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AVERTISSEMENT:




Nous vous proposons différentes photographies qui n'ont qu'un seul but: vous livrer de belles images du Pas-de-Calais, quelques images du monde et quelques clins d'oeil humoristiques. Ces photos ont été copiées sur le web et restent la propriété des gens de talent qui les ont faites.

ITINERAIRE...

1989

- Election au Conseil Municipal de Guines

1992

- Membre de la liste régionale

1994

- Elu Conseiller Général du Canton de Guînes

1995

- Elu Maire de Guînes

1997

- Elu Président de la Communauté de Communes des Trois-Pays (CCTP)

 - Suppléant du député Dominique Dupilet

1998

- Vice-Président du Conseil Général

- Président d'Eden 62

2000

- Nommé élu référent pour l'Opération Grands Sites des Caps

2001 Réélu

- Maire de Guînes

- Conseiller Général

- Président CCTP

2002

- Suppléant du député Jack Lang

2004

- Membre de la liste régionale

- Elu président du Comité de Bassin de l'Agence de l'eau Artois-Picardie (--> 2014)

2004

- Elu président du Pays de Calais (-->2006)

2005

- Elu président de la Conférence Sanitaire du Littoral (-->2009)

2007

- Suppléant du député Jack Lang

- Démission du poste de maire

2008 Réélu

- Conseiller Général

- Adjoint à Guînes

- Président de CCTP

- Président Agence Eau

2011 Réélu

- VP du Conseil Général

- Président du Comité de Bassin de l’Agence de l’eau

- Membre de la liste sénatoriale

2012 :

- Candidat aux législatives

- Elu Président du Parc Naturel

2013

- Sénateur du Pas-de-Calais 

- Démission de la CCTP

- Démission du CM de Guînes

2014 Réélu

- VP du Conseil général

- Président du Parc

2015

- Arrêt du Conseil Général

- Arrêt  Eden

-Arrêt Parc Naturel

 

PHOTOS

 

Poher (19)      

Poher (7)

Poher (18)     

Andre-et-Gilbert     

Contrat-avenir.jpg   

En-assembl-e.jpg

GB     

Inauguration-Petit-Prince.jpg      

Langelin-maire-honoraire.jpg

election 2007    

Ardres     

Conservatoire 2

Poher herve (6)     

2004 fete de la randonnee    

Bouquehault     

Kluisbergen     

Poher (14)     

tour     

99 Inauguration ADSL

MDR             

repas vieux      

jardin

 

 

 

 

 

 

 

 

15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 11:39

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Arras, le 15/12/2014

   Vous le savez, la loi de 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées avait émis, entre autre, un principe fondamental : principe que tout bâtiment recevant du public et tous moyens de transport accueillant du public devaient être accessibles aux personnes handicapées et ce pour le 1er janvier 2015.

   Vous le savez aussi, l’ampleur des travaux et surtout  l’impact financier de ces mises aux normes, ont fait que beaucoup de responsables, propriétaires ou décideurs n’ont pas pu ou ne pouvaient pas respecter la loi et surtout ne pouvaient pas respecter la date d’échéance. Et ceci est particulièrement évident  pour les collectivités locales et les collectivités territoriales qui ont, de par leurs compétences énormément d’interventions à faire.

   Aussi, le gouvernement a proposé, en 2012, de lever l’échéance stricte de 2015 et de permettre la création d’Agenda d’Accessibilité Programmée : c’est-à-dire que les intervenants ont 1 an pour élaborer et proposer un plan de mises aux normes, plan pouvant être étalé sur une durée de 3 à 9 ans.

   Le département est directement touché dans 2 domaines : le bâti départemental (collèges et administration) et les transports, interurbains et scolaires.

   Pour information, laissez-moi vous rappeler que : Toutes les dernières constructions ou réhabilitation de bâtiments départementaux ont été faits en incluant les normes accessibilité ; rappel que la mise aux normes des véhicules de transport a déjà été anticipée et qu’elle sera terminée pour 2018. Nous l’avons, en effet, intégrée dans le renouvellement de la délégation de service public et nous y consacrons ½ million d’euros par an  depuis plusieurs années ;  rappel que la mise aux normes des bâtiments recevant du public est en cours, bien entendu, mais qu’elle avait été estimée, en 2009, à 65 millions d’euros rien que pour les collèges et 3 millions pour les bâtiments administratifs ; rappel, enfin, qu’il faut certes mettre les véhicules aux normes, mais il faut aussi mettre aux normes,  les points d’arrêt et d’embarquement. Ces points d’arrêt pour le transport interurbain sont au nombre de 5250. Une mise aux normes avec, bien entendu priorisation, de tous ces points est estimée à 45 millions d’euros… 45 millions que nous avons intégrés dans nos projections à hauteur de 7,5 millions par an pendant 6 ans.  

   Ces précisions étant données, je vous propose : Que le Conseil Général entre dans une démarche d’élaboration d’Agenda d’Accessibilité Programmé ; qu’il profite de l’expérience de la MDPH et du Conseil Départemental Consultatif des Personnes Handicapées ; que soit mis en place le comité de pilotage où seraient présents les vice-présidents directement touchés, dans leur délégation, par cette problématique.

   Voilà, Monsieur le Président, mes chers collègues, ce qui vous est proposé.

   Un dernier mot enfin pour reconnaitre que la véritable question était de savoir si nous devions ou pas valider cette démarche alors qu’on parle de transfert de compétence sur les transports, sur les collèges et sur plein d’autres choses… Dans cette période d’incertitude, fallait-il délibérer ou ne pas délibérer ?

   Si on regarde d’un point de vue uniquement comptable, autant ne pas délibérer, cela fait des engagements en moins, des calculs en moins, des soucis en moins…

   Mais si on raisonne politique, ne pas délibérer pourrait signifier que nous acceptons d’emblée l’idée d’une perte de nos compétences, que pour nous « la messe était déjà dite » et que nous nous inscrivons passivement dans la démarche nous amenant à la disparition des conseils départementaux… Ce qui, jusqu’à présent, n’est pas notre état d’esprit.

   Aussi, je vous propose d’entrer dans l’Agenda d’Accessibilité Programmé simplement pour montrer que nous respectons la loi, que nous sommes encore un niveau de subsidiarité important, incontournable et inébranlable  et monter aussi que nous sommes encore bien vivants et toujours volontaristes.

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Published by popo - dans Conseil Général
26 juin 2014 4 26 /06 /juin /2014 10:11

logement

Calais le 26 juin 2014/ Hervé Poher

   Lorsque j’ai appris que je devais assister à une réunion sur le logement, j’ai demandé qu’on me transmette le PowerPoint, le squelette de la réunion et les éléments de langage. J’ai donc reçu tout cela et quand j’ai commencé à lire, je me suis dit : « Mon Dieu que c’est hermétique ! » ; quand j’ai vu les chiffres : « Mon Dieu que c’est touffu ! » et quand j’ai vu les sigles : « Mon Dieu, c’est une réunion organisées pour des chinois ! »

   C’est un peu vrai… Heureusement, j’ai regardé le titre : Hébergement et logement. Alors, je me suis dit : « Hébergement et logement : ça me va ! ». Et ça me va pour plusieurs raisons.

  D’abord parce que je sais que je suis un élu politique. Et l’étymologie du mot politique, c’est « gestion de la ville »… Et la ville, c’est bien une osmose entre l’espace et des habitations pour les gens. Donc, je me sens impliqué.

   Je sais aussi que lorsqu’on fait des sondages sur la préoccupation des français, le travail, l’insécurité… La fiscalité, en ce moment… Allez savoir pourquoi !... tous ces sujets arrivent en premier mais que le logement est toujours dans le peloton de tête.

   Je sais aussi que dans mes permanences ou quand je rencontre des gens, leurs demandes concernent le travail et le logement : manque de logement, logement insalubre, logement indigne… Justement : indigne par rapport à qui, par rapport à quoi ?  Par rapport à une société qui se dit évoluée ? Par rapport à une société qui se dit solidaire ?  

   Je sais aussi que nous avons travaillé ou nous travaillons sur les documents d’urbanisme, les SCOT ou les PLU ; qu’on essaye d’appliquer les lois, la loi Grenelle en particulier et les recommandations en découlant : Principalement sur la non-consommation de terres agricoles et la réoccupation des centres villes. On essaye donc de limiter les constructions et de plus, on sait que la population du Nord-Pas-de-Calais est en baisse mais paradoxalement, les communes demandent encore plus d’habitations à cause de la fragmentation familiale.

   Je sais aussi que lorsqu’on parle de transition énergétique ou de limitation de gaz à effet de serre, on doit s’attaquer, en priorité aux logements. L’urgence, ce n’est pas le diesel ; l’urgence, c’est le logement et la déperdition d’énergie.

   Je sais enfin que dans notre région, dans notre coin, il faut trouver une solution d’hébergement à des gens qui ne sont, comme on dit pudiquement, que de passage…

   Tout cela pour dire que notre présence, aujourd’hui, est importante : Pour montrer simplement que nous osons afficher une responsabilité collective (Etat, collectivités territoriales, collectivités locales) et que cette responsabilité, c’est une responsabilité sociale, économique, de solidarité, d’environnement et d’avenir… Et même une responsabilité d’Humanité.

   Et quand on est solidaire, qu’on réfléchit et qu’on avance, cela prouve qu’on est encore vivant… Et je rappelle que si certains technocrates ont décidé de la mort des Conseils Généraux, ceux-ci avancent encore et travaillent encore. C’est-à-dire qu’ils ne sont pas morts. Qu’on se le dise !

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Published by popo - dans Conseil Général
21 mai 2014 3 21 /05 /mai /2014 17:53

2014.06.19 Poher CG

SMS reçu le 21 mai 2014 suite au débat du Conseil Général sur la réforme territoriale :

« Si je soutiens complétement les départements, je suis choqué(e) par la photo de " sénateur " arborant la politique pour les « nuls » qui, par contre, donne dans le populisme  et un peu trop facile. Il ne faut pas oublier sa fonction parlementaire selon les bancs où on se trouve. »

Réponse de Hervé Poher

« Moi non plus, je n’aime pas cette photo mais :

  • Tant mieux si ça fait réagir.

  • Dans toute guerre, il faut des « tirailleurs sénégalais » qui font le sale boulot… et les autres peuvent alors négocier.

  • On parle de « banc »… On m’a retiré le mien en avril 2012 (date de mon exclusion).

  • Quand je suis à Arras, je suis conseiller général et non pas sénateur.

  • Le livre, c’est « La politique pour les nuls » et non pas « La politique par les nuls ». Si certains se sentent visés, c’est leur problème !! »

En conclusion : A-t-on le droit de penser différemment ?  Et a-t-on le droit de le dire ?

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Published by popo - dans Conseil Général
20 mai 2014 2 20 /05 /mai /2014 10:58

pdc Poher

Arras le 20 mai 2014. Séance plénière  

   Pour être franc avec vous, je suis, depuis quelques semaines légèrement troublé. En effet, je pensais avoir une certaine expérience du monde politique, de ses pratiques et de son fonctionnement. Mais là, je dois l’avouer, j’ai eu un peu de mal à comprendre ce que disaient certains de nos responsables nationaux : Problème de linguistique sans doute… Problème de traduction peut-être… Problème de presbyacousie pourquoi pas !…

   En effet, annoncer brutalement la suppression des conseils départementaux, sans consultation, sans concertation, sans en avoir prévenu les premiers intéressés, sans élaboration d’un plan de transfert un tant soit peu discuté… Bref, nous asséner tout cela, comme cela…  Je me suis dit : «  Soit j’ai loupé un épisode, soit il y a quelque chose que je n’ai pas saisie. »

   Fallait-il que j’exprime mon doute ? Fallait-il que je dénonce certaines choses sachant que ma façon de faire est violente et parfois incomprise… Je fais souvent à la viking : on met un grand coup de hache au milieu du crâne et on discute après. Aussi, ce que je vais vous dire ne doit aucunement être pris comme un manque de respect vis-à-vis de notre président ou de notre gouvernement, mais il y a quand même des dysfonctionnements de la démocratie qu’on se doit de dénoncer.

