoir et l’honneur d’une collectivité.

   Et c’est pour cela que l’accompagnement du conseil Général est essentiel et rassurant. Parce que nous, simplement au niveau de l’intercommunalité, nous sommes heureux de faire de la culture, nous sommes enthousiasmés de faire de l’enfance et nous n’avons pas honte de faire de la solidarité.

   Et cette assistance rassurante va plus loin puisque le Conseil Général nous accompagne dans l’expérimentation et dans l’innovation. Je veux parler, bien entendu, de notre démarche vers un Plan Local d’Urbanisme Intercommunal, PLU qui va essayer d’intégrer certaines dispositions de la loi de 2005 sur le développement des territoires ruraux et sur les compétences du département  et certaines mesures obligatoires du Grenelle II. Le tout devant être en harmonie avec la charte du parc naturel…

   Nous le savons : L’exercice peut être aléatoire ; l’exercice semble osé ; l’exercice sera périlleux… Parce qu’il est évident que nous allons voir resurgir

Ø  les vielles tentations d’égocentrisme,

Ø  les vieilles balivernes d’un poujadisme local dépassé,

Ø  et certains vieux réflexes de gestion locale électoraliste.

   Mais

       ·         parce que nous nous appelons la communauté de communes des Trois-Pays,

·         parce que, depuis que nous avons été créé, nous avons toujours innové,

·         parce que notre  slogan est : « Le vert, le Vrai, la Vie »,

·         parce que nous sommes intégralement, naturellement et philosophiquement intégrés dans un parc naturel…

·         Parce que tout ça…  nous devons avancer dans cette réflexion et montrer que chez nous, l’intérêt général n’est pas que la juxtaposition des intérêts particuliers et qu’une vision générale d’avenir, ce n’est pas un patchwork des visions personnelles du moment. Sinon, nous nous sommes tous trompés !

   Mais, je le répète, l’exercice sera osé et il sera périlleux. Et c’est pourquoi je remercie le Conseil Général de son accompagnement financier, intellectuel et humain.  

   Monsieur le Président. Lorsque vous avez voulu la contractualisation, les choses étaient claires : « C’est du donnant-donnant ; je vous aide dans vos politiques, mais vous m’aidez dans les miennes… ». Tout cela  a été parfaitement intégré… et moi, par honnêteté intellectuelle et affective, je l’ai intégré peut-être encore un peu plus que les autres.

   Mais dans cette histoire-là, je peux vous l’avouer, Monsieur le Président : vous avez quand même été roulé… Parce qu’une contractualisation, ce sont des projets, certes ! Ce sont des financements, certes ! Ce sont des mutualisations, certes !

   Mais c’est aussi et surtout une assurance, un accompagnement, une présence rassurante, c’est une grande sœur ( si on parle des collectivités) ou un grand-frère (si on parle des départements) et ça, vous avez oublié de l’estimer et pourtant, vous le savez, une grande sœur, ça n’a pas de prix !

   Merci à vous tous.

Hervé Poher

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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 10:32

poignee mains

 

 Sans avoir voulu jouer les tristes prédicateurs et sans prendre l’habitude d’être trop souvent pessimistes, il est évident que la plupart d’entre nous pressentait que la crise, le chômage, les couts de transport et le cout de l’énergie auraient un impact sur beaucoup de nos concitoyens. L’année 2011 a validé, hélas, ce mauvais pressentiment. Et notre CIAS, agent d’une politique intercommunale, a dû, un fois de plus, jouer son rôle… Simplement son rôle mais un rôle qui, au fil du temps, parait  essentiel.

   Quand nous avons voulu créer cet outil de la solidarité, certains n’en voyaient pas l’utilité, disant que chaque commune devait assumer, que chaque personne devait se débrouiller et que la solidarité avait des limites. Oui, pour eux, elle a des limites, limites qui s’appellent l’égoïsme, l’ostracisme et le chacun-pour-soi. Et c’est parce que nous refusons cette vision étriquée de la société que les élus, à l’unanimité, ont voulu un jour « inventer » un CIAS... En disant : « En période de trouble et de difficulté, l’indifférence est la pire des solutions. »

   Bien sûr, nous savions qu’en créant un outil, on devrait s’en servir ; bien sûr, nous savions que tendre la main, n’est pas toujours un geste reconnu et que le « merci » est un objet qui se fait rare ; bien sûr, nous savions qu’il y aurait des périodes calmes et des périodes difficiles… Difficile comme celle que nous traversons actuellement. Mais lorsque la Communauté de Communes doit mettre la main à la poche, personne ne rechigne… « Bien sûr, nous ferons moins d’investissements, mais nous  devons d’aider… ». Voilà ce qu’on entend au sein de la CCTP.