   Aussi devant cette interrogation, cette inquiétude, voire ce désarroi… Vous en êtes témoins… J’ai décidé de prendre le bœuf Highland par les cornes et je me suis procuré un ouvrage qui devrait être le livre de chevet de beaucoup d’entre nous : « La politique pour les nuls. » Ne riez pas, je l’ai là !

    Et dans ce livre, j’ai cherché quelques réponses à mes incompréhensions et à mes angoisses. En effet, le discours que j’ai entendu ne correspondait pas à ce que j’attendais…  ni sur le fond, ni sur la forme.

   Et si vous le voulez bien, je ne m’attacherai, moi, que sur la forme, mes collègues insisteront sans doute sur le fond.

   Ce livre est, en effet, un beau manuel de stratégie politique. On y teste d’abord notre culture politique, en nous posant quelques questions relativement faciles :

Question 1 : Qui a dit, en mars 2012, en campagne électorale à Dijon :

« Les départements sont incontournables. Ils ont le rôle d’assurer et de renforcer les solidarités sociales et territoriales et ils n’y parviendront que si ces Conseils Généraux disposent de nouvelles ressources. Il y a 30 ans, c’étaient encore les préfets qui étaient les exécutifs des départements ; maintenant ce n’est plus le cas. » 

Question 2 : Qui a dit, en octobre 2013, à Lille :

« La France a besoin de ses départements. Ils sont un échelon de mutualisation des moyens d’action que beaucoup de collectivité ne peuvent s’offrir individuellement. »

Question 3 : Qui a dit, le 18 janvier 2014, à Tulle ?

«  Je ne suis pas favorable à la suppression pure et simple des départements, comme certains le réclament, car des territoires ruraux perdraient en qualité de vie, sans d’ailleurs générer d’économies supplémentaires. »

Dernière question enfin : Qui a dit, le 8 avril 2014, à Paris :

« Disparition des conseils départementaux à l’horizon 2021. »

   C’est vrai que quand vous affichez les réponses, certaines incohérences apparaissent et cela doit vous troubler.  Mais il peut y avoir 2 explications à cette cacophonie : Ou tous les gens qui ont parlé n’ont pas la même culture politique… Personne n’est parfait… Ou, éventuellement, le printemps a amené des bourgeons sur les arbres et des idées incongrues dans certaines têtes.

   Un peu plus loin, dans ce livre, on trouve un glossaire du langage politique… Parce c’est essentiel d’avoir la même définition des mots et d’avoir la même compréhension des expressions… Sinon, il peut y avoir des malentendus et des malentendus, dans une même famille, ça fait désordre et il y en a qui pourraient se sentir exclus … Les journalistes pourraient même y voir des couacs.

  En effet, il faut savoir ce qu’on met derrière le mot rêve, le mot subsidiarité, le mot réformateur, le mot lisibilité, le mot message…

   Justement, après les dernières élections municipales, tout le monde a dit, à droite comme à gauche : « Ces élections sont claires et nous avons tous reçu un message. »

   Oui, c’est vrai qu’il y avait un message mais je crains que nous n’ayons pas tous entendu le même.

   C’est à croire que Paris et la province ne dispose pas du même alphabet, de la même grammaire ou de la même grille de lecture.

   Certains là-haut ont entendu un message fort. Alors ils ont pris des décisions : On serre tout et en particulier, on serre le cou des Conseils Départementaux… Jusqu’à ce que mort s’en suive.

   Si c’était ça le sens du message, c’est vraiment une lecture Enarquo-parisianno-ubuesque… que l’on connaissait déjà, d’ailleurs. Comme l’a dit le sénateur, ancien ministre, Alain Richard dernièrement : « On sait que le gouvernement a changé mais on découvre que les cabinets sont restés les mêmes. »

    Moi, c’est bizarre, comme vous, fin mars, je n’ai pas entendu la même chose. Moi, qui n’ai pas fait de cours de décodage électoral, moi qui a encore quelques orteils dans le terroir, moi qui écoute un tant soit peu les gens, j’ai entendu tout autre chose.

   J’ai entendu  un jeune homme qui a envoyé 50 Cv et qui n’a eu aucune réponse.

   J’ai entendu un couple de retraités qui a travaillé toute sa vie et qui est obligé d’aller à l’épicerie sociale de Guînes. Ces 2 retraités y ont droit et y vont, mais  en cachette car ils ont honte. 

   J’ai entendu, encore jeudi dernier, Marcel Levaillant en est témoin, cette femme qui a triché avec le RSA. Mais avec 2 enfants et un reste à vivre de 239 euros, comment voulez-vous que le CG la fasse rembourser. 

   Voilà ce que j’ai entendu, moi. Ce que j’ai entendu, c’est : s’il vous plait, plus d’attention, plus de compréhension, plus de solidarité, plus de proximité et plus d’espoir.

   Et comme finalement, nos grands penseurs ont réalisé qu’ils avaient peut-être mal interprété le message et qu’à tout serrer, on finissait par étouffer, ils ont décidé, la semaine dernière, de lâcher un peu de lest sur les impôts… En parlant d’erreur du passé, de responsabilité et de lisibilité…

   Alors puisque la mode est aux anaphores, je vais vous faire une anaphore :

On dit Lisibilité. Ce n’est pas un problème de lisibilité, c’est un problème de crédibilité.

On ne peut pas dire une chose et dire son contraire 3 mois après (en politique, il y a un  laps de temps minimum à respecter) ; on ne peut pas écouter sans arrêt la haute administration et ne pas entendre la démocratie locale ; on ne peut pas façonner  une réalité de terrain uniquement avec des algorithmes mathématiques.

 

On dit Lisibilité. Ce n’est pas un problème de lisibilité, c’est un problème d’effectivité.

Et l’État français n’a pas de leçon de logique et de pratique à nous donner, à nous les Conseils Généraux. Et depuis pas mal d’années d’ailleurs. Sous prétexte d’économies et de RGPP, et avec l’argument de la décentralisation, l’État s’est retiré de beaucoup de domaines essentiels pour nos concitoyens…

Et qui a fait le travail ? : Les collectivités locales et les collectivités territoriales. C’était le sens de la décentralisation. Mais l’Etat se comporte un peu comme Coluche qui disait : «  Donne-moi ta montre et moi, je te donnerai l’heure. »

 

On dit Lisibilité. Ce n’est pas un problème de lisibilité, c’est un problème d’efficacité.

Un jour, un premier ministre a expliqué au monde politique ce qu’était la subsidiarité. C’est-à-dire le bon niveau de décision pour la meilleure efficacité. Alors : Pourquoi supprimer ce qui marche bien ?  Pourquoi supprimer ce qui est efficace ? Pourquoi supprimer ce qui a fait ses preuves ?

   Pour montrer qu’on est réformateur ? Pour montrer qu’on bouge ? Pour faire des pseudo-économies ? Pour montrer qu’on sait et qu’on ose couper des têtes ?

   En tous cas, ce n’est pas à nous, à Arras, qu’on va apprendre le fonctionnement de la guillotine.

   Dernière partie de mon livre.Partie la plus pensée, la plus façonnée, la plus réaliste… Une leçon de stratégie en 7 points, probablement issue du programme des grandes écoles et qui nous explique « Comment faire avaler une couleuvre ! », grâce aux petites phrases, grâce aux sondages, grâce aux médias.

 Point 1 : Dire solennellement que la situation est devenue intenable, qu’on est à l’agonie financière et qu’on est au bord du gouffre.

Point 2 : Lancer discrètement dans les médias que l’État a fait beaucoup d’efforts mais que les collectivités, elles, n’ont pas été raisonnables et qu’elles dépensent l’argent public de façon inconsidérée.

    Et en particulier qu’elles ont beaucoup trop embauché, alors qu’elles n’en avaient pas besoin… Tout le monde sait que le Président Dupilet a embauché à tour de bras, uniquement pour meubler les couloirs du Conseil Général qui semblaient un peu vides.

Point 3 : Expliquer malicieusement aux gens qu’il y a beaucoup de doublons. La semaine dernière, il était écrit, dans la presse, texto, que « 19,5% des budgets des collectivités ne servaient à rien parce qu’affectés à des doublons.»

Point 4 : Affirmer péremptoirement qu’il y a, principalement, un problème de lisibilité et qu’un mille-feuilles trop épais est souvent indigeste.

 Point 5 : Publier fortuitement un sondage montrant que les pompiers ont la confiance des gens à 99% et que les « Politiciens », (ce n’est pas écrit élu politique ou homme et femme politique, il est écrit politicien), que les politiciens sont bons derniers avec seulement 13% de confiance.

Point 6 : Traiter négligemment, ceux qui ne sont pas d’accord, de conservateur et dire que de toute façon, les conseillers généraux sont des notables ringards, à la limite de la senescence et qu’ils souffrent de corporatisme. 

Point 7 : Et en dernier, l’argument suprême… Nous dire innocemment« Vous ne pouvez pas être contre… L’opinion publique est pour ! ». On nous l’a déjà fait plusieurs fois, ce coup-là.

   En nous menaçant, en plus, discrètement, ici d’une dissolution, là d’un référendum uniquement basé sur la vie des départements… Je croyais qu’il n’y avait que dans les pays de l’est ou en Afrique que l’on faisait des référendums dont le résultat est connu d’avance…

   Voilà, mes chers collègues, je vous ai résumé ce livre.

   Bien entendu, tout ce que je viens de dire n’est pas dans ce livre mais ça aurait pu y être car c’est du vécu.

   Certains vont dire : « Il dit tout cela mais il parle pour son ventre… Il défend son poste ! ». C’est faux, Mesdames et Messieurs car je ne suis pas destiné à me présenter aux prochaines élections départementales si elles ont lieu.

   Moi, je ne défends pas un poste, je défends simplement une institution qui marche, qui sait imaginer, qui sait être efficace et qui est utile au citoyen.

   Une institution qui a assumé, depuis des décennies, des tâches sacrément difficiles… Et il fallait bien que quelqu’un le fasse.

   Je défends aussi le droit de penser différemment et de le dire et de dire, en particulier, qu’il faut que la politique reprenne le pouvoir.

   Et je défends surtout une institution où j’ai eu le plaisir et la fierté de remplir un vrai rôle d’élu avec des hommes et des femmes, fonctionnaires territoriaux qui ont fait leur boulot et qui le font bien.

   Aussi, après les déclarations annonçant la fin des départements, permettez-moi de réaffirmer que nous sommes nombreux, ici, dans cette enceinte, à être ulcérés. Oui, je dis bien ulcérés. Ulcérés parce que depuis des années, dans cet hémicycle, nous avons essayé de dénoncer : L’hégémonie de plus en plus évidente de la technocratie sur la politique ; de dénoncer la mainmise des comptables sur les décisions politiques ; de dénoncer une certaine forme d’obscurantisme ministéro-politiquo-parisien ; et surtout de dénoncer l’omnipotence de la pensée unique.

  Eh bien, nous venons de découvrir que, dans ce combat, nous avions certains handicaps car, indéniablement, les chiffres ont tué les mots, les stéréotypes ont tué les idées et les comptables ont tué les philosophes.

   Et justement, pour en terminer, laissez-moi émettre une recommandation et une seule: il faudrait honnêtement que les promotions de l’ENA ne portent plus jamais des noms de philosophes. Des noms de mathématiciens ou de cabinets d’experts comptables seraient, à mon avis, bien plus appropriés. La simplicité voudrait qu’on les appelle simplement: promotion Bercy I, Bercy II, Bercy III….

    Excusez si mon intervention peut vous sembler dure et très critique mais quand il y a un dysfonctionnement  de la démocratie, qu’on soit petit ou puissant, on se doit de le dénoncer. Et là, il y a eu un dysfonctionnement technocratique de la démocratie.

   Or il n’est pas interdit d’être intelligent, il n’est pas interdit d’être honnête, il n’est pas interdit d’être porteur de rêves quand on fait de la vraie politique. C’est quand même le message qu’on se doit de renvoyer à tous les électeurs du mois de mars. Et quitte à être montré du doigt, je préfère être caricaturé en savate plutôt qu’en godillot.

   Mes chers collègues, le notable ringard et conservateur que je suis vous remercie de votre attention car je sais au moins qu’ici, elle est sincère.

Hervé Poher

20/05/2014: Arras / Sur la disparition des Conseils Généraux/ Hervé Poher
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Published by popo - dans Conseil Général
19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 10:47

Divers (27)

Arras, le 19 mai 2014.

   Depuis quelques années, notre façon d’appréhender et de gérer le territoire a changé, a évolué avec de nouvelles obligations ou avec d’autres contraintes. Si j’emploie le mot contrainte, c’est de façon volontaire car pour nombre d’élus ou pour nombre de citoyens, les documents d’urbanisme et tous les règlements s’y rattachant sont souvent vus comme des empêcheurs de tourner en rond.

   Et pourtant, pour des élus aménageurs, pour des élus conscients des intérêts d’un territoire, pour des élus qui acceptent de se projeter à 20 ans, les documents d’urbanisme sont, quand même, un outil essentiel, indispensable et qui peuvent être  le véritable reflet des ambitions.

  Les anciens POS sont devenus des Plan Locaux d’Urbanisme Et les PLU communaux ont une tendance légitime à devenir intercommunaux. Et cette tendance sera bientôt une obligation, comme écrit dans la loi pour l’accès au logement et un urbanisme rénové, dite loi ALUR. Et tous ces PLUI sont et doivent être, bien entendu, en cohérence avec les SCOT.

  J’ai dit « tendance légitime ». Car il y a une logique à cela : une commune n’existe pas uniquement comme entité construite autour d’un clocher. C’est aussi un lieu de vie, dans un bassin de vie, avec un environnement, avec des atouts, avec des faiblesses, avec parfois des risques… Bref, une commune existe aussi par le territoire qui l’entoure, par l’activité qui l’anime, par le fonctionnement qui la modifie. C’est pourquoi, l’aspect intercommunal est logique, naturel et inévitable.

  Nous vous proposons donc d’aider les structures ayant la compétence (EPCI ou Syndicats) à entrer dans cette démarche avec une aide financière… car, autant l’avouer, un PLUI bien fait, ça coûte très cher.

   Pour pouvoir accéder à ce financement, il faudra, bien entendu, respecter certaines obligations vis-à-vis du département : Que le département soit associé au diagnostic du territoire ; qu’il soit associé à la définition des enjeux essentiels pour ce territoire ; qu’il puisse définir avec le maitre d’ouvrage, le cahier des charges, le CAUE pouvant amener une expertise bien utile ; que soient prises en compte les priorités départementales et, bien entendu, que soient respectés les engagements validés dans les contrats de développement durable.

   Cette subvention pourrait être actée à 2 niveaux : 25000 Euros quand l’EPCI ou le Syndicat s’engagerait dans une démarche de PLU intercommunal, 25000 euros complémentaires si le maitre d’ouvrage répond bien aux conditions énoncées par le département.

   Je vous propose d’adopter cette nouvelle démarche, montrant par-là que le département est bien une collectivité de proximité, qu’il est à l’écoute et bien en phase avec ses territoires et qu’il peut apporter une aide appréciable quand il s’agit d’appliquer les lois de la république.

Hervé Poher

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Published by popo - dans Conseil Général
4 novembre 2013 1 04 /11 /novembre /2013 16:10

energie

 

Arras, le 04/11/2013. Séance plénière du Conseil Général 62.

   De façon obligatoire, de façon évidente,  de façon synthétique.

   J’ose dire « De façon obligatoire, » mes chers collègues, car il commence à être flagrant pour beaucoup d’entre nous que nous vivons un moment très spécifique, moment qui, sans être exceptionnel, ne reviendra pas de sitôt ;

Moment très spécifique parce que nous sommes devant des choix d’orientation qui pourraient engager notre collectivité, qui pourraient engager les autres collectivités et qui pourraient avoir un impact important sur la vie de nos concitoyens ;

Moment très spécifique où il faut avoir le courage, dans certains domaines, de passer aux travaux pratiques de la politique ; c’est-à-dire « qu’après avoir fait des mots, on fait des choses ». Nous l’avons fait dans la solidarité ; nous l’avons fait dans l’aménagement du territoire… Pourquoi ne pas le faire pour le climat, pour la biodiversité, pour une autre forme d’économie, pour l’avenir ou simplement pour nos petits.

Moment très spécifique et probablement unique dans le temps d’un élu, moment où nous avons la possibilité de devenir enfin écoresponsable (et on a tous envie de l’être) tout en faisant de l’économique et en étant solidaire de nos populations. Et avouez-le, tous ces moments-là, dans la vie d’un décideur, ne sont pas si courants. Un élu passe plus de temps à gérer qu’à imaginer ! Et pourtant, c’est bon d’imaginer…

   Je vous l’ai dit tout à l’heure et cela a été rappelé par mes collègues, le hasard de la vie institutionnelle ou de la vie politique fait que nous arrivons, en même temps,

A un reformatage difficile mais honnête de notre Agenda 21,

A une interrogation légitime et qu’on ne peut pas éviter sur l’avenir énergétique,

Et à l’arrivée de certains essayistes qui nous proposent de rifkiniser avec eux…

   Mesdames et messieurs, nous sommes à un croisement… Et là, la 4èmecommission n’a pas mis de rond-point… C’est un vrai croisement… c’est-à-dire que si vous loupez la route vous n’avez pas la possibilité de repasser devant…

   Et la question est simple : « Sommes-nous prêts à innover, à inventer, à expérimenter ?… Parce que, nous le savons, parce que nous le sentons, parce que c’est le moment, tout simplement ! »

   Je me suis permis de dire « de façon évidente… » Car c’est évident que nous avons, excusez l’expression, nous avons la matière pour être porteur d’un nouveau projet :

Nous sommes responsables de 6200 kilomètres de route et la mobilité fait partie de nos compétences ;

Nous sommes propriétaires de près de 370 bâtiments dont 126 collèges ; cela représente près de 1,2 million de m²  et l’ensemble de ces bâtiments consomme plus de 10 millions d’euros par an pour l’énergie ;

Notre collectivité est propriétaire de près de 590 véhicules qui font plus de 12 millions de kms par an ;

8000 personnes travaillent pour le département

la contractualisation nous permet, depuis des années, d’être des partenaires des EPCI et de faire passer nos messages ;

Nous avons les compétences « sociale et solidarité, collèges, mobilité, environnement… »

   Et là aussi, la question est simple : «  Comment voulez-vous que tous ces champs d’intervention ne deviennent pas obligatoirement, automatiquement et naturellement des champs d’innovation ? Surtout quand on sait qu’on a le droit de rêver d’un autre monde et qu’on doit essayer de l’inventer. »

   D’autres ont dit qu’ils s’engageaient… Mais ils n’ont pas le dixième de nos compétences et de nos champs d’action.

   De plus, une nouvelle définition de certaines de nos politiques ne serait pas mono-factuelle ou mono-compétence : elle toucherait les routes, l’environnement, nos bâtiments, la vie de notre personnel, le développement économique, la solidarité…

    Elle toucherait le fonctionnement interne aussi bien pour le bien-être de nos employés que pour être en adéquation avec nos engagements. Et notre fonctionnement externe a tout à gagner en créant une dynamique collective  avec les communes et les EPCI. Elles sont toutes demandeuses. Il suffit de leur dire « où on va et comment on y va. »

   Je termine en disant : « de façon synthétique ».

Bilan et diagnostic de tous nos bâtiments et mise aux normes, en particulier normes thermiques… Sur plusieurs années.

Imaginer la construction de bâtiments sobres en énergie, voire à énergie positive.

Avancer plus vite dans la mise en place d’un grand réseau de pistes cyclables.

Utiliser au maximum les énergies renouvelables et expérimenter le stockage ;

Mettre en place un programme pour aider les plus démunis avec le principe simple et évident « qu’il vaut mieux aider les gens à diminuer leur consommation d’énergie plutôt que de les aider à payer leur facture d’énergie. »

Faire une vraie réforme du fonctionnement interne du conseil général avec un plan de déplacement de l’administration, avec une mutation de notre flotte de véhicules et avec l’acquisition de bons réflexes de fonctionnement, tout cela faisant partie d’un Agenda 21.

Et tout cela, en s’adaptant ou en complétant, bien entendu, la démarche des autres… Si la Région installe, comme elle l’a annoncé, 2500 bornes électriques, c’est toujours cela de moins qu’on aura à faire. Nous, on s’occupera des véhicules.

   Bref, mesdames et messieurs, nous savons

que le monde économique est demandeur,

que certaines collectivités locales vont y aller,

que les autres ne demandent qu’à y aller… Le fatalisme de la crise ne peut pas durer éternellement ;

Nous savons que cela peut aider à créer des centaines de milliers d’emplois, directs et dans les multiples sous-traitances.

 que l’investissement initial sera regagné et c’est obligatoire étant donné l’évolution du prix de l’énergie,

Nous savons que les programmes européens seront orientés « transition énergétique et troisième révolution industrielle »;

Idem pour le contrat de plan Etat Région…

Nous savons, enfin, que nous aurons une vraie responsabilité politique devant le dérèglement climatique et le mal-vivre de notre environnement… «  Et quitte à être responsable, autant être responsable d’un dynamisme incertain plutôt que d’être responsable de catastrophes programmées. »

   Bref, nous avons toutes les raisons, tous les arguments et tous les atouts pour  être un des acteurs de cette nouvelle vision des choses.

   Consacrons une petite partie de notre budget à cet engagement, à cette dynamique, à cette ambition. A un fond spécifique qui permettrait un total engagement environnementaliste et qui donnerait, à nos politiques, un petit supplément d’âme.

   Nous n’avons pas grand-chose à perdre et nous avons beaucoup à gagner !!! 

   Mes chers collègues. Dans cet hémicycle, j’ai souvent cité Oscar Wilde qui disait : « Le progrès n’est que l’accomplissement des utopies. » Tout le monde n’en est pas persuadé, hélas !.

   Mais quand l’histoire vous donne l’occasion de  transformer une utopie en réalité… Il ne faut pas laisser passer cette chance-là. Elle est souvent unique… Et nous ne serions pas vexés si un jour, enfin, les journalistes pouvaient nous traiter de « voleurs de rêves, de créateurs de chances ou de promoteurs d’avenir… »

   C’est tout le mal que je nous souhaite, mais, ça, c’est à vous de décider !    

Merci de votre attention.

Hervé Poher

Mots-clés: Conseil Général 62, orientation, climat, biodiversité, écoresponsable, imaginer, compétence, innovation, énergies renouvelables, énergie positive, stockage, transition énergétique, Troisième révolution industrielle, dynamisme incertain, catastrophe programmées, voleur de rêves, créateurs de chances, promoteurs d'avenir.

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7 octobre 2013 1 07 /10 /octobre /2013 19:43

Montreuil

 

Arras.Le 07/10/2013. Commission permanente

   Le département du Pas-de-Calais doit, en tant que personne publique associée, donner un avis sur le SCOT, élaboré par le Syndicat Mixte du SCOT du Pays Maritime et rural du Montreuillois.

   Ce syndicat regroupe 4 intercommunalités :

Communauté de Communes du Canton d’Hucqueliers

Communauté de Communes du Montreuillois

Communauté de Communes de Mer et Terres d’Opale

Communauté de Communes Opale Sud

   Ce document a été élaboré sous le régime et les obligations des lois Grenelle 1 et Grenelle 2, de la loi littoral et en tenant compte de la loi de 2010  sur la modernisation de l’agriculture.