   Dernièrement, un « petit esprit » est venu nous menacer parce que les aides du CIAS des Trois-Pays avaient, malheureusement, baissé… Et que pour lui, ce n’était pas normal ! La belle affaire !!! Il a oublié que les CIAS ne sont pas obligatoires et que la solidarité est une politique voulue par des élus ; il a oublié que ces CIAS vivent et redistribuent de l’argent public et qu’à ce titre, on ne peut pas faire n’importe quoi ; il a oublié que les collectivités ne sont pas uniquement des boites à sou… Je crois qu’ il n’a pas oublié… car il n’a jamais su ! Et de toute façon, ça l’arrange de ne pas savoir surtout quand des gens de sa famille viennent chercher de l’aide à l’épicerie sociale ou au Conseil Général. Mais, vous le savez, même les gens de mauvaise foi ont aussi parfois besoin de solidarité.

   Alors, malgré ces piètres citoyens, il nous faut serrer les coudes, être solidaires dans la tempête économique et sociale, savoir réduire la voile pour durer plus longtemps et surtout rester sûrs de notre cap. Je l’ai souvent dit : la solidarité, ce n’est pas un devoir, c’est un état d’esprit et un état d’esprit, ça ne se mégotte pas. Et heureusement, bien des gens qui ne sont pas forcément dans le besoin ont cet état d’esprit. Merci à eux car c’est bien plus facile d’être intolérant. Merci à eux car ils donnent un sens au mot « Devoir » et au mot « Responsable ».        

Hervé Poher

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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 10:27

Belle photo (102)

 Pour la Communauté de Communes des Trois-Pays, 2012 ne sera pas une année tout à fait comme les autres. Ce sera une année d’écoute, de discussion et  d’imagination.

   Ne croyez surtout pas que les années précédentes étaient vides de ces 3 moteurs essentiels de la gestion publique. Non ! Vos élus ont toujours essayé de vous comprendre et ont toujours tenté d’être dans l’imagination, au service des habitants. Ils l’ont fait au niveau intercommunal comme ils le font quotidiennement au niveau communal. L’enfance, la culture, la solidarité, les services à la personne… Autant de preuves de notre motivation. Mais 2012 aura, parce que l’histoire le veut ainsi, un autre aspect, une autre valeur et, peut-être, d’autres saveurs.

   Aspect, valeur, saveurs car, tous ensembles, élus et citoyens, nous devons patiemment et audacieusement façonner l’avenir… en travaillant sur un simple document administratif (le Plan Local d’Urbanisme) mais quel document !  Car c’est au travers de ce fameux document que nous devrons réaffirmer notre identité ; que nous devrons illustrer à nouveau  notre slogan : le Vert, le Vrai, la Vie ; que nous devrons repréciser les limites de nos paysages, de notre environnement et du pays que nous voulons garder. Le PLU, un simple document certes,  mais qui est à la base de toute vision locale, de tout aménagement du territoire et de tout développement durable!

   Aspect, valeur, saveurs car le Préfet en a décidé ainsi : nous devons fusionner la Communauté des Trois-Pays avec huit communes du Pays d’Ardres. Et d’un côté comme de l’autre, nous sommes parfaitement conscients que cette démarche sera un « pied de nez » à l’histoire. En 1520, Le roi de France, François Ier était à Ardres ; Henry VIII, le roi anglais, était à Guînes et entre les deux, il y avait le Camp du Drap d’Or… Et pendant six siècles, le Pays de Guînes et le Pays d’Ardres se sont regardés un peu en chiens de faïence, de part et d’autre d’une frontière invisible… Or, en une signature, au bas d’un arrêté, le Préfet a décidé que tout cela devait devenir de l’histoire, ne rester rien qu’une histoire mais demeurer une  bien belle histoire… En plus, c’est un morceau de l’histoire de France ! Alors, nous allons réfléchir, discuter et imaginer avec nos amis de l’ardrésis pour passer de trois pays à quatre pays, pour construire une intercommunalité profitable à tous et utile à chacun. Ce ne sera pas facile car le monde administratif et le monde comptable ne facilitent pas toujours les  bonnes volontés, mais nous y arriverons.

   Aspect, valeur, saveurs enfin car ce projet de fusion et l’extension de nos compétences dans différents domaines vont nous obliger à imaginer un lieu de regroupement de tous nos services : services administratifs, Centre Intercommunal d’action Sociale, avec l’Epicerie, les jardins solidaires et des lieux d’insertion, Pôle touristique… Actuellement, tout est dispersé et notre façon de travailler n’est pas un exemple d’économie, de rationalité et de développement écologique. Bref, tout en gardant nos piliers territoriaux que sont nos maisons de l’enfant, il nous faut réfléchir à un centre stratégique, décisionnel et administratif plus adapté à notre multi-fonctionnement, pour un meilleur accueil de nos concitoyens et pour un respect minimum de notre personnel.     

   Vous voyez que 2012 sera bien une année de réflexion et de mutation. Mais il en est des collectivités comme il en est des hommes : les périodes de repos alternent avec des phases de progrès… Ecoute, discussion et imagination… L’année 2012 sera chargée et nous aurons besoin de toutes les bonnes volontés...  Pour façonner une nouvelle phase de notre vie collective.    

Hervé Poher    

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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 20:33

 

Waren (10)        

 

Hardinghen/31.01.2012/ Hervé Poher

Mesdames et messieurs, chers amis.

   En disant cela, je n’oublie personne… Comme ça, chacun d’entre vous peut croire qu’il fait partie de mes amis et puisque certains disent que les hommes politiques sont menteurs et hypocrites, autant être hypocrites jusqu’au bout !... Et je dis cela même pour ceux qui sont là et qui n'étaient pas invités....

   Donc chers amis. On dit que la sagesse arrive avec l’âge. Alors, pour être francs avec vous, ou ce dicton est complétement idiot ou j’ai pris un rude coup de vieux. Parce que cette année, j’ai décidé de faire très court, 5 pages maximum, et j’ai décidé d’être sage, je dirais même anormalement, sage.

   Je crois voir, dans l’œil affamé de certains d’entre vous, comme une ombre de déception, voire de désespoir : Comment ça ! Pas de critiques, pas décapitation, pas de gorille qui tambourine sur sa poitrine pour effrayer l’adversaire, pas de roquet qui mordille le mollet du Sous-Préfet !!... Au risque de lui procurer la gangrène…

   Et bien non, mesdames et messieurs, cette année vous n’aurez pas tout ça. Quoi que… Non, vous n’aurez pas de grands coups de hache ou de grands    coups de bulldozer.

   Et, pour être plus explicite avec vous, si je me sens d’humeur peu  belliqueuse, c’est que pour la CCTP, l’année 2011 s’est relativement bien passée et que l’année 2012 s’annonce sereine, studieuse et pleine de promesses.

   Alors, comme j’ai décidé d’être raisonnable, de faire soft pour ne pas  inquiéter nos voisins de l’Ardrésis, de faire court pour m’éviter de vous voir gigoter sur votre chaise ou de contempler vos bâillements, je vous propose de n’aborder qu’un seul sujet, mais quel sujet : je vous propose de parler de nous !

   Modification sur le fond avec un seul thème et modification sur la forme. D’habitude je vous fais don de mon incroyable érudition en vous citant des paroles de Moïse, Confucius, Erasme ou Nostradamus… Fini tout cela… D’ailleurs, certains malveillants osaient penser que ces citations n’étaient pas tout à fait vraies…

   Avez-vous remarqué cette chose très curieuse : Quand un orateur déclare  « Le général Dupont a dit … » ou affirme « 70% des nordistes ont les pieds plats » ou « 40% des directeurs de la DREAL adorent le harengs saur », jamais personne ne va vérifier si c’est vrai ! On peut donc, dans une intervention, se permettre de dire tout et n’importe quoi et d’asséner certaines fausses vérités… Qui, de toute façon, ne sont jamais contredites !

   Donc, cette année, pas de citations, ni de dictons… Juste quelques paroles philosophiques et profondes de Théodoric le Grand, qui fut roi des ostrogoths, au 5ème siècle.