   D’emblée, on peut constater que toutes les obligations légales semblent avoir  été respectées, que les orientations générales souhaitées par l’Etat concernant l’aménagement du territoire ont été entendues et que l’idée d’un développement raisonnable et raisonné a été retranscrit dans ce document.

   Le département doit donner un avis sur ce SCOT  en fonction de ses propres compétences, en fonction de ses propres orientations et engagements (Plan Stratégique Départemental, Agenda 21, Schéma de la mobilité) et en fonction de certains projets validés par la contractualisation avec les EPCI.

  Globalement, ce SCOT est du point de vue de notre collectivité, un très bon document. Il intègre parfaitement

la notion de maitrise de la périurbanisation et de limite de l’artificialisation des sols, respectant ainsi les espaces agricoles,

il favorise  l’idée de renouvellement urbain intramuros,

il valide la volonté de créer de vrais pôles urbains, pôles commerciaux et pôles de mobilité en instituant 4 pôles principaux et 3 pôles secondaires,

il essaye de créer un lien entre la frange littorale et l’avant ou l’arrière-pays, selon le point de vue,

il affirme le désir de respecter l’environnement et les paysages qui sont, dans ce territoire, peut-être un peu plus qu’ailleurs, des facteurs essentiels d’une identité remarquable. A noter, qu’il y a sur ce territoire quelques espaces naturels de notoriété nationale.

Ce SCOT n’oublie pas de parler des risques naturels, débordements des cours d’eau, risque de submersion marine, érosion du trait de côte… Erosion du trait de côte qui est, là-bas, un problème récurrent et préoccupant.

Toutes ces orientations, options et décisions seront, bien entendu retranscrites dans les PLU intercommunaux.

   Bref, comme je l’ai déjà dit, nous considérons que ce SCOT est un bon document.

   Pourtant, je me dois de faire quelques petites remarques… mineures … Parce qu’il en faut :

Quelques mises à jour seraient nécessaires, concernant les ENS et la création du Parc Naturel Marin.

Autre mise à jour sur des aménagements routiers ou sur des projets d’aménagement pour les déplacements en mode doux. Ce SCOT étant un document prospectif, il doit essayer d’intégrer, au maximum, les projets d’aménagements du territoire quand ceux-ci sont déjà définis.

Il nous semble aussi essentiel que la vélo-route du littoral soit mentionnée.

Un petit regret, c’est que le développement du port d’Etaples ne soit pas notifié à sa juste valeur pour l’impact touristique et économique.

A noter que dans ce document, la problématique du mitage de l’espace  rural par  des boisements a été soulevé mais, manque de coordination ou d’information, la nouvelle politique de réglementation des boisements, politique adoptée, il y a moins d’un an, par le département n’est pas mentionnée.

Une dernière remarque enfin. Le département aurait souhaité qu’il y ait plus de concertation et de prise en compte des SCOT voisins. Mais cette remarque est générale car nous la formulons à chaque SCOT. Mais c’est probablement un manque de la loi : pour les PLUI, l’association des territoires voisins est obligatoire, mais ce n’est pas le cas pour les SCOT.

   En résumé :

Malgré ces quelques petites remarques accessoires parce qu’elles ne sont pas des remarques de fond, on peut affirmer que ce document est très bien pensé, très bien fait et réalisé avec un certain esprit pédagogique.

Document essayant de mettre en valeurs les valeurs urbaines et les atouts d’une certaine ruralité.

Document qui intègre parfaitement la notion d’économie de l’espace.

Document qui répond à 95% aux orientations et aux objectifs du Département dans ses préoccupations propres.

   Après un passage en 6ème commission, je vous propose donc de donner un avis favorable au SCOT du pays maritime et rural du Montreuillois.  

Hervé Poher

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 14:53

     photo

2013.07.04  Intervention eau CG 62.CG59

 

Arras le 4/07/2013 Convention Deux départements

Intervention sur l’eau

 Avant de vous immerger dans la problématique de l’eau, je voudrais d’abord vous faire un petit rappel sur le système hormonal de l’être humain

 Vous le savez sans doute, les endorphines sont souvent les hormones du plaisir et du bien-être. Par contre, l’adrénaline est, entre  autre,  l’hormone du stress et du mal-être.

   Eh bien, force est de constater que dans le Nord-Pas-de-Calais, quand on parle de l’eau, on oscille toujours entre l’endorphine du plaisir et l’adrénaline du stress. Quelques exemples

   Endorphine du plaisir quand les uns prennent conscience de  la quantité d’eau qu’ils  ont sous leurs pieds et que cela peut représenter un avantage inestimable quand on parle de développement humain et d’aménagement du territoire.

   Adrénaline de l’inquiétude quand les autres constatent, avec fatalisme, qu’ils n’ont pas beaucoup d’eau, qu’il n’est pas possible de vivre sans et qu’ils vont devoir s’en procurer; or comme dans notre société, rien n’est gratuit...

   Endorphine du plaisir quand on voit que la nature a su trouver un juste équilibre : Certes, nous n’avons pas de grands cours d’eau, mais de l’eau, la terre nous en donne et de l’eau, le ciel nous en envoie ;

   Adrénaline du stress quand on découvre que l’activité humaine, depuis quelques siècles, a laissé beaucoup de traces dans l’eau de la terre et que parfois, de plus en plus souvent d’ailleurs, le ciel a tendance à nous envoyer un peu trop d’eau

   Endorphine enfin, quand nous sommes fiers d’avoir une façade littorale mais Adrénaline quand on regarde, impuissants, la montée du niveau de la mer et le recul du trait de côte

   Tout cela pour dire que nos rapports avec l’eau, nos comportements avec l’eau, notre vie avec l’eau sont bien souvent ambivalents. Et cette ambivalence est d’autant plus forte quand on réalise que certains habitent sur  un vrai trésor, ce qui n’était pas une évidence il y a un demi-siècle, et que, bien entendu, les voisins voudraient bien partager ce trésor.

   Et entre nous, pour être tout à fait honnête, le partage ne fait  pas forcément partie de la nature humaine… Du moins, ce n’est pas une qualité innée… Pas plus mais pas moins chez les habitants du Pas-de-Calais que chez les autres...

   Et pourtant !!  Depuis 40 ans, les 2 départements collaborent pour pouvoir amener un peu d’eau dans le Nord. Ce qui est devenu le SMAEL permet d’alimenter, le dunkerquois, le réseau Noréade et l’agglomération lilloise. Le SMAEL, ce n’est pas loin de 20 millions de m3 transvasés, tous les ans, dans le Nord. Et 20 millions, ce n’est pas une goutte d’eau !

 

   Et pourtant, à partir de 1999, c’est la création d’un contrat de ressources, sur Houlle-Moulle, où les dunkerquois acceptent de participer au financement de la protection des champs captant, dossier dans lequel le département est intervenu. Et c’était essentiel… Michel Delebarre a très vite compris que pour fabriquer du coca-cola chez lui, il devait d’abord protéger le  genièvre, chez nous. Sinon, c’était la guerre ! Et nous étions sûrs de gagner car pour stimuler les combattants, le coca-cola, ça ne marche pas 

   Et pourtant, depuis 35 ans, c’est l’Institution des Wateringues dont le Président Schaepman vous a déjà parlé. Permettez-moi de répondre d’emblée à certaines questions déjà posées : Nous sommes, pour les wateringues, en phase de refondation. Interrogations sur la place de l’Etat, sur la taxe, qui en fait est une redevance… Oui, nous posons les questions ; nous posons, nous imposons et nous serons vigilants sur les réponses.

   Et pourtant, depuis plus de 25 ans, nous travaillons, main dans la main, dans la vallée de la Sensée… Pour étudier, améliorer, aménager… La Sensée, c’est 37 communes du Nord, 97 communes du Pas-de-Calais et c’est 100 000 habitants. L’institution de la Sensée, c’est un bel outil que nos 2 départements ont eu l’intelligence de créer.

   Bien sûr, pour la Sensée, des questions se posent sur l’avenir, sur le rôle de chacun, des questions sur les financements, des questions sur l’évolution de la structure… Comme pour les wateringues… Ce n’est pas le lieu ni le moment d’entamer ce chantier, mais n’ayons pas de craintes pour l’institution, quelle que soit sa forme à venir: Quand on défend une noble cause ; quand l’outil a fait ses preuves; quand on a des élus motivés et quand on a un président d’institution qui n’a peur de rien, on trouve toujours des solutions.

   Alors certains empêcheurs de nager en rond, obsédés par les équilibres financiers ou timorés par le barbelé des compétences, pourraient dire : «  Le SMAEL, le genièvre, la Sensée, les wateringues… C’est déjà pas mal… La coopération a des limites ! Chacun ses problèmes !

   Erreur mes chers collègues, car même si l’eau ne fait pas partie des compétences du Conseil Général, nous avons encore, dans le domaine de l’eau, beaucoup à faire, ensemble.   5 pistes de travail, par exemple…

   Beaucoup à faire ensemble car plus de la moitié des SAGE de la région est à cheval sur nos 2 départements. D’ailleurs beaucoup de conseillers généraux sont impliqués dans cette démarche et les départements ont tout à gagner à coordonner leur vision aquatique du territoire. Vous pourriez me répondre : « Tout cela, c’est le travail de l’Agence de l’Eau »… Bien sûr, mais l’Agence est preneuse d’une coopération et de la dynamique départementale.

 

   Beaucoup à faire ensemble car nous pouvons échanger nos expériences dans le cadre des inondations. Nos deux départements ont malheureusement le record des CATNAT, c’est-à-dire des catastrophes naturelles… Et 98% de nos déclarations de CATNAT concernent des retraits ou gonflements d’argile, le débordement des cours d’eau ou le ruissellement et les coulées de boue. Tout cela en rapport avec l’eau.

   Beaucoup à faire ensemble car il faut penser à l’avenir et à l’éventuelle  catastrophe écologique localisée à un point de notre territoire. Et on ne peut pas faire autrement que d’augmenter les interconnexions de réseaux, internes au Pas-de-Calais et entre les départements. C’est une assurance pour l’avenir mais comme toutes les assurances, il vaut mieux la souscrire avant.

Beaucoup à faire ensemble parce que nous sommes tous fiers d’avoir les pieds dans la mer. Mais la mer, c’est, pour ne parler que d’environnement, « la qualité des eaux de baignade », c’est «  les mouvements du trait de côte », c’est «  le risque de submersion marine ». Et pour tout cela, on ne peut pas poser des problèmes et imaginer des solutions sans travailler avec son voisin.

   Beaucoup à faire ensemble car, dans le domaine de l’eau, vos inquiétudes sont nos alertes et nos préoccupations appellent votre attention… Car nous avons des problèmes communs. Problèmes communs parce notre histoire est commune, nos souffrances sont communes et notre vie intérieure est la même.

En commun, les stigmates de la guerre qui sont partout dans notre sol ;

En commun, les friches industrielles avec leurs résidus ;

En commun, des concentrations humaines fortes;

En commun, une agriculture omniprésente et qui, directement ou indirectement, marque le territoire.

En commun, une artificialisation des sols qui a été exponentielle durant les dernières décennies.

   C’est-à-dire, nous avons en commun, mesdames et messieurs du Nord, des nitrates, des phosphates, des perchlorates, des produits phytosanitaires, des dérivés de médicaments, des solvants chlorés et j’en passe… J’arrête là sinon cela vous fera passer le goût de l’eau. Et quand on a les mêmes handicaps, on s’entraide !

 

   Mesdames et messieurs, je viens de vous faire un constat des politiques, un  état des lieux et un diagnostic du territoire.

   Permettez au Président du Comité de bassin de l’Agence de l’eau que je suis,  de vous faire  une  ordonnance avec quelques recommandations.