   Et pour ceux qui n’ont pas l’habitude de nos cérémonies de vœux, sachez simplement qu’on y applique 2 principes :

·         Primo qu’on peut très bien faire des choses sérieuses en souriant et en ne prenant pas toujours au sérieux ;

·         deuxio, que les Trois-Pays font toujours des vœux le dernier jour du mois de janvier, que vous allez être enfin tranquilles et que rien que pour cela, on peut se permettre, chaque année, de plaisanter et de passer un moment de convivialité.

   Donc, dans les Trois-Pays, nous, nous faisons des vœux iconoclastes … Mais, vous le savez, en souriant, on fait passer beaucoup de messages.

   Et puisque j’ai décidé, cette année, de n’évoquer qu’un seul sujet, permettez-moi, de l’entamer de suite en disant simplement « Merci », « Merci à tous »

 

  Tout d’abord,  merci au personnel de la Communauté de Communes, au personnel des maisons de l’enfant, au personnel de l’école de musique, au personnel du CIAS… Bref, à tout le personnel…

   L’image de notre communauté de communes, c’est peut-être les politiques que nous mettons en place, mais c’est surtout les gens qui sont en face du public, les gens qui travaillent sur le terrain, les gens qui gardent nos bout-de-choux, les gens qui font tourner la machine ; c'est-à-dire que la véritable Communauté de Communes, c’est vous.

   Alors, merci à tout le monde et pardonnez-moi si je ne cite pas chacun d’entre vous. Les mercis ne coûtent pas chers et pourtant, nous en sommes parfois avare, moi le premier. Mais sachez que comme tous les hommes pressés, j’oublie souvent le geste ou la parole qui est porteur d’un signe de  reconnaissance.

   Ma plus grande des reconnaissances, vous le savez, c’est quand je ne dis rien et que vous ne m’entendez pas ronchonner. Quand les gens me demandent si ça va à la CCTP, je réponds : « Si je n’entends parler de rien, c’est que ça va ! ». De même, vous qui travaillez dans notre collectivité, je sais que vous dites souvent : « Si on n’entend pas la voix du  Président, c’est que ça va ! »

 

D’ailleurs, en 486 après JC, parlant des Trois-Pays, Théodoric le Grand disait déjà

« L’éléphant ne barrit, au fond de la savane,

Que lorsqu’il est chagrin ou qu’il recherche femme. »

 

     Merci à tous nos partenaires privés, entreprises ou autres. Notre société est ainsi faite : même quand on est un apôtre de la secte du service public, on ne peut pas tout faire et la dynamique « public-privé » est presque obligatoire. Tant mieux pour vous, tant mieux pour nous et tant mieux pour l’emploi…

   Mais moi, j’ai pris une habitude et c’est un rituel, rituel que l’on pourrait qualifier de très primaire, voire de primitif, mais qui a un intérêt, c’est qu’il est simple : pour moi, tout ce qui est privé, c’est le Grand Capital. Et le pire, c’est que je leur dis… Et quand je ne le dis pas… on se connait depuis 20 ans… figurez-vous qu’ils sont en manque ;

  • on travaille avec eux, mais je les traite de spéculateurs ;
  • on imagine avec eux, mais je les qualifie de boursicoteurs ; 
  • on avance avec eux mais je les caricature en profiteurs…

   Mais cela dit, cette façon de parler est plus un rituel tribal qu’une conviction philosophique profonde… Et je crois que tout le monde le sait… J’ai une formation médicale et j’ai l’habitude de dire : « Chacun son métier ! ». Certaines entreprises et sociétés font des choses que nous ne savons pas faire. Et de toute façon, une  bonne dynamique « public-privé » est un plus pour tout le monde…

   Pour nous, de la dynamique, de l’activité, des emplois et, pour les autres, tout cela mais pourquoi pas, en plus, des profits.

 

D’ailleurs, en 472, lors de création du Crédit arboricole, Théodoric le Grand disait déjà :

« Des profits, il en faut… Et je vais vous aider !

Mais après, je prends tout... Car vous êtes trucidés.»

 

     Merci à tous nos partenaires publics, Conseil Général, Conseil Régional, collectivités voisines et amies, merci aux multiples syndicats ; et merci aussi aux services de l’Etat avec qui, sur certains dossiers essentiels, on doit et on peut avoir une saine concertation… Profitez de cette gentillesse,  ça n’arrive pas souvent !  

Merci  donc à tous ceux qui nous accompagnent

  • dans cette belle aventure qu’est la gestion publique,
  • vers cette noble ambition qu’est le service public,
  • vers cette démarche visionnaire que représente un véritable aménagement du territoire,
  • et vers cette obligation intellectuellement excitante qu’est le façonnage  d’un futur pour nos concitoyens…
  •  

    Ce qui est passionnant dans nos fonctions, ce n’est pas les titres, ce n’est pas la gloire, ce n’est pas les honneurs, ce n’est pas  l’ivresse du pouvoir… quitte à avoir une ivresse, autant en avoir une vraie… Non, ce qui est passionnant, c’est l’action, le besoin d’action et le devoir d’action.

    Je vois parfois ou je découvre, comme vous, dans la presse des clashs ou des portes claquées par untel ou par un autre. Moi, je veux bien tout ce qu’on veut… Mais à condition que ce ne soit pas des postures préélectorales ou des règlements de compte politiciens. Postures préélectorales qui disparaitront le lendemain de l’élection, comme les promesses… ou règlement de comptes qui font plus penser à un mauvais western qu’à une position responsable. Tout le monde ne s’appelle  pas Sergio Léone !

    Et je vous dis cela en toute connaissance de cause : je suis un spécialiste du coup de hache… Et les haches, ce n’est pas trop dans les westerns…  Mais en 20 ans d’engagement public, je n’ai jamais fait trembler les murs par pinaillage politique de mauvais aloi ; j’ai  toujours gentiment asséné ma hache par conviction et avec honnêteté intellectuelle. Personne ne peut dire le contraire. Et pourtant, croyez-moi, l’honnêteté intellectuelle, en politique, ça ne vous amène pas que des amis!

   Bien sûr, l’engagement n’est pas toujours facile ; bien sûr, il y a des phantasmes, des cris, des crises de convulsions ; bien sûr, la mauvaise foi s’oppose parfois au mauvais caractère et quand la personne qui a mauvais caractère est, en plus, de mauvaise foi, c’est le summum !! Je ne donnerai pas  de nom… Ou seulement en privé… En plus, on les voit et on les entend  beaucoup s’agiter, ces gens-là…

 

     D’ailleurs, en 481, à la recherche de nouvelles énergies, Théodoric le Grand disait déjà:

«Les bras de ces barbares font tant de moulinets

Qu’ils pourraient nous donner de l’électricité. »

 

   Merci enfin aux élus de la CCTP. Merci de cette atmosphère, de cette ambiance, de cet état d’esprit qui règne au sein de notre collectivité. Et je dis cela en toute sincérité et personne ne m’y oblige. Je dis cela car beaucoup de membres fondateurs sont encore présents, ici, ce soir.

   Un bon état d’esprit… Et pourtant, à l’époque, en 1997, ce n’était pas une évidence. Nous venions d’horizons différents ; nous avions une histoire différente ; nous avions des options personnelles différentes… Mais en 1997, après un faux départ en 96, nous avons quand même décidé d’unir nos destins.

   L’accouchement s’est fait au forceps, il faut l’avouer… J’ai même dit que 2 ou 3 communes avaient accouché à reculons… Par le siège… Mais comme il y a eu une très bonne prise en charge du bébé, dés le début, il n’y a pas eu trop de séquelles ; l’enfant a bien grandi et nous pouvons être fiers de cette belle intercommunalité… Je vous rappelle que mon épouse est pédiatre réanimateur de nouveaux nés… Vous comprenez ma comparaison… Heureusement qu’elle n’est pas gastroentérologue…

   Entre 1997 et 2000, nous avons appris à vivre ensemble, nous avons appris à nous connaitre ; j’oserais dire que nous nous sommes mutuellement apprivoisés. Et quand, après quelques années, nous avons bien fixé notre cadre institutionnel et établi nos rites relationnels, nous avons osé lancer de belles politiques, de fortes politiques et de vraies politiques… Avec un mot d’ordre et une ambition que nous avons tous partagés: « Etre les premiers à  faire… ».

à Etre les premiers avec ARARAT pour lutter contre les inondations. Rappelez-vous ces applaudissements, à Fiennes, quand nous avons validé le programme

à Etre les premiers avec ces maisons de l’enfant en milieu rural. Il fallait le faire ;  nous avons osé et c’est, très modestement, une belle réussite.