Nos deux départements ont des liens historiques, passionnels, fusionnels… L’un d’eux a été, pendant un siècle et demi,  le charbon. Et vous savez pertinemment que l’eau peut être à nouveau ce lien qui soude des populations, qui mobilise des collectivités et qui forge des avenirs.

Nous sommes dans un bassin qui a accumulé, au fil des siècles,  certains stigmates environnementaux… Mais ces stigmates, nous les assumons

-   parce que c’est notre passé,

-   parce que c’est notre histoire

-  et parce que, comme on dit chez moi, « On peut toujours être moins pire. ».

    Et c’est ensemble que nous trouverons les solutions. Rien n’est inéluctable et  tout est respectable.  Respectable car l’Europe peut condamner autant qu’elle veut, nous essayons, nous dans le Nord-Pas-de-Calais, d’être  vertueux, nous essayons de bien faire et nous essayons d’avancer.

    Voilà, Mesdames et Messieurs ; en résumé, dans le domaine de l’eau : continuer ce que nous avons déjà mis en place, se mobiliser autour d’un trésor commun et 5 nouvelles pistes de travail…  Sincèrement, pour des gens comme vous : 5 pistes, ce n’est pas la mer à boire.

HERVE POHER

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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 21:47

cyclable

 

Je dois vous présenter et, si possible vous faire valider les grands axes d’une politique du cyclable, pour notre département.

   Sachant que ces grands axes peuvent répondre en tout ou en partie aux exigences du

Plan Stratégique Départemental voté le 26 mai 2008, 

A l’Agenda 21, voté le 30 juin 2008,

Au Schéma de la mobilité voté le 20 février 2012,

Et aux orientations mobilité du Pacte Jeunesse validé le 17 décembre 2012,

Tout cela continuant une action entamée en 1997 par la mise en place d’un schéma directeur des itinéraires et pistes cyclables.

   Quelques points de synthèse :

Il faut avoir l’honnêteté de reconnaitre que notre département est très peu équipé en structures pour mobilité douce. Il suffit de faire 30 kilomètres et d’entrer en Belgique pour se sentir un peu pauvre… Comme il suffit de descendre dans la Somme, pour se dire que nous avons encore des progrès à faire.

Et si nous sommes « sous-équipé », excusez-moi le terme, ce n’est pas forcément par un manque de volonté, ce n’est pas forcément par une non-prise de conscience… C’est, je le crois, le fruit de la conjonction de plusieurs facteurs :

Facteur dimension départementale, c’est à dire le constat que notre département soit grand. Certes, nous ne sommes pas le plus grand mais par rapport aux autres grands départements, nous avons une densité de population nettement plus importante… Ce qui veut dire que nous avons un nombre de communes plus important… Donc un réseau routier plus étendu… Et il est parfois très difficile de se concentrer sur l’essentiel tout en imaginant le superflu… Car, excusez-moi de le dire, dans la tête de beaucoup de décideurs, faire du cyclable, c’était, jusqu’à présent, encore du superflu…

Facteur géomorphologique : Il faut bien l’avouer, il faut être un pratiquant de l’autopunition et de la mortification pour tout faire à vélo quand on habite dans les monts d’Artois, dans l’arrière-pays  boulonnais ou dans le Ternois. C’est quand même plus facile de faire du vélo dans la plaine des Flandres. C’est vrai qu’une grande partie de notre territoire est faite de monts et de collines et cela n’aide pas à une conception uniforme d’un réseau cyclable.

Facteur historique aussi probablement : car les grandes entreprises de notre région avaient l’habitude de mettre en place des systèmes de ramassage des ouvriers qui habitaient parfois fort loin du lieu de travail. Le vélo n’était pas un moyen d’aller au boulot.

Facteur financier aussi : Pour assumer certains transferts de compétence, devant certaines urgences d’aménagement du territoire et face aux crises économiques successives, il semblait plus judicieux de concentrer les moyens sur d’autres dossiers que celui du vélo. De plus, réflexe financier classique : on ne dépense pas sur ce qui peut paraitre superflu.

 

 Bref, pour plein de raisons qui sont parfaitement défendables, le cyclable ne faisait pas partie des priorités départementales. Or, cette position n’est plus défendable… Pour  des  raisons économiques et pour des raisons environnementales :  

Raison économique d’abord car, vous le savez, le coût de l’énergie ne fera que croitre et embellir. Même si nous réussissons la transition énergétique, le prix de l’énergie va continuer à monter. Certains disent même que cette transition accentuera cette inflation. Mais il faut savoir que des gens qui tombent sous le seuil de pauvreté uniquement parce qu’ils doivent payer leurs factures d’énergie, c’est de plus en plus courant et qu’ils sont de plus en plus nombreux. Alors, autant les aider à circuler autrement. L’énergie musculaire ne coûte que les calories qu’on avale et le sucre coûte quand même moins cher que le pétrole.

Raison environnementale ensuite : Même si l’on sait que l’automobile n’est pas le plus gros producteur de gaz à effet de serre, c’est quand même un pourcentage non négligeable et on se doit, dans notre engagement à lutter contre le changement climatique d’inviter, d’inciter les gens à pratiquer les modes de déplacements doux.

La démarche, les raisons et les freins ayant été rappelés, permettez-moi de rappeler quelques grands principes de ce schéma :

Il faut que le réseau soit cohérent et continu et qu’il fasse partie d’un maillage territorial. Ce maillage n’a d’intérêt que s’il peut servir pour tous les actes de la vie quotidienne : aller à l’école ; aller faire des courses ; aller à la maison des services publics ; aller se promener…

En complément de ce que je viens de dire, il faut que ces maillages aient des points d’ancrage sur les collèges et sur les points d’intermodalité, les endroits où il peut y avoir une rupture de charge (les gares, les centrales de bus, les aires de covoiturage…)

Parallèlement à cette politique de maillage, il faudra continuer à participer aux grands projets structurants que sont les Vélo routes Voies Vertes permettant ainsi d’avoir quelques épines dorsales et permettant, aussi, de nous connecter avec les départements et les pays voisins.

Enfin, il est apparu évident qu’il fallait relier au maillage,  certains sites touristiques majeurs : Le Louvre Lens, Le château d’Hardelot, Le Site des Caps, le Parc d’Olhain, Le Marais Audomarois…)

   Après les objectifs, parlons des moyens pour y arriver :

Tout d’abord, continuer à travailler avec la Région pour les projets de Vélo routes Voies Vertes

Ensuite, travailler, dans le cadre de la contractualisation, avec les EPCI et les communes pour qu’il y ait une véritable réflexion, en amont, sur tous les aménagements possibles.

Enfin, faire que dans nos services, la composante vélo soit intégrée dans tous les nouveaux projets routiers. 

   Et c’est comme cela, qu’à terme, le vélo pourra s’imposer véritablement comme une pratique de transport, une pratique récréative et une pratique touristique. J’ai volontairement omis la pratique sportive car on sait que les cyclistes sportifs préfèrent utiliser la route plutôt que les équipements spécifiques.

   Le document que vous avez dans le tome 2 du rapport du Président résume toute la démarche et les grands axes de notre volonté.

   Pour en terminer, permettez-moi de formuler à nouveau la question d’aujourd’hui car  pour diverses raisons, nous sommes au moment d’un choix :

   Ou nous restons avec nos réflexes gestionnaires et nos sourires entendus quand on parle du vélo, considérant encore le vélo comme un gadget et un amusement …

   Ou nous parions sur un changement de comportement du consommateur, du citoyen et des collectivités parce que le vélo, c’est pratique, ce n’est pas cher et c’est bon pour la santé…

   Bref, en votant cette délibération, on ne valide pas uniquement un projet  d’aménagement du territoire ; on fait aussi un pari sur une évolution sociétale. Et permettez-moi d’ajouter qu’étant donné la tournure que prennent les choses, parier sur une évolution sociétale obligatoire des modes de déplacement, ce n’est pas un pari très risqué.

Hervé POHER

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 17:29

Boulogne. Mer

Commission permanente Arras

   Dans le cadre de la consultation des personnes publiques associées, le Conseil général doit émettre un avis sur le Schéma de Cohérence Territoriale du boulonnais.

   Ce schéma a été arrêté le 20 septembre 2012 par le Syndicat mixte du Scot du Boulonnais.

   Il couvre le territoire de 2 EPCI : La communauté d’Agglomération du Boulonnais et la Communauté de Communes de Desvres-Samer. Il est entouré :

-          Au nord par le SCOT de la Terre des 2 Caps

-          Au nord-est par le SCOT du Calaisis

-          A l’est, par le SCOT de la Région de Saint-Omer

-          Au sud, par le SCOT du Montreuillois

   Je vous donne ces précisions car cela permettra d’expliquer une de nos remarques.

   A noter, parce que ce n’est pas anodin, que la CC Desvres Samer fait partie en totalité du Parc Naturel et que 17 communes de la CAB font, elles-aussi, parties du Parc.

   Ce SCOT a été élaboré sous l’œil inquisiteur mais obligatoire de la loi Grenelle 1, de la loi Grenelle 2, de la loi littoral et de la loi de modernisation de l’agriculture et de la pêche (en particulier dans son volet non consommation de terres agricoles). En plus, il a dû s’adapter aux lignes de force de la Charte du Parc des Caps et Marais d’Opale.

   Les grandes orientations  de ce SCOT découlent, très naturellement, de l’application, sur le terrain des nouvelles prescriptions légales, résumées en 5 points :

·         Point 1 : Priorité à la gestion économe des espaces avec des objectifs chiffrés quant à la consommation de terres agricoles, d’espaces naturels et de zones forestières. Ce qui veut dire : maitrise de la périurbanisation, recentrage des constructions sur les pôles urbains principaux, redensification de ces pôles urbains (utilisation des friches et comblements de dents creuses, )

·         Point 2 : Protection et restauration de continuités écologiques faisant partie d’une trame verte avec la prise en compte des futurs plans de cohérence écologique et avec l’intégration des plans climat territoriaux.

·         Point 3 : Inscription dans ce SCOT d’une image fonctionnelle de l’aménagement du territoire. C’est-à-dire qu’on réaménage le territoire mais on fait tout pour ce réaménagement réponde à une certaine logique de fonctionnement : les transports, les communications numériques, le développement économique, culturel et touristique.

·         Point 4 : Dans toutes les actions d’urbanisme et dans les  zones d’expansion d’urbanisme, il faudra imposer les nouvelles normes énergétiques et environnementales.

·         Dernier point : toutes ces grandes lignes devront être déclinée, imagée, traduites et rendues applicables dans les 2 PLUI en cours de gestation.

 Pour le Conseil Général, la grille de lecture était composée ainsi :

·         SCOT et Projet stratégique départemental

·         SCOT et Charte de non-consommation de terres agricoles

·         SCOT et Schéma Départemental de la mobilité

·         SCOT et la politique environnementale

·         SCOT et PDIPR

·         SCOT et Plan départemental de l’habitat

·         Scot et Schéma de l’eau potable.

En comparant le projet de SCOT aux politiques départementales, on peut donner quelques indications et fournir quelques orientations.

1)       Le département approuve entièrement le diagnostic et le PADD (Projet d’Aménagement et de Développement Durable) mais signale qu’il n’y a pas vraiment de  lien entre ce SCOT et les 4 autres SCOT qui l’entourent. Cela peut être gênant car, à quelques centaines de mètres près, on pourra observer des incohérences, ou même des inepties, simplement parce qu’on n’est pas dans le même SCOT. Il serait utile de créer des passerelles entre les SCOT afin d’éviter certaines maladresses, surtout à la frange des SCOT.

2)       La maitrise des sols, la lutte contre la péri-urbanisation, la redensification des centres urbains, une répartition équilibrée de l’habitat social, des commerces en centre ville … Tout cela y est bien assumé et clair. Dans le cadre de la protection de l’agriculture péri-urbaine, il est à signaler que la première ZAP du Pas-de-Calais a été créée à Condette, c’est-à-dire au sein de la CAB.  