à Etre les premiers à mettre en place un transport à la demande… Et notre expérience sera bientôt généralisée dans tout le département.

à Etre les premiers au nord de Paris à créer un CIAS pour plus d’attention, plus de partage et  plus de solidarité. Depuis, les CIAS fleurissent partout.

àEtre les premiers à créer un service public d’assainissement non collectif.

à Etre les premiers, enfin, à réaffirmer que nous croyons à notre devise, « le Vert, le Vrai, la Vie », que nous sommes fiers d’être des semi-ruraux et que l’agriculture et l’environnement sont des atouts irremplaçables pour nous… Atouts que nous serons les premiers à traduire dans nos documents  d’urbanisme, parce c’est notre atout et parce que nous sommes dans un Parc.

    Oui, nous sommes un territoire d’expérience… Et l’innovation est notre marque de fabrique. Et pourtant, Mesdames et Messieurs, nous n’avons presque jamais fait la une des journaux… Nous, nous inventons dans le calme et la sérénité ; nous, nous avançons dans la transparence et la concertation ; nous,nous nous disputons sous la couverture…

   Bien sûr, certains sujets sont plus épicés que d’autres, mais les membres de la CCTP ont une conception du droit, du devoir et de l’épice qui n’a jamais été mis à mal et la solidarité prévaut toujours. C’est surtout ça notre force. Et permettez-moi de vous rendre hommage et de dire merci à chacun d’entre vous.

   Il y a 2 ans, quand suite à la fermeture quelques  grosses entreprises, nous nous sommes retrouvés financièrement… pas très bien, je vous ai demandé, à tous, c’est-à-dire à toutes les communes, de laisser 10% de vos dotations. Ce n’était pas facile pour vous, ce n’était pas facile à expliquer à vos conseils municipaux et à vos populations et le seul argument que nous avions, c’était « Nous avons été solidaires dans nos périodes de richesses, nous devons être solidaires dans nos périodes de disette ». C’est facile à dire ; c’est plus difficile à faire admettre à la population.

   Et même si ce n’était pas facile, vous l’avez accepté sans esclandres publiques et sans invectives dévastatrices. On ne nous a pas vus dans les journaux… Si bien que 2010 a été une année de belle remise à flot et, vous le verrez lors des bilans, 2011 sera meilleure encore… Nous n’avons pas été mauvais.  Mais il faut garder le cap, garder une discipline et une certaine diète est encore de mise. En parlant de diète, il me revient une citation de Théodoric.

 

En 495 après JC, parlant d’Antoine Péraldi,  Théodoric le Grand disait déjà:

«Avec cette réserve qu’il a sur le bidon,

Il aurait bien du mal à faire de l’aviron. »

 

   Pourquoi ces mercis ; Pourquoi cette ode à l’union ; pourquoi cette mise en valeur de notre état d’esprit et de notre dynamique…

    Simplement, Mesdames et Messieurs, parce que nous avons, ce soir, dans la salle, beaucoup d’élus de la région d’Ardres. Ce ne sont pas des pique-assiettes, ils ont été invités… Et nos amis du pays de l’est sont là, simplement parce que, un jour, le Sous-Préfet de Calais a proposé que… Parce que, un jour, le Préfet du Pas-de-Calais a décidé que… Parce que, à ce jour, nous avons la possibilité de faire un pied-de-nez à l’histoire. Normalement, 8 communes de ce que j’appelle le Pays d’Ardres vont venir nous rejoindre. Et ne m’en veuillez pas si je ne les cite pas toutes : nous, depuis 1997, on raisonne en pays.

   Et du coup, depuis début janvier, il y a beaucoup d’échanges, beaucoup d’invitations, beaucoup de cérémonies et beaucoup de discours. Et malgré une surdité naissante, surdité sélective, je vous rassure, j’ai quand même entendu quelques inquiétudes…

   Inquiétude du coté des Trois-Pays, où les gens disaient : « On fait du bon boulot ensemble ; on ne s’engueule pas trop souvent et on a appris à avancer … Pourquoi se préoccuper de nos voisins ? ». Mais inquiétude aussi dans le pays d’Ardres qui dit : « Nous, on n’a rien demandé… On ne va pas se laisser manger… » Et j’ai même entendu un élu qui m’a dit, très gentiment : « Comprenez qu’on se méfie, Monsieur Poher. En dessous des Trois-Pays, c’est écrit Bienvenu à Poherland ! »

   Allons, soyez sereins, soyez zen, soyez cools… D’un côté comme de l’autre.

Et je peux dire à nos amis du pays de l’est : laissons tomber le mur, ce ne sera pas si difficile que cela : 

  • Vous êtes sensés être des gens intelligents ; nous, nous sommes sensés ne pas être complètement idiots ;
  • Vous voulez rebondir et vous refondre dans une dynamique collective ; nous, nous sommes partants pour toutes les aventures ; 
  • Vous vous posez des questions sur l’avenir ; nous, nous vous offrons notre passé, sans vous demander de renier le vôtre ;
  • Vous vous arrivez avec François 1er, son faste et sa magnificence. Nous, nous arrivons avec Henry VIII, ses nombreuses femmes et ses festins où le vin coulait à flots... Et dans cet échange là, vous êtes gagnants… Avouez que ça vous manquait, la luxure et l’alcoolisme!

   Bref, vous avez beaucoup à nous donner et nous, nous avons beaucoup à vous offrir. De toute façon, pour les gens de bonne volonté, il y a toujours un chemin… Il suffit de le vouloir. Nous ne savions pas que ce chemin était celui-là, mais pourquoi pas ! Refaisons l’histoire ensemble…

    J’avais prévu de terminer en m’adressant à Monsieur le Sous-Préfet, mais il n’est pas là. Mais il y a 1 an exactement, je lui avais lancé un message… Et il a su intégrer l’historique de la région, la spécificité des tribus locales et  la personnalité des indigènes … Et le résultat n’est pas trop mauvais. Deux gentillesses dans la même journée, ça fait beaucoup de ma part !

   J’avais dit 5 pages et je n’ai pas  tenu exactement mon engagement, je l’avoue. Mais c’est comme le grand capital : ils font 5 millions de bénéfices sur notre dos et ils disent qu’ils font 8 millions de déficit à cause de nous ! Je l’ai dit :" Tout crapule et compagnie…"

    Alors, pour terminer simplement, je vous souhaite à tous et à toutes, plein de trucs, de bidules de machins, inutiles et idiots, sachant que le plus important, vous l’avez déjà, chez vous, avec ceux que vous aimez et avec les êtres qui vous sont chers.

 

 D’ailleurs, en 475, parlant des réunions sur le SCOT, Théodoric le Grand disait déjà:

«Après un bon massacre, pour trouver le repos,

J’ai besoin d’une bière et de quelques bécots. »

 

   Mesdames et Messieurs. Certains vont à Bruxelles, d’autres vont au forum de Davos… Mais vous, vous pourrez dire que vous étiez à Hardinghen… Ceci est valable même pour ceux qui n’étaient pas invités… Campagne électorale oblige !!

Mais ce soir, ne retenez qu’une chose : Bonne année à vous tous.

Hervé Poher

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Published by popo - dans CCTP (divers)
23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 16:12

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    Après 2 années d’un silence relatif bien involontaire, la Communauté de Communes des Trois-Pays a décidé de communiquer à nouveau, de vous parler, de vous expliquer…

   Ce silence était dû à la conjonction de plusieurs événements : Tout d’abord une réorganisation interne de nos services, réorganisation rendue nécessaire par une obligation de rationalisation et d’économie budgétaire. Silence aussi car la mise en place de certaines politiques expérimentales est souvent source d’incertitude, de tâtonnements et, avouons-le, d’erreurs. Aussi, avant de vous offrir certaines certitudes, encore faut-il que vos responsables en soient, eux-mêmes, sûrs. Silence enfin, car la disparition d’un de nos collaborateurs très proche a, un tant soit peu, bloqué notre démarche.

   Le mot silence est sans doute exagéré car nous ne pouvons pas oublier que la CCTP a publié, l’an passé, un guide du développement durable, guide vous rappelant les différentes politiques communautaires, guide rappelant l’esprit d’initiative,  l’esprit d’innovation et le besoin de service public. Un guide détaillé et complet permettant d’avoir un regard d’ensemble sur votre communauté de communes.