La notion de compte foncier et de protection agricole semble bien actée avec pourtant, une anomalie qui peut être gênante vis-à-vis de l’instruction future. En effet,  dans le document de SCOT, il y a possibilité, pour le petites communes de créer des zones artisanales et d’activités inférieures à 5 hectares. Soit, mais cette superficie, même petite, doit impérativement, entrer dans le compte foncier réservé aux emprises économiques, industrielles et commerciales. Dans un SCOT, on a, par structure, un décompte pour le logement et un pour le développement économique. Et même si les superficies sont petites, elles doivent être comptabilisées. Ce n’est apparemment pas le cas. A notre avis les services de l’Etat feront aussi la remarque.

3)       Pour ce qui est de la mobilité : que des satisfécits

-          Pôle d’échanges multimodal à la gare de Boulogne

-          Aires de covoiturage

-          Déplacements doux

-          Adaptation de l’urbanisme aux implantations et aux possibilités de transport

  Dans le cadre de la mobilité et le tourisme, nous regrettons simplement que la vélo-route du littoral ne soit pas mentionnée, de même que la présence du Grand Site des Caps qui commence pourtant entre Boulogne et Wimereux.

   Une remarque enfin. La CAB souhaite un développement de son pôle halieutique et agro-alimentaire. Il serait intéressant de travailler avec le département pour examiner les impacts logistiques (arrivée produits bruts/ départ produits transformés).

4)       Pour ce qui est de l’environnement, le SCOT est clair, précis et conforme aux normes légales et aux ambitions départementales.

5)       Pour ce qui est des logements, la construction de 7500 logements est prévue sur 12 ans avec

·         Une répartition 78% pour la CAB et 22% pour Desvres-Samer

·         Et de façon annuelle, pour les logements sociaux  200 réservés pour la CAB et 30 pour Desvres-Samer

·         De plus, comme il l’a été dit précédemment, priorité à une reconquête au sein du tissu urbain existant.

6)       Pour ce qui est des aires d’accueil des gens du voyage, il semblerait que le SCOT ne reprenne pas les obligations émises dans le dernier schéma validé en 2012. Il faudra donc rectifier ce sujet

7)       Dernier chapitre important : la gestion de l’eau. Le SCOT mentionne les efforts faits pour une gestion durable de la ressource en eau mais toute les études montrent que les approvisionnements actuels sont vulnérables à la fois en qualité et en quantité. Il convient donc, comme le signale, le Schéma Départemental de la Ressource en Eau de procéder, le plus rapidement possible à des interconnexions avec des réseaux voisins, voire plus éloignés.

En conclusion : le SCOT du Boulonnais répond parfaitement aux exigences de la loi et aux objectifs locaux du Conseil Général. La démarche, dans le domaine de l’urbanisme est exemplaire. Seuls quelques points techniques (relation inter-SCOT au sein de la Côte d’Opale, compte foncier économique, gens du voyage et approvisionnement en eau) doivent être soulignés et précisés.

   Mais la 6ème commission a donné un avis favorable, voire très favorable.

Hervé Poher

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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 11:24

scot calaisis

Commission permanente

Le CG doit donner son avis sur le projet de SCOT du Calaisis, projet proposé par le SYMPAC (Syndicat Mixte du Pays du Calaisis), structure regroupant 5 EPCI :

·        La communauté d’Agglomération de Cap-Calaisis,

·        La Communauté de Communes du Sud-Ouest du Calaisis,

·        La Communauté de Communes des Trois-Pays,

·        La Communauté de Communes d’Ardres et de la Vallée de la Hem,

·        La Communauté de Communes de la Région d’Audruicq.

   Ce projet a été arrêté le 20 juin 2012, ce qui veut dire qu’il essaye de répondre aux exigences de la loi SRU (en particulier dans les domaines de l’aménagement de l’espace, des déplacements et de l’habitat) mais ce projet n’est pas « grenellisée » d’emblée. Par contre, comme beaucoup d’autres SCOT, il devra être adapté, avant le 1er janvier 2016, pour être compatible avec la loi Grenelle II… Mais comme vous avez pu le deviner à la lecture de cette délibération, il semble évident que la mise en compatibilité de ce SCOT ne résultera pas d’une simple adaptation mais bien d’une modification substantielle de ce document.

   En effet, la loi Grenelle II fait référence à certaines orientations incontournables (protection des paysages, gestion économe des espaces, diversification de l’urbanisme, mise en place de schémas de cohérence  écologique) et ces orientations ne sont pas clairement reprises ou ne sont reprises qu’en partie par ce document.

   L’avis du Conseil Général résulte :

·        d’un essai de mise en compatibilité des politiques nationales, régionales, départementales avec les orientations locales choisies par le SYMPAC,

·        D’une analyse des logiques exprimées dans ce document face aux obligations légales,

·        Et de l’application d’une grille de recoupement avec les politiques départementales (PSD, contrats territoriaux, charte de préservation de l’espace agricole, Plan pour le logement des personnes défavorisées, Pacte pour la jeunesse, l’Agenda 21 et en particulier son chapitre consacré à la politique environnementale et à la trame verte).

   A l’issue de cette analyse multifactorielle, en résumant l’avis de notre collectivité, avis qui a été validé par la 6ème commission, nous pouvons dire que le département :

è Partage la vision, l’analyse et le diagnostic du territoire avec quelques points positifs

 

ü Une population jeune, la plus jeune du Pas-de-Calais,

ü Une situation exceptionnelle pour ce qui est du positionnement et de la logistique existante vis-à-vis de la Grande-Bretagne et des pays d’Europe du nord,

ü Une dynamique institutionnelle locorégionale qui ne peut apporter qu’un plus en fédérant les énergies du littoral,

ü Quelques atouts naturels qui peuvent ajouter, pour ce territoire ce que j’oserai appeler «  un supplément d’image » bien utile pour l’économie touristique.

 

è Mais aussi quelques points négatifs ou qui posent question :

 

ü Une crise économique locale aigue avec un taux de chômage très élevé (le plus haut de France) et des difficultés sociales très importantes.

ü Une forte tendance au dépeuplement de la ville centre

ü Une tendance encore plus forte à la périurbanisation que l’on peut qualifier de « sauvage et de tout azimut », ce territoire étant sous les influences croisées de Calais, Dunkerque, Saint-Omer et Boulogne

ü  Une exposition à des risques d’inondation internes ou maritimes, une grande partie du territoire faisant partie du Delta de l’AA et de la zone des wateringues.

   Voilà pour ce qui est du diagnostic.

   Pour ce qui est des recommandations, orientations et des prescriptions formulées par le SYMPAC, quelques points positifs  comme :

v La hiérarchisation des zones d’activités,

v La volonté d’avoir une politique de renouvellement urbain d’abord axé sur la ville centre puis sur le réseau des bourgs-centres,

v Une politique volontariste pour la protection de l’eau et des zones humides,

v Un engagement fort pour la mise en place des déplacements doux et d’un réseau de transport cohérent.

   Mais aussi quelques gros points négatifs que le département se doit de signaler :

v Absence de démarche de polarisation sur les bourgs-centres des activités de petits commerces et d’artisanat, le captage de l’activité commerciale  étant un des objectifs de la  ville centre,

v L’absence d’un objectif volontariste pour une mixité sociale clairement affichée,

v Pas de nouveaux modes d’urbanisme, innovant et actant une démarche développement durable,

v Des chiffres de densité urbaine nettement en dessous de ce qui est souhaitable et souhaité,

v Les risques d’inondation sont très peu intégrés au raisonnement et impactent peu sur les velléités d’urbanisation,

v Et enfin et surtout, il est à noter une surconsommation de terres agricoles, pour le développement économique et pour l’habitat, surconsommation incompatible avec la loi d’orientation agricole, contraire aux principes de la charte régionale de non-consommation de terres et incompatible avec le SRCAE (schéma régionale Climat Air Energie). Le SCOT du Calaisis prévoit, en effet, la consommation de près de 100 hectares par an, pendant 13 ans. Cela représente, à elle seule, la consommation d’un quart de l’enveloppe régionale uniquement pour le calaisis ; calaisis qui, je vous le rappelle représente moins de 5% de la population régionale. Cet objectif chiffré est, vous vous en doutez, peu compréhensible dans le cadre du SRCAE et de la future grenellisation.

   En conclusion, M et M, nous vous proposons l’avis du département ainsi formulé : le département confirme les signes et partage le diagnostic du territoire. Il remarque les efforts envisagés pour restructurer le potentiel de développement économique et pour essayer de recadrer le développement de l’habitat. Mais le département ne peut pas faire autrement que d’émettre des réserves quant aux orientations et aux traitements proposés. En effet, aucune mesure ne semble suffisante pour rectifier et infléchir durablement le type de développement local en matière d’urbanisme. De toute évidence, le SYMPAC devra entamer rapidement un processus de révision et le département est prêt à l’aider dans cette démarche.

Hervé Poher

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20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 11:13

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  Arras Séance plénière. Hervé Poher

 

  Je me dois de vous présenter, le plus rapidement possible et de manière synthétique, le schéma de la mobilité du département du Pas-de-Calais. Rapidement parce que ce dossier a fait l’objet d’une séance spéciale, le 16 janvier dernier ; synthétique parce dans un ensemble de 45 mesures proposées, quelques-unes sont bien entendu plus parlantes et plus significatives d’une forte volonté départementale. Volonté qui peut être résumée ainsi : Un transport partout et pour tous.

   D’abord quelques précisions :

·         Schéma de mobilité et non pas schéma des transports : Pourquoi cette terminologie ? Simplement parce que le terme transport se rapporte trop au transport en commun, à la voiture… Excluant de fait, la marche à pied, le vélo ou autres. Or, une collectivité qui se veut ambitieuse ne peut pas faire autrement que d’intégrer, dans sa réflexion, la non-production de gaz à effet de serre, c’est-à-dire les déplacements doux. D’où la question : comment donner à nos services le réflexe du vélo quand ils imaginent une route ? 

·         Pourquoi à ce stade ? Parce que lorsqu’on veut avoir une prospective cohérente dans l’aménagement du territoire, au niveau de l’emploi, de l’urbanisme, d’une carte sanitaire… il est essentiel de regarder comment vivent les gens, pourquoi ils ont des réflexes comportementaux et pourquoi, le déplacement, la mobilité et donc les moyens de déplacement et les outils de mobilité peuvent être des facteurs de disparité sociales. Comment voulez-vous faire faire un dépistage du cancer du sein à une brave dame qui habite pas loin d’une grande ville mais qui n’a pas de moyen de locomotion et qui n’a pas accès à un bus…

·         Pourquoi maintenant ? Pour 5 raisons majeurs :

è Raison 1 : Parce que nous nous y sommes engagés dans notre Plan Stratégique Départemental où il est écrit : « Développer les conditions d’un égal accès à une mobilité durable. »

è Raison 2 : Parce que plusieurs articles de notre Agenda 21 font référence au problème de la mobilité (Art 38,57,58,59,60)

è Raison 3 : Parce que nous faisons partie du groupe de travail pour le Plan Climat Régional et que le substrat de cette réflexion est bien la diminution de la production des gaz à effet de serre. En rappelant que c’est bien dans cette philosophie là que nous incluons le développement du numérique… Numérique qui permet de diminuer notablement les déplacements

è Raison 4 : Parce que le Grenelle I et le Grenelle II sont passés par là et que nous devons, soit intégrer ses obligations, soit créer les conditions adéquates pour que les collectivités puisse respecter les engagements du Grenelle.

è Dernière raison, c’est que nous sommes au deuxième épisode de la contractualisation et que nous validons, de plus en plus souvent, des dossiers se rapportant à la mobilité : ici, un Transport à la Demande ; là, une navette estivale pour l’accès à la plage ; là-bas une aire de covoiturage… Et il devient raisonnable de pouvoir tester ces initiatives dans une règle d’expérimentation avant de les inscrire dans une règle générale.

 Voilà, très rapidement, ce que souhaitions vous rappeler, en préambule de ce schéma.

   Le document qui vous a été remis fait 71 pages, mais permettez-moi de vous signaler qu’il est extrêmement bien fait, clair, très didactique et plein d’enseignements sur le fonctionnement de notre département.

   La première partie résume le diagnostic.

     2 Pages résument à elles-seules la problématique.

   En page 9, vous avez les motifs de déplacements. Comme vous pouvez le voir, il s’avère que le travail et les études ne représentent que 30% des motifs de déplacements. Or, à l’origine, les transports en commun ont été mis en place pour les travailleurs et pour les étudiants. 70% des déplacements se faisant pour autre chose que le travail ou les études, il n’est pas étonnant que l’offre de transport en commun ne soit plus en adéquation avec le fonctionnement sociétal.

   Et cette inadéquation est confirmée par le tableau, en page 10, qui montre  que 2/3 des gens qui se déplacent utilisent leur voiture. Les transports en commun, ne représentent que 6,4% des déplacements, ce qui est très peu.

   Fort des principes évoqués en préambule et poussés par les conclusions évidentes du diagnostic, il a fallu définir des objectifs et des enjeux de ce nouveau schéma.

   Sachant, Mesdames et Messieurs que les données du problème sont classiques, que la diversité de ce département amène une diversité de questions et de solutions et que les problèmes de mobilité sont, régulièrement, évoqués dans cette enceinte, nous avons pu sérier les objectifs et les enjeux en 5 groupes :

·         Comment répondre à l’évolution des besoins de mobilité dans un contexte de renchérissement de l’énergie et de paupérisation d’une partie non négligeable de notre population ?

·         Comment faire pour inscrire la mobilité dans une logique de développement durable ?

·         Comment inventer ou pérenniser des solutions innovantes pour le secteur rural ?

·         Comment rendre plus attractif le réseau départemental ?

·         Comment faire pour que la mobilité soit un facteur de développement et d’excellence pour notre département ?

   Tous ces enjeux, une fois posés, nous amènent à 3 exigences :

è Faire tout pour favoriser la mobilité pour tous ;

è Faire tout pour inscrire dans nos schémas territoriaux l’intermodalité ;

è Faire tout pour offrir une alternative à la voiture.

    2 constats, 5 enjeux, 3 exigences… Tout cela pour arriver à une liste de 45 mesures. Rassurez-vous, je ne les évoquerai pas toutes et je me bornerai à ne vous parler que de quelques mesures, voire avancées très fortes et très symboliques de notre volonté.

Chapitre 1 mesure 1 : Dans tous les transports interurbains, quelle que soit la distance ou le lieu de montée, tarif unique à 1€.  Pour certaines personnes qui auraient 30 kms à faire pour aller travailler, cela ferait une économie annuelle de 3000 €. Donc tarif unique de 1€ !

Chapitre 1 mesure 7 : Bien sûr, nous maintenons la gratuité complète pour les transports scolaires mais nous étendons cette gratuité, sur toutes les lignes départementales, à la jeunesse. Dans votre document, il est écrit de 11 à 18 ans… En fait, nous vous proposons de voter : de 0 à 18 ans.  

Chapitre 6 mesure 2 : Toujours pour rendre nos transports plus attractifs, nous vous demandons de valider le fait qu’il y aura, désormais, systématiquement, 2 allers/retours par jour sur nos lignes interurbaines. Si on veut plus d’attractivité, il faut élargir les tranches horaires.

Chapitre 6 mesure 1 : enfin, toujours avec le même objectif, nous modifions le schéma  des lignes interurbaines afin que tous les chefs-lieux de canton, tous les bourgs centres, toutes les communes ayant une importance économique ou administrative, soient desservies par une ligne de transport en commun.

   Voilà pour quelques mesures majeures. Mais en plus :

Chapitre 1 mesure 8 : Mettre en place des clauses d’insertion dans les marchés avec nos transporteurs. On parle de la possibilité de 25 emplois à temps plein.

Chapitre 2 mesure 5 : Mettre en place un plan de déplacement de l’administration, pour l’administration centrale, évidemment, mais aussi pour les administrations territorialisées.

Chapitre 3 mesure 3 : Mettre en place des plans de continuité de déplacements… Pour intervenir en cas d’intempéries (la neige par exemple), mais aussi pour intervenir en cas de catastrophe naturelle. Imaginez : si une catastrophe comme Xynthia touchait la plaine des Flandres et la zone des Wateringues, nous serions incapables de vous donner la liste des routes hors d’eau et nous sommes dans l’incapacité de vous donner le trajet obligatoire que devraient prendre les secours. Ce qui est, avouez-le très embêtant…

Chapitre 4 mesure 1 et chapitre 7, mesure 3: favoriser dans les zones rurales et semi-rurales le transport à la demande… En aidant les collectivités à s’impliquer dans cette démarche et en créant une ou des centrales de réservation gérées par le département.

Chapitre 4 mesure 2 : Ouvrir les circuits scolaires, donc les cars, à une utilisation commerciale… C’est-à-dire qu’un transport scolaire pourra prendre un voyageur non scolaire, en fonction des places, bien entendu et pour pouvoir gérer de façon intelligente, un abonnement sera demandé à ce nouveau type de voyageur.

Chapitre 5 : Rassemble tout ce qui a trait aux déplacements doux, vélo en particulier. De même le chapitre 8 rassemble tout ce qui touche le numérique.

Chapitre 6 mesure 5 : Créer des désertes de transport en commun vers les sites touristiques ou les plages, pendant les vacances et les week-ends.

   Voilà 10 mesures très fortes et très symboliques de la volonté du département de se mettre en adéquation avec les besoins, les envies et le mode de fonctionnement des gens.

   Les 35 autres mesures essayent de couvrir tous les champs de la mobilité, avec quelques mesures spécifiques pour les personnes handicapées. Pour information, l’adaptation des bus pour les personnes à mobilité réduite se fera progressivement, sur 10 ans, les sommes en jeu étant trop importantes.

   Voilà résumé ce schéma de la mobilité. Il n’est sans doute pas parfait, d’autres innovations sont encore à trouver mais ce schéma a le mérite d’exister, de proposer de réelles avancées que je qualifierais de sociales. Et de plus, ce schéma est modulable.

   Merci de votre attention.

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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 18:06

 

Poher 2011.3

Qui êtes vous ?

Agé de bientôt 60 ans, marié, père de 3 enfants et grand-père récent de 3 merveilles ; médecin généraliste installé en 1980, j’ai arrêté ma profession en 1997 parce que la politique me prenait trop de temps et que je  n’arrivais plus à exercer cette profession de médecin de façon sereine ; Mais je continue à prescrire… Surtout au Conseil Général où je passe mon temps à dépanner tout le monde !! Elu conseiller général en 1994, maire de Guînes en 1995, Président de la Communauté de Communes des Trois-Pays en 1996, suppléant de Dominique Dupilet en 1997, puis de Jack Lang en 2002 et 2007, Vice-Président du Conseil Général depuis 1998 (environnement, santé, mobilité, Opération Grand Site, Eden 62, Agence de l’Eau…). J’ai laissé le poste de maire de Guînes en 2007 à mon premier adjoint de l’époque, Marc Médine et je continue à l’aider dans la commune et dans l’intercommunalité. Le Conseil Général est devenu, un peu, ma seconde maison… J’ai même réussi à faire introduire de la bière au repas du midi… Avant 1994, il n’y avait que de l’eau et du vin… La honte !

Quelle est votre grande ambition pour votre canton ?

Une seule et véritable ambition : lui garder son caractère semi-rural avec ses paysages, sa forêt, ses marais, ses collines, son vent et ses odeurs. Bref, tout ce qui fait qu’on se sent un peu à la campagne. Depuis 15 ans, nous avons été fortement touchés par la périurbanisation et nous avons construit, dans ce canton, plus que de raison. C’est normal, nous sommes au beau milieu d’’un triangle Calais, Boulogne, Saint-Omer… En plus, nous sommes dans un Parc Naturel… Mais ce privilège, ce cadre de vie, cette osmose avec une certaine nature, tout cela est fragile et il faut savoir les garder. De plus, si nous avions voulu être des urbains, nous serions allés habiter en ville. Alors, maintenant, beaucoup de nos politiques locales et de nos initiatives sont orientées vers la « sauvegarde de la ruralité ». Ca fait un peu pompeux, mais c’est, chez nous une priorité.

Quels sont les atouts du Pas-de-Calais ?

Ses hommes, son histoire, ses paysages, son ambiance et sa façon de manier l’espoir et d’imaginer l’avenir. Les atouts sont nombreux parce que le passé… Parce que la jeunesse… Parce ce sentiment d’appartenir à une même « espèce »… mais, comme dans un jeu ou comme dans la vie, les atouts, il faut savoir les prioriser, les utiliser à juste raison et les doper. C’est un peu le rôle des élus mais on s’aperçoit que ce phénomène se met en place naturellement, lentement mais naturellement. 

Quel est votre lieu préféré dans le Pas-de-Calais et dans le monde ?

Même si je suis amoureux des Caps, même si j’ai été séduit par le Pinchonvalles, je dois avouer que j’ai quand même un gros faible pour la vallée de la Course, au printemps. Dans le monde, pour ce que j’en connais, une partie de mon cœur est attachée à la Haute Egypte… J’y suis allé trois fois.

Votre principale qualité, votre principal défaut ?

Principale qualité : je suis « Grande gueule »… Qualité car parfois il faut avoir le courage de dire certaines choses. Principal défaut : je suis « Grande gueule »… Défaut car souvent il faut avoir la prudence de ne rien dire… Mais on ne se refait pas !

Quels sont vos loisirs ?

Mes petits enfants qui sont devenus mon nouveau centre de gravité et je l’assume avec fierté… Et le jardinage passionnément, intensivement et amoureusement ! Parce qu’en faisant du jardinage, j’ai trouvé une activité qui donne mal au dos mais qui vous vide la tête… et ça fait du bien ; activité qui nous ramène à la puissance de la nature; activité qui peut faire comprendre l’équilibre entre toutes les choses de la vie… et le chemin est parfois compliqué pour aller de la racine au bourgeon. Bref, contrairement à ce que pensent les gens, le jardinage n’est pas uniquement une activité physique, c’est aussi une activité philosophique !... Et comme disait l’autre : « Il faut cultiver son jardin. »

Votre livre de chevet ?

Si on a un livre de chevet, c’est pour nous aider à s’endormir… Alors moi, pas de trucs « chiants ». Aussi, par terre, à coté de mon lit, ce n’est pas un livre, c’est un tas de livres, mélange de bandes dessinées, collections d’Hara Kiri ou pire encore, de Fluide Glacial, de romans policier d’Exbrayat ou d’Agatha Christie ou de livre de citations… Mais le seul livre qui ne m’a jamais quitté depuis que j’ai l’âge de 11 ans, c’est Cyrano de Bergerac…Pour plein de raisons !

Musique : quel est votre groupe, auteur ou musicien favori ?

Toute ma jeunesse, je l’ai passée avec les chansons de Jacques Brel. D’ailleurs, j’ai gagné tous les concours de diction avec « La tirade des Nez » de Cyrano  ou avec « Le plat pays » de Brel. Mais dans la vie de tous les jours, je suis assez éclectique : D’abord rétro avec David Bowie, Madonna, Status Quo,Yes, Rolling Stones… Ensuite, je dois bien avouer que la musique actuelle ne me déplait pas : Rihanna, Lady Gaga, Shakira, Shy’m…    

Cinéma, un film qui vous a marqué.

« L’homme tranquille », vieux film de John Ford parce que John Wayne n’y est pas cow-boy, parce que Maureen O’Hara y est superbe, parce que l’Irlande y est magnifique et parce que la fameuse bagarre y est homérique… Et sans doute parce que je connais ce film par cœur : en mai 68, l’ORTF était en grève et pendant 3 semaines, la télévision a passé le programme minimum… Et pendant 3 semaines, tous les soirs, on a eu… L’homme tranquille !