   Mais, pour tous vos élus, il devenait urgent de remettre en place un outil d’information et les moyens de dialogue avec les habitants, avec nos voisins, avec nos concitoyens. Pourquoi cela et pourquoi maintenant ?

   Dialogue et communication… Parce que la Communauté de Communes des Trois-Pays va bientôt avoir 15 ans et qu’elle est, désormais, entrée dans votre paysage personnel et familial. Certains doivent dire : « A quoi ça sert, la CCTP ? » En disant cela, ils oublient que leur fils va à la halte-garderie, que leur fille va à  l’école de musique, qu’ils ont été voir une pièce  de théâtre dans leur village, que leur voisin qui passe une période difficile fréquente l’épicerie sociale, qu’il ont apprécié la Randonnée nocturne, qu’on a fait beaucoup de travaux pour limiter les inondations, qu’ils peuvent circuler avec le Taxi Vert… On pourrait continuer ainsi pendant fort longtemps pour rappeler uniquement que tout cela, c’est la volonté et le travail des Trois-Pays.

   Dialogue et communication… Parce que nous sommes déjà dans une période où il faut expliquer à nos concitoyens que certaines politiques qui peuvent paraître « ennuyeuses, coûteuses et contraignantes », ne sont pas des lubies d’élus ou de responsables : le contrôle d’assainissement non-collectif, c’est la loi ! L’augmentation des taxes sur les ordures ménagères, c’est la loi ! Le respect de l’environnement, c’est la loi ! Tout cela pour rappeler qu’un collectivité comme la CCTP a des politiques volontaristes où elle essaye d’innover mais a aussi beaucoup de politiques où elle ne fait qu’appliquer la loi, toute la loi, rien que la loi. Et dans certains domaines, nous savons que si la loi n’est pas appliquée, les sanctions seront lourdes. Attention aux mauvais conseilleurs qui ne seront pas les payeurs. Rappelons aussi que si la CCTP s’est engagée dans certaines de ces politiques peu « agréables », c’est aussi et surtout pour soulager vos communes qui n’ont pas le personnel et les moyens de tout faire.

   Dialogue et communication… car les journaux sont pleins de bruits, rumeurs et parfois de contrevérités sur l’avenir des intercommunalités. Oui, certaines vont disparaitre. Oui, certaines vont s’agrandir. Oui, on propose à la CCTP d’élargir ses frontières et de devenir ainsi les Quatre-Pays, voire les Cinq-Pays !!! Rien n’est fait, tout se discute mais deux choses doivent être réaffirmées : on ne se permet pas de parler à la place du voisin et on ne marie pas les gens contre leur gré… Sinon le mariage ne dure pas longtemps !! Et dans ce domaine là, nous, élus de la CCTP, nous connaissons très bien (ou trop bien) le dossier : Il y a 15 ans, nous avons été les premiers à proposer une intercommunalité plus grande… Et cela nous avait été refusé !  Comme quoi, on a toujours tort d’avoir raison trop tôt !

   Dialogue et communication enfin… Parce qu’un dossier capital va mobiliser toute notre équipe, élus et techniciens, pendant les 2 années à venir… Mais que ce dossier ne peut se construire et exister sans l’avis, sans la compréhension et sans l’accord de tout un territoire : Nous devons élaborer notre Plan Local d’Urbanisme Intercommunal, document qui nous dira comment et où on peut construire, document qui expliquera comment on peut protéger l’eau de notre sous-sol et garder les paysages auxquels nous sommes tous attachés, document qui posera une question essentielle : « Comment maintenir notre caractère rural et comment sauvegarder et aider notre agriculture ? », document, enfin, qui permettra, pour chacun d’entre nous, d’imaginer les Trois-Pays dans 15 ou 20 ans.

   Voilà pourquoi nous devons communiquer et dialoguer : pour plus de clarté, pour plus de compréhension et pour plus d’efficacité.

   Un journal trimestriel, un site internet plus convivial, des bulletins d’information dans vos mairies… Tout un panel de moyens pour un vrai dialogue.

   Le Préfet nous a proposé de nous agrandir, le Président du Conseil Général propose de soutenir nos dossiers, le Parc et la Région veulent que nous soyons un territoire d’expérience, d’invention et de mobilisation… Tous ces décideurs nous font confiance ; alors, avançons encore et toujours… Nous avons tout à gagner.

    Hervé Poher

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