Quel est votre plat préféré ?

Les sardines à l’huile d’olive : c’est délicieux, ce n’est pas cher, ce n’est pas anti-écologique et c’est très bon pour la santé !

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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 23:45

  CCRA

Arras, Commission permanente

Contractualisation entre le Conseil Général et la Communauté de Communes d’Audruicq, tome II. Pour mémoire, le 1er tome avait été signé en novembre 2007 et un avenant complémentaire avait été validé en mai 2011.

   Ce contrat s’articule autour de 6 grands thèmes, thèmes qu’on peut résumer par 6 têtes de chapitres :

1)      L’alimentation

2)      Le tourisme

3)      La maison du territoire

4)      Sports et culture

5)      Aménagement du territoire

6)      Une démarche environnementale

   Sans entrer dans le détail, permettez que je vous livre quelques grandes lignes de ces différents chapitres.

   Au niveau alimentaire, l’ambition de la CCRA, avec l’aide du CG, est :

- D’initier, d’éduquer, d’expliquer, de sensibiliser aux problèmes alimentaires, à la notion d’équilibre alimentaire et de profiter de cette démarche pour mettre en place ou mettre en valeur des circuits courts pour l’approvisionnement des restaurations scolaires. Cette action à pour cible le public le plus large possible, de la maternelle au collège et en intervenant, si possible, dans les familles par l’intermédiaire du CIAS. 

- Au niveau du collège, cette démarche alimentation/santé sera complétée par une action  sport et santé, avec bien entendu des focus sur l’obésité et les addictions, diverses et variées.

   Au niveau du tourisme, la CCRA veut :

- Créer un bar à histoires, espace de rencontres, d’expositions, de spectacles… espace à mi-chemin entre culture et tourisme mais qui pourrait être le lieu de sauvegarde de la tradition  orale du territoire.

- La CCRA veut aussi entrer dans une démarche de qualité concernant l’hébergement touristique de plein-air et en profitera pour définir un schéma territorial des aires de camping-cars.

- La plage et la réserve naturelle du Platier d’Oye étant des éléments d’attrait important, une étude sera co-animée par le CG et la CC avec pour butla valorisation de la maison dans la Dune, l’objectif étant de positionner ce lieu en tant que porte d’entrée du territoire, porte d’entrée pour tous les touristes, randonneurs, cyclistes et passionnés de sport nature. Pour les mêmes raisons, une desserte entre la commune d’Audruicq et Oye-Plage sera mise en place, à titre expérimental, durant la période estivale.

- Enfin, dans ce chapitre, dernière action située, elle aussi, entre tourisme et culture, c’est la mise en valeur de l’œuvre et du sculpteur Jean Roulland, artiste de renommée internationale qui habite sur ce territoire.   

3ème chapitre : La construction d’une maison de territoire, des services et des initiatives locales.

   Comme son nom l’indique, cette maison d’une superficie totale de 1600 m² est destinée à recevoir les services de la CCRA sur 920 m², d’héberger sur 550 m² les organismes partenaires de la CC et les 122 m² restants seront la propriété du CG qui pourra y décentraliser des agents de la MDS du calaisis. Le coût total du bâtiment est estimé à 1,7 million.

   Pour ce qui est de l’engagement financier, les conditions d’achat de la portion départementale seront définies ultérieurement par les 2 parties avec toutefois l’obligation de rachat par la CC, au cas où les services du CG seraient amenés, pour une raison ou une autre, à quitter les lieux. Par contre, pour ce qui est de la construction de l’espace public, il est proposé une subvention de 500 000 Euros dont 350 000 par l’intermédiaire du Fodel.

   Enfin, je tiens à vous signaler qu’une fiche spécifique a été rattachée à ce projet, fiche expliquant que la CCRA veut se servir de cette maison pour mettre en valeur et promouvoir la démarche citoyenne, l’action sociale, la solidarité et la notion de bien et de service public. Tout cela, principalement, avec, pour et vers la jeunesse. 

Chapitre 4 : Culture et sport

  Au niveau culturel, la CCRA fait partie de ces structures intercommunales qui, en s’unissant avec des EPCI voisins, ont pu bénéficier de la programmation de spectacle. Cette démarche sera renouvelée, voire amplifiée en essayant de couvrir la plupart des domaines artistiques.

   Toute une série de manifestations, rencontres et de promotions seront imaginées et réalisées autour du livre et de l’apport de la lecture.

   La CCRA souhaite aussi compléter le maillage de petits équipements sportifs et culturels, et en particulier des médiathèques, en réflexion, à Sainte-Marie-Kerque et à Audruicq.

   Autre projet plus abouti, une médiathèque à Oye-Plage : projet communal mais à usage et rayonnement territorial. La construction de ce bâtiment est estimée à un peu moins d’ 1,4 millions d’euros et le Conseil Général s’engagerait pour 595 340, c'est-à-dire 42%.

   Dans le domaine sportif enfin, la CCRA demande une participation pour des travaux de rénovation de la piscine intercommunale d’Audruicq. Travaux estimés à 850 000 euros  et le Conseil Général apporterait 255 000 euros, c'est-à-dire 30%.

Chapitre 5 : Aménagement du territoire

  Dans le cadre du schéma de la mobilité, il est proposé un transfert de domanialité sur 22 kms de routes anciennement départementales. De plus, une requalification de la rd 219, route qui relie Audruicq à Oye-Plage est programmée avec, en particulier, travaux d’amélioration de l’aire de covoiturage.

   Profitant des travaux prévus et à venir, du Conseil Général ou d’autres, la CCRA veut mettre en place tous les équipements permettant, à terme, l’installation du haut débit.

Sixième et dernier chapitre : L’environnement

  Dans le cadre de la lutte contre les inondations, de la mise en place de corridors biologiques et de la protection des ressources en eau, la CCRA veut imaginer et mettre en place un plan de boisement, s’intégrant dans la trame verte et bleue. De plus, la communauté de communes rappelle qu’elle fait partie du SYMVAHEM, syndicat associant 4 EPCI et animé par le Parc Naturel des Caps et Marais d’Opale et qui doit mettre en place le contrat de rivière de la Hem.

   Comme dans les Trois-Pays, une action spécifique sera mise en place pour la formation du public en insertion afin que les bénéficiaires puissent sortir en ayant validé une formation de piégeur.

   Dernier projet enfin : l’élaboration d’un Agenda 21 intercommunal avec l’aide des collégiens du territoire.

   Voilà résumé le projet de contractualisation entre le Conseil Général et la Communauté de Communes de la Région d’Audruicq.

   Ce projet a, bien sûr, été validé par la CCRA, le 7 octobre 2010 ; examiné par la Conférence territoriale le 5 juillet 2011 et finalisé par les différentes commissions du CG, le 7 et le 15 novembre, les 5 et 7 décembre.

   Tous les arbitrages ont été donnés et tous les avis sont revenus positifs.

 

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5 décembre 2011 1 05 /12 /décembre /2011 10:22

 symsageb

 

 

Conseil Général. CP

 Tout d’abord, un rappel :

  Les EPTB s’inscrivent dans la logique de la loi sur l’eau de décembre 1964, qui avait imaginé , déjà à l’époque, un dispositif cohérent reposant sur trois grands types d'acteurs de l'eau : les comités de bassin, les agences de l'eau  qui sont des agences financières et des établissements publics pouvant se porter maître d'ouvrage d'opérations à l'échelle du bassin versant ou d’un sous-bassin, en l’occurrence, des EPTB.

  La loi de juillet 2003 sur les risques technologiques et naturels a vu la reconnaissance des EPTB comme acteurs légitimes de la gestion des fleuves et rivières et de la prévention des inondations. La loi de février 2005 relative au développement des territoires ruraux a précisé le rôle des EPTB en terme de "préservation et gestion des zones humides"..

  La loi grenelle 1  dans son article 29 indique qu’il faut encourager la création des EPTB, basés sur des structures locales, maitres d’ouvrage.

  La loi Grenelle 2 conforte le rôle des EPTB dans l'élaboration et la mise en œuvre des Schémas d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE).

 Tout cela a été conforté et confirmé par une circulaire de mai 2009 relative aux Etablissements publics territoriaux de bassin après l'adoption de la LEMA (Loi sur l'Eau et les Milieux Aquatiques du  2006.

   Quel est l’intérêt de cette démarche :

·         Tout d’abord, l’officialisation et affichage d’une démarche collective face au problème de la ressource et de la gestion de l’eau.

·         Ensuite, la possibilité de percevoir des redevances pour service rendu, redevance perçue par l’Agence mais reversée à l’EPTB.

·         Possibilité, enfin, de mettre en place une majoration de la redevance prélèvement sur tout le territoire du bassin, majoration pouvant permettre de couvrir 50% au maximum du fonctionnement des actions se rapportant à la mise en œuvre du SAGE. Là aussi,  cette surtaxe est perçue par l’Agence et est reversée à l’EPTB.

·         Dernier rappel : un EPTB n’a pas vocation à se substituer aux structures ou collectivités intervenant dans le domaine de l’eau. Il vient compléter, animer, coordonner et informer sur tout le territoire qui lui est attribué.  

   Voilà pour le rappel et nous devons, maintenant, nous prononcer sur la demande du SYMSAGEB, Syndicat Mixte pour le Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux du Boulonnais.

   Ce syndicat, créé il y a quelques années, suite aux inondations dans le secteur boulonnais est porteur du Sage et est maitre d’ouvrage de tous les travaux réalisés, en cours ou en prévision ( en particulier dans le cadre du PAPI, Plan d’Action et de Prévention des Inondations). De plus, il est responsable de la mise en place de 3 plans de gestion, la Slack, le Wimereux et la Liane. Enfin, il est pressenti pour fédérer les intervenants dans le cadre de la protection et la distribution d’eau potable.

   Après analyse de la demande, il s’avère que le SYMSAGEB est parfaitement éligible, de par sa structure et de par ses fonctions au statut d’EPTB. L’agence et le Comité de Bassin ont d’ailleurs déjà donné un accord.

   Ce projet a été examiné en 6ème commission qui a émis un avis favorable mais avec une interrogation et une demande de précision.

   Interrogation quand à la pertinence de la création d’EPTB partout… Il semble, en effet, judicieux de créer des EPTB à grande échelle, pas uniquement sur le territoire d’intervention de tel ou tel syndicat. En outre, il peut sembler judicieux de mettre en place des actions sur un territoire plus large qu’un Sage. Enfin, au niveau de la tarification, la multiplication des EPTB risque d’accentuer les disparités de tarifs de l’eau.

   D’ailleurs, je tiens à vous signaler que toutes ces questions ont été évoquées lors du dernier Comité de Bassin, ici même, à Arras, et qu’il est prévu une démarche d’information, de discussion et l’élaboration de scénarii afin d’avoir une stratégie unique et commune face aux nombreuses demandes qui ne vont pas tarder à arriver.

   Demande de précision aussi. Précision sur le « qui fait quoi… » En effet, dans ce dossier précis, il semble utile de redéfinir les rôles et les devoirs de chacun : Le syndicat, La CLE, le Parc Naturel des Caps et Marais  d’Opale, l’EPTB maintenant…. A l’heure où on nous parle de rationalisation des structures et où nous donnons, en Commission Départemental, des grands coups de serpes dans la liste des syndicats, il semble utile de repréciser les compétences des différents acteurs de ce dossier.

  Le bureau du SYMSAGEB a promis d’apporter tous les éclaircissements nécessaires et de reformater la gouvernance locale pour plus de transparence et de fluidité..

   Cette interrogation et cette demande de précision étant formulées, nous vous proposons de donner un accord sur le périmètre d’intervention de cet EPTB, périmètre correspondant au SAGE du boulonnais.

  Hervé Poher

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Hervé Poher             

